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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Protection de l'environnement: L’Etat va en guerre contre les emballages plastiques

20 Avril 2014, 17:01pm

Publié par Hervé Villard

Protection de l'environnement: L’Etat va en guerre contre les emballages plastiques

La chasse contre la commercialisation de ce produit qui pollue de plus en plus l’environnement, sera officiellement lancée le 1er avril 2014, sur l’ensemble du territoire national

Il est impossible de faire le tour dans les marchés de la république du Cameroun sans apercevoir les emballages plastiques non biodégradables. Dans les boutiques, les supermarchés et autres étals de commerçants, ces emballages sont utilisés pour empaqueter les marchandises des différents clients. Ils sont de gammes variées, et sont utilisés en fonction de la quantité de marchandises sollicitées. «Au quotidien, j’utilise plusieurs types d’emballages. Les emballages blancs permettent d’emballer les marchandises légères, les emballages noirs, celles qui sont un peu plus volumineuses. Et les jaunes pour les plus importantes», explique Raoul Tchokololok commerçants au marché New-Deido à Douala. Avant de préciser qu’il utilise ces emballages plastiques depuis qu’il a commencé l’activité commerciale en 2004.

Pourtant, à partir du 1er avril 2014, selon un arrêté conjoint signé du ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, Pierre Hele et du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, ces emballages plastiques seront retirés de la circulation dans l’ensemble du territoire national. «Sont formellement interdits sur l’étendue du territoire national, la fabrication, la détention, la commercialisation ou la distribution des emballages plastiques non biodégradables et à basse densité, ainsi que des granulés servant à leur fabrication », déclare le communiqué signé à cet effet.

D’après les responsables du ministère de l’Environnement, de la Protection, de la nature et du Développement durable, les déchets plastiques en général représentent près de 10% des six millions de tonnes de déchets municipaux produits annuellement au Cameroun. Leur gestion quotidienne pose d’énormes problèmes à l’environnement et à l’activité agricole. Car le processus de décomposition des déchets plastiques en particulier et de ceux qui sont non-biodégradables en général dépasse largement l’espérance de vie au Cameroun. Il dure parfois des siècles.

Ces déchets plastiques non-biodégradables selon des experts en question d’environnement, obstruent des conduites d’eau de ruissellement et provoquent des inondations. «Ils appauvrissent également les sols destinés à la production agricole et sont responsables de la pollution environnementale. C’est pourquoi, leur retrait de la circulation est une initiative gouvernementale à encourager », précise Didier Yimkoua, environnementaliste qui reconnait les effets néfastes de cette matière dans la ville de Douala

Selon une enquête du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded) réalisée en 2011, près de 58% de consommateurs évacuent, après usage, leurs déchets d’emballage plastique dans les rues, les trous ou les poubelles, des actions qui contribuent à polluer l’environnement. Compte tenue du fait que les effets de ces emballages non biodégradables sont palpables sur les animaux les végétaux et sur l’environnement en général, l’arrêté ministériel signé du 24 octobre 2012 portant réglementation de la fabrication, de l’importation et de la commercialisation des emballages non-biodégradables au Cameroun selon des spécialistes de ce domaine, tombe à point nommé. Car, va permettre de limiter la pollution au Cameroun.

Seulement, pour ne pas pénaliser des commerçants qui utilisent au quotidien des emballages, il faudra fabriquer et mettre à leur disposition des emballages qui sont biodégradables. Selon le ministre du Commerce qui promet sévir le jour-j, les producteurs de ces emballages plastiques sont assez sensibilisés sur la question de même que les autres maillons de la chaine.

Hervé Villard Njiélé

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