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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Lutte contre la bilharziose: Plus de cinq millions de Camerounais exposés à cette maladie

9 Août 2016, 15:21pm

Publié par Hervé Villard

 L'Ile de Barombi  Mbo un fief  de  la bilharziose

L'Ile de Barombi Mbo un fief de la bilharziose

 

Malgré les nombreuses campagnes de  sensibilisation et de déparasitage organisées sur  l’ensemble du triangle  national, des nombreux foyers  de cette  maladie existent encore au Cameroun

 

La schistosomiase est une maladie chronique provoquée par des vers parasites. Les parasitologues affirment que les victimes sont infectées dans le cadre d’activités agricoles, domestiques, professionnelles ou récréatives courantes, comportant des expositions à une eau contaminée. Le manque d’hygiène et certaines habitudes de jeu des enfants d’âge scolaire, telles que la natation ou la pêche dans des eaux infestées rendent ces enfants particulièrement vulnérables à l’infection. 

 

De nos jours selon les statistiques de  l’Organisation  mondiale de la santé (Oms), plus de 200 millions de personnes dans le monde souffrent de cette maladie appartenant au groupe de maladies tropicales négligées. Parmi les victimes en Afrique, se compte le Cameroun  avec plus de deux millions de personnes  parasités

 

Selon  les chiffres  du programme national de lutte contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, près de cinq millions de Camerounais courent le risque d’être infectés par cette  maladie. Sont  plus exposés  les enfants  en âge scolaire c’est à dire âgés de 6 à 15 ans,  les pêcheurs,  les agriculteurs et  les  couches de la population  défavorisées.

 

 Selon  le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente, le coordonnateur  national du programme de  lutte  contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, la bilharziose  se manifeste  par  des diarrhées fréquentes,  les douleurs abdominales la présence du sang dans  l’urine et  les sels. Les  conséquences de cette  maladie  chez  les enfants sont  nombreuses. On  note entre autre  le retard de croissance,  la baisse du développement  intellectuel des enfants,  l’anémie et surtout de  l’augmentation du risque d’infection aux germes des autres  maladies.  Celui-ci  précise  pareillement que près de six régions au Cameroun, sont touchées par cette maladie. Il s’agit des trois régions septentrionales l’Adamaoua le Nord et  l’Extrême Nord  de la région du Sud Ouest et du département de la Meme plus exactement, du département du Moungo  dans  la région du Littoral et du département du Mbam Inoubou dans  la région du centre.

 

Conscient des conséquences  sanitaires sociales  et économiques que  la bilharziose  a sur  le Cameroun, le professeur  Louis Albert Tchuente affirme que cette  maladie  bien que  combattue avec  acuité  par  le  ministère  de la santé  via le programme de  lutte  contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales peut être éviter. Il suffit  de respecter  tout simplement  les règles d’hygiène « La lutte  contre  cette maladie est une activité de longue haleine.  La plupart de temps, cette maladie est  liée à la pauvreté et au manque d’hygiène. Donc s’il y a un changement de comportement au sein de la population,  et surtout une amélioration des conditions d’hygiène, on  va arriver  à l’élimination totale de cette maladie», déclare-t-il.

 

Pour que  cela  soit possible  ajoute   celui  qui est   pareillement ambassadeur de  la Liverpool school of tropical medicine (Lstm) «il faut  l’implication de tout  le monde. Et surtout des communicateurs,  pour informer , sensibiliser et éduquer  les  populations sur  les conséquences  de cette  maladie et les  mesures à prendre pour les éviter. Si les populations  sont suffisamment  informées, on est sur qu’on exterminera  cette maladie au Cameroun », précise  le professeur  Louis Albert Tchuente

 

Pour éviter  la maladie et limiter  les ravages qu’elle fait, le fondateur du centre de recherche  de schistosomiase et de parasitologie  précise qu’il faut  briser  la chaine de contamination en  faisant des  sels et des urines dans des toilettes bien aménagées. Car,  les personnes  malades infectent  l’eau en urinant et en  y faisant  les sels. Et  les œufs contenus dans ces déchets organiques éclosent dans l’eau  et libèrent des  larves qui infecteront à nouveau des individus en contact avec cette eau  contaminée.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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