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Le blog de Hervé Villard Njiélé

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4 Octobre 2016, 19:58pm

Publié par Hervé Villard

Les mototaxis durcissent le ton

Ces derniers menacent d’engager un mouvement d’humeur si le contrôle des pièces exigibles pour l’exercice de cette profession dans la capitale économique du Cameroun reprend droit de cité.

 

Après l’agression d’Emmanuel Ndema Ollo commissaire de  police  principal et  commissaire du commissariat du 12ème arrondissement de Douala, les  conducteurs de   mototaxis de  la  ville de  Douala  promettent  de manifester  leur  ras-le bol.

 

Rencontrés  dans  la ville de Douala  ce  lundi  3 octobre  2016,  la plupart  d’entre eux  pas  contents  du   contrôle des  pièces  administratives  qui leurs  sont  exigées  dans  l’exercice de  leur activité promettent de  faire  grève. « La  vie  est très  dure  au  Cameroun. Nous  nous  battons  comme  nous  pouvons  pour  joindre  les  deux  bouts et  on envoie  des  individus  nous  nuire. Si  on  saisit  encore  des  motos  nous  allons   marcher »,  déclare  Alain  T un  conducteur de  mototaxi   rencontré  au  carrefour  Ndokoti. Une  assertion  partagée entièrement par  Jacob  M  qui  fait  la ligne  Rond Point  Deido  Bonaberi.

D’après  ce  jeune  homme la trentaine  avancée,  on  leur demande de  trop.  « Nous sommes prêts à rencontrer le gouverneur de la région du Littoral  Dieudonné Ivaha  Diboua  pour  qu’ils  nous  donnent  le  travail »,  affirme ce  dernier en  déclarant  que les  pièces qu’on  leur demande   dans  leur  profession sont  énormes. « On  demande  à un  benskineur de  payer  l’assurance  alors que  nous  sommes  toujours  abandonnés  par  les  assureurs quand  il y a accident. On  demande aussi, la plaque d’immatriculation, le permis de  conduire de  catégorie A, le casque et  plein  d’autres papiers. C’est  beaucoup de choses qu’on  nous  demande alors que nous  ne  gagnons  rien.  J’ai  l’impression  qu’on veut  nous envoyer au  village », poursuit-il.

 En effet  depuis  le  26 septembre 2016  dernier,  les  autorités  administratives de  la ville de  Douala ont  commencé le contrôle  des  pièces  des  conducteurs de  mototaxis. Un contrôle qui avait débouché sur l’arrêt et le dépôt en  fourrière des  motos  n’ayant pas de  «papiers» comme  la réglementation  l’exige.

 

Seulement,  la saisie des  motos avaient entrainé une  vague de  violence de  la part des conducteurs de mototaxi courroucés. Arrivés en masse à Bonamoussadi, ils  avaient agressé  physiquement  le commissaire de  police  en  poste.  Celui-ci avait reçu  une  latte  sur  le  crane  et  n’avait survécu que  grâce à la  volonté de Dieu et des  soins  médicaux  reçus.

 

Suite  à cette  vague de  protestation  qui avait embrasée  la ville  de Douala, le  gouverneur  de  la région du Littoral  Dieudonné  Ivaha Diboua  avait ordonné  la suspension  de  la procédure de  contrôle.  Ceci  pour sensibiliser davantage les  conducteurs de  mototaxis avant de passer à la phase répressive à partir du 3 octobre 2016.

 Sauf  que  les  conducteurs de  mototaxis  qui  sont  toujours   campés  sur  leur position  jouent à la  sourde oreille.  Ils  ne  veulent pas se plier à cette  décision.  Des  informations   font état  de ce que  ces  derniers  ont intenté  un  mouvement d’humeur à  Ndokoti  hier  lundi  matin. Mais la police alertée a  saboté  l’initiative en  les  dispersant.  Même si  les responsables des  différents  syndicats de  ce  corps de  métier  affirment que  ce  sont  les délinquants et  les  bandits présents  dans la profession qui  orchestrent ce  mouvement d’humeur. Il y a que la régulation prochaine de ce secteur d’activité  à Douala  s’annonce compliquée.

 

Hervé Villard Njiélé

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