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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Police nationale: Le groupement mobile d’intervention(Gmi2) en deuil

8 Janvier 2018, 15:11pm

Publié par Hervé Villard

 

Le commandant de cette unité d’intervention dans la région du Littoral, le Commissaire de police principale Aldjim Gérard est décédé très tôt ce samedi des suites de courte maladie.

Laissez moi allez me  reposer. Ma mission au sein de la police est  terminée.je ne pouvais pas  rester eternel

Laissez moi allez me reposer. Ma mission au sein de la police est terminée.je ne pouvais pas rester eternel

Stupeur émotions, les mots sont insuffisants pour traduire l’ambiance qui règne au sein de la police dans la région du littoral et plus précisément au sein du Groupement mobile d’intervention numero2. En effet depuis l’annonce du décès du Commissaire de police principale Aldjim Gérard, commandant du Gmi n°2, les éléments de ce corps en charge de la sécurité publique et de la lutte contre le grand banditisme dans la région du littoral sont dans tous leur état. Beaucoup ne croit pas a ce qui s’est passé et on de la peine à accepter et à digérer la nouvelle. Car, le décès du commissaire principal est subit.

En effet, le commandant du Gmi est décédé très tôt le samedi 6 janvier 2017 matin des suites de courte maladie. Il a fait une crise à son domicile et a rendu l’âme à l’hôpital, à la surprise générale.

Selon des informations, les proches du commissaire de police principal l’on conduit d’urgence à la polyclinique Muna, située à quelques encablures de son domicile à Bonanjo où, il est décédé. Le personnels soignants en service ce samedi, ont eu de la peine à annoncer le décès de ce dernier quelques minutes après.

Pour l’instant, les causes réelles de son décès ne sont pas encore évoquées, seule une autopsie permettra de savoir avec exactitude de quoi le commandant du Gmi N°2 de regrettée mémoire est effectivement décédé.

Au sein de ce corps de la police, c’est tous les éléments qui sont en larme. Ils sont tous abattus. C’est avec beaucoup de peines qu’ils se prononcent sur le décès de celui qui était pour eux plus qu’un grand frère, un père, un ami «Il n’y aura plus de chef dans la police comme le commandant Gérard Aldjim. C’était un chef exemplaire, pieux, respectueux. Quand il apprenait que tu étais malade, il te rendait immédiatement visite. Il ne menaçait ni ne mettait la pression à ses collaborateurs. Pendant la fête de ramadan, il distribuait du sucre à ses collaborateurs musulmans», déclare tout éploré le commissaire Mephire en service au Gmi «C’était un chef pas comme les autres, il était doté d’une qualité humaine exceptionnelle. La police camerounaise vient de perdre un grand homme. Sa disparition subite nous plonge tous dans un émoi indescriptible», commente un autre de ses collaborateurs en larme

Aperçu en public pour la dernière fois le vendredi 5 janvier 2017, lors de la visite Ernest Gbwaboubou, ministre des Mines, de l’industrie et du Développement Technologique à Fermencam, entreprise de distillerie et de fabrication de liqueur victime d’un incendie le 1er janvier 2017, le commissaire Aldjim Gérard apparemment bien portant selon des informations, représentait le délégué régionale a la sureté nationale a cet évènement.

D’après des sources d’informations, il sortait de trois jours de repos maladie. Ce samedi matin, après un échange avec ses collaborateurs, il a fait un malaise aux environs de 10h et a été conduit d’urgence a la policlinique Muna d’où il sortira les pieds devant. Son corps a été conduit à la morgue de la garnison militaire.

Biographie

Ne en 1969 à Yagoua, le commissaire de police Principal Aldjim Gérard était commandant du Groupement mobile d’intervention numéro 2 depuis 2014. Il provenait de la région de l’ouest et de la ville de Bafoussam où il a tour à tour servi au commissariat du 4eme arrondissement et au commissariat central de la même ville commissaire par intérim.

 Admis à l’école de police le 2 novembre 1998 sur concours direct dans le contingent Espoir, le commissaire de police principal Gérard Aldjim sort parmi les majors de sa promotion commissaire de police. Affecté en complément d’effectif au Groupement mobile d’intervention n°2 (Gmin°2) à Douala, il est affecté plus tard comme commissaire de police de la sécurité publique à Bafang. Il part de Bafang pour la ville de Bafoussam avant de rebondir comme commandant du Gmi2 à Douala Ses états de service sont exemplaires. A Bafoussam, comme commissaire du commissariat centrale, son passage a permis de lutter contre la grande criminalité de démanteler des gangs de malfrats au quartier Haoussa, traquer des médicaments trafiqués, lutter contre les présumés auteurs des crimes rituels à Bafoussam. Aldjim Gérard a bâti son autorité à la tête de ce commissariat en déployant un dispositif spécial pour limiter les arnaques des hommes en tenue lors des contrôles en milieu urbain à Bafoussam. Aussi, il s’est évertué à limiter les abus au poste de police, notamment lors des gardes à vue. A Douala, il a reproduit presque la même chose. Ila été sollicité  pour lutte contre la grande criminalité dans l’extrême Nord où sévit Boko Haram, au Sud Ouest. Bref, c’était un homme de terrain.

Son décès est une grande perte pour le corps de la sécurité nationale. Car, en plus d’être un homme dévoué pour son travail et d’un état de service exemplaire, le commissaire principale Aldjim Gérard, était pareillement doué d’une qualité humaine exceptionnelle, très rare dans le corps des forces de l’ordre. Il était toujours disponible, nous apprend-on.

Herve Villard Njiele

 

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