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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Elongo Kingue Samuel «Le maire ne collabore pas avec le conseil municipal»

11 Août 2022, 19:21pm

Publié par Hervé Villard

 

Premier adjoint au maire de Dibombari, Sa majesté Elongo Kingue Samuel par ailleurs chef traditionnel du village Bwadibo est perçu comme le principal collaborateur du maire Justin Bejedi Ndame. Seulement depuis son accession au poste de maire, les anciens amis et alliés d’hier se regardent aujourd’hui en chien de vaillance. Rencontré par La Nouvelle Expression, celui-ci parle de ses rapports avec son ancien camarade de parti, il revient sur les problèmes au sein de la mairie de Dibombari, et propose des pistes de sortie de crise. Lisez plutôt!

 

 

Qu’est ce qui fait problème à la mairie de Dibombari?

C’est la mauvaise gérance de notre maire. Il ne collabore pas avec le conseil ni avec les adjoints au maire. Il veut gérer la mairie comme c’était sa propre maison. Et c’est ça qui est à l’origine de tous les problèmes que nous vivons chez nous à la mairie de Dibombari.

Combien de conseils municipaux avez-vous tenu dans cette mairie depuis l’installation du maire?

Chaque année, c'est au moins quatre conseils municipaux qu’on doit tenir. Ce qu’on ne fait pas à la mairie de Dibombari depuis deux ans. Ce que nous ne comprenons pas, c’est  le fait que l’administration encourage cela. On a écrit à notre tutelle qu’on n’a pas de conseil municipal, qu’on tient au maximum deux conseils par an. Une chose qui ne correspond pas à la demande du livre vert. Mais, jusqu’à présent personne n’a bougé le petit doigt.

 C’est pourtant vous qui l’avez choisi au lendemain des élections?

 Bien sûr, c’est nous qui l’avons choisi. Et j’ai pesé de tout mon poids pour qu’il devienne maire. C’est chez moi que tout cela se décidait. Le président du parti Paul Eric kingue de regrettée mémoire avait formellement contesté ce choix. Mais, nous avons validé. C’est nous, les conseillers qui l’avons élu, qui demandons aussi qu'il gère bien la mairie. Mais, comme il ne croit pas au conseil municipal de la mairie, que voulez-vous qu’on fasse.

La paralysie du conseil exécutif de la mairie a-t-elle des conséquences sur la gestion de la commune de Dibombari?

Beaucoup de projets sont bloqués mais indépendamment du conseil municipal. Nous avons demandé plusieurs fois à s’asseoir sur une même table pour discuter de l’avenir de la commune de Dibombari mais, le maire n’a jamais accepté. Nous sommes allés voir le préfet du Moungo à qui nous avons posé le problème et demandé qu’il nous fasse asseoir ensemble. Les gens ont pensé que le conseil extraordinaire avait certainement pour but de chasser le maire. Que non. C’était tout simplement pour essayer de remettre de l’ordre dans la cité. Ce qu’on n’a pas accepté.

 Qu’est ce qui s’est passé entre le maire que vous avez voté et celui qui est là aujourd’hui ? Est-ce que ce n’est pas vous le problème?

Très sincèrement, il faut dire que ce maire a beaucoup changé. Je ne sais pas si c’est sa nature. Nous ne savions pas qu’il pouvait être comme ça. Je suis dépassé, les conseillers sont dépassés eux aussi. Même les populations de Dibombari sont dépassées. Si vous faites une enquête dans cette commune vous vous rendrez certainement compte que la majorité de la population ne le veut plus comme maire.

Le mercredi 27 juillet 2022 on a assisté à la mairie de Dibombari à une bagarre durant une séance de conseil. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce qui s’est passé ce jour-là?

En bref, il y avait une réunion d’arbitrage à la mairie entre le préfet et les conseillers que nous sommes. Je me demande bien ce que les gendarmes sont venus faire à notre conseil. Ils ont barricadé l’entrée de la mairie avec leur pick-up. Ils sont venus mettre une partie du conseil municipal en minorité. Parce qu’ils ont essayé d’arrêter deux de nos conseillers. Ils venaient nous mettre en minorité. Ce ne sont pas des pratiques à encourager. Ce n’est pas une solution aux problèmes de la mairie. On a envoyé des gendarmes arrêter nos conseillers le jour du conseil. Tous nos conseillers sont des responsables qui ont des bureaux de service. En l’occurrence le conseiller Kome qui travaille à la sous-préfecture. On peut aller l’interpeller au lieu de service ou chez lui. Pourquoi on ne peut pas lui décerner une convocation à se présenter à la gendarmerie ou au commissariat. Et venir plutôt ce jour de conseil pour tenter de l’arrêter.

Nous sortons de la mairie pour nous concerter. C’est alors que le commandant de brigade pointe le Kome en disant le voilà. Le conseiller Kome était déjà dans ma voiture. En tentant de l'arrêter, ils ont froissé ma voiture, cassé mes rétroviseurs. Tout ça à cause du maire qui veut mettre l’autre partie en minorité. Il était en complicité avec la gendarmerie. Ça ne fait pas sérieux. Le maire est au tribunal avec ses conseillers, le maire est au tribunal avec ses adjoints au maire, qui va accepter de voter le budget s’il est traduit au tribunal par le maire?

Pourquoi le maire est-il au tribunal avec ses conseillers ?

 Il n’aime pas les reproches. Je prends l’exemple de Nyame ou de Nguime  Wanga, il est toujours au tribunal. Je prends moi-même mon exemple: je suis au tribunal avec lui. Le maire m’amène au tribunal parce qu’il veut m’éliminer. Il veut jouir seul. Il sait que s’il m’écarte, il va gérer seul, il va jouir seul.

Pourquoi êtes-vous au tribunal avec le maire?

Le motif de la plainte c’est détournement de fonds publics. Comme si j'avais reçu les fonds de l’Etat. comme si l’Etat m’a donné l’argent et je n’ai pas utilisé. Il parle de la gestion des carrières de sables en 2010 alors qu’il n’est là que depuis 2020. Le maire qui pouvait porter cette plainte au tribunal s’il y avait détournement de manière effective, c’est le maire Nguime Ekollo qui ne l’a pas fait. Il veut tout faire pour me mettre au sol. Pourtant au début ce n’était pas ça. Il dormait chez moi. Ce maire connaît ma chambre. S’il ne dormait pas chez moi la veille,très tôt lendemain matin il était là. Les conseillers sont témoins. C’est ici chez moi que tout se passait. Avant de gagner la mairie, le quartier général (Qg) était chez moi. Je ne connais pas en moi-même l’animal qui anime ce monsieur, je ne sais pas ce qui se passe.

Savez-vous que le budget de la mairie de Dibombari a été adopté?

Nous avons suivi dans les réseaux sociaux que le budget a été adopté. Un de ses affidés a publié l’information sur les réseaux sociaux. En fonction de quoi ce budget a-t-il été adopté ? Qui a adopté ce budget? Les textes sont clairs ; il y a eu arbitrage, et si ce n’était pas fructueux, tout est clos et on ne va pas au vote du budget. On a fait plusieurs tentatives infructueuses. L’arbitrage a été infructueux. Quand le préfet est arrivé pour l’arbitrage après son discours, il a posé une seule question. Qui est pour le vote du budget ? Séance tenante, il y a eu 13 conseillers pour, 14 contre et un conseiller neutre. C’était clos. Le conseil d’adoption du budget n’allait plus avoir lieu. Malheureusement. Le budget adopté est de nul effet selon les textes. Si le deuxième adjoint préfectoral adopte ce budget, on verra jusqu’où on ira. Il y a des instances. Je ne voudrais pas que ce soit des problèmes personnels. C’est un problème des conseillers et de la mairie. Je pense que le maire, c’est un monsieur qui a fait droit. C’est un grand homme.

Que faut-il pour mettre fin à cette crise qui paralyse la mairie depuis deux ans ?

On a demandé un conseil extraordinaire. Il faut dire que c’était pour faire asseoir les gens et discuter. Ce n’était pas pour démettre le maire. C’est pour impulser le changement. Le conseil extraordinaire n’avait pas uniquement pour mission de démettre quelqu’un. Nous voulons corriger nos erreurs parce que nul n’est parfait. Il faut faire la paix pour avancer. Si on ne fait pas la paix, comment allons-nous procéder demain? Dans un mois et demi, il y aura le vote du compte administratif. Comment procéder? S’il n'y a pas la paix, cette situation va continuer. Il y a des échéances futures. Nous avons 2023, 2024 et 2025. Nous allons arriver en 2025 avec ces problèmes-là ? Il faut urgemment faire quelque chose.

Nos élites aussi ne font rien pour calmer la situation, il pouvait saisir cette opportunité pour faire régner la paix. Si nos élites appelaient le conseil certainement que le problème allait se résoudre. J’ai l’impression qu’eux aussi ne veulent pas la paix. Ils discutent simplement avec une seule partie et non avec les deux. Ces élites sont venues et ont discuté seulement avec les gens du Rdpc. Ce n’est pas seulement le Rdpc qui est au conseil municipal de Dibombari. Et c’est le Rdpc qui avait refusé de voter le maire parce que celui-ci était du Mpcn. Autre chose, on ne peut pas être maire du Mpcn et parce qu' on est rentré dans le Rdpc prétendre ne plus être maire du Mpcn. Il doit démissionner comme maire du Mpcn d’abord. Et quand on démissionne, on quitte et on attend les prochaines élections et on devient candidats avec la bannière de ce parti-là. Mais à partir du moment où on est déjà maire, on peut aller dans l’autre parti mais en demeurant le maire du précèdent parti. Si on tient trop à son nouveau parti, on démissionne de son poste de maire et on quitte.

Réalisée par Hervé Villard Njiele

 

 

Elongo Kingue Samuel  «Le maire ne collabore pas avec le conseil municipal»

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Décentralisation: La mairie de Dibombari nage en eau trouble

11 Août 2022, 18:48pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Le dernier conseil municipal tenu dans cette mairie a étalé au goût du jour les  nombreux problèmes existant au sein de l’exécutif communal plombé depuis l’accession du maire Bejedi Ndame Justin à la tête de la mairie.
Décentralisation: La mairie de Dibombari  nage en eau trouble

 

Bagarre entre les éléments de la gendarmerie nationale et les conseillers. Les populations qui escaladent les murs de la mairie pour se joindre à cette bataille. Des cries de contestation et d’appel à la démission du maire. Nous sommes à la mairie de Dibombari ce mercredi 22 juillet 2022 et l’ambiance est surchauffée. L’entrée de la mairie est fermée aux populations et un pick up de la gendarmerie barre l’entrée. Pour entrer dans l’enceinte, il faut grimper le mur. A l’extérieur des populations riveraines, plusieurs centaines, sont massées et attendent avec impatience l’issue de la médiation et du conseil municipal organisée ici par le préfet du Moungo représenté par son 2ème adjoint Melat Tiogoe Brice. Dans l’enceinte de la mairie, c’est une scène de bagarre générale  qui surexcite les riverains qui escaladent à tour de rôle la barrière pour intervenir. Des éléments des forces de l’ordre se battent tant bien que mal pour ramener la sérénité
A l’occasion de la tenue de la réunion de conciliation ou d’arbitrage et de la session du conseil d’adoption du budget de la mairie, tout ou presque a volé en éclat. D’où la colère des riverains qui réclament à gorge déployée la tête du maire Bejedi Ndame Justin.
Selon des informations tout est partie de la tentative de l’arrestation du conseiller Kome sortie avec le groupe de conseiller pour savoir s’ils devaient entrer en salle. En effet  ayant pris par à la réunion de d’arbitrage du préfet, le choix du vote du budget n’a pas été validé par la majorité du conseil. 14 ont voté contre et 13 pour et il y a eu un bulletin nul. Alors que  l’équipe des conseillers conduit par le premier adjoint Elongo Kingue Samuel croyait la médiation infructueuse et dont la non tenue de la session du conseil d’adoption du budget, le deuxième adjoint préfectorale va faire un passage en force. «Le préfet nous a convoqué le 27 juillet 2022 pour une séance de travail à la mairie. Compte tenu du fait que le budget n’avait été adopté au conseil du 30 mai 2022, il fallait donc une séance d’arbitrage conformément à la réglementation. En cas de non conciliation, comme le stipule l’article 423 du code des collectivités territoriales décentralisées, le préfet se dessaisir de l’affaire et informer le ministre de tutelle. Mais il a obligé la séance du conseil d’adoption du budget», explique  le conseiller Same Ntouba. Outré. «Quand nous sommes sortie pour une concertation c’est alors qu’un homme en civil a tenté d’arrêter le conseiller Kome et tout est parti», poursuit-t-il. Après cette séance de bagarre qui se déroulait dans la cour de la mairie, les autres  13 conseillers selon le maire de Dibombari sont restés poursuivre les travaux dans la salle. «L’interpellation du conseiller kome n’avait rien à voir avec la mairie. Le conseiller Kome avait un problème de terrain avec monsieur Ousmane. Tout ce que je vous dis m’a été rapporté par les éléments de la police municipale. Voilà ce qui s’est passé. Justifie le maire Bejedi Ndame Justin lui aussi témoin de la scène.
Décentralisation: La mairie de Dibombari  nage en eau trouble
Budget de contesté.
Après cet incident la faction de conseillers soutenant le 1er adjoint au maire vont quitter la mairie tout en boycottant les travaux. «Les populations ont escaladé les murs de la mairie parce que la mairie  était fermé. Depuis quand un conseil municipal se déroule à hui-clos. C’était des stratégies du maire. Pendant qu’ils voulaient arrêtés le conseiller Kome, ils ont cassé ma voiture» se plaint le 1er adjoint au maire sa majesté Elongo Kingue Samuel
Pendant ce temps dans leur dos le budget a été adopté. «Mais le budget a été voté et les délibérations votées également. Le budget de la mairie de Dibombari s'élève à 1.338.740.908 franc cfa», affirme le maire qui precise que les travaux se sont bien déroulés. «C’est quand ils ont constaté qu’ils étaient en minorité qu’ils ont commencé à faire le désordre. La séance du conseil a continué jusqu’à la fin», fait savoir le maire Bejedi Ndame Justin avant d’ajouter «Il y a les mauvais perdants partout». Au courant de ce qui s’est passé concernant  l’adoption du budget, le 1er adjoint au maire  ne digère pas cela et promet  tout faire pour que cela soit annulé. « Si le deuxième adjoint préfectoral adopte ce budget, on verra jusqu’où on ira. Il y a des instances. Je ne voudrais pas que ce soit des problèmes personnels. C’est un problème des conseillers et de la mairie », promets sa majesté Elongo Kingue qui dénonce ce qui s’est passé.
Celui qui invite le maire à œuvrer pour la fin de la crise reconnaît que la mairie de Dibombari et ses populations souffre de ce problème là. «Beaucoup de projets sont bloqués mais indépendamment du conseil municipal. Nous avons demandé plusieurs fois à s’asseoir sur une même table pour discuter de l’avenir de la commune de Dibombari mais, le maire n’a jamais accepté», regrette sa majesté Kingue Samuel.
Pour le maire Bejedi Ndame, c’est en fait un combat politique qui transparaît à travers ce conflit. «On était ensemble dans le Mpcn. J’ai quitté le Rdpc pour rejoindre le Mpcn et après avoir gagné la mairie, j’ai quitté le Mpcn pour retourner au Rdpc. Vous pouvez comprendre les ambitions de chacun. Il voulait m’obliger à rester dans le Mpcn. Vous comprenez donc que chacun a ses ambitions politiques», fait-il savoir.
Si un souci de procuration a été évoqué durant cette réunion du conseil, il faut du moins que l’avenir de la mairie de Dibombari reste flou. Car, aucun signe d’accalmie ne pointe à l’horizon. Pourtant pour le développement de cette cité il faudra fumer le calumet de la paix. «Si on ne fait pas la paix, comment allons-nous procéder demain? Dans un mois et demi, il y aura le vote du compte administratif. Comment procéder? S’il n'y a pas la paix, cette situation va continuer», pense sa majesté Kingue Samuel.
Selon les informations, depuis plusieurs mois, le budget de la commune de Dibombari n’a pas été adopté à cause de ce problème entre le maire et ses conseillers. Un problème qui affecte la vie des populations. Même si pendant l’arbitrage il s’est posé un problème de procuration, il faut du moins précisé que sa majesté Samuel Kingue était à Yaoundé rencontrer les responsables du Ministère de l’administration territoriale. Ils ont été reçus par le secrétaire général du Minatd, les inspecteurs n°1 et 2. En l’absence d'Atanga Njie ont promis transmettre leurs doléances au ministre à son retour.
 
Hervé Villard Njiélé

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Can féminine 2022: Les Lionnes affûtent leurs armes

20 Juin 2022, 13:16pm

Publié par Hervé Villard

Les poulains de Gabriel Zabo Toze croisent le Sénégal en aller et retour ce 15 et 18 juin 2022 à Douala. Ces rencontres amicales vont permettre aux Lionnes Indomptables de mieux se préparer pour la Can féminine Maroc 2022.

Can féminine 2022:  Les Lionnes affûtent leurs armes

« Nous avons participé à trop de Can. Cette année doit être la nôtre. Nous allons au Maroc pour ramener ce trophée.». Nchout Adjara, l’internationale camerounaise attaquante de l’Inter Milan vient de trahir les ambitions de la sélection fanion de football féminin du Cameroun. Qualifiée pour la coupe d’Afrique des nations de football féminin qui se joue au Maroc du 2 au 23 juillet 2022 prochain elle rêve comme ses coéquipières, caresser ce fameux trophée qui fuit les Lionnes Indomptables depuis des années.

Finaliste au bercail en 2016, cette dernière a vu le trophée s’échapper alors qu’elle était si près du but. Cette mauvaise expérience, elle ne veut plus la vivre. D’où cette engagement et cette détermination.
Si tout ceci n’est qu’une déclaration et un souhait au départ, il faudrait encore que l’équipe soit en mesure de réaliser cet exploit-là. Une chose pas facile au regard des adversaires comme le Nigeria qui domine cette compétition depuis des lustres ou encore la Guinée équatoriale qui a souvent fait la surprise dans des compétitions.
Pour mettre la chance de leur côté, les Lionnes indomptables du Cameroun ont joué une double  confrontation contre l’équipe du Sénégal au stade omnisports la Réunification de Bependa. Selon des informations de la Fédération camerounaise de football, pour accélérer leur préparation avant le départ pour le Maroc, les poulains de Gabriel Zabo Toze ont  livré deux matchs amicaux au Cameroun. Le premier contre le Sénégal s'est  joué le 15 juin 2022  et s'est soldé par un nul de deux buts partout et le second contre le même pays le 18 juin dernier. Les Lionnes Indomptables se sont imposées cette fois ci sur la plus petites des marques (1-0).
Après le match amical perdu devant une sélection des joueurs de l’Anafoot à Yaoundé (1-2)  Gabriel Zabo Toze veut améliorer la préparation de ses pouliches avant la compétition. D’où ces matchs amicaux. «Cette double confrontation contre le Sénégal est une occasion pour nous d’améliorer notre jeu et de tester tous les compartiments de notre équipe. Je pense que beaucoup d’équipes rêvent d’avoir un adversaire comme le nôtre. Ce match va nous aider à savoir à quel niveau on se situe», explique l'entraîneur de l’équipe nationale fanion de football féminin lors de la conférence de presse d’avant match. «L’histoire de ce match amical entre le Sénégal n’est qu’une histoire de feeling entre leur coach et moi. Vous savez, le Sénégal est qualifié pour la Can aussi et cela permet de mieux nous préparer» poursuit-il.
Selon Nchout Adjara la capitaine de cette équipe, même si l’équipe nationale n’est pas complète puisque les autres joueuses vont rejoindre l’équipe après ce match, les Lionnes du Cameroun sont prêtes à réaliser leur objectifs, elles en ont les moyens d’ailleurs «Les choses ont changé, aujourd’hui on joue  dans le même championnat elles n’ont pas  trois pieds. Aujourd’hui on a un bon championnat de football au Cameroun, on a de bonnes joueuses et ont va mouiller le maillot » ; explique Nchout Adjara.
Sénégal
Parlant de la formation du Sénégal déjà au pays, il faut dire que ces dernières sont arrivées à l’aéroport international de Douala hier mardi vers 10 heures. Elles ont regagné leur hôtel et après ont eu droit à une séance de reconnaissance du stade couplée d’une séance d'entraînement.
Après cette double confrontation, les Lionnes  Indomptables vont s’envoler pour la France ou un  autre match amical contre l’équipe féminine de football est programmée. Pour rappel, le Cameroun est logé dans la poule B avec la Zambie, le Togo et la Tunisie. La CAN féminine se tiendra du 2 au 23 juillet 2022 au Maroc.

Hervé Villard Njiélé

Can féminine 2022:  Les Lionnes affûtent leurs armes

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Fête de la musique 2022; Douala au cœur des festivités

20 Juin 2022, 12:27pm

Publié par Hervé Villard

La célébration de la 40ème édition de la fête de la musique sera marquée par des concerts géants dans presque tous les coins de la capitale économique du Cameroun.

Fête de la musique 2022; Douala au cœur des festivités
Permettre aux populations de la ville de Douala de vibrer au rythme des différentes sonorités musicales du pays et d’ailleurs, leur donner la possibilité de chanter et danser avec les artistes de leur choix. Donner la possibilité aux artistes en herbe de démontrer leur talent et la passion musicale qui brûle en eux. Voilà présenter de manière succincte les objectifs visés par la 40ème édition de la fête de la musique qui se célèbre à Douala du 16 au 21 juin 2022. Pour réaliser tous les objectifs fixés, l’Institut français antenne de Douala et ses différents partenaires ont décidé de se rapprocher du public, de distiller la musique à tout bout de champ pour permettre à tous de participer à cet évènement mémorable qui passe souvent inaperçu.
Si par le passé on avait déployé des caravanes artistiques dans les différents quartiers avec des prestations artistiques momentanées dans les grands carrefours, le comité d’organisation de la 40ème édition de cet évènement a voulu permettre à chaque habitant de la ville de se déployer vers un lieu de concert géant et gratuit de son choix..
 Ainsi, le cabaret Os d’Ishango Waaga de Bonamoussadi, l’espace Bolo Art du Camp yabassi, The Forest à Bali ; la Direction général e Orange à Akwa, l’Institut Français et le restaurant la méditerranée à Akwa seront les épicentres de cet évènement mémorable.
Au lieu d’un seul jour, c’est toute une semaine qui a été consacrée à la célébration de la Journée de la musique. Une chose inédite au regard de la condition socio professionnelle des camerounais, de l’environnement économique et du mal être social. On va surtout utiliser la vertu thérapeutique de la musique pour soigner les camerounais, pour soigner le Cameroun.
Si le cabaret Os d’Ishango Waaga de Bonamoussadi ouvre le bal de cette célébration ce 16 juin 2022 avec un concert géant animé par des artistes comme Guy Same et Sengue I, c’est l’espace Bolo Art qui prend le relai le vendredi au quartier Camp yabassi avec Armelle Diamant et Boy Tag. Monny Eka et Nicole Mara vont continuer la tournée Chez Kiki à Bali. Dimanche ce sera le tour de The Forest.
 L’apothéose de cette célébration est prévue le mardi 21 juin 2022 au boulevard de la République avec près de cinq concerts géants. « Tout ce boulevard sera bloqué en soirée. Nous avons reçu l’autorisation de la mairie de la ville partenaire de cet événement», explique Samuel Pasquier, Directeur délégué de l’Institut français de Douala.
Plus d 'une vingtaine d’artistes de renoms sont invités à cette grande fête. Parmi ces derniers, on peut reconnaître, Nicole Mara ; Monny Eka ; Armand Biyag ; Claudia Dikosso ; Armelle Diamant et plusieurs  autres. La chorale de l’université de Douala sera pareillement de la partie.
Organisé sur le thème  « Musique en liberté », la 40ème édition de la journée de la musique  s’annonce festive.
 
Hervé Villard Njiélé

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Nécrologie: Le pasteur Hendje Toya quitte la scene

20 Juin 2022, 11:42am

Publié par Hervé Villard

Nécrologie:  Le pasteur Hendje Toya quitte la scene

L'ancien Président Général de l'Eglise évangélique du Cameroun est décédé dans la nuit du 14 au 15 juin 2022 à Melong des suites de courte maladie.

C'est dans la tristesse que la communauté chrétienne de l'église évangélique du Cameroun s’est levée ce mercredi 15 juin 2022. Pendant qu'elle s'apprêtait à faire la prière matinale, elle a été foudroyée par la nouvelle du décès du pasteur Hendje Toya, ancien président général de cette congrégation religieuse.
Selon des informations pasteur Hendje Toya a été victime d'un malaise à son domicile à Ndoungue et a rendu l'âme quelques temps après. Sans laisser le temps aux personnels  soignants de l'hôpital régional de Nkongsamba de voler à son secours. Le défunt qui présentait des signes de malaise vers 3h 30 a alerté les autres membres de la famille. Arrivé d’urgence pour s’enquérir de la situation, son état de santé se serait rapidement dégradé. Transporté d’urgence à l’hôpital, celui-ci selon des indiscrétions est décédé avant. Son corps a directement été conduit à la morgue le temps de d'informer toute la communauté chrétienne protestante. Des sources concordantes annoncent qu’il est décédé vers 4h 30 après un arrêt cardiaque à Melong.
L’annonce officielle du décès du Révérend pasteur Jean Samuel Hendje Toya a été fait très tôt ce mercredi 15 Juin 2022 à la paroisse Eec du Cinquantenaire à Makepe, un quartier de l’arrondissement de Douala 5eme. Et la triste nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre.
Nécrologie:  Le pasteur Hendje Toya quitte la scene
Président tourmenté ». 

Elu président général de l’église évangélique du Cameroun au Synode général en 2017, le Révérend Pasteur Hendje Toya n’a pas eu l’occasion de réaliser le vaste projet de restructuration et de reconstruction de l’Eglise évangélique du Cameroun qu’il avait engagé Ceci à cause de la contestation de son mandat par le pasteur Priso et l’ensemble des pasteurs de l’Eec d’origine Sawa. Lors de la passation de service au synode générale à la paroisse du Centenaire à Douala, passation de service entre le pasteur Batomen et lui, le Ngondo pourtant invité avait boycotté cette cérémonie. Le camp des perdants qui contestent par ailleurs la régularité des élections du 23 avril à Ngaoundére, avait saisi juge des référés du Tpi de Douala –Bonanjo. Ce dernier avait rendu son verdict en  ordonnant  la suspension des effets du processus électoral et particulièrement toute prise de fonction des dirigeants élus de l’Eec dans l’attente de l’issue définitive de la procédure en annulation intentée par les demandeurs devant le Tribunal de grande instance du Wouri, selon l’extrait du plumitif publié le 24 juillet 2017.

Cette situation de crise a sérieusement paralysé l’église en général et bloqué tous les travaux en cours. Beaucoup de pasteurs en fin de formation n’avaient plus été consacrés. La vie spirituelle et même politique des fidèles et de l’Eglise évangélique du Cameroun dans l’ensemble a été perturbée.

Fatigué de cinq années de bataille judiciaire physique et même spirituelle, le Pr Hendje Toya a décidé de jeter l’éponge. Il avait annoncé sa démission de son poste de président national de l'Eglise évangélique du Cameroun le 15 décembre 2021, il y a six mois exactement. Avant son décès, il avait entamé une mission de réconciliation des différentes factions de l’église évangélique du Cameroun. Une mission qu’il n’a pas achevée. Sa prédication du dimanche 5 juin 2022, jour de pentecôte, était comme une annonce de son décès. Celui qui a pardonné tous ceux qui ont perturbé sa mandature, a prêché l’union ce jour-là. Il a confié toute la communauté chrétienne de l’Eec entre les mains du Saint Esprit, véritable enseignant. "J’ai été le premier consolateur et ma mission est presque finie. Je suis sur le point de départ et dans mes paroles d’adieux je vous promets un autre consolateur et cet autre consolateur viendra raffermir en vous ce que je vous ai dit quand j’étais avec vous. Et c’est la raison pour laquelle, il sera éternellement avec vous. Et dans le gage pour l’éternité avec vous il sera en vous. Le Saint esprit est là. Si c’est ce que nous avons retenu dans l’élan de la marque éternelle du saint esprit qui réside désormais en nous, au nom du père et du fils et du Saint Esprit alors un seul Dieu définitivement"

L’ex président général de l’église évangélique du Cameroun (Eec) et brillant Professeur de Théologie s’en va après une fin de vie pastorale tourmentée. Sa dépouille et la famille a été finalement conduite dans la ville de Douala. Elle était conduite par le régional Moungo Nord. a précisé Alain Joel Ndjankou Nkwanjio. Rest In peace

Hervé Villard Njiélé

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Journée de l’enfant africain;Les enfants camerounais dans la tourmente

20 Juin 2022, 11:07am

Publié par Hervé Villard

La situation critique dans laquelle se trouvent ces derniers vient d’être portée à la face du monde par la Commission des droits de l’homme du Cameroun. C’était à l’occasion de la célébration de l’édition 2022 de la journée de l’enfant africain.

Journée de l’enfant africain;Les enfants camerounais dans la tourmente

Selon les informations rendues publiques par la Commission des Droits de l’homme au Cameroun, au premier trimestre de l'année 2020, près de 66 filles ont subi des mutilations génitales féminines (Mgf) au Cameroun, 36 d'entre elles étaient âgées de moins de 7 ans et les 30 autres de 7 à 17 ans. En 2019, environ 441 enfants vivant sans abri dans les rues des centres villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam, Buéa, Maroua et N’Gaoundéré ont été exposés à diverses formes d'abus. Cette situation va en s’aggravant puisque de nombreux cas de violence sur les enfants sont pareillement notés chez nous. Avec la consommation de la drogue, cette situation empire et il faudra faire quelque chose pour stopper la saignée et protéger les enfants.

D’après la commission des droits de l’homme, plus de 15 pour cent des jeunes enfants consomment de la drogue. Un pourcentage qui peut diminuer si tout le monde s’implique dans la bataille de protection des enfants. En 2020 rappelle le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, 856 cas de viol et 257 cas de mariages ont été recensés.

 Au vu de ces  réalités que vivent les jeunes camerounais, réalités qui trahissent la condition difficile dans laquelle évoluent les enfants au Cameroun, la commission des droits de l’homme appelle à une prise de conscience générale, à la protection des enfants. A côté du respect des droits des enfants qui demeurent encadrés par la loi et des nombreuses conventions signées par le Cameroun, cette commission invite tous les parents à entre des gendarmes de la protection des enfants.

Saisissant l’occasion de la célébration de l’édition 2022 de la journée de l’enfant africain cette Commission que pilote le Pr Mouangue Kobila, a décidé d'accentuer la sensibilisation, de multiplier les alertes. Elle a surtout profité de l’occasion pour mobiliser toutes les forces et énergies pour ce combat. Car, «l’enfant c’est l’avenir de demain, le Cameroun de demain».
Pour s’assurer que les enfants seront toujours protégés au Cameroun, la Commission des droits de l’homme vient de prendre certaines mesures. Notamment le renforcement des efforts dans la lutte contre les obstacles liés aux pratiques néfastes affectant les enfants en Afrique, l'application stricte de la législation sur la violence faite aux enfants pour favoriser l'abandon des pratiques néfastes.

La Commission recommande l'intensification de l'éducation et des initiatives de sensibilisation sur les conséquences néfastes de ces pratiques, en commençant par les enfants eux-mêmes, pour les informer de leurs Droits, afin qu'ils deviennent les premiers acteurs de la prévention de ces pratiques néfastes; le changement les normes sociales soient changées grâce à la mobilisation de divers acteurs influents dans les communautés à différents niveaux, pour que l'effort collectif galvanise les actions destinées à lutter contre les pratiques néfastes au niveau local.

Entre autres recommandations, cette Commission des droits de l’homme recommande le renforcement de la responsabilité civique pour mieux protéger les enfants en informant davantage sur la maltraitance, ainsi qu'en engageant les familles et les communautés à œuvrer davantage pour leur protection. Elle encourage le gouvernement dans sa campagne d'établissement des actes de naissance, un document qui fournit une preuve officielle de l'existence d'un enfant, permet l'accès aux services sociaux de base auxquels l'enfant a droit et garantit à l'enfant une protection efficace à la suite de pratiques néfastes pour ne citer que celles-ci.

A titre de rappel cette Journée de l’Enfant Africain est un événement annuel qui commémore le massacre des enfants de Soweto de 1976 par le régime de l’apartheid. Les coalitions de l’action mondiale contre la pauvreté ont choisi cette occasion pour en faire la Journée Africaine du Bandeau Blanc et pour faire une demande régionale auprès des dirigeants des pays concernés afin qu'ils agissent immédiatement pour éradiquer la pauvreté extrême qui cause la mort d'un enfant toutes les 3 secondes en moyenne.

 

Herve Villard Njiélé

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Éliminatoire Can 2023; Le Cameroun respecte son statut

12 Juin 2022, 08:50am

Publié par Hervé Villard

Les Lions Indomptables du Cameroun ont dominé le Burundi hier après-midi par un but à zéro. C’était lors de la rencontre de la 2ème journée de la poule C des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations Cote d’Ivoire 2023.

 

Éliminatoire Can 2023;  Le Cameroun respecte son statut
Les objectifs des Lions Indomptables ont été atteints. En se déplaçant pour Dar Es Salam, la capitale de la Tanzanie mardi dernier, il était question pour les poulains de Rigobert Song Bahanag qui jouaient contre le Burundi de gagner ce match. C’est ce qu’ils ont fait. Grace à Karl Toko Ekambi qui a inscrit à la 31ème minute le seul but des Lions Indomptables sur un coup franc, Aboubacar Vincent et ses coéquipiers ont assuré l’essentiel. Ils ont arraché la victoire qui leur confère les trois précieux points de cette deuxième journée. Et surtout le fauteuil de premier du groupe C de ces éliminatoires. Apres le match nul entre la Namibie et le Burundi (1-1) à la première journée, c’est tout logiquement que les Lions Indomptables sont leaders de cette poule. Une place qui conservée, leur ouvrira la porte de la Cote d’Ivoire en 2023.
Si sur le papier, cette rencontre s’annonçait déséquilibrée, parce que le Burundi n’était que 139ème au dernier classement FIFA, et les Lions Indomptables 37ème il a fallu assez de concentrations et de déterminations aux poulains de Rigobert Song pour éviter le piège burundais et arracher cette victoire importante.
C’est tout heureux et avec le sentiment du devoir accompli que la sélection nationale fanion de football revient de Tanzanie.
Le Match
Il faut dire que dans l’ensemble, cette rencontre n’a pas été facile pour les Lions Indomptables. Dès le coup de sifflet, ces derniers je jette prudemment dans la bataille. Un peu méfiant face à une équipe qu’ils ne connaissent pas, Aboubacar Vincent et ses coéquipiers font tourner le cuir. Ils dominent la rencontre mais peinent à trouver le chemin des filets. Moumi Ngamaleu sur le Cote, Karl Toko Ekambi multiplies des occasions de but. Mais, butent sur une volon,taire et déterminée équipe du Burundi. Leur ténacité leur permette de résister à la pression camerounaise. A la 31ème le Cameroun obtient un penalty non loin de la surface de réparation. Karl Toko Ekambi se rend justice. Sa frappe est imparable et le Cameroun prend l’avance au score (1-0). Les Lions mettent la pression. Zambo anguissa, Karl Toko Ekambi, Choupo Moting chacun apporte sa touche dans ce match. Mais le second but n’arrive pas. Sur  une belle phase de jeu bien amené sur le côté, Karl Toko adresse un centre  que reprend à la volé Aboubacar Vincent. Le public est debout mais la balle qui rebondi ne tombe pas dans les filets mais plutôt au-dessus (46è).Bien que dominant la rencontre, c’est sur ce score que les deux équipes vont aux vestiaires.
 A la reprise, les Lions garde le même tempo. Ils veulent inscrire le second but mais n’y parviennent pas. Toutes les actions enclenchées par le Cameroun ne finissent malheureusement pas au fond. Il y a toujours un pied, une tête ou une main pour empêcher le ballon de trouver le chemin des filets. Bien que dominant, le Cameroun joue de malchance. C’est l’exemple de cette tête d’Aboubacar Vincent qui ricoche sur le montant droit des buts du Burundi,(55ème) , cette frappe de Moumi Ngamaleu dévié en corner (72ème) ou encore de cette frappe de Martin Honla déviée par une tête de la défense du Burundi .
 Les Lions se sont faits cependant peur dans ce match avec des fautes d’inattention qui ont remis en confiance le Burundi. C’est le cas de Nouhou Tollo durant la première manche, Ngadeu Ngadjui (57ème).
 
Hervé Villard Njiélé

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Burundi-Cameroun: Les Lions Indomptables en quête de victoire

9 Juin 2022, 16:06pm

Publié par Hervé Villard

Les poulains de  de Rigobert Song ont besoin d’une victoire  pour occuper le fauteuil de leader du groupe C des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations Côte d’Ivoire 2023
Burundi-Cameroun:  Les Lions Indomptables en quête de victoire
Le Cameroun affronte ce jeudi 9 juin 2022, le Burundi, dans le cadre de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN Côte d’Ivoire 2023.  Les Lions Indomptables qui vont jouer  leur troisième match international avec leur  nouvel entraîneur sélectionneur Rigobert Song Bahanag ont à cœur de remporter cette rencontre pour non seulement améliorer les statiques de leur coach mais surtout prendre la première place du groupe C de ses éliminatoires.
Sur le plan statistique, il faut du moins rappeler que cette rencontre est capitale pour Song Bahanag qui depuis sa nomination n’a joué que deux matches seulement contre l’Algérie en aller et retour. A l’issue de ces deux matches, ses statistiques affichent une défaite et une victoire. Avec une autre victoire ce jeudi, l’ancien capitaine de l’équipe des Lions Indomptables augmentera sa cote. Une chose qui va peser au niveau de son capital confiance et davantage pendant son évaluation.
Au niveau du ranking, il faut noter que la victoire contre le Burundi permet à Aboubacar Vincent et ses coéquipiers de prendre la tête du groupe. Car, après le match nul d’un but partout contre la Namibie à Johannesburg en Afrique du Sud, une victoire placera les Lions Indomptables à la tête de cette poule. Puisque deux pays seront qualifiés dans cette poule, les Lions pourront ainsi conserver leur chance de qualification en gardant la première place.
 Si sur le papier, la rencontre s’annonce déséquilibrée, le Burundi n’étant que 139ème au dernier classement FIFA, les Lions Indomptables devraient être assez concentrés et éviter le piège de la facilité. Ils devront être prudents pour ne pas vivre ce que le Sénégal a failli subir face au Rwanda mardi dernier. A titre de rappel, c’est  grâce à un penalty de Sadio Mané inscrit à la 97ème minute que le Sénégal a déjoué le piège rwandais. Il faut néanmoins rappeler que les deux formations s’affrontent pour la toute première fois. Le Cameroun qui a rallié Dar Es Salaam depuis mardi soir, aura besoin d’une victoire éclatante et écrasante pour rassurer son public, dans la perspective de la prochaine Coupe du Monde prévue du 21 novembre au 18 décembre 2022 au Qatar.
Le Burundi, auteur d’un match nul lors de la première sortie face à la Namibie (1-1) ne se présentera pas en victime expiatoire. Les Hirondelles visent une deuxième participation en phase finale de la CAN après l’édition 2019 en Egypte. Après avoir manqué la dernière édition disputée du 9 janvier au 6 février 2022 au Cameroun, Saidi Ntibazonkiza et ses camarades auront à cœur  d’effectuer leur grand retour lors du prochain rendez-vous au pays des Eléphants. Une sensation face au Cameroun jeudi les mettrait sur la bonne voie. Le coup d’envoi de la partie sera donné à 13 heures GMT (14 heures au Cameroun) au Benjamin Mkapa Stadium de Dar Es Salaam. Au regard de la séance d'entraînement d'hier, les Lions sont confiants et assoiffés. « C’est un adversaire que nous prenons au sérieux. À nous de montrer le sérieux qu’on a toujours eu en tant que Lion Indomptable. Nous sommes prêts à donner le maximum pour ramener un résultat positif», a confié Tawamba.
 
Hervé Villard Njiélé

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 Mathieu Teyomnou: «La rareté du «Biatowe» est l’une des conséquences de la désertification au Cameroun»

9 Juin 2022, 09:29am

Publié par Hervé Villard

 Mathieu Teyomnou: «La rareté du «Biatowe» est l’une des conséquences de la désertification au Cameroun»
Chercheur en écologie, Mathieu Teyomnou depuis une trentaine d'années a consacré sa vie à la protection de l’environnement. Chercheur en écologie, il mène depuis quelques mois une campagne pour la lutte contre l’avancée du désert en Afrique et au Cameroun. A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’environnement, celui-ci a une fois de plus  rappelé l’urgence du reboisement en Afrique et au Cameroun.
«Désertification et  reboisement de l’Afrique », qu’est ce qui justifie le choix de ce thème ?
Le contexte international voudrait que le sujet de la désertification soit mis au premier plan dans tous les débats écologiques et environnementaux ceci pour une prise de conscience  sur plan international, national et local: C’est pour ça que le thème a été choisi. Ce n’est pas inventé. Ce thème nous convient parce que la désertification ou le reboisement font partie des thèmes centraux de nos prochains ouvrages. La thématique est d’actualité et il ne faudra pas que le Cameroun soit en retard quand il faut aborder des sujets d’importance comme celui-là.
 Est-ce que la bataille pour la protection de l’environnement n’est pas en guerre avec l’industrialisation et les industriels de nos jours ?
 On ne saurait parler de la guerre. Il faudrait simplement  les conscientiser, les  sensibiliser. Ce sont les êtres humains. Vous pouvez avoir toute la ville de Douala pour vous seul aujourd’hui mais votre sens de l’humanité vous interdit de faire certaines choses. C’est pourquoi lors de la conférence  j’ai invité les industriels et tous ceux qui étaient présents à comprendre que chaque acte que l’on pose a des conséquences sur l’environnement. On atténue les actes que l’on pose avec des actions comme le reboisement. C’est ainsi que l’on trouve des situations alternatives pour ne pas être auteur de la mort de la planète. C’est une question de conscience individuelle ou collective. On peut en même temps développer son industrie et trouver des solutions alternatives pour atténuer les effets de son industrie sur l’environnement.
Est-ce que votre bataille n’est pas finalement un mythe de Sisyphe, puisque pendant que vous militez pour le reboisement on continue de détruire les forêts?
Non, ma bataille n’est pas comparable au mythe de Sisyphe. C’est un début de solution. C’est pourquoi je situe ma bataille dans  trente ans. C'est-à-dire que le comportement que nous avons aujourd’hui que nous le changeons. C’est un processus qui est lancé. Il commence progressivement et dans dix ans ou vingt ans  les gens pourront se démarquer. On pourra apprécier déjà les bienfaits. Par rapport à cette démarche, l’Afrique est en retard. D’autres continents sont suffisamment avancés dans cette logique-là.
Est-ce qu’on  peut considérer la rareté du «Biatowe», cette espèce de crevette qui a donné au Cameroun son nom dans la ville de Douala, comme l’une des conséquences de la désertification au Cameroun?
Absolument.  Le «Biatowe» comme tous les produits de mer ou halieutiques prospèrent dans un milieu environnementaliste  idéal.  C’est-à-dire que les facteurs de vie et de reproduction sont réunis. L’eau et les essences  naturelles. L’eau doit être  moins acide pour favoriser les conditions de reproduction. Si le milieu  comme le fleuve Wouri devient de plus en plus acide avec tous les déchets qui y entrent cela détruit le potentiel d’hydrogène de l’eau (PH). Quand l’eau devient potentiellement acide, toute vie y devient impossible.
 Trente ans après l’échec de l‘Opération sahel vert, vous revenez encore aujourd’hui avec le reboisement. Est-ce que c’est vraiment ça la solution à la désertification?
C’est la solution parce qu’on a eu deux pôles de sensibilisation. On a péché par le passé parce qu’on a omis un facteur que j’appelle dans mon ouvrage la mobilisation optimale de l’élite citoyenne. L’Etat ou le gouvernement a cru qu’il pouvait venir aider la population à planter les arbres. Il faut laisser l’occasion aux populations de s’impliquer dans le processus de reboisement eux-mêmes. C’est pour cela que je pense aux imams, aux croyants des églises catholiques et protestantes aux chefs traditionnels. Tous les chefs traditionnels doivent aussi apporter leur appui. Ne laissons plus l’occasion à l’Etat d’aller chercher les solutions et de venir les proposer aux populations. Il faut donner la possibilité aux populations de planter les arbres et précisément le type d’arbre approprié à leur milieu naturel et vous aurez les résultats. Il faut intégrer les populations locales et notre  travail est de mettre sur pied des leviers de sensibilisation.
Interview réalisée par Hervé Villard Njiélé
 
 Mathieu Teyomnou: «La rareté du «Biatowe» est l’une des conséquences de la désertification au Cameroun»
 Mathieu Teyomnou: «La rareté du «Biatowe» est l’une des conséquences de la désertification au Cameroun»
 Mathieu Teyomnou: «La rareté du «Biatowe» est l’une des conséquences de la désertification au Cameroun»

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Désertification : L’Afrique en voie de disparition

9 Juin 2022, 06:59am

Publié par Hervé Villard

L’alerte est lancée par Mathieu Teyomnou, chercheur en écologie. Il a profité de la célébration de la journée mondiale de l’environnement  le 5 juin 2022 pour inviter le monde entier à planter chacun un arbre pour sauver la planète terre.

Désertification : L’Afrique en voie de disparition
«La terre est la seule planète du système solaire ou il y a la vie. Nous n’irons pas vivre sur la planète Mars si elle  est détruite. Tout ce que nous voyons à la télé, ce n'est que de la science-fiction. Il faut sauver la planète Terre. Nous passons du temps à construire des immeubles à léguer à nos enfants à notre mort. C’est un cadeau empoisonné que nous leur laissons. Le plus beau cadeau que  nous pouvons leur léguer, c'est une planète  équilibrée, ou il fait bon vivre.» 
Mathieu Teyomnou n’a pas porté les gangs. Durant son exposé portant sur le thème «Désertification et reboisement de l’Afrique» organisé à l’institut français  le vendredi 3 juin 2022, il a présenté sans aucune autre façon les problèmes que rencontre la planète terre, seul héritage que nous ont légué nos aïeux et que nous léguerons aussi à nos descendants.
Au fait des nombreux problèmes que rencontre cette planète et surtout des nombreux dysfonctionnements qui perturbent la vie sur terre, l’écologiste  a invité  chaque  habitant de la terre à intervenir rapidement pour sauver le peu qui y reste. «Quand on parle de la désertification, c’est un phénomène  réel que nous vivons au jour le jour. D’aucuns pensent que ce sont les cours des amphithéâtres des universités. Non c’est la réalité.  Les  effets de l’avancée du désert est palpable chez nous, dans nos villages, dans la ville de Douala », explique celui-ci.
 Parmi les nombreux exemples mobilisés pour soutenir son argumentaire, Mathieu Teyomnou qui a mentionné au passage que l’Afrique est mal partie, a rappelé qu’il y a vingt ans, des villages du Cameroun avaient chacun des cours  d’eau, ou des rivières, des sources buvables. De nos jours, le constat fait est amer. Plusieurs de ces sources ont disparu,  certaines rivières ont vu leur lit se rétrécir drastiquement. Certains fleuves ont vu leur débit et leur cours diminuer. Entre autres constat, l’augmentation de la température, la réduction des précipitations dans certaines  régions sont autant de faits  qui prouvent que le mal est profond et il faut agir urgemment pour freiner ou stopper le mal. «Il y a 30 ans quand je travaillais encore, je choisissais la période de juin et juillet pour aller en congé. Car, il pleuvait pratiquement tous les jours  à Douala. Regardez-vous même; ce n’est plus le même climat que nous avons aujourd’hui», fait-t-il remarquer
Désertification : L’Afrique en voie de disparition
Causes
Parlant des causes de l’avancée du désert dans le monde et plus précisément en Afrique, explique que la désertification a commencé à prendre des proportions démesurées avec l’avènement de l’industrialisation. Et aujourd’hui avec les coupures  intempestives des arbres pour des besoins divers, industrialisations, habitations, construction des villes, l’émission du gaz à effet de serre a connu une  croissance exponentielle. Le plus  difficile c’est que la capacité d’absorption de ce gaz par le sol a diminué drastiquement. D’où l’avancée du désert, la diminution des surfaces  cultivables, la pollution des cours  d'eau et des océans entre autres. Bref  des effets  néfastes tels que le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement en général sont palpables et affectent considérablement la vie de l’homme et même la vie sur terre. «La désertification affecte la vie sur terre. Car, l’atmosphère est de plus en plus  polluée ; le sol désertique est imperméable, les eaux du continent se font rares et les océans sont pollués, les espèces animales et végétales disparaissent. Bref la situation est vraiment critique dans l’ensemble», rappelle Mathieu Teyomnou comme pour inviter à une prise de conscience.
Pour résoudre ce problème, il ne faut pas aller chercher  une solution miracle. D’après l’écologiste, chaque être  humain devrait tout simplement planter un arbre ou des arbres et veiller à ce que celui ou ceux-ci grandissent convenablement.  «En multipliant cet exercice, en sensibilisant les populations, on peut sauver la terre . Nous ne pouvons pas arrêter les industries et les recherches  scientifiques, mais nous pouvons  remplacer des arbres que l’on coupe», propose Mathieu Teyomnou qui espère mettre à contribution, les églises, les écoles, les mosquées et toutes les couches sociales.
Hervé Villard Njiélé
Désertification : L’Afrique en voie de disparition
Désertification : L’Afrique en voie de disparition
Désertification : L’Afrique en voie de disparition

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