Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

2018: La liberté de la presse à rude épreuve

17 Janvier 2019, 21:16pm

Publié par Hervé Villard

Plusieurs journalistes ont été arrêtés et incarcérés dans le cadre de l’exercice de leur fonction en 2018.

2018: La liberté de la presse à rude épreuve
L’un des cas d’arrestation de journalistes les plus rocambolesques  et les plus médiatisés au Cameroun au courant de  cette est  celle  de Mimi Mefo  journaliste rédactrice en chef adjointe en charge du desk anglophone à télévision Equinoxe. Arrêtée et incarcérée à la prison Centrale de Douala le mercredi 7 novembre 2018, la journaliste qui exerce depuis six ans seulement a été libérée de manière spectaculaire le samedi 10 novembre 2018 de la  prise on Centrale de Douala où elle était gardée. Selon des informations sur haute instruction du chef de  l’Etat  Paul Biya qui venait de briguer un nouveau septennat à la tête du Cameroun. Les charges retenues  contre  elle  à savoir ;  Propagation de fausse nouvelle, atteinte à la  sûreté de l’Etat,(…) avaient été annulée  par le Commissaire du gouvernement le lundi 12 novembre  2018 au tribunal  militaire de Douala. Celle qui comparaissait  libre ce jour là a définitivement retrouvé la liberté. La solidarité de la presse en générale, de ses collègues du groupe La Nouvelle Expression et Equinoxe et celle du Syndicat national des  journalistes du Cameroun aura été  d’un  grand  apport dans  la  libération de  celle qui  a occupe  pendant  une  semaine la première page de tous les journaux du Cameroun.
Joseph Olinga correspondant du  quotidien privé Le messager à Bafoussam comparait libre au  Tribunal de première instance de  Bafoussam depuis le mois de  novembre 2018.
Le 03 novembre dernier,Joseph Olinga a été molesté par des gendarmes qui accompagnaient le 1er adjoint préfectoral de la Mifi, alors que le journaliste était sur le terrain pour vérifier l’effectivité de l’arrêté préfectoral fixant fermeture des débits de boisson à 21h, ce jour-là. Après quelques jours passés en cellule, Joseph Olinga a été renvoyé devant le juge pour répondre des  actes  qui lui sont reprochés. Pèsent  contre lui des charges de«rébellion et  incitation à la révolte». Renvoyée pour la première fois pour défaut de  plainte, l’affaire ministère publique  contre Joseph Olinga Ndoa, chef  d’agence  Ouest et Nord-Ouest de Le Messsager rendra certainement son verdict le 10 janvier 2018 prochain. 
Malgré les nombreuses critiques des médias qui estiment que c’est une forme de  trafic d’influence, l’affaire est  toujours  pendant devant le Tpi de  Bafoussam.
 Le cas Michel Biem Tong
Arrêté le 23 octobre dernier, le cyber journaliste et promoteur du Site Human Rights News, Michel BIEM TONG a été libéré par le tribunal militaire de Yaoundé après l’arrêt des  poursuites judiciaires contre lui.
Après avoir passé tour à tour des nuits depuis son arrestation dans les geôles du Sed et de la prison centrale de Yaoundé à Nkondengui, sa première audience a eu lieu le 5 décembre dernier à 11h et a duré 25 minutes. Ce jour Il a plaidé non coupable et a demandé qu'on lui donne du temps pour sa défense. Le procès a été reporté au 2 janvier prochain. Contre toute attente, le tribunal militaire a décidé de le libérer et d'arrêter toutes poursuites judiciaires contre lui.
En fait la  libération de  Michel Biem Tong a  été  décidé par  le Chef de l’Etat qui  ordonna  la  libération de  289 personnes arrêtées  dans  le  cadre de la crise anglophone. Les infractions retenues contre lui étaient: Usurpation de titre de Journaliste, apologie du terrorisme par les techniques informatiques, déclarations mensongères, outrage au Chef de l'état.
Les  sanctions du Cnc.
A coté des arrestations et de l’incarcération des hommes de  médias,  le  Conseil national de  la Communication a sanctionné une  bonne frange des médias et des journalistes au courant de cette  année 2018. Le  19 décembre 2018, l’organe  de régulation des médias  au Cameroun n’y est pas allé du dos de la cuillère.
Parmi les médias sanctionnés, on retrouve : Vision 4 sanctionné pour un mois, Ernest Obama et Patricia Mengue suspendu pour  un  mois, Roland Djotié de l’Economie quotidien écope également d’un mois. Plusieurs médias et journalistes ont été  suspendus et  blâmés.
 
Hervé Villard Njiélé 

 

Commenter cet article