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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Ascension du mont Cameroun:   La crise  anglophone menace la 24 ème édition

11 Mars 2019, 20:05pm

Publié par Hervé Villard

La situation d’insécurité  ambiante  dans la  région du Nord -Ouest et  du  Sud  Ouest à l’origine de cette frayeur qui anime les amoureux de« la course  de  l’espoir » qui tiendra  sa 24ème édition le 24 février 2019 prochain.
L’ascension du mont Cameroun encore  baptisé  «course  de l’Espoir»  est entrée dans sa dernière phase préparatoire. Pendant que les athlètes des  différentes régions peaufinent les derniers entraînements, le comité  d’organisation  quant à lui est à pied œuvre pour s’assurer du bon déroulement de l’évènement. Sur le plan organisationnel, il n’y a vraiment aucune  inquiétude à se  faire.  Les  responsables de l’organisation de  cette  compétition sont au  four et au moulin. Il faut échanger  avec  les  sponsors et les partenaires, finaliser les accords, rassurer  les  athlètes  étrangers. Pour se faire,  les réunions avec les  différents partenaires impliqués dans l’organisation sont renouvelées, pour éviter tous les désagréments de dernières minutes.  
A deux jours de  l’évènement, c’est  un  branle bas total qui s’observe. Yves Désiré Ekwalla, secrétaire régionale d’athlétisme pour le Littoral et chef  de projet d’organisation de la «Course de l’espoir», n’a plus de  moment  de repos. Entre son téléphone qui n’arrête de sonner et les nombreuses réunions qu’il a avec les partenaires, il est au bord de l’implosion. Car la  pression est grande.
Les listes d’athlètes disponibles
Au niveau de la fédération camerounaise d’Athlétisme, des réunions avec  le ministère  de Sports  tutelle de  cet  évènement s’intensifient. On  veut s’assurer  que  cet évènement de souveraineté connaîtra un succès parfait. Parlant de la  direction  technique  de  cette  fédération, le gros du  travail a été fait depuis  des  jours. Michel Nkolo le directeur technique national a déjà rendu public la liste  des athlètes devant prendre part à cette compétition de même  que  celui des  officiels.. Cette commission  n’attend plus que la date du 23 février au soir pour distribuer les kits  et  matériel  de  course aux différents  athlètes engagés dans cette compétition.
Sur le plan médical, toutes les mesures sont prises pour que  tout  marche bien. «On a voulu éviter les retards comme ce fut le cas l’année  dernière. Les  visites  médicales ont déjà le et s’achèveront le 23 février  apprend-on.
Insécurité
 Si tout semble  marcher  comme sur des roulettes pour le Comité d’organisation au four et au moulin depuis la clôture de la 23èmeédition de cette  compétition,   c’est du coté de la région du Sud-ouest qui abrite l’évènement, que nait l’inquiétude. Avec  la  situation d’insécurité  ambiante là-bas des  gens craignent que les sécessionnistes ne profitent de cet évènement pour semer le chaos. Surtout que  les nouvelles en provenance  de ces régions  frondeuses  ne  sont pas  encourageantes.  Bavures militaires  par ci, assassinat des soldats par là, incendie des  écoles, incendie des  hôpitaux, les amoureux de cette course ont  peur pour leur vie.  Ils ne sont autant motivés  pour assister à ce  rendez-vous  sportif comme ce  fut le cas  par  le passé. «On a peur d’aller à Buea. Avec les sécessionnistes  qui tuent les militaires et les gendarmes de ce coté tous les jours, on a peur  qu’ils viennent se venger sur nous », déclare Alain fan de cette  compétition. Pour  un  autre adepte de cette course, il faut surseoir à cette compétition parce  que les gens  seront exposés au danger pendant cette  course. «On tue les  gens dans la région du Sud-ouest  tous les jours. Cette situation ne donne pas  envie d’y aller. J’ai peur d’être dans la gueule du loup à Buea», fait savoir  Roland Tchamo
Malgré la situation sécuritaire inquiétante, le comité  d’organisation est plutôt serein. Et pense que l’évènement va plutôt bien se dérouler. Car beaucoup d’annonceurs ont accepté accompagné cette 23ème édition de la course de l’espoir. « Plusieurs annonceurs nous  accompagnent  cette  année. Je peux citer la Sabc, Tradex, la Cnps,le Crédit  foncier. L’année dernière c’était le contraire », déclare Yves désiré Ekwala, serein. Selon   Charles  Kouoh Kotte le  secrétaire générale à la  fédération  camerounaise  d’athlétisme qui rassure.iln’ya  pas  de soucis à se faire au niveau sécuritaire. « la  fête  sera  belle. Des  mesures  sécuritaires ont été prises pour assurer la  sécurité de  tous  ceux  qui prendront part à cet évènement. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter», affirme-t-il serein.
 D’après Yves  Desiré  Ekwalla  le chef  de projet d’organisation de la «Course de l’espoir», les populations du Sud-ouest et de la ville de Buea en général gagneraient à protéger cet évènement Car, elles sont les principales  bénéficiaires. «Le nombre d’hôtels qu’il y a à Buea aujourd’hui grâce à  la course du mont Cameroun rivalise avec d’autres grande ville du pays. Qu’était la ville de Buea avant l’avènement du mont Cameroun. Ce sont les populations qui profitent de cet évènement. La course de l’espoir est plus qu’une fête nationale  dans cette partie  du pays», explique-t-il. Avant d’inviter massivement les populations à cette  grande fête nationale.
Innovations
Sur le plan technique et pratique, toutes les régions sont déjà prêtes et  n’attendent que  le  coup d’envoie. Les tests de sélections ont déjà eu lieu et les  athlètes ne font que des derniers rodages en attendant le 24 février prochain pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Au chapitre  des innovations, la cagnotte  chez  les  seniors a été maintenue.  A savoir 10 millions pour le vainqueur, 7 millions  pour  le  second et  ciq  millions pour le 3ème. L’organisation a décidé  de primer le vainqueur de chaque étape. Ainsi  tous  ceux  qui a atteindront  les trois refuges en premier recevront un prix. Pour lutter contre la fraude, des  puces  ont été placés  dans  les dossards des coureurs pour contrôler la  course.
Hervé  Villard Njiélé
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