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Le blog de Hervé Villard Njiélé

J.O 2012 : Douche froide pour les poulains d’Enow Ngatchou

26 Juillet 2012, 12:19pm

Publié par Hervé Villard

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J.O  2012

Douche froide pour les poulains d’Enow Ngatchou

 

Les lionnes Indomptables du Cameroun ont été sévèrement battues par l’équipe féminine du Brésil (0-5) lors de la première rencontre du 1er tour des jeux olympiques de Londres 2012.

 

Déception. C’est le sentiment éprouvé par tous les camerounais qui ont regardé le match Cameroun brésil via leur petit écran hier soir. Galvanisés par le palmarès de l’équipe nationale féminin de football réalisés depuis trois années sur le continent africain, ces derniers s’attendaient à une brillante prestation des championnes d’Afrique. Mais seulement ils ont été déçus en regardant toute la rencontre. Car, les poulains d’Enow Ngatchou n’ont pas développé le jeu qu’on leurs connait. Ils ont passé toute la rencontre à courir après le ballon sans toutefois inquiéter l’adversaire qui, il faut le dire n’était pas des moindres. En dehors des trois premières minutes durant lesquelles les lionnes ont donne envie de faire le jeu. Ces dernières ont sombré durant tout le reste de la rencontre en enregistrant au passage une sévère déculottée à la brésilienne de zéro but contre cinq.

Dès la 7ème minute, l’équipe brésilienne très engagée dans la partie inscrit son premier but de la rencontre. Sur une balle perdue dans leur camps par les camerounais, ces derniers relance très rapidement et procède par un contre attaque. Suite à une faute à l’entrée de la surface de réparation qui donne lieu à un coup franc en faveur du Brésil, Francielle, la joueuse de la seleçao d’un plat de pied trompe Ngon Ndom le portier camerounais et met le cuir au fond des filets. Quelques minutes plus tard, les brésiliens virevoltants, dominateurs et surtout maitre du ballon double la marque. Sur un corner bien centré par Marta le capitaine de l’équipe du Brésil, Renata venu créer le surnombre dans la surface de réparation camerounais, dévie le cuir au fond des filets, d’un coup de tête magnifique (10ème). Le brésil mène alors par deux buts à zéro.

Bléssés dans leur âme, les poulains d’Enow Ngatchou vont tenter de refaire le jeu. Mais, ils vont butter sur la robustesse et expérimentée équipe brésilienne, suffisamment préparée pour cette rencontre. Les camerounaises vont pareillement briller part leur jeux fébriles et décousus. Ces dernières vont étaler au grand jour, leur inexpérience et surtout leur amateurisme. Ils vont confondre vitesse et précipitation et vont par conséquent vendanger les maigres occasions de but qu’ils vont se créer. On va noter en passant la mauvaise réception des balles et un jeu vers l’avant précipité. Une tactique qui ne sera pas profitable. Car, c’est sur ce score de deux buts à zéro que l’arbitre va mettre fin à la rencontre.

A la reprise, la physionomie de la rencontre reste la même. Bebey (10) Eyango(7) Jeannette yango(16) assiègent le camp brésilien pour réduire la marque. La camerounaise jouent un peu plus haut Mais pêche par la mauvaise passe. Des ballons sont parfois dégagés à l’emporte pièce. Pendant près de vingt minutes, elles vont neutraliser l’équipe brésilienne et tenter de lui imposer son jeu. Mais, ce sera sans compter sur le coaching et l’expérience de leur adversaire. Procédant par contre attaque, elles vont pousser l’équipe du Cameroun à la faute et bénéficier d’un pénalty à la 73ème minute. Marta, capitaine de l’équipe du brésil sans hésiter battre le portier camerounais pour le trois zéro. Avec ce but, le Cameroun va craquer et va chercher à réduire la marque. Mais elle va s’exposer en le faisant. Et va encaisser les deux autres buts suite à de très belles actions de jeu brésiliennes Christiane (79ème ) et Marta (88ème). Les différentes prouesses Ngo Ndong vont permettre aux Lionnes indomptables de limiter les dégats. Ngono Mani , Onguene Feudjio trop attendu dans cette rencontre n’ont presque rien prouvé. Elles devront attendre la seconde rencontre contre la Nouvelle zélande pour sauver les meubles. Quant aux autres rencontres, L’Angleterre a battu la nouvelle zélande par un but à zéro. Le Cameroun est donc dernier de sa poule.

 


Hervé Villard Njiélé

 

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Opération épervier : Zacchaeus Forjindam sollicite l’arbitrage de Paul Biya

25 Juillet 2012, 19:34pm

Publié par Hervé Villard

 

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Zacchaeus Forjindam sollicite l’arbitrage de Paul Biya

 

 Dans une mise au point rédigée par le  conseil de Zacchaeus Forjindam, condamné à vie par le tribunal de grande instance du Wouri le  vendredi 20 juillet 2012, l’Ex Dg du chantier Naval et industriel du Cameroun accuse Antoine Bikoro Alo’o d’être le principal responsable de ses déboires.

 

« Est-ce que  les dirigeants des sociétés publiques et parapubliques, des ministres, des responsables  à tous les niveaux dans notre société peuvent-ils s’estimer en sécurité juridique quand on se rend compte que  les conclusions des auditeurs statutaires (commissaire aux comptes, auditeurs internes) ainsi que celle  de l’organe supérieure de contrôle  c'est-à-dire le Consupe peuvent être jeté dans la poubelle au profit des conclusions d’un auditeur illégal et privé ? L’article 3 du décrèt97/048 du 5 mars 1997 relatif aux missions  mobiles du Consupe stipule que les auditeurs du conseil supérieur de l’Etat tiennent compte des rapports  des commissaires aux comptes, et de ceux de tous les autres organes de contrôle interne ou externe  des entreprises publiques. Après leur audit, il n y a pas un autre audit supérieur  pour une société comme le chantier naval et industriel du Cameroun. Quelle image la justice veut-elle donner de notre pays ? Que  les conclusions des audits des inspecteurs du contrôle supérieure de l’Etat relevant de la présidence  de la république du Cameroun sont inférieures aux conclusions  d’un auditeur privé  et illégal, effectué par un chef de section dans une société parapublique ? Peut-on laisser qu’un Dga instrumentalise la justice parce qu’il lorgne le poste de DG ? Le président de la république  devrait se pencher sur ce dossier qui  est plus semblable à une  persécution qu’à autre chose. »

Ces phrases sont un extrait d’une  mise au point faite par les avocats de monsieur Forjindam à propos de l’affaire de détournement  en coaction d’un montant de 206.666.111 fcfa  et pour laquelle il vient d’être condamné à vie  de même que Ngwan Jean Simon directeur financier du Cnic. Au moment des faits.

Dans cette mise au point qui revient sur les contours de cette affaire, il est mentionné que c’est depuis la nomination de Antoine Bikoro Alo’o comme Dg adjoint au chantier naval et industriel du Cameroun en fin d’année 2007 que tout commence. Cinq mois  seulement après sa prise de service c'est-à-dire  le 7 mai 2008  plus précisément Forjindam est  débarqué et incarcéré à la prison de New-Bell. Et, le même jour, Bikoro est nommé directeur général par intérim. Sept mois après son départ  du chantier naval, Le Dg par intérim a saisi le procureur de la république d’une plainte  contre Forjindam et trois de ses anciens collaborateurs pour détournement de 206 699 290 fcfa  représentants les frais de paiement de fournisseurs sans pièces justificatives. En effet, dans sa dénonciation selon le document, Bikoro Alo’o a prétendu qu’au cours d’un contrôle de routine  réalisé  tout seul par Atouga Edene, chef de section trésorerie à la comptabilité du Cnic  et sur ses propres instructions, 12 chèques représentant des paiements sans pièces justificatives ont été découverts. D’après Atouga  Endene, la mission à lui confiée par Bikoro était sécrète. C’est pourquoi,  il n a pas posé la moindre question sur la disponibilité des justificatifs ni à son chef de service directe Ndoumbe jean Lebon ni à son directeur financier Jean Simon Ngwan. Tous deux  en poste lors de son audit.


Au vu du rapport rappelle le dit document, Bikoro n’a fait aucune demande d’explication verbale ni écrite à son collaborateur directe jean Ngwan Simon le directeur financier du Cnic, mis en cause dans le rapport. Celui-ci n’a non plus jugé utile de saisir le commissaire aux compte du Price Water House Coopers pour savoir sur quelle base  les compte de 2003 et 2004 avait été certifié. Celui-ci n’a non plus consulté ni le conseil d’administration, ni le commissaire aux comptes. Mais, a saisi le procureur de la république pour dénonciation  tout en violant les règles de l’Ohada et la loi 99/016 du 22 décembre 1999 portant statut général des établissements publics et entreprises publiques et parapubliques. Selon la  loi suscitée,  la saisine du procureur de la république des actes délictueux est encadrée par les règles strictes pour éviter que les directeurs généraux adjoints en abusent pour éliminer leurs patrons titulaires des postes, profitant de leurs accointances  leurs relations  dans les milieux judiciaires et policières.

D’après l’article 716 de l’acte uniforme Ohada, il revient aux commissaires aux Comptes de la société de faire des révélations au procureur de la république des actes délictueux qu’il  aurait trouvé dans le cadre de son audit normal.  Une chose que Bikoro Alo’o a ignoré.  D’après les proches  de Forjindam,  le Dg par intérim du chantier naval l’a fait à dessein. Car, il voulait éloigner Forjindam du Cnic et occuper le poste de Dg. Ce qui lui a réussit Car le Dg s’en sort avec une condamnation à vie de cette affaire.


Revenant sur  le procès qui se termine par sa condamnation, le document révèle que la culpabilité de Forjindam n’a été démontrée nulle part pendant les débats. Il déclare que le Tgi s’est uniquement fondé sur les déclarations de Bikoro et d’Atouga pour condamner l’ex Dg du Cnic et ’ex directeur financier de cette entreprise.  Tout en relevant l’état catastrophique de la gestion au Cnic qui a perdu plus des trois quarts de son capital de 2008  et de ses employés. Passant ainsi de 40.milliards de chiffre d’affaire  à  6 milliards de nos jours et de 2700 employés à 700 de nos jours, Zacchaeus Forjindam sollicite l’intervention du chef de l’Etat non seulement pour le rétablir dans ses droits mais aussi sauver une société nationale en voie de disparition.


Hervé Villard Njiélé.

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Affaire Ngamo Hamani : La torture par le temps continue

24 Juillet 2012, 22:15pm

Publié par Hervé Villard

Affaire Ngamo Hamani

 

La torture par le temps continue

 

L’affaire enrôlée au près du tribunal de grande instance de Bonanjo hier, a été renvoyée au 26 juillet 2012.

 

 Moins de cinq minutes.  C’est le temps qu’aura durée l’affaire  Camair contre Ngamo Hamani, enrôlée au tribunal de grande instance de Bonanjo hier. Renvoyée comme le précise l’ordonnance de renvoie du vendredi 20 juillet 2012 , pour la suite des débats, c’est à 18h02 minutes plus précisément que l’affaire prévue ce jour  aux environs de 12h a été ouverte. Mais seulement, celle-ci n’a durée que le temps de son renvoie.  Madame Kuate, l’un  des  juges de la collégialité qui est arrivée seule à l’audience,  a déclaré que les  autres membres de la collégialité n’étaient pas disponibles. «Les autres membres de la collégialité ne sont pas présents.  L’un des juges ne se sent pas bien. L’affaire  est renvoyée au 26 juillet à 12h.» A  déclaré madame Kuaté  avant de clore  l’audience. 

L’attitude du tribunal de grande instance de Bonanjo n’a pas laissé indifférents les proches de Ngamo Hamani qui ont investi le tribunal depuis 10h hier. «Ce n’est pas facile de venir attendre au tribunal pendant longtemps pour qu’on renvoie l’affaire sans rien dire. Je suis au tribunal depuis 10h. Est ce que les juges savent que c’est compliqué pour nous » Déclare l’un d’entre eux courroucé.  Et une autre de rajouter « C’est plus facile pour eux de jouer ce jeux par ce que ce n’est pas eux qui sont au tribunal ».

M. Ngamo qui était présent au tribunal depuis  la matinée d’hier,  est resté serein de même que son avocat Me Happy.  Sans faire de commentaire, ils se  sont promis de revenir à la barre le 26 juillet  2012 pour produire la suite de leur défense comme l’a décidé le juge.

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Affaire Ministère des finances contre jean Louis Edou et Cie

24 Juillet 2012, 22:11pm

Publié par Hervé Villard

Affaire Ministère des finances contre jean Louis Edou et Cie

 

Le juge du tribunal de grande instance de Bonanjo proroge le délibéré

 

Prévue pour hier mardi 24 juillet 2012, le délibéré de  l’affaire Ministère des Finances contre Jean Louis Edou et Cie, a été renvoyée au 7 août  20102à 12h

 

Jean Louis Edou,  Ex trésorier payeur général de Douala et James Fru Sallah,  qui croyaient  être fixés sur leur destin, en se rendant au tribunal de grande instance de Bonanjo hier, devront encore attendre quelques jours.  Tous deux présents au tribunal hier mardi 24 juillet 2012, ils ont presque’été déçus. Car, leur affaire a été renvoyée au 7 août 2012 prochain. Le  président Fogaing, le seul des juges de la collégialité présent à l’audience hier a aussitôt renvoyé l’affaire après l’avoir ouverte.  Aucune raison particulière n’a été donnée par rapport à ce renvoie. Le juge   tout simplement déclaré que «le délibéré a été prorogé au  7 août 2012.» Selon Me Odette Weguele, l’un des membres du collège d’avocats du ministère des finances dans cette affaire qui s’est refusé à tout commentaire par rapport à ce renvoie,  « le  collège des juges n’était pas complète. C’est certainement ce qui justifie le renvoi » déclare-t-elle. Les avocats de la défense étaient tous présents. Ils se sont tous, contentés de la nouvelle du renvoie sans mot dire. Ces derniers ont d’ailleurs passé la majeur partie de l’après midi à discuter avec leur client après l’audience.

A titre de rappel, il faut dire que Jean Louis Edou et James Fru Sallah tous employés au Ministère des Finances au moment des faits sont poursuivis pour détournement d’un montant de 4 milliards de francs Cfa au trésor public. Arrêté et incarcérés à la prison centrale de New-bell, ceux-ci attendent depuis que le tribunal se prononce  sur leur sors.  Mais seulement, ils devront encore attendre. Car, le délibéré sera donné le 7 août prochain.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Opération épervier : Zacchaeus Forjindam condamné à vie

22 Juillet 2012, 22:01pm

Publié par Hervé Villard

 

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Zacchaeus Forjindam condamné à vie

Les avocats de l’ancien DG du Chantier naval entendent se pourvoir en cassation.

 

Procès politique ou cabale judiciaire ?  C’est la question que se sont posés tous ceux qui ont assisté au délibéré  de l’affaire Chantier Industriel du Cameroun contre Zacchaeus Mungwe Forjindam et Ngouan Jean Simon.    Ayant suivi les débats qu’il y a eu autour de cette affaire et surtout toutes  les plaidoiries, ces derniers ont été surpris par la décision finale du tribunal de grande instance de Bonanjo qui siégeait en matière criminelle spéciale ce 20 juillet 2012. Prenant la parole en dernier ressort, le juge de la collégialité dans le verdict qu’il a rendu a condamné à vie Zaccahaeus Forjindam et Ngouan Jean Simon. Tous deux accusés de détournement de denier public au chantier Naval et industriel du Cameroun. Les avocats de M. Forjindam et de Nguoun Jean Simon, Mes Baombé, Alain Nguini et Djoubairou eux aussi ont été surpris par cette  décision du juge qui,  selon eux était surréaliste. «La sanction contre M. Forjindam a été très dure. On dit une chose et les juges écrivent une autre. J’ai eu l’impression lors du délibéré qu’il ne s’agissait plus de la même affaire. » A déclaré l’avocat scandalisé. Zacchaeus Forjindam déjà condamné à 15 ans de prison pars la cours d’appel du littoral le 18 juillet 2012, Ngouan Jean Simon son acolyte étaient dépaysés. Ils ne savaient plus à quel saint se vouer puisque, le ciel venait de s’abattre sur eux.  Les proches et les membres de la famille venus nombreux soutenir leurs frères  ont tous été déçus.  C’est  à peine qu’ils quittaient le tribunal car, la sentence était très dure pour eux.  «Je vous ai dit que ce procès est un procès politique. Ce n’est pas un procès juridique ici. On a montré où que Forjindam a détourné ? On juge une affaire ici, on ne nous donne aucune preuve de détournement. Mais, on le condamne à vie. Ce n’est pas normal ça. » Déclare avec regret Me Fumum, un proche de l’ex Dg du chantier naval.

La décision du juge du tribunal de grande instance de Bonanjo n’a pas arrangé les affaires des avocats de Forjindam qui croyaient suffisamment avoir défendu leur client pour obtenir son acquittement. Ces derniers n’entendent  pas s’arrêter là. Ils vont se pourvoir en cassation pour que justice soit rendue. «La décision du juge du tribunal de grande instance a été rendue en premier et en dernier ressors. Avec la nouvelle loi sur le tribunal criminel spécial, on ne peut plus interjeter appel. Nous allons pourvoir en cassation » déclare Me Baombe joint au téléphone par www.hervevillard.over-blog.com.

A titre de rappel, Zacchaeus Forjindam et Ngouan Jean Simon qui viennent d’être  condamnés à vie par le Tpg de Bonanjo étaient accusés de détournement de fond public au Chantier Naval via 12 chèques frauduleux donc le montant a  été évalué à près de 206 millions de fcfa.

Hervé Villard Njiélé

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Opération épervier :La méthode plombe le procès

19 Juillet 2012, 22:22pm

Publié par Hervé Villard

 

Ngamo HamaniOpération épervier

 

La méthode plombe le procès

 

Le ministère public n’a pas  approuvé  la méthodologie de défense  que voulait utiliser  les avocats de Ngamo Hamani, pour assurer la défense de leur client. C’était  lors de l’audience qui s’est tenue au tribunal de grande instance de Bonanjo le 18 juillet 2012.

 

 «Il est bon que chacun procède au vérification. Pas seulement pour le Cas de Ngamo hamani, car,  le problème ici est juridique. Nous allons nous même chercher les documents, nous allons contacter les organismes internationaux des droits de l’homme pour savoir ce qu’il y a lieu de faire. Nous règlerons d’abord ce problème juridique avant d’attaquer les problèmes pratiques. L’audience est suspendue et sera reprise vendredi prochain à 12h.»

C’est par cette déclaration pleine de sens  que le juge de la collégiale  a mis fin à une  discussion houleuse et  qui s’annonçait interminable,  entre les avocats de Ngamo Hamani et le ministère public, le 18 juillet 2012, au tribunal de grande instance de Bonanjo.  La discussion dont il est question, est née de la méthodologie de la présentation de la défense de Ngamo Hamani.

 

En effet, appelé à présenter sa défense ce jour, comme le stipule l’ordonnance de renvoi de la dernière audience. Le ministère public n’a pas approuvé la méthode choisie par Mes happy et Kadji qui assurent la défense de l’Ex-Dg de la Camair. 

Pendant l’audience, les avocats de Ngamo ont préféré de faire  citer les témoins  avant d’interroger  l’ex Dg de la Camair après. Ce que le ministère public a contesté. Pour le ministère public, M. Ngamo  Hamani devait citer en premier au tribunal  pour assurer sa propre défense avant que ses témoins  ne viennent confirmer ou infirmer  ses propos à travers  leurs différents  témoignages.

«Nous jugeons des cas dans ce tribunal tous les jours et c’est toujours comme ça que l’on procède. Ce  n’est pas le cas de monsieur Ngamo qui va déroger à cette règle. Il faut qu’on applique l’article 366 du code de procédure pénale » a déclaré d’une manière énergique le ministère public.   Argument objecté par  Me Kadji qui ne comprend pas  l’attitude du ministère public. Selon elle,  il veut organiser la défense d’un accusé, ce qu’elle ne trouve pas normale. «C’est de la folie ça ! Le ministère public n’a pas le droit d’organiser la défense d’un accusé. La défense organise toujours sa défense comme elle entend. » Affirme-t-elle avec rage.  La discussion allant dans tous les sens, puisque, chacune des parties cherchaient à se faire entendre et se faire comprendre, le juge de la collégialité va suspendre l’audience pour trente minutes. Question de calmer les esprits et de ramener la sérénité.

A la reprise, la discussion sur la méthode de présentation de la défense de M. Ngamo sera plus houleuse. Le ministère public qui tient absolument à ce que M. Ngamo cite en premier devant le tribunal va, évoquer l’article 365 du code  du tribunal  criminel spécial, pour amener les avocats de la défense à s’exécuter. Mais,   ils vont lui rappeler que le code  du tribunal criminel spécial n’est valable que pour les détournements d’un  montant inférieur ou égal à  50.000.000. Ce qui n’est pas dans ce procès. «On ne peut pas demander  à la chambre criminelle d’appliquer les testes du tribunal criminel spéciale que nous ne sommes pas. En plus, nous sommes dans une période de transition » déclare Me kadji. Pour Me Happy, scandaliser par cette attitude du ministère publique, le droit de l’accusé est sacré. «Je n’ai vu ça nulle part ! Qu’on s’introduise dans la défense pour organiser l’ordre de passage de ses témoins, c’est insolite ça. » Laisse-t-il entendre. Compte tenu de cet embrouillamini, le juge pour permetre aux différentes parties de retrouver le manuel qui indique la procédure de présentation de la défense de l’accusé, l’affaire a été renvoyée à ce jour.

Il faut signaler en passant que le chef supérieur  du village Bana, sa majesté sinkam Happi IV, et certains de ses notables, étaient présents à cette audience pour soutenir leur fils Ngamo Hamani.

 

 A titre de rappel, six chefs d’accusations au total avaient été retenus contre celui qui clame son innocence depuis le déclenchement de cette affaire. Il s’agit du détournement des fonds allouer à la Camair par la caisse de stabilisation des hydrocarbures (csph) et la société nationale des hydrocarbures (Snh) et les frais de location du 747 de Logistic air , le détournement de la somme de 84.240.994.054 FCFA représentant l’ensemble des subventions que l’Etat  du Cameroun a versé à la Camair pendant la période de liquidation, la cession de plusieurs immeubles de la Camair aux particuliers, le détournement des fonds   d’un montant de près de 165.000.000,  issu du  contrat qui liait la Camair à l’entreprise Star jet, une entreprise qui faisait dans la location des avions ,Et le détournement d’un montant de 1.515.018.472 fcfa  représentant les dépenses aéronautiques pour le compte de la Air Leasing une compagnie qui fait dans les locations des avions.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Opération épervier : Les avocats de Forjindam Interjettent appel

19 Juillet 2012, 22:04pm

Publié par Hervé Villard

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 Opération épervier

Les avocats de Forjindam Interjettent appel

 

Pas du tout satisfait de la décision du juge de la cours d’appel qui a infligé une sanction de 15ans d’emprisonnement ferme à leur client, ces derniers entendent poursuivre l’affaire à la cour suprême.

 

«Sur la base des faits actuels, la cours a déclaré Forjindam  non coupable sur une bonne partie des  faits  qui lui sont reprochés et a reconnu sa culpabilité sur d’autres. Cela ne nous a pas semblé logique. En plus la cour d’appel du littoral à lever la confiscation sur certains de ses biens  mais malheureusement, a retenu la confiscation des autres biens. Alors que l’accusation n’a pas montré la moindre preuve  de ce que, les biens confisqués sont le fait du détournement ou le produit des détournements. La cour a fait un peu dans la légèreté parce que les conditions exigées par l’article 35 du code de procédure pénale (Cp) n’ont pas été respectées. La cour a condamné notre client à 15ans d’emprisonnement ferme et cela ne nous emble pas justifié. L’intérêt civil a été substantiellement réduit mais, la condamnation sur le plan pénal  a été revue à la hausse, ce qui ne nous semble pas logique. Sur la base des faits actuels, nous ne resterons pas les bras croisés.

 Face à cette situation d’insatisfaction, nous allons pouvoir en cassation et dès aujourd’hui nous allons saisir la cour suprême. La philosophie qui guide le processus pénal c’est que, au fur et à mesure que nous avançons, passant de l’instance à l’appel et de l’appel à la cour suprême, on a à faire à des magistrats plus avisés plus matures et qui sont à même de rendre justice. Nous considérons que l’aggravation de la peine à la cour d’appel est quelque chose de passager. Et que, au niveau de la cour suprême, monsieur Forjindam sera entièrement blanchit »

 Cette déclaration est de Me Baombé l’un des avocats du collège des avocats qui assurent la défense de Zacchaeus Moungwe Forjindam, Ex dg du chantier naval. Accusé de détournement en coaction de 878 millions FCFA courant 2004 et 2007,  il a été condamné à  15ans d’emprisonnement ferme par le juge de la cour d’appel du littoral. En plus de cette peine, d’emprisonnement ferme,  celui –ci est également condamné au paiement de la somme 470.831.803 FCFA, valable pour le préjudice matériel causé et à s’acquitter d’un dépens qui s’élève à 13.673.409 fcfa.  Juste une partie de ses biens confisqués au moment du déclenchent de la procédure judiciaire ont été libérés. Les autres ayant été saisis. 

La décision du juge de la cours d’appel n’arrange pas les affaires des avocats de M. Forjindam qui, continuent à crier à qui veut les entendre que, leur client est innocent et qu’il doit être acquitté. Pour eux,  justice n’a pas été rendue. Surtout que, quand, ils essaient de comparer le nombre de charges retenues contre leur client et la peine infligée, c’est  disproportionné. «On ne peut pas comprendre comment les charges diminueent au lieu que la peine suit la même courbe, la peine est plutôt revue à la hausse.  Ce n’est pas logique. » Déclare déçu l’un d’entre eux.

 Ces derniers veulent à tout prix que justice soit rendu et de manière équitable. C’est pourquoi, ils entendent saisir la cour suprême, pour qu’elle tranche définitivement  cette affaire pour laquelle, leur client est emprisonné  depuis près de quatre années déjà. 

 Il faut noter que, bien avant la cour d’appel, l’affaire en question était jugée au tribunal de grande instance de Bonanjo. Et le verdict de cette juridiction condamnait Forjindam à 12 ans d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende qui s’élevait à environ 844 millions de fcfa. Tous ses avoirs étaient également saisis. Cette  décision qui n’avait pas arrangée  les avocats de l’Ex-Dg du Cnic qui avait fait appel. C’est donc pour une deuxième fois et pour la même affaire que ces derniers interjettent appel à nouveau. Mais cette fois ci, c’est à la cours suprême qu’échoie le pouvoir de trancher.

L’ex-Dg du Cnic  qui avait une autre affaire en cours  au tribunal de grande instance de Bonanjo hier, ne s’y est pas rendu. Pour cette autre affaire qui porte sur 12 chèques frauduleux et pour laquelle il est accusé de détournement en coaction de près de  206millions, les juges et les avocats l’ont attendu en vain. Surtout que l’affaire était en délibérée.  Ses avocats n’ont pas pu justifier son absence. Ils ont déclaré qu’ils ne savaient pourquoi  Forjindam s’est absenté.  Le délibéré a été renvoyé à ce jour à 9h au Tpg.

 

Herve Villard Njiélé

 

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Incendie au marché Congo: Le film de l'évènement en image

18 Juillet 2012, 22:54pm

Publié par Hervé Villard

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Affaire chantier naval contre Forjindam : Le Dg par intérim du chantier naval traité de menteur devant la barre

18 Juillet 2012, 22:46pm

Publié par Hervé Villard

 Affaire chantier naval contre Forjindam

Antoine-Bikoro

Le Dg par intérim du chantier naval traité de menteur devant la barre

 

Pendant qu’il citait comme convenu à l’audience  criminelle spéciale qui se déroulait  au tribunal de grande instance de Bonanjo le 16 juillet 2012,   tous ses propos ont été taxés de pure mensonge pas les accusés.

 

 

C’est un Bikoro peut détendu que l’on a observé au tribunal de grande instance de Bonanjo le 16 juillet 2012. Invité à citer par les juges de la collégialité qui voulaient être éclairé sur l’affaire qui oppose  le  Chantier naval à Zacchaeus  Forjindam et dame Masssot et qui porte sur le détournement de matériaux au chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic), le Dg adjoint du Cnic a bel et  bien déféré à la convocation des juges. Arrivé quelques minutes avant le procès, il n’a presque pas eu  le temps d’échanger avec les avocats du chantier naval constitués partie civile dans cette affaire.

 Dès le début du procès, il est invité par le juge de la collégialité à rejoindre le box des témoins. Après  avoir rempli les formalités d’usage (présentation et sermon), il est invité à répondre aux questions des juges curieux de savoir exactement ce qui s’est passé le  4 février 2008, jour où le camion de matériaux a été aperçu à la guérite du chantier naval. Répondant à cette question, celui-ci déclare qu’il a été alerté par un vigile qui était à la guérite  au moment où les faits se déroulaient. « Suite à ma nomination au poste de Dga au Cnic, j’avais pour mission de veiller  à la sauvegarde du patrimoine physique et morale de l’entreprise. Le 4 février 2008, raconte-t-il, c’est le vigile qui me signale un fait anodin. Il y avait un camion de matériaux qui était sorti de la 1ère guérite et, il y avait des disputes entre les vigiles pour les formalités de sortie.  C’est alors que Je me déporte sur les lieux et  le chauffeur me déclare  qu’on l’a appelé pour conduire les matériaux au  chantier du Darh à Maképé.  Et, qu’il n’a pas encore reçu les papiers de sortie. C’est alors  que, je lui demande de venir écrire ça au bureau. Je convoque sa hiérarchie qui me rassure qu’elle a récu des ordres de leur chef  pour transporter les matériaux au chantier de madame Massot à Makepe. Je bloque le camion et pendant que je fais les investigations, on me signale que ce n’était pas la première fois que cela se produisait. Et que, des employés étaient également affectés au chantier de dame Massot et qu’ils étaient payés par le Cnic. C’est alors que j’ai fait une dénonciation à la police judiciaire et que l’enquête a été ouverte » narre Bikoro Alo’o. Avant d’ajoutée dans la suite des réponses  qu’il a informé sa hiérarchie,  et que le conseil d’administration était également au courant de l’enquête qu’il avait engagé dans la suite des réponses aux juges.

 

Dans la suite de ses déclarations il déclare que les relations  sont devenues tendues dès la dénonciation de  cette affaire au Dg. «C‘est après le départ du Dg que j’ai eu la main libre et que j’ai mis des organisations et des procédures sur pied. Pendant mon mois d’imprégnation, le Dg  ne m’a pas facilité les choses. Après ma nomination, on m’a casé dans  un  petit bureau. C’est à peine si on ne se couchait pas sur la table. Par la suite, il médit de moi. Qu’il se souvienne qu’il m’a appelé un lundi pour me demander des excuses et a voulu que l’on se réconcilie. Forjindam a déclaré que c’est moi qui ai organisé l’audit qui lui créé des problèmes. J’étais suivi dans mes déplacements » accuse-t-il.

La question portant sur  un éventuel complot qu’il aurait fait  contre ses collègues,   a été immédiatement  balayée du revers de la main par celui-là qui préside aux destinées du Cnic aujourd’hui. «Pourquoi un complot ? Pour prendre leur place, Je l’inscris en faux contre cette déclaration.» a répondu  Bikoro Alo’o. Avant de poursuivre qu’il ne savait pas qu’il y avait des temporaires chez dame Massot.   Il a du moins reconnu  le travail abattu par Forjindam dans ces déclarations. «En 2004 tout allait bien. C’est à partir de 2007 que les choses ont commencé à mal aller. ». A ajouté celui-ci.

Juste après son interrogatoire qui a duré près de 1h30, Bikoro Alo’o a refusé de répondre aux questions des avocats de la défense qui, brûlaient  d’envie l’interroger. Une chose qu’ils n’ont pas supportée. « Comment saurons-nous la vérité puisque  le juge n’a pas voulu qu’on interroge Bikoro. Il est venu  faire son one  man show et il est parti. » Déclare un avocat courroucé.

Pendant leur intervention, Zacchaeus Forjindam et dame Massot  ont  déclaré que Bikoro était un menteur. «Tout ce que Bikoro a dit ce n’est qu’un tissu de mensonge. Il a menti sur toute la ligne » a déclaré dame Massout.  Henri Sylvain Ekoka, l’autre témoin du tribunal qui a également cité  hier a déclaré qu’il a entendu les rumeurs autour du vol du matériel au Cnic  comme tout le monde et qu’il n’a rien vérifié. Il a également déclaré qu’il n’avait jamais découvert d’anomalie dans les demandes d’approvisionnement. L‘affaire a été renvoyée au 26 juillet 2012 pour réquisition du ministère public et plaidoiries.

 

 Hervé Villard Njiélé

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Opération épervier : Zacchaeus Moungwe Forjindam condamné à 15 ans d'emprisonnement

18 Juillet 2012, 22:03pm

Publié par Hervé Villard

 

forjindam 2Opération épervier

 

 

15ans d’emprisonnement pour Zacchaeus Moungwe Forjindam

 


Le verdict a été rendu hier aux environs de 18h30 par le juge de la cour d’appel du littoral.


C’est une ambiance de cimetière qui a régné au sein de la cour d’appel du littoral hier, après le verdict final de l’affaire qui opposait Zacchaeus Forjindam et compagnie au chantier naval et industriel du Cameroun.  Dans un ensemble veste de couleur bleu, l’ex dg du Cnic qui était pourtant  serein et jovial au début de la première phase du délibéré hier matin, a  presque perdu le goût de vivre. Presque aphone après le verdict, il avait  la mine renfrognée, et ne savait plus quoi faire. C’est avec beaucoup de peine qu’il a contenu  ses larmes.  La mine de sa  femme et celui de ses proches venus nombreux le soutenir, traduisait pareillement la désolation. Ils  n’en revenaient pas. Car, le ciel venait de s’abattre sur la famille toute entière.  Venus nombreux  pour vivre en direct l’acquittement ou du moins l’amenuisement de la peine  de celui qui était, il y a encore quelques années, le pilier de la famille, ils ont tous été déçus. La peine infligée à leur frère, père, grand père, et oncle ayant été revue à la hausse.    A l’issu du jugement de la cour d’appel, celui-ci écope de 15 ans d’emprisonnement ferme, est condamné au paiement de la somme 470.831.803 FCFA, valable pour le préjudice matériel causé et à s’acquitter d’un dépens qui s’élève à 13.673.409 fcfa.   Le collège d’avocats qui assurait sa défense lui aussi, a été terrassé par cette décision du juge, qui  a été sans pitié pour leur client. Ces derniers qui  croyaient avoir défendu avec brio Forjindam, en déconstruisant presque toutes les preuves  des accusations montées contre lui, ont été surpris par la sentence du juge de la cour d’appel.  Ils s’attendaient certes à une  sanction mais, pas une   sanction pareille. Mes Baombé, Djoubairou pour ne citer que ces deux étaient dépassés. Autour de zacchaeus Forjindam,  ils réfléchissaient sur la nouvelle stratégie à entreprendre.

Parlant du verdict proprement dit, zacchaeus     Forjindam a été reconnu coupable de deux chefs d’accusations. A savoir : le détournement de 214 millions de francs pour paiement  de chèques  non justifiés et de détournement en coaction d’un montant de 84.320.000 fcfa.  C’est environ 300.000.000 fcfa, selon les juges de la cour d’Appel, que l’Ex Dg du Chantier naval et industriel du Cameroun aurait détourné courant 2003 à 2007.   La sentence qui condamne Forjindam à payer près de 500.000.000 comme dommages et intérêts, ordonne pareillement que certains biens immeubles de l’accusé qui avaient  été saisis soient restitués. (Voiture, maisons et certains terrains.)

Quant aux autres accusés inculpés dans cette affaire, la sentence est tout autre. Elle varie  d’une personne à l’autre.  Dame Massot acquittée par le verdict du tribunal de grande instance rendue en 2008, a une fois de plus été acquittée.    Les juges de la  cour d’appel l’ont libérée faute preuve. Quant à Djiadeu Antoine, Youtha Samuel, Jengre, qui  se sont exilés au moment où  la procédure était enclenchée, la cour d’appel du littoral les a condamnés à 35 ans d’emprisonnement ferme et, ordonne la saisine de tous leurs biens de même que le contenu de leurs différents comptes logés dans les banques du pays (Afriland First Bank, Ecobank.)

Les proches de Forjindam présents à la cour d’appel n’ont pas compris ce qui s’est passé pour que sa peine soit plutôt revue à la hausse. Pour certains membres de sa famille, le gouvernement camerounais en a après leur frère. «On a fait mention de six chefs d’accusation. Il a été déclaré coupable sur deux cas seulement. On ne comprend pas ce qui se passe. Le gouvernement est responsable de ce arrive à Forjindam. Là où on est là, on est dépassé. On  ne peut ni rire ni pleurer. » Déclare Andreas Akum Dalle, le neveu de Forjindam courroucé. Argument partagé par le représentant du chef du village Maforbe, un village  de la région du Nord Ouest, situé à l’entrée de la ville de Bamenda. Selon celui-ci, « la justice ne doit pas seulement être rendue, mais, elle doit  être vue. Mais aujourd’hui, je n’ai pas vu la justice. » Déclare Samdofor.  Quand nous quittions le palais de justice hier, aux environs de 18h50,  Forjindam, une bonne partie de sa famille et ses avocats étaient encore dans la salle de la cour d’appel. Ils réfléchissaient certainement  sur la suite à donner à cette affaire. Pour l’instant, deux options seulement s’offrent à eux. Poursuivre l’affaire en cours de cassation ou, accepter la dure décision de la cour d’appel. On ne perd rien à attendre !

 

Hervé Villard Njiélé.

 

 

 

 

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