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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Nécrologie : Etame Kouoh, la nouvelle récrue du journal de l'au-delà

17 Janvier 2013, 11:33am

Publié par Hervé Villard

  

Etame-Kouoh-.jpg 

Le journaliste du quotidien Le Messager à rendu l’âme très tôt ce 16 janvier 2013 à l’hôpital de district de Deido où il était interné depuis quelques jours. 

 

La nouvelle s’est répandue telle une trainée de poudre très tôt le matin du mercredi 16 janvier 2012. Elle s’est confirmée au fur et à mesure que le soleil se levait et a fini par être admise comme vrai, après les différents journaux radio et télévision qui ont relayé cette information. Ceux qui doutaient encore se sont rassurés en passant des coups fils.  Etame Kouoh, journaliste en service au quotidien Le Messager  est décédé très tôt dans la matinée du mercredi 16 janvier 2013 aux environs de 5h. Interné dans ce centre hospitalier depuis quelques jours suite à un malaise qui la torturé durant presque tout le mois de décembre 2012,  celui que les confrères appelait fraternellement «le Maudit » a finalement rendu l’âme  entre les mains de sa sœur ainée à son chevet depuis son hospitalisation. Son corps a été déposé à la morgue de l’hôpital de la garnison militaire de Douala.

Consternations 

Dans les différentes rédactions de la ville de Douala, c’est la consternation totale. Les journalistes qui l’ont connu sont presque tétanisés en apprenant la triste nouvelle. Ils ne réalisent pas que celui qui s’est taillé une place de choix au quotidien le Messager  de part son travail soit mort d’une manière si brutale.  Ils n’en reviennent pas.

Au quotidien Le Messager, l’entreprise qui l’embauchait, c’est une tristesse totale. Tout est calme. Ses anciens collègues sont presqu’aphones. Ils supportent mal le décès de celui qu’ils espéraient parmi eux dans quelques semaines. Blaise Pascal Dassie, Valgadine Tonga, Edouard Kingue Govinette Boulimou, Joseph Olinga sont dans tous leur états. Jacques Doo-Bell, l’un des doyens de cette rédaction est dépassé et préfère garder le silence.

Selon Alain Njipou coordonnateur de cette rédaction, Etame Kouoh qui travaillait pour le quotidien le messager  était malade depuis trois semaines. Ce mal a commencé par le bras puis le pied. C’est quand cela s’est aggravé qu’il a été interné à l’hôpital de district de Deido. « C’était un  collaborateur volontaire, bon journaliste. Il était hyper productif. C’est un pilier centrale de la rédaction que nous avons perdu » affirme  Alain Njipou lui aussi abattu.

A la rédaction du bihebdomadaire Aurore plus  ou exerce Catherine Biloa, sa femme? Tout le personnel a déserté la rédaction. Car traumatisé par le décès d’Etame Kouoh. Linda Mbiappa, qui connait bien le décédé et son épouse est abattue.   Les autres journalistes de la rédaction ont la mine moite. Ils connaissent bien Etame Kouoh pour l’avoir eu comme collègue en 2004.  Ils s’apprêtent  d’ailleurs à aller rendre visite à leur collègue Biloa durement éprouvée.

Portrait

Surveillant général au collège Esao  Etame embrasse la carrière de journaliste grâce à l’appui d’Honoré Foimekon. Il travail tour à tour pour Global football, un journal spécialisé qui faisait  dans la diffusion des informations sportive. Après cette aventure, il rebondit à Aurore Plus où il apprend véritablement à écrire.  Sous la botte de Moussala, il s’adapte vite et deviens un produit fini. Il dépose ses valises au quotidien Le Messager où il décède après trois années de service. Selon Moussala le Directeur de Publication de Aurore Plus qui l’a connu, Etame était un collaborateur disponible. « C’était un garçon à la bonne humeur  C’est Eyoumanto qui me l’a amené. Il a fait presque dix ans avec moi ici » regrette le directeur de Publication. Etame laisse une femme qu’il a épousée officiellement le 16 juin 2012 dernier avec un enfant.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Coopération Cameroun /Usa :Une nouvelle session de formation pour les militaires au Cameroun

16 Janvier 2013, 12:21pm

Publié par Hervé Villard

Africa Endeavor Douala 2012 

 La nouvelle session d’exercices militaires lancée par le Département américain de la Défense et le ministère Camerounais de la Défense se tiendra de la mi-janvier à la fin du mois de Février 2013 dans plusieurs villes camerounaises. 

 Selon un communiqué rendu publique par la section presse de l’ambassade des Etats Unis parvenu à la rédaction du quotidien La Nouvelle Expression hier, le Département américain de la Défense et le ministère de la Défense du Cameroun entendent  recycler les militaires  camerounais et africains  à travers des exercices militaires pratiques qui vont durer  près d’un mois.

Selon des informations, ces exercices au nombre de trois, se tiendrons dans plusieurs villes du Cameroun parmi lesquelles Douala, et Bamenda.  Au cours de  ce stage de recyclage qui verra la participation des militaires issus des quatre continents à savoir l’Afrique, l’Europe, l’Amérique du Nord et du Sud ; les éléments des forces armées américaines serviront de formateurs et de facilitateurs.

Le premier exercice qui va se tenir à Bamenda, est un partenariat de formation destiné aux forces spéciales américaines et camerounaises. Le second, « Central Accord » qui se tiendra à Douala est un exercice médical et de logistique international. Les militaires de Sept pays africains y prendront part. L’exercice annuel « Obangame Express » quant à lui, portera sur la communication et les techniques de sécurité des forces navales dans le Golfe de Guinée. Pour permettre à tous les soldats africains de bénéficier de cette formation, plusieurs Etats ont été contactés. Et, dix-sept  au total prendront part à se à cette formation  qui se déroulera à Douala également.

 Ces recyclages  qui visent à renforcer les capacités  d’interventions des militaires en Afrique, permet de ressouder les relations de coopération militaire qu’il y a entre les Usa et le Cameroun  et surtout entre les Etats Unis et l’Afrique en général.  Elles représentent pareillement  pour les Etats-Unis, un moyen de contribuer au développement professionnel et à la formation des militaires camerounais.  Ce recyclage, la énième du genre qui se tient au Cameroun, permet au pays de Paul Biya de se positionner davantage comme leader sous régional pour  la sécurité et la formation militaire. Pour assurer le bon déroulement de se stage de renforcement de capacité d’une durée d’un mois, le Commandant du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique AFRICOM, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun Robert P. Jackson et les responsables du Ministère camerounais de la Défense prendront part aux cérémonies d’ouverture et de clôture de ces exercices. Précise le communiqué.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Douala:Le ministre de la santé chinois en visite à l’Hôpital Obstétrique

16 Janvier 2013, 10:57am

Publié par Hervé Villard

Entree--Hopital--obstetrique-de-Douala.JPG 

Chen Zhu qu’accompagnait l’ambassadeur de la Chine au Cameroun  Xue Jinwei et d’André Mama Fouda, ministre de la Santé  Publique, est venu vérifier l’état d’avancement des travaux de cet important centre hospitalier,  fruit de la coopération Sino-camerounaise.

 

«Les ingénieurs de nos pays qui construisent cet hôpital de qualité travaillent avec ardeur au quotidien  pour construire ce joyaux architectural. Les travaux  seront terminés d’ici fin juin 2013. Et je suis sure que cet hôpital contribuera à l’augmentation du niveau de santé de la femme et de l’enfant au Cameroun. Vive l’amitié Sino-Camerounaise »

Cette déclaration est de Chen Zhu, ministre de la santé Chinois en visite au Cameroun depuis le 12 janvier 2012. Après  la visite qu’il a effectuée sur le site du l’hôpital obstétrique de  Douala  encore en construction, en  compagnie de l’ambassadeur de chine au Cameroun Xue Jinwei, et de Andre Mama Fouda, le ministre de la Santé  Publique de la république du Cameroun, Il s’est plutôt montré satisfait quand à l’avancée des travaux et surtout de sa qualité.

 Pendant plus d’une heure trente minutes, guidé par le responsable de la Shanxi compagnie, l’entreprise chinoise qui réalise la construction de ce centre hospitalier sans pareille dans la ville de Douala, le patron de la santé de la république de Chine  a visité  tous le chantier dans son ensemble. De la salle d’accueil aux salles d’hospitalisation en passant par les toilettes, les salles de machines, les laboratoires, aucun détail de ce joyau architectural n’a échappé au ministre chinois. Celui-ci voulait s’assurer que tout est bien fait et selon les normes.

Pendant cette visite il n a pas cessé de questionner le responsable de l’entreprise en charge de la  construction qui lui fournissait en retour tous les détails.  «C’est une manière de s’assurer que  l’image de son pays ne sera par écornée et que la Chine restera toujours un partenaire de choix pour le Cameroun » commente un fonctionnaire membre de la délégation.

André Mama Fouda, le ministre de la Santé Publique  qui a lui aussi fait le tour du propriétaire était très content. «Nous faisons visiter le chantier au ministre de la Santé chinois pour qu’il puisse lui  même se rendre compte de l’évolution de se beau projet que la Chine a pu rendre au Cameroun, pour qu’on puisse bien prendre en charge la femme et l’enfant. Je ne peux qu’être satisfait par rapport à ma dernière visite. Car, je constate que l’entreprise en charge des travaux rattrape progressivement le retard accusé au début du lancement des travaux. Et que, surement cette année, nous aurons le plaisir de revenir ici. » Précise le ministre.

Au sujet de  La qualité des travaux, pas de souci à se faire rassure André Mama Fouda. « La qualité des travaux est celle qui est prévu dans le cahier de charge j’espère  également qu’il en sera ainsi pour la qualité des équipements qu’ils vont commencer bientôt à installer. A mon avis, je ne peux qu’être satisfait et me satisfaire de la bonne collaboration  qu’il y a entre la Chine et le Cameroun en matière de santé.» déclare le ministre à la fin de la visite.

Parmi les personnalités importantes présentes sur le site de l’hôpital obstétrique de Douala, on pouvait compter, le gouverneur de la région du littoral Joseph Beti Assomo, le préfet du Wouri Naseri Paul Bea, le délégué du gouvernement au près de la communauté urbaine de Douala Fritz Ntone Ntone, le délégué régional de la santé publique le Dr  Martin Yamba pour ne citer que ceux-ci. L’hôpital gynéco obstétrique visité sera livré d’ici la fin du  mois de juin 2013. Cet hôpital important en matière de soins appropriés aux femmes et aux enfants aura une capacité de 300 lits. Son coup de réalisation est d’environ 13 milliards de francs cfa. Bien avant sa visite à Douala, le ministre chinois de la Santé en visite officielle au Cameroun est arrivé au pays  le 12 janvier 2013. Il a visité le fleuve Nyong le dimanche 13 janvier 2013. Le lundi 14 janvier, après une séance de travail avec le ministre de la Santé André Mama Fouda, il a visité les sites touristiques de la  ville de Yaoundé et l'hôpital génico-obstétrique et pédiatrique  de Yaoundé.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Couverture des élections : Un Monde Avenir recycle les journalistes à Douala

14 Janvier 2013, 18:53pm

Publié par Hervé Villard

  

Elecam_Affiche230811500.jpg 

 

A travers un séminaire de formation  portant sur le journalisme citoyen et la couverture des élections, l’ong Un Monde Avenir a permis aux journalistes de comprendre  d’avantage le pouvoir d’influence qu’ils ont sur la société. 

 

La joie qui anime Felix Tchuisse, directeur de publication du journal La colombe Auréolé, un tabloïde qui parait uniquement dans la ville de Nkongsamba, au sortir du séminaire de  renforcement des capacités des journalistes organisé par l’Ong Un Monde Avenir, en dit long sur la qualité de la  formation qu’il a reçue. Le visage entièrement décontracté, la mine souriante, il est très heureux d’avoir pris part à cette initiative. «J’ai été ravis de prendre part à  la première session de ce projet. J’ai acquis plusieurs connaissances et je pense qu’à partir de maintenant, ma vision des choses a changé. Il faudrait que ce genre d’initiative se multiplie » commente-il avant de féliciter  l’Ong un Monde Avenir pour la qualité des panelistes choisis. «Tous les intervenants étaient intéressants. Ils maitrisaient leur sujet. Bref je suis sorti grandi de ce séminaire»   

Tout près de lui, Hervé Perkin’s Moukouri , rédacteur en chef de Radio Hop, une radio  émettant dans la ville de Douala, Arnauld Tchapda, journaliste au quotidien Le Jour, Michael Tchipkio, journaliste à Swett Fm, Alphonse Teubissi Bouham, journaliste à Radio Batcham Fm à Bafoussam, Elise Kenibeni, journaliste à Magic Fm à Yaoundé partagent le même enthousiasme. Ils ont pris part à un séminaire qui  leur a donné une nouvelle vision du traitement de l’information et surtout sur la notion de responsabilité du journaliste. Ils souhaitent d’ailleurs que de tel projet se multiplient. «On peut passer des années sans être ensemble. Des moments d’échange et de rencontre comme celui que nous venons de vivre là sont très importants. Ça permet que  l’on se connaisse. Il faudra murir l’idée de réseau évoqué au début du séminaire.» clament-ils en chœur.

En fait du 11 au 12 janviers 2013, les journalistes camerounais, une vingtaine environs, ont pris part à un séminaire de  formation organisé par l’Ong un monde Avenir au foyer des marins à Akwa. Pendant deux jours, les hommes de médias ont été édifiés sur la notion de responsabilité dans le traitement de l’information et du journalisme citoyen.  La couverture des élections et les différents aptitudes à observés pendant ce moment important pour la vie d’un Etat n’ont pas été en reste.

Pour animer ce séminaire aussi important de part son thème, des experts en la matière et des journalistes professionnels chevronnés ont été sollicités. Ainsi, Jean Baptiste Sipa a entretenu ses jeunes confrères sur la liberté d’expression et responsabilité citoyenne, le professeur  Charly Gabriel  Mbock sur le thème «de la communication à une société de communication », pendant que  Elvis Tangwa Sa’a édifiait ces derniers sur la condition de travail et la responsabilité des journalistes. Dans la suite des exposés, le Dr Guy Parfait Songue a édifié l’auditoire sur  le thème «Communication en période électorale  enjeux et impact » tandis que Philippe Nanga , coordonnateur d’un monde Avenir  clôturait cet échange par une séance de formation sur le journalisme citoyen.   Après une évaluation des formations dispensées, des diplômes ont été remis à tous les participants. Philippe Nanga satisfait de la réalisation de se projet a remercié tous les partenaires. A savoir l’Union Européenne et  Zenu network

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Université de Douala : La faculté des sciences juridiques et politiques en deuil

14 Janvier 2013, 18:48pm

Publié par Hervé Villard

 universit--douala.jpgHenri Marcelle Noah enseignant de science politique a été retrouvé mort  à son domicile à Bonamoussadi le dimanche 13 janvier 2013

 

La nouvelle est sur toutes les lèvres depuis ce lundi 14 janvier 2013. Les radios, les télévisions en parlent en boucle. Les réseaux sociaux ne sont pas en reste. Les commentaires sur ce medium sont nombreux. Tous s’étonnent en apprenant le décès de cet imminent enseignant qui a fait les beaux temps de la filière science politique à l’université de Douala. « Dr Noah avait la science Po, dans l`âme, c`est triste la maladie l`a apprivoisé juste au moment ou les plateaux de télés ouvraient le débat Politique. On aurait aimé le revoir parler de la systémique des événements et du flegmatisme de nos politiques. Mais, la nature en a décidé autrement » commente  avec regret Bertrand Yombo, un internaute sur Facebook.

Henri Marcel NOAH, docteur en science politique a été trouvé mort dans son appartement de la SIC, à Bonamoussadi, le dimanche 13 janvier 2013 aux environs de 10h.  Son cadavre, dans un état de décomposition avancé gisait dans une marre de sang et dégageait une odeur pestilentielle. Selon des informations, c’est cette odeur pestilentielle  qui aurait attiré l’attention du voisinage qui a immédiatement alerté la gendarmerie.  Descendus sur les lieux, les éléments de la gendarmerie de Bonamoussadi vont casser la porte  fermée de l’intérieure avant de  faire la découverte macabre. Aussitôt, son épouse sera alertée de même  que sa maman  qui vit à Bonabéri.  Après les formalités usuelles, le corps de l’enseignant sera conduit d’abord à la morgue de l’hôpital de la garnison militaire,  puis à l’hôpital Laquintinie de Douala où, il sera  finalement  gardé à la morgue.

A la faculté de science juridique et politique de l’université de Douala où l’enseignant exerçait, aucun signe particulier n’annonce le décès de celui qui avait la science politique dans l’âme.  Pas de communiqué affiché, même pas la photo de l’enseignant. Quelques étudiants seulement sont au courant du décès de celui qu’on appelait  affectueusement « Nono »  «On a appris ce matin qu’un certain Noah enseignant à la faculté des science juridique et politique est décédé. Je ne le connais pas » déclare une étudiante approchée. Au bureau d’Issa Abiabag, vice doyen chargé de la scolarité, des statistiques et du suivi des étudiants, c’est la mine qu’affichent les  enseignants présents dans ce bureau qui rassure sur l’effectivité du décès d’Henri Marcel Noah. « Nous avons eu la triste nouvelle hier dimanche 13 janvier 2013 », rassure le vice doyen. «Il était malade », poursuit Issa Abiabag non sans regretter la disparition de celui qui était pour lui  un véritable ami. «Je ne peux garder que le souvenir d’un bon camarade qui nous quitte. On avait de très bon rapport sur le plan du travail. On partageait souvent une bière ensemble. Pendant sa maladie, je lui ai rendu certaines visites. Il était souffrant depuis 7ans » ; argue le vice doyen chargé de la scolarité, des statistiques et du suivi des étudiants non sans écraser une larme.

D’après nos sources, l’enseignant âgé d’environ 55ans souffrait d’un accident vasculo-cérébrale  qui avait paralysé une partie de son corps et l’avait tenu loin de ses étudiants pendant plusieurs  mois.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Maurice Etaba :« Il y avait un problème de sécurité dans ce chantier pendant les travaux. »

10 Janvier 2013, 19:01pm

Publié par Hervé Villard

Ingénieur permanent de suivie et de la maitrise d’œuvre, ce technicien qui suppervisait les travaux de la construction du gymnase multisports de Douala qui s'et éffondré  le vendredi 4 janvier 2013  décrie l'ambiance qui a régné dans ce chantier peu avant cette accident


« Il y avait un problème de sécurité dans ce chantier pendant les travaux. »


«Comme on vous  a expliqué sur le terrain, nous avons fini la pose des fermes le 31 décembre 2012. Tout s’est bien passé, les intervenants sont partis fêter en famille. Nous avons pris deux jours pour cela et nous avons repris les travaux le 3 janvier 2012. Ce jour là, les travaux se sont bien déroulés il n’y avait aucun problème. Le vendredi, nous avons travaillé pendant la mâtiné sans problème  et nous sommes allés à la pause. Etant dans nos bureaux, nous avons été surpris par un grand bruit. Descendu sur le chantier pour savoir ce qui  est à l’origine de cela, on a découvert que toute la charpente était au sol. Pour une analyse et un constat froids, on a fait le tour et nous avons rapidement constaté qu’il y avait un hauban qui manquait sur les quatre qu’il y avait pendant la construction. L’hauban, c’est un contreventement provisoire pendant les travaux. Maintenant qu’on a enlevé un des haubans, ceux qui sont restés ne pouvaient plus supporter toutes les charges.  C’est pourquoi toute la charpente métallique s’est effondrée d’un seul coté. On n’a pas vu qui a enlevé ce hauban mais, il faut quand même dire qu’il y avait un problème de sécurité dans ce chantier pendant les travaux. Il y avait tout le temps, dans l’enceinte des travaux, des bus qui étaient garés. Ces bus appartenaient à un adjudant chef. C’est deux ans après qu’il est venu les enlever. Hier aussi (lundi ndr) on a fait un constat. On a vu un journaliste qui a escaladé la barrière du chantier parce qu’il venait faire des images et on l’a conduit à la brigade. Ça veut donc dire que les gens pouvaient escalader de part et d’autres. Tous les dégâts sont au niveau de l’étage. Rien d’autre n’a été touché ni la fondation ni les murs. Les poteaux touchés sont au niveau de l’étage parce que entrainé par l’effet de la charpente. Si c’était au niveau de la fondation, tout le bâtiment devait s’affaisser.

 

Recueillis par Hervé Villard Njiélé

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Interview;Adoum Garoua « Je prescris avec force et énergie l’arrêt des travaux. »

10 Janvier 2013, 18:53pm

Publié par Hervé Villard

 « Je prescris avec force et énergie l’arrêt des travaux. »

 «Il ya eu une catastrophe sur le site du chantier  de construction du Adoum-Garoua gymnase multisports  de Douala avec l‘effondre ment des fermes de la t oiture métallique qui avait déjà été posée. Je voudrais dire ici combien j’ai été touché par cet effondrement.  Je voudrais également dire merci à Dieu parce qu’il n’y a pas eu de mort. Je remercie  d’une manière particulière le gouverneur de la région du littoral et son équipe pour sa prompte réaction après l’annonce de cette mauvaise nouvelle, le vendredi 4 janvier 2013. Sa descente sur le terrain lui a permis de s’enquérir de la situation exacte de l’accident. Je voudrai également le remercier pour les dispositions sécuritaires prises à savoir : l’arrêt des travaux et l’ouverture d’une enquête, pour une évaluation préalable de ce qui s’est passé. Cela fait partie de l’une de mes prescriptions. A savoir l’arrêt des travaux qui est déjà fait.

Par la suite, il fallait que je fasse moi-même une descente sur le terrain pour écouter les principaux acteurs, pour en savoir un peu plus sur ce qui s’est passé. Pour cela, nous avons écouté tout le monde à savoir : les ingénieurs chargés du suivi des travaux et de la maitrise d’œuvre, les ingénieurs de Btp, le directeur général de New-services c'est-à-dire ; l’entrepreneur, le maitre d’œuvre, les consultants, les ingénieurs de suivi et évaluations notamment ceux du ministère des Travaux  Publics. Après les avoir écouté, je prescris avec force et énergie l’arrêt des travaux. Et deuxièmement je prescris aux ingénieurs chargés du suivi des travaux, maitre d’œuvre, aux ingénieurs Btp, ceux du ministère des Travaux Publics  et toutes les autres parties prenantes une enquête.

Il s’agit d’évaluer sans complaisance, l’état des dégâts, l’état d’avancement des travaux, de déceler toutes les failles, tous les manquements et faiblesses et de nous proposer des mesures à prendre pour que le chantier puisse reprendre en suivant des normes techniques. Il  y va de l’intérêt de tous, de chacun d’entre nous, de trouver les meilleures solutions, les solutions objectives, pour qu’un tel accident ne puisse plus jamais arriver. Je saisis aussi l’occasion pour demander au groupe d’ingénieur cette fois ci concernant Yaoundé, dans le cadre de cette enquête technique de visiter aussi le gymnase multisports  en construction à Yaoundé. Voilà ce que j’ai à dire comme prescription forte concernant les différents acteurs. Et je demanderai à monsieur le gouverneur de mettre à notre disposition cette enquête avec diligence afin que nous prenions des mesures en fonction du résultat de ces rapports. Voilà donc ce que j’avais à vous dire en ce qui concerne la visite que j’ai effectué  à Douala au site du gymnase en construction. »

 

Recuillis par Hervé Villard Njiélé

 

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Gymnase multisports de Douala: Adoum Garoua prescrit une enquête minutieuse

10 Janvier 2013, 17:54pm

Publié par Hervé Villard

 

 Adoum-Garoua.jpg

Le ministre des Sports l’Education Physique Adoum Garoua a pris cette décision après la visite qu’il a effectuée sur le site du gymnase  multisports de Douala sinistré depuis le vendredi 4 janvier 2013

 

«Je prescrit l’arrêt des travaux et l’ouverture  d’une enquête technique. Il s’agit d’évaluer sans complaisance les failles des travaux réalisés pour nous proposer des solutions appropriées pour le bien de tous. Je demande à monsieur le gouverneur de mettre à notre disposition dès que possible, les conclusions de  cette enquête»  Cette  déclaration  est du ministre des sports et de l’éducation physique, Adoum Garoua en visite de travail à Douala.  Après sa descente sur  le site du gymnase multisports de Douala, sinistré depuis le vendredi 4 janvier 2012, après avoir apprécié de près le sinistre, de même que  les différents dégâts qu’il y a eu en ce lieu, il  a pris la ferme résolution d’arrêter les travaux en cours. Il a également ordonné l’ouverture d’une enquête pour  retrouver les causes  de l’incident et surtout établir les chaines de responsabilités des différents acteurs qui ont intervenus dans le processus de construction de cet édifice public à caractère sportif.  Bref, le ministre des sports et de l’éducation physique veut  voir claire dans cette affaire. Pour comprendre ce qui s’est passé, il a instruit aux différents ingénieurs chargés du suivi des travaux et de la maitrise d’œuvre, aux  ingénieurs de Btp, le directeur général de New-services c'est-à-dire ; l’entrepreneur au  maitre d’œuvre, aux consultants, et aux ingénieurs du ministère des Travaux  Publics d’ouvrir une enquête afin que les résultats puissent permettre la poursuivre les travaux en toute sécurité.

Pour effectuer cette visite, le patron des sports et de l’éducation physique s’est entouré des techniciens en bâtiments, des fonctionnaires de son ministère. Dans la suite de sa délégation, on pouvait également apercevoir le gouverneur de la région du littoral  Joseph Béti Assomo, le préfet du Wouri Naseri Paul Bea,  le délégué régional des sports et de l’éducation physique et autres personnalité importantes. Bref c’est une forte délégation conduit par Adoum Garoua qui est descendu sur le site du gymnase multisports de Douala.   Pendant cette visite, il s’est entretenu avec les responsables de l’entreprise Ama Architects, maitre d’œuvre de la construction de ce gymnase.

Durant cet échange entrecoupée par des descriptions techniques, on a noté  l’incapacité  les ingénieurs de Ama Architects, à expliquer de manière précise, les raisons réelle de  l’effondrement de la charpente métallique  au ministre des Sports et de l’Education physique. Ces derniers pour se justifier ont évoqué la thèse du sabotage. «Après la chute, nous avons effectué la visite du site et nous avons d’abord remarqué qu’un hauban a été détaché.et on ne sait par qui ? Le deuxième n’a pas pu supporter le poids de l’élément et  s’est arraché du sol. Et, avec l’effet vent, toute la ferme s’est basculée d’un seul coté. Ayant déjà été liaisonné, toute la charpente est effondré. Toutes les dispositions sécuritaires ont été prises. C’est l’enlèvement de ce hauban que nous avons constaté après qui est à l’origine de l’effondrement de la charpente métallique », croit savoir Maurice Etaba ingénieur permanent de suivie de la maitrise d’œuvre. 

Pour l’un de ces collègues, c’est un problème sécuritaire. «Les fermes étaient solidement montés et étaient liées entre elles par les haubans. On a détaché ce hauban on ne sait quand et c’est cela qui a entrainé la chute. Seul l’enquête permettra de  déterminer avec exactitude  qui a fait ça » ajoute  son collègue.

Le ministre des Sports et de l’Education Physique, stupéfait face à tout cela a rendu grâce à Dieu pour le fait qu’il  n’y a pas eu de mort. «Je voudrais vous dire combien je suis touché par l’effondrement de la charpente du gymnase multisports de Douala. Dieu merci, il n’y a pas eu de mort. Je voudrais remercier également le gouverneur de la région du littoral pour sa prompte  réaction », a déclaré le ministre aux hommes de médias.

La décision prise par  le ministre des Sports et de l’Education physique et qui vise à arrêter les travaux dans le site de ce gymnase et d’ouvrir une enquête coïncide avec celle prise par le gouverneur de la région du littoral quelques jours seulement après le sinistre. Il faut dire qu’après sa descente sur le terrain le dimanche 6 janvier 2013, celui-ci avait ordonné l’arrêt immédiat  des travaux et l’ouverture d’une enquête. Une décision que vient de rééditer Adoum Garoua.

En effet, selon les témoignages des riverains, la charpente métallique de cet édifice encore en construction s’est écroulée aux environ de 13h 45 pendant que les ouvriers étaient encore à la pause. Cet incident va d’avantage retarder la construction de ce gymnase multisports qui peinait d’ailleurs à sortir de terre.

 

Hervé Villard Njiélé


 

 

 

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Prison centrale de New-Bell: Un prisonnier décède dans sa cellule

10 Janvier 2013, 17:46pm

Publié par Hervé Villard

 

Jacques-Dubuisson

Jacques Dubuisson a été découvert mort dans la cellule qu’il occupait à la prison centrale de New-Bell hier aux environs de 9h30

Le séjour de  Dieudonné Engonga Mintsang, régisseur de la prison centrale de Douala n’est pas de tout repos dans la capitale économique du Cameroun. Après les vagues  d’évasion des prisonniers  Vip à la prison centrale de New-Bell qui l’ont propulsé au devant la scène, voilà encore une autre triste nouvelle qui vient troubler la tranquillité de celui qui croyait se reposer un tout petit peu.

Ce mercredi 9 janvier 2013, alors qu’il vaque à ses occupations quotidiennes, il est alerté par les gardiens de la prison qui lui annoncent d’une manière brutale le décès du français Jaques Dubuisson, incarcéré dans ce pénitencier depuis plusieurs mois.

 En effet, n’ayant pas aperçu le décédé depuis la mâtiné, les prisonniers Vip, voisins de sa cellule, avec qui il a selon les témoignages, pourtant passé des moments agréables hier (mardi 8 janvier 2012 ndlr)  ont commencé à s’alarmer. Etant dans l’incapacité de  mener des recherches pour savoir ce qui se passe dans la cellule du français, ils ont alerté les gardiens de prison au passage. C’était aux environs de 9h30 apprend on.

 Rendus dans la cellule du citoyen de François Hollande, ceux-ci vont faire une découverte macabre. Jacques Dubuisson est bel et bien dans sa prison. Mais, il n’est plus vivant. Son corps  inerte gît au milieu de sa cellule. A coté de lui se trouvent ses vêtements, quelques objets personnels et des comprimés. Alertés, le régisseur de la prison central de New-Bell va descendre sur les lieux pour constater les faits. Puis il va alerter  les autorités de la ville et le consul de France qui vont immédiatement descendre à la prison pour constater le décès de ce prisonnier.

Dans la foulée, le procureur général du tribunal de grande instance du Wouri,  et autre officiers de police judiciaire vont descendre sur les lieux du sinistre. La nouvelle  va également se répandre comme une trainée de poudre au point de secouer toute la ville.

 A la question de savoir de quoi est mort l’assassin de Marie Thèrese Ngo Bajeck épouse Dubuisson, nul ne répond avec certitude. Des sources proches à la prison centrale de New-Bell, affirme cependant que celui-ci se serait suicidé.  Croulant sous une peine de 20 ans d’emprisonnement ferme, celui qui était selon certaines sources un peu souffrant a choisi de se donner la mort parce qu’il ne supportait plus sa peine.  Selon des sources dignes de foi, l’infortuné avait  d’ailleurs par le passé, tenter de s’ôter la vie à plusieurs reprises. Mais ces tentatives n’avaient malheureusement pas réussies.  

D’après cette même source, Jacques Dubuisson était  sous surveillance permanente. Car, les responsables de la prison craignaient qu’il ne récidive. Il était par ailleurs suivi sur le plan médical et sortait tout le temps pour des soins. Pour cette dernière tentative de suicide qui lui a finalement  réussie, Jacques Dubuisson aurait avalé des comprimés en grande quantité. Aucune source ne confirme cette thèse mais au vu des comprimés trouvés près de son corps cette dernière se rapproche plus de la vérité. Mais, seule l’enquête  ouverte par la police judiciaire  et le parquet permettra de  déterminer  avec exactitude la cause de son décès.

Joint au téléphone hier par le reporter de La Nouvelle Expression, le régisseur de la prison centrale de New-Bell n’a pas apporté des éclaircissements sur cet incident. « Appelé moi plus tard, je suis en réunion à la Pj » a répondu notre interlocuteur visiblement préoccupé.

Condamné à 20ans d’emprisonnement

Reconnu coupable d’assassinat  de son épouse et de port illégal d’armes à feu, Jacques Dubuisson, le mari de Thérèse Ngoh Badjeck, épouse Dubuisson, avait été condamné le 18 septembre 2012 par le tribunal de grande instance du Wouri à 20 ans d’emprisonnement ferme. Selon des informations, celui-ci après la dispute avec sa femme dans la nuit du 29 au 30 décembre 2010 est  allé chercher son arme, qu’il avait pris la peine quelques minutes plus tard  de charger  dans la chambre et, a abattu froidement sa femme, sous les regards impuissants  de son fils,  Joseph Dubuisson aujourd’hui âgé de 14ans.

Après son forfait apprend-on, Jaques Dubuisson  avait tenté de se suicider en tirant un second coup  de fusil qui va malheureusement plutôt lui arracher la chair au niveau de la mâchoire et de la joue. C’est après de longs mois de soins intensif à l’hôpital  général de Douala qu’il  va retrouver la santé. Et, sera conduit à la prison centrale de New-Bell où il sera détenu provisoirement, le temps que le procès engagé contre lui arrive à son terme. Pendant les débats, il va  plaider  non coupable  et  va  d’ailleurs déclarer qu’il aimait beaucoup sa femme et qu’il avait financé sa scolarisation.

Après avoir entendu le prévenu et l'accusation, les ayants droits de Marie Thérèse Badjeck, l'épouse assassinée dans la nuit du 29 au 30 décembre 2010, le ministère public a  demandé que le tribunal de Grande instance du Wouri déclare le sexagénaire d’origine français, coupable du meurtre avec préméditation de son épouse et de détention illégale  d’armes à feu. Il avait alors compte tenu du crime crapuleux commis, demandé que l’on condamne l’accusé à vie. Et, à verser au titre de dommages et intérêts, la somme de 300.000.000 de francs Cfa à la famille.

Après  étude des pièces à conviction produites au dossier pendant les débats, et après appréciation  des arguments avancés par les deux parties durant la plaidoirie, le Tribunal de grande instance  du Wouri  qui siégeait en matière criminelle, a condamné le français à 20 ans d’emprisonnement ferme  et à payer à la famille Bajeck la somme de 30 millions de Fcfa comme dommages et intérêts. Et la somme de 65000 fcfa au tribunal 

Diverses raisons avaient motivé cette décision du tribunal de grande instance du Wouri. Il s’agit notamment de l'hésitation du français qui a présenté trois versions différentes de son alibi devant la barre, du  témoignage à charge de son fils Jacques Joseph Ajopé Dubuisson qui avait assisté impuissant à l’assassinat de sa mère. La réparation de l'arme du crime qui était défectueuse avant le jour du meurtre et  également la confiscation des actes d'état civil de sa femme et de son fils gardés au consulat de France. Les  8 armes à feu  donc une de calibre douze, qui avait permis de commettre le crime, trouvées  par la police au domicile Dubuisson après le macabre évènement, avait également permis de conforter la thèse selon laquelle il avait muri son projet

Déception

 La sentence finale  de cette affaire donnée par le tribunal de Grande instance du Wouri  n’avait pas satisfait les membres de la famille de l’ex cadre de la compagnie aérienne nationale Camairco.  Selon  un membre de la famille rencontré après la lecture de cette décision de justice, le montant des dommages et intérêts que Jacques Dubuisson devait verser à la famille était  insignifiant. «20 ans d’emprisonnement ferme  c’est pas mal. C’est un sexagénaire  et je pense qu’il va payer pour ce qu’il a fait à ma sœur cadette. Ce que je déplore, c’est le montant des dommages et intérêts. Pour une femme qui gagnait près de deux millions de francs Cfa  par mois, les 30 millions francs Cfa de dommages accordés par le tribunal sont insignifiants », avait commenté un proche de la famille Badjeck après l’audience. Le public nombreux qui assistait à ce procès était rentré déçu. Pour nombreux d’entre eux, le juge  a été partial. Car, devait condamner Jaques Dubuisson à mort conformément à l’acte crapuleux qu’il a commis.

Même si on ne sait  où se trouve le  corps de l’assassin de Marie Thèrèse Ngo Badjeck, il faut du moins noter que le décès de Jacques Dubuisson vient mettre fin à un épisode de faits divers qui ont tenu en émoi les populations de la ville de Douala depuis 2010.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Bonaventure Djonkep (coach Union de Douala): «C’est une victoire dans la douleur »

7 Janvier 2013, 20:21pm

Publié par Hervé Villard

 

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«C’est une victoire dans la douleur, mais c’est une victoire quand même. C’est vrai que ce n’est pas la victoire qu’on recherche mais, on est en train de chercher nos marques. Et c’est d’hommage qu’une équipe qui a largement dominé le championnat la saison dernière soit aujourd’hui encore à chercher ses marques. Logiquement on  devrait déjà avoir des bases et c’est que nous n’avons pas maintenant parce que malheureusement, nos joueurs ont été tellement utilisés dans les équipes nationales qu’on peine aujourd’hui à retrouver nos marques. Mais, cela nous oblige aujourd’hui à travailler et de voir ceux qui sont arrivés, de travailler la cohésion entre ceux qui sont arrivés et ceux qui sont là. Ça nous permet de tourner l’effectif, de savoir qui peut jouer à quel poste et surtout qui peut faire quoi. Maintenant, nous sommes à trois semaines du championnat et à un mois de la coupe d’Afrique, c’est ça qui m’inquiète le plus. Nous allons aller à la coupe d’Afrique sans avoir les matches amicaux dans les jambes, je suis en train de me poser beaucoup de question. Je me demande si nos dirigeants veulent que les équipes camerounaises vont loin dans les compétitions africaines. Parce que, logiquement, on devait aller en coupe africaine avec au moins cinq à dix matches dans les jambes. Décidément chez nous, l’habitude à la peau dure. Pour pallier à cela, nous allons essayer de terminer chaque semaine par un match amical. Aujourd’hui on a fait un match important. Je pense que nous allons trouver des adversairs comme Dak qui vont nous mettre sous pression. Mais, seulement la différence entre un match amical et un match de compétition c’est que le match amical ne permet pas à un joueur de sortir entièrement de ses gons  pour afficher son meilleur niveau. Ça ne permet pas au gars de se donner à fond. Et là, quand on se retrouve en compétition ou au championnat, c’est très difficile.

 

Recueillis par Hervé Villard Njiélé

 

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