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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Philippe Nanga (coordonnateur de l’Ong Un Monde Avenir):«Le cadre juridique des  élections au Cameroun est confictogène»

1 Février 2019, 19:28pm

Publié par Hervé Villard

Il faut  revoir  le  Code  Electoral

Il faut revoir le Code Electoral

Le rapport de la mission de supervision de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 a été rendu public ce jeudi 31 janvier 2019 par l’Ong Un Monde avenir. Ce compte rendu s’est déroulé en présence de plusieurs autres représentants des associations et des organisations de la société civile. Parmi ces derniers, on pouvait compter les responsables de la Fondation Koffi Anan, ceux de Zenu Network, de Wilf, de Article 55 et ceux de l’Ong Femme et enfants pour ne citer que ceux-ci. En marge de cette communication qui a pour objectif d’inviter les politiques, les citoyens, bref tous les acteurs du processus électoral à œuvrer pour l’amélioration du cadre juridique des élections au Cameroun, Filipe Nanga a ouvert son cœur à votre blog. Lisez attentivement.
Philippe Nanga (coordonnateur de l’Ong Un Monde Avenir):«Le cadre juridique des  élections au Cameroun est confictogène»
Un Monde Avenir vient de rendre publique le rapport de la mission d’observation du déroulement de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Qu’est ce qu’on peut retenir en effet?
On retient de manière générale que notre cadre juridique et institutionnelle demande à être revu. Ceci pour garantir des élections crédibles. Et cette révision doit être consensuelle si on veut redonner confiance aux électeurs.
De 2011 à 2018, y a-t-il selon vous eu amélioration du cadre juridique des élections au Cameroun?
Bien sur. Il y a eu des améliorations puisqu’en 2011, il n’y avait pas un Code  électoral. Depuis 2013, il y a eu des améliorations surtout du cadre juridique, même si  cela n’est pas parfait. Il y a eu amélioration en termes de capacité de gestion électorale. Il y a aussi une relative envie de participer au processus électoral du coté des populations. L’existence du juge électoral charger de régler les différents contentieux électoraux qui est le Conseil constitutionnel fait partie des avancées appréciables.
Après la publication du rapport de supervision de l’élection présidentielle de 2018, c’est quoi la suite?
Nous sommes en train de travailler pour mettre en place une coalition de l’organisation de la société civile pour le suivi du processus électoral au Cameroun. Nous sommes également en train de mettre sur pied une synergie d’acteurs impliquant, les partis politiques et l’organe en charge de la gestion du processus électoral, Elecam, afin de porter des actions de plaidoyer pour obtenir un minimum de reforme du cadre juridique électoral. En claire, nous nous organisons pour militer la révision du Code électoral. Le cadre juridique actuel est conflictogène. C’est à dire, qu’il ouvre la voie aux conflits. Si nous mêmes allons aux prochaines élections avec ce Code électoral, cela signifie que nous ouvrons la voie aux conflits dans notre pays
Qu’attendez-vous du gouvernement?
Nous attendons qu’il comprenne l’urgence de mettre sur pied un cadre consensuelle de révision du code électoral. Ceci pour favoriser le bon déroulement des élections au Cameroun. Et surtout, pour faciliter non seulement la participation massive des jeunes et des populations en général au processus électoral mais aussi, pour favoriser une transition démocratique au Cameroun.

 

Entretien mené par Hervé Villard Njiélé.
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