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Le blog de Hervé Villard Njiélé

 Election présidentielle: Le Nkafu Policy Institute conseille la  coalition

1 Octobre 2018, 21:31pm

Publié par Hervé Villard

Selon cette institution  qui vient de publier les résultats d’un sondage réalisé sur l’ensemble du  triangle  national, une coalition entre  Maurice Kamto, Cabral Libi et Joshua Osih peut permettre de battre le président  Biya au soir du 7 octobre prochain.
L’élection  présidentielle du  7 octobre prochain  cristallise toutes  les attentions. A près  une  première semaine de campagne  électorale importante, les  différents candidats pour la  course à Etoudi viennent  d’entamer le dernier virage. Entre stratégies et astuces, les  différents candidats  de l’opposition sont à la recherche de la potion pouvant leur  permettre de renverser  Paul Biya l’homme lion au soir du  7 octobre  prochain.
 Entre  autres s solutions miracle, le Nkaku  Policy  Institute propose la coalition des partis de l’opposition. Mieux encore  une coalition entre Maurice Kamto, Cabral Libii Lengue et  Joshua Osih.
D’après cette organisation qui vient de publier les résultats d’une enquête réalisée avec le soutien du National Endowment for Democracy(NED), un organisme qui s’intéresse aux  questions de développement en Afrique, l’union entre les candidats du Mrc, du parti de  l’Univers et du candidat du Sdf  permettra à l’opposition d’obtenir  en moyenne 40% de suffrage émis. Un score suffisamment important  pouvant inquiéter sérieusement le candidat du Rdpc, le président sortant Paul Biya totalisant 36 ans  à la tête du Cameroun.
 
En effet, ce sondage d'opinion scientifique à l'échelle nationale, portant, sur l'état de l'économie, les perceptions sur la gouvernance et le processus démocratique ainsi que les préférences des électeurs pour les 9 candidats à la présidence , a permis d’interroger 2 024 camerounais adultes dans les dix régions. Les entretiens ont été réalisés dans 54 centres urbains et 25 localités rurales du 10 au 20 septembre 2018.

Les résultats révèlent au plan politique que  Paul Biya, est profondément impopulaire après 36 ans à la tête de l’Etat. D’ailleurs il totalise seulement 29,82% des intentions de vote.  Dans ce sondage, trois candidats d'opposition sont au coude-à-coude dont Cabral Libii du parti Univers bénéficiant de 11,24 % des intentions de vote, Maurice Kamto du Mouvement de la Renaissance du Cameroun (12,65 %) et M. Joshua Osih (13,10 %) social  démocratic  front. Dans ce sondage, la plus grande surprise relève les auteurs est la pauvre performance de M. Akere Muna, bénéficiant seulement de 2,12 % des intentions de vote.
Ces derniers concluent leur sondage en conseillant  les partis d'opposition du Cameroun à se mettre ensemble. «Si les partis de l’opposition sont sérieusement intéressés à remporter  l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, une coalition est plus que nécessaire», affirme-t-ils  Ils proposent, une fusion entre M. Libii, M. Kamto et M. Osih. «Seulement deux des trois augmenterait considérablement leurs chances».
Au niveau économique, les résultats révèlent un pays en chute libre. 79,1% des Camerounais pensent que l’économie se dirige dans la mauvaise direction. Le niveau de pauvreté est alarmant. Moins de 17,65% des adultes camerounais gagnent plus de 200 000 FCFA (près de 400 dollars américains) par mois. Les Camerounais sont surtout préoccupés par l'état des infrastructures dans le pays: électricité, eau, ponts, routes, voies ferrées et ports maritimes. Aujourd'hui, 90% des Camerounais estiment que l'infrastructure routière est mauvaise ou très mauvaise.

Au niveau de la gouvernance, une grande majorité de Camerounais (82.17 %) veut que des administrateurs locaux tels que des gouverneurs soient élus par le peuple. Les Camerounais ont très peu
confiance respectivement au parlement (seuls près de 16.31 % soutiennent le travail effectué par l'assemblée nationale et 14,48% celui du sénat) ; à la cour suprême (seulement 18.15 % de soutien), au gouvernement (16.93 %) ; au conseil constitutionnel (16.40 %). La grande majorité de Camerounais (65,04%) croit que le conflit anglophone représente actuellement la plus grande menace pour la sécurité du pays et la plupart des Camerounais ne soutiennent pas la guerre menée par gouvernement dans les régions du Nord-Ouest et de Sud-ouest. Seulement près de 7,84 % de Camerounais soutiennent l'usage de la force tandis que 85,49 % croient que le dialogue ou la négociation devraient être les seules voies du salut.


Hervé Villard Njiélé
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