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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Fritz Ntone Ntone;« Nous ne sommes pas en train d’organiser la Can. Nous voulons que la Can se vive très bien à Douala »

13 Août 2016, 14:15pm

Publié par Hervé Villard

Fritz  Ntone Ntone;« Nous ne sommes pas en train d’organiser la Can. Nous voulons que  la Can se vive très bien à Douala »

Délégué du gouvernement au près de la communauté urbaine de Douala, Fritz Ntone Ntone parle de la préparation de la Can de football féminine dans la ville de Douala. Dans une interview accordée à La nouvelle Expression, il revient sur les différentes activités qu’organisera la ville dont il est le super maire pour amplifier cette fête du football continental se jouant au Cameroun

Quel rôle la ville de Douala  va jouer  dans  l’organisation de la Can  féminine de football ?

 

 La ville de Douala  va jouer  trois rôles. Le premier  rôle est celui de la ville transit puisque le théâtre des évènements. Etant  proche de la ville de Limbé, la plupart des acteurs passeront pas Douala. Le deuxième rôle c’est Douala la ville de Dortoir. Limbé n’étant pas trop loin de Douala, nous avons la conviction que beaucoup d’étrangers et de ceux qui participeront à cette compétition vont élire domicile à Douala avant de se rendre à Limbé à la demande. Le troisième  rôle, c’est Douala ville amplificateur de l’évènement.
Notre pays reçoit un évènement continental. ET nous pensons qu’il est du devoir de tout citoyen en particulier et à plus forte raison à nous responsables des collectivités locales, de faire vivre à nos compatriotes cet évènement. Et surtout à ceux qui n’auront pas la possibilité de se déplacer à Limbé.
C’est aussi une occasion de vendre notre ville et de vendre le Cameroun. La Can 2016 n’est pas un petit évènement. C’est pourquoi, en accord avec les autorités administratives, les conseils de la communauté urbaine de  Douala, nous avons  voulu que notre ville vive particulièrement cet évènement.
C’est aussi un galop d’essaie pour  nous.  Car, vous savez qu’en 2019 ce sera  le galop final avec la Can masculine 2019 qui se tient chez nous. Nous avons essayé de rassembler autour de nous en commençant par les médias, tous ceux qui pourront nous  permettre de vivre cet évènement intensément. A faire rayonner  la ville de Douala au delà de ses frontières.
 Il faut préciser que ce comité d’organisation ne se substitue pas au comité local d’organisation de la Can2016. Il faut que cela se sache. Ce comité à pour rôle de faire vivre à nos compatriotes cet évènement de la plus belle des manières. Nos compatriotes  veulent se mouvoir cela  commence  par  le bon état des routes, et ensuite  le transport à l’intérieur de la ville. Ce grand mouvement demande  de la sécurité et de notre part, il faut qu’on intensifie  l’éclairage  public dans la ville, dans les fans  zones. Il faut que nous donnions  le plus grand nombres de personnes qui arrivent, des informations sur  la sécurité, sur  les hôpitaux homologués, le tourisme, notre parc hôtellerie  notre restauration. Le site de la ville de Douala a été rénové pour cela. Je suis  content que tous les médias de Douala soit de la fête. Le compte rebours va commencer  avec les choses sérieuses sur  le terrain dans quelques semaines.

 

Combien cela  va couter à la fin de la Can 2016 ?

 

 e ne sais pas ce que cela va couter à la communauté urbaine. Nous n’avons  pas raisonné dans ce sens. Ce n’est pas  la Communauté urbaine de Douala en tant que institution qui organise  cet évènement. C’est  la ville de Douala autour du premier magistrat de la ville qui l’organise.  Même la participation de  la communauté urbaine de Douala viendra enrichir la cagnotte de l’organisation de cet évènement. Cette cagnotte sera alimentée par la générosité de tous ceux qui sont à Douala. Quand une radio  participe à travers des animations à cet évènement c’est une bonne chose. Mais tout cela se chiffre. Si une entreprise manifeste sa citoyenneté en prenant part à cette campagne pour que nous soyons en effervescence, ce sera très différent du sponsoring qui se fait au niveau de la commission locale d’organisation. Il ne faudrait pas que cela entraine des confusions.  Il ne faudrait pas  que l’on dise que nous sommes allés taper sur les mêmes sponsors alors que la commission locale d’organisation a des organismes spécialisés pour le faire. Nous ne sommes pas en train d’organiser la Can. Nous  voulons nous amuser à Douala, nous voulons que  la Can se vive très bien à Douala.

 

Quelles sont les différentes activités qui  permettront d’animer cette Can 2016 dans votre ville ?

 

 Nous avons d’abord les activités de la communication et la sensibilisation. Tout  le monde doit être informé minute après minute de ce qui se passe à Limbé. Le programme des matches, les programmes de transport et tous les autres. Nous allons animer les quartiers au sein des arrondissements avec des fans zones. Ici,  Il y en a deux.  Des fans zones de type A à caractère central et  des fans zones de type B à caractère  plus locale.  Parlant des  fans zones de type A, on a choisi le stade  Mbappe Leppe qui a un caractère  plus  centrale, le Parcours  Vitae de Douala a les mêmes caractéristiques et l’espace Camtel de Bepanda. Nous allons encore négocier avec les responsables de Camtel  pour que  ce site soit disponible. 
Les arrondissements ont des espaces plus moyens qui seront mis à la disposition du Comité d’organisation. Nous allons les reconditionner pour donner envie de regarder  les matches la-bas. En dehors de cela, il y a aura  beaucoup d’autres attractions diverses. On va solliciter des artistes  pour des  concerts explosifs. Nous allons solliciter tous ceux qui  peuvent  prendre des stands pour que cela prenne l’apparence d’une fête foraine. Il y’aura la restauration sur place. Nous voulons qu’avec  nos lionnes que tout  le monde soit à l’aise. Si on peut faire en sorte que vivre la Can dans  ces zones soit plus attractif que rester à la maison,  je pense que ce sera déjà un succès.
Interview réalisée par Hervé Villard Njiélé.

 

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Can 2016: Douala prépare sa compétition

13 Août 2016, 13:54pm

Publié par Hervé Villard

 Can 2016:  Douala prépare sa compétition

En plus de contenir des hôtels devant logés des acteurs actifs de la Can féminine de football 2016, la ville de Douala veut elle aussi, vibrer au rythme de cette grande fête du football continental

 

Faire de  la Can 2016 une véritable réussite,  faire vibrer les Doualais et  tous  les visiteurs  présents dans la ville de Douala  au rythme de cette  compétition. Permettre à tout le monde de vivre  une Can féminine  mémorable et inoubliable. Apporter sa touche particulière dans le déroulement et  l’amplification de cette  compétition au Cameroun. Voilà les ambitions que   nourrit la ville de Douala, ses autorités administratives, et  Fritz Ntone Ntone  le délégué du gouvernement auprès de la communauté  urbaine de la capitale économique du Cameroun.
Lors de  la deuxième  session de  la Commission de  réflexion sur le rôle de la ville de Douala dans l’organisation de la Can féminine  2016, Commission  présidée par Fritz Ntone  Ntone réunie ce  jeudi dans la  ville de Douala, il était  question de  murir la réflexion sur les différents  actions à poser dans  la ville de durant cette compétition.
Pour réussir ce challenge pas  des moindres,  Fritz Ntone Ntone  avec   l’onction du Préfet du Wouri  Naseri  Bea et d’autres responsables administratifs de  la ville au rang desquels les délégués régional des Sports et de l’Education Physique,  de la Communication, du Tourisme et des Loisirs et  les  différentes  commissions  constitués à cet effet,  ont dressé une liste des actions  à mener .
 Parmi ces dernières, on pouvait citer  l’aménagement des voies  publiques, l’aménagement de l’éclairage public, la création des  fans zones dans  la ville  de Douala entre autres. La création des actions de communication avec  le concours des  agences de  communications  comme Media plus  sont  entre autres actions  qu’il faut  mener durant  cette compétition.
 La commission en question entend aussi faciliter la vie  des différents  touristes  dans  la ville de Douala et des visiteurs  en  mettant un  point d’honneur sur  l’hygiène et  la salubrité, la sécurité et surtout  la mobilité des personnes et de  biens.
 Au niveau de ce dernier point,  la communauté urbaine de Douala entend via  l’appui de ces partenaires comme la Socatur et surtout des transporteurs  faisant  la ligne de l’Ouest du Nord Ouest et du Sud -Ouest, mettre sur pied des bus de transport facilitant le déplacement des populations de  la ville de Douala à Limbé.
Pendant  ce moment exceptionnel apprend-on, la ville de Douala  porte d’entrée du Cameroun voudrait  saisir  l’occasion  pour se vendre  au monde entier et faire découvrir ses multiples diversités culturelles, ses atouts  touristiques et surtout  sa richesse  culinaire. Bref,  le tourisme  doit occuper  une place importante  dans ce  concept  qui verra   bientôt  le jour. «  La ville de Douala est  une ville transfuge. Sa proximité avec la ville de Limbé  l’oblige  à jouer un rôle  transit, ville de résidence et donc  nous  sommes obligés de  faire  de cet évènement une véritable  réussite », a affirmé Fritz Ntone Ntone.
 Si  la commission se porte  garant de mettre  des informations à la disposition des visiteurs depuis l’aéroport via  des plaquettes  conçues à cet effet, des   informations sur la ville la compétition et les bons plans  sur  le plan du  logement du transport être même sur le plan touristiques seront disponibles  sur le site web  créé à cet effet. Si  selon les différentes  commissions, les choses prennent déjà corps, le repaufilage des routes  différentes routes de Douala reste  le plus gros dossier à réaliser dans ce projet.
Hervé Villard Njiélé

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9 Août 2016, 15:21pm

Publié par Hervé Villard

 Lutte  contre  la bilharziose

 

 Plus de cinq millions de Camerounais  exposés à cette  maladie

 

Malgré  les nombreuses campagnes de  sensibilisation et de déparasitage organisées sur  l’ensemble du triangle  national, des nombreux foyers  de cette  maladie existent encore au Cameroun

 

La schistosomiase est une maladie chronique provoquée par des vers parasites.  Les parasitologues affirment que les victimes sont infectées dans le cadre d’activités agricoles, domestiques, professionnelles ou récréatives courantes, comportant des expositions à une eau contaminée. Le manque d’hygiène et certaines habitudes de jeu des enfants d’âge scolaire, telles que la natation ou la pêche dans des eaux infestées rendent ces enfants particulièrement vulnérables à l’infection.  De nos  jours  selon  les  statistiques de  l’Organisation  mondiale de la santé (Oms), plus de 200 millions de personnes dans le monde souffrent de cette maladie appartenant au groupe de maladies tropicales négligées. Parmi les victimes en Afrique, se compte le Cameroun  avec plus de deux millions de personnes  parasités

Selon  les chiffres  du programme national de lutte contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, près de cinq millions de Camerounais courent le risque d’être infectés par cette  maladie. Sont  plus exposés  les enfants  en âge scolaire c’est à dire âgés de 6 à 15 ans,  les pêcheurs,  les agriculteurs et  les  couches de la population  défavorisées.

 Selon  le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente, le coordonnateur  national du programme de  lutte  contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, la bilharziose  se manifeste  par  des diarrhées fréquentes,  les douleurs abdominales la présence du sang dans  l’urine et  les sels. Les  conséquences de cette  maladie  chez  les enfants sont  nombreuses. On  note entre autre  le retard de croissance,  la baisse du développement  intellectuel des enfants,  l’anémie et surtout de  l’augmentation du risque d’infection aux germes des autres  maladies.   Celui-ci  précise  pareillement que près de six régions au Cameroun, sont touchées par cette maladie. Il s’agit des trois régions septentrionales l’Adamaoua le Nord et  l’Extrême Nord  de la région du Sud Ouest et du département de la Meme plus exactement, du département du Moungo  dans  la région du Littoral et du  département du Mbam Inoubou dans  la région du centre.

 Conscient des conséquences  sanitaires sociales  et économiques que  la bilharziose  a sur  le Cameroun, le professeur  Louis Albert Tchuente affirme que cette  maladie  bien que  combattue avec  acuité  par  le  ministère  de la santé  via le programme de  lutte  contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales peut être éviter. Il suffit  de respecter  tout simplement  les règles d’hygiène « La lutte  contre  cette maladie est une activité de longue haleine.  La plupart de temps, cette maladie est  liée à la pauvreté et au manque d’hygiène. Donc s’il y a un changement de comportement au sein de la population,  et surtout une amélioration des conditions d’hygiène, on  va arriver  à l’élimination totale de cette maladie», déclare-t-il

 Pour que  cela  soit possible  ajoute   celui  qui est   pareillement ambassadeur de  la Liverpool school of tropical medicine (Lstm) «il faut  l’implication de tout  le monde. Et surtout des communicateurs,  pour informer , sensibiliser et éduquer  les  populations sur  les conséquences  de cette  maladie et les  mesures à prendre pour les éviter. Si  les populations  sont suffisamment  informées, on est sur   qu’on exterminera  cette maladie au Cameroun », précise  le professeur  Louis Albert Tchuente

 Pour éviter  la maladie et limiter  les ravages qu’elle fait, le fondateur du centre de recherche  de schistosomiase et de parasitologie  précise qu’il faut  briser  la chaine de contamination en  faisant des  sels et des urines  dans  des  toilettes  bien aménagées. Car,  les personnes  malades infectent  l’eau en urinant et en  y faisant  les sels. Et  les œufs contenus dans ces déchets organiques éclosent dans l’eau  et libèrent des  larves qui infecteront à nouveau des individus en contact avec cette eau  contaminée.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Lutte contre la bilharziose: Plus de cinq millions de Camerounais exposés à cette maladie

9 Août 2016, 15:21pm

Publié par Hervé Villard

 L'Ile de Barombi  Mbo un fief  de  la bilharziose

L'Ile de Barombi Mbo un fief de la bilharziose

 

Malgré les nombreuses campagnes de  sensibilisation et de déparasitage organisées sur  l’ensemble du triangle  national, des nombreux foyers  de cette  maladie existent encore au Cameroun

 

La schistosomiase est une maladie chronique provoquée par des vers parasites. Les parasitologues affirment que les victimes sont infectées dans le cadre d’activités agricoles, domestiques, professionnelles ou récréatives courantes, comportant des expositions à une eau contaminée. Le manque d’hygiène et certaines habitudes de jeu des enfants d’âge scolaire, telles que la natation ou la pêche dans des eaux infestées rendent ces enfants particulièrement vulnérables à l’infection. 

 

De nos jours selon les statistiques de  l’Organisation  mondiale de la santé (Oms), plus de 200 millions de personnes dans le monde souffrent de cette maladie appartenant au groupe de maladies tropicales négligées. Parmi les victimes en Afrique, se compte le Cameroun  avec plus de deux millions de personnes  parasités

 

Selon  les chiffres  du programme national de lutte contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, près de cinq millions de Camerounais courent le risque d’être infectés par cette  maladie. Sont  plus exposés  les enfants  en âge scolaire c’est à dire âgés de 6 à 15 ans,  les pêcheurs,  les agriculteurs et  les  couches de la population  défavorisées.

 

 Selon  le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente, le coordonnateur  national du programme de  lutte  contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, la bilharziose  se manifeste  par  des diarrhées fréquentes,  les douleurs abdominales la présence du sang dans  l’urine et  les sels. Les  conséquences de cette  maladie  chez  les enfants sont  nombreuses. On  note entre autre  le retard de croissance,  la baisse du développement  intellectuel des enfants,  l’anémie et surtout de  l’augmentation du risque d’infection aux germes des autres  maladies.  Celui-ci  précise  pareillement que près de six régions au Cameroun, sont touchées par cette maladie. Il s’agit des trois régions septentrionales l’Adamaoua le Nord et  l’Extrême Nord  de la région du Sud Ouest et du département de la Meme plus exactement, du département du Moungo  dans  la région du Littoral et du département du Mbam Inoubou dans  la région du centre.

 

Conscient des conséquences  sanitaires sociales  et économiques que  la bilharziose  a sur  le Cameroun, le professeur  Louis Albert Tchuente affirme que cette  maladie  bien que  combattue avec  acuité  par  le  ministère  de la santé  via le programme de  lutte  contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales peut être éviter. Il suffit  de respecter  tout simplement  les règles d’hygiène « La lutte  contre  cette maladie est une activité de longue haleine.  La plupart de temps, cette maladie est  liée à la pauvreté et au manque d’hygiène. Donc s’il y a un changement de comportement au sein de la population,  et surtout une amélioration des conditions d’hygiène, on  va arriver  à l’élimination totale de cette maladie», déclare-t-il.

 

Pour que  cela  soit possible  ajoute   celui  qui est   pareillement ambassadeur de  la Liverpool school of tropical medicine (Lstm) «il faut  l’implication de tout  le monde. Et surtout des communicateurs,  pour informer , sensibiliser et éduquer  les  populations sur  les conséquences  de cette  maladie et les  mesures à prendre pour les éviter. Si les populations  sont suffisamment  informées, on est sur qu’on exterminera  cette maladie au Cameroun », précise  le professeur  Louis Albert Tchuente

 

Pour éviter  la maladie et limiter  les ravages qu’elle fait, le fondateur du centre de recherche  de schistosomiase et de parasitologie  précise qu’il faut  briser  la chaine de contamination en  faisant des  sels et des urines dans des toilettes bien aménagées. Car,  les personnes  malades infectent  l’eau en urinant et en  y faisant  les sels. Et  les œufs contenus dans ces déchets organiques éclosent dans l’eau  et libèrent des  larves qui infecteront à nouveau des individus en contact avec cette eau  contaminée.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Pr Louis Albert Tchuem Tchuente « En respectant les règles d’hygiène on peut éliminer définitivement la bilharziose au Cameroun »

9 Août 2016, 14:57pm

Publié par Hervé Villard

prof Tchuem Tchuente
prof Tchuem Tchuente

Professeur des universités, coordonnateur du programme de lutte contre la schistosomiase et les helminthiases intestinales au Cameroun, Pr Louis Albert Tchuem Tchuente est également ambassadeur de Liverpool school of tropical medecine (LStm) la lutte contre les maladies tropicales négligées dans le monde. Dans une interview accordée à La Nouvelle Expression, il nous parle des maladies tropicales négligées et de la lutte contre la bilharziose au Cameroun

Pourquoi  le Cameroun  ne s’occupe que de cinq des 17 maladies  évoquées dans  la liste des maladies tropicales négligées?
L’oms a accordée  une priorité à 17 maladies négligées dans le monde et au niveau de l’Afrique, l’Oms  Afrique  priorise  10 de ces  maladies  tropicales négligées. Ces dix maladies regroupées en deux  groupes  se retrouvent au Cameroun. Il y a un  groupe de maladie à prise en charge individuelle  comme la lèpre, le pian,  l’ulcère de Buruli,  la lechmaniose, la trypanosomiase africaine ou encore la maladie du sommeil. Ces maladies sont  prises en charge de  manière individuelle puisque les cas varient d’une  personne à l’autre. Le deuxième groupe comprenant cinq maladies obéit à un traitement de masse. Ce groupe comprend la bilharziose, la filariose lymphatique les helminthiases intestinales, l’onchocercose et le trachome.  Après un examen parasitologique on fait un traitement de masse en fonction des résultats.
Comment avez-vous appréciez l’évolution de la lutte contre la bilharziose au Cameroun ?
 La lutte a été efficace dans  l’ensemble  puisqu’on assiste à une diminution  importante  de  la prévalence de ces  maladies dans  l’ensemble de toutes  les régions du Cameroun. Nous avons visité plusieurs sites et ces foyers illustrent  l’impact des interventions menées  par  le programme national de lutte contre la schistosomiase et des helminthiases intestinales créé par le ministère de la Santé publique. Nous avons été à Kinding Ndjiabi dans l’arrondissement de Makenene région du centre où on a constaté qu’il ya  un exemple de  success story parce que dans  ce foyer, la transmission de la bilharziose a été complètement interrompue. Les études de suivi ont  montré que depuis  lors  il n’y a plus de réintroduction de cas de bilharziose dans cette localité. Et  ce foyer  va rester sur surveillance pour éviter des cas de réintroduction ultérieure dans ce village.
 On a vu  le foyer de Yaoundé qui est une situation différente parce qu’on est en  milieu urbain où il y a des quartiers  où on  vit  la transmission de  la bilharziose. Heureusement,  les enquêtes  menées en début des années 2016 ont  montré que la prévalence est de 0% dans la plupart des quartiers.
Dans une localité comme Edéa, on constate  beaucoup de facteurs qui favorisent la distribution.  Par exemple le cours d’eau  qui favorise la contamination directe par les matières fécales qui sont canalisées directement dans l’eau.  Ce foyer est particulier parce qu’il a la troisième forme de bilharziose qu’on trouve au Cameroun, et qui est une espèce donc la distribution est très restreinte. Le niveau de transmission grâce au programme est maintenu en dessous  de 5% depuis de nombreuses années.   Il y a un effort particulier à faire pour arriver à l’élimination  de la transmission de la bilharziose dans ce district de santé. Il faut changer de stratégie en intensifiant. Nous avons décidé de traiter  toute les populations âgées de 5ans
La situation dans le Sud-Ouest est plutôt particulière ?  
Dans le Sud-Ouest on était dans deux sites particuliers avec des lacs Barombi qui sont des lacs de cratère constitués de  deux composantes importantes.   Barombi Mbo est un  environnement où  les populations utilisent en majorité de l’eau du lac. Heureusement dans cette  communauté  on a des installations qui permettent d’avoir un approvisionnement  en eau, ce  qui limite le contact avec l’eau du lac. Jumelé avec  le traitement et  l’éducation sanitaire, on est arrivé à une baisse significative de la bilharziose dans cette localité. On est passé de 62% à un taux de prévalence d’environ 3 %.
Le dernier foyer  visité,  Barombi Kotto est aussi situé dans le lac de cratère avec une dynamique de transmission complètement différente de Barombi Mboh. Tous les habitants de cette île ont une obligation de contact avec l’eau pour leurs différentes activités.  Ce contact régulier favorise la réinfection et c’est pour cette raison qu’on a une transmission complètement différente. Dans ce village, il n’ya  pas d’autres sources d’eau en dehors du lac. Ce contact régulier  favorise  la réinfection puisque toute la population dépend de l’eau du lac.  Grâce aux campagnes de lutte contre cette maladie, à la sensibilisation et l’éducation des populations, on est passé de 82% à 46 % de taux  prévalence sur l’île. Cependant vue le contact régulier, la réinfection est  plus rapide. Cette  prévalence si rien n’est fait,  va remonter. Mais grâce au traitement annuel mené dans ce village, bien qu’il ait de ré infestation, il n y a plus de cas de morbidité et il faut aussi intensifier l’éducation de la population.
Pourquoi dit-on que la bilharziose  fait partie des maladies tropicale négligées ?
Avant les maladies était traités individuellement. On s’est rendu compte en fin d’années 1990 que l’attention des gouvernements  des bailleurs de fonds et des chercheurs était fixée sur  trois  maladies  le Vih,  le paludisme et  la tuberculose. Donc il y avait tout un groupe de  maladies pour lequel il n’y avait plus d’intérêt. L’oms a constaté  que prise ensemble ces maladies parmi lesquelles la bilharziose, ont des dégâts plus importants  sur les populations que les trois maladies suscitées.  On a constaté que  la morbidité était plus importante que les trois autres. C’est pourquoi en 2005 le concept de maladies tropicales négligées a été mis sur pied. C’est parce que cette maladie était négligé par toit  le monde que  le concept existe.
Est-ce que  le traitement est à la portée du Camerounais moyen ?
 La lutte  contre cette maladie est entièrement  gratuite. Les firmes  pharmaceutiques se sont engagées à données gratuitement à  travers  l’Oms  des médicaments  à tous les pays  souffrant de cette  maladie jusqu’à  son élimination complète.  Ces médicaments sont donnés à travers l’Oms et les pays qui en ont besoin font la demande auprès de l’Oms. Par contre, il faut que  les communautés et les gouvernements mobilisent des financements  pour la distribution parce qu’avant le traitement il y a la sensibilisation, la formation  et l’acheminement des médicaments dans les zones reculées.  Et tout ça à un coût qui doit être mobilisé par les gouvernements et l’ensemble des partenaires pour atteindre la population cible.
Quel conseil donnez-vous aux Camerounais pour prévenir la bilharziose ?
Je souligne que la lutte contre cette maladie est une activité de longue haleine et aucune organisation ne peut y arriver toute seule.  Cela nécessite la contribution de chacun à son niveau. La plupart de ces maladies sont liées à la pauvreté et à l’hygiène.  Donc s’il y a un changement de comportement au niveau de la population, surtout une amélioration des conditions d’hygiène,  on va arriver à l’élimination de la maladie. Les populations doivent respecter les règles d’hygiène, utiliser les latrine, bien laver les fruits et légumes avant de consommer…
Est-ce qu’il y a des chances qu’à la longue on ne parle plus de ces maladie au Cameroun ?
Bien sur. Mais ça doit varier d’un  milieu  à un autre. Par exemple, dans   les milieux où  il y a plus d’hygiène, on aura une recule importante. Mais à la longue avec le développement et une prise de conscience par la population, on pourra arriver à l’élimination de cette maladie, mais ça doit être une affaire de tous.
 Est-ce que  seules les régions du centre du  Littoral et du Sud-ouest sont concernées par cette maladie ?
 Les régions visitées  ne sont qu’un échantillonnage. Les études réalisées dans  les 10 régions du Cameroun ont montré   le même impact tel que décrie  dans les différentes visitées.  Que ce soit au Nord, au Nord –Ouest, au Sud, à  l’Est, à l’Extrême Nord, on a le même impact. Les enquêtes  menées dans ces différentes région  ont démontré  qu’on a  une baisse significative du taux de prévalence de la schistosomiase au Cameroun avec  l’action du  ministère de la Santé et  du  programme nationale de lutte contre  la schistosomiase et des helminthiases intestinales.
 Quelles sont  les signes  précurseurs de la bilharziose ?
Il faut dire qu’il ya deux formes de bilharzioses à savoir  la bilharziose urinaire et  la bilharziose intestinales. Dans  le  cas e la bilharziose urinaire le signe  le plus simple c’est  la présence du sang dans  les urines. Des que vous avez un enfant qui  présente ce type de signe, il faut directement  le conduire à l’hôpital parce qu’il  peut souffrir de la bilharziose urinaire. Il faut 
Dans  la cadre de la bilharziose intestinale, on  peut avoir des traits de sang sur les sels, avoir  une douleur au  bas ventre et présenter un gros ventre. Ces signes précoces  qui se manifestent obligent  le parent de conduire  l’enfant ou  l’adulte lui-même à se présenter  dans  un centre e santé pour  des examens de dépistage de la maladie et la présence des œufs les schistosomes  dans les sels. Et  se faire soigner.
 Quel est la durée du traitement ?
 Le traitement  pris actuellement n’est pas un vaccin. Le traitement a pour but de tuer  les parasites présents dans l’organisme. Il déparasite entièrement  la personne. La difficulté c’est que  la plupart des personnes malades  vivent dans  le milieu avec le  parasite. Ce qui  favorise le risque de  réinfection. C’est pourquoi,  il  faut  traiter  régulièrement. S’il n’y avait  pas de parasite dans l’environnement, on pouvait traiter une seule fois.  Pour  la bilharziose, le traitement varie
Le moyen de lutte contre cette  maladie  c’est  le respect des règles d’d’hygiènes, le respect de la réglementation en matière de construction des latrines, de l’assainissement de l’environnement, une prise de conscience et un changement de comportement  pour éliminer cette  maladie.
Interview réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

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Madagascar 2017: Le Cameroun ridiculise le Kenya

7 Août 2016, 18:39pm

Publié par Hervé Villard

Fantastiques Lions U-17
Fantastiques Lions U-17

Les U-17 de la sélection nationale de football ont largement dominé le Kenya (7-0) hier dimanche au stade omnisport de Limbé. C’était en marge des qualifications pour la Can de leur catégorie

C’est  une véritable leçon de football que les  Lions Indomptables de football de la catégorie U-17 viennent de donner à  leurs homologues du Kenya. Croisant  le fer avec   ces  derniers  dans  le cadre du  deuxième tour  éliminatoire de  la coupe d’Afrique des nations, qui se joue  l’année  prochaine à Madagascar,  les  poulains du coach  Bertin Ebwelle n’ont pas eu de pitié pour leur adversaire du jour. Ils ont battu  les Kenyans par un score fleuve de sept buts à zéro. Un score impressionnant et historique jamais réalisé par une sélection nationale de football.
Malgré la délocalisation de cette rencontre d’abord programmée à Bafoussam,  la sélection nationale de football U-17 a rapidement  enflammé  le maigre  public venu être témoin de ce moment de l’histoire du football camerounais.
Dès  le coup d’envoie, c’est  le Cameroun qui  met  le pied à l’étrier. Avec un bloc assez compact  respectant  les  consignes du coach,  il monopolise  le ballon et domine le  match dès les premières  secondes. Les percussions de Sakava et de Stéphane Zobo placés en avant poste ne trouvent  malheureusement pas le cadre. Ces premières alertes  réveillent  le  public de Limbé glacé par  le froid et  la pluie qui s’abat sur  le stade.  Avec  une  ligne défensive assez soudée, des milieux de terrains et des latéraux qui  reviennent porter mains  forte à  chaque  fois  qu’une action offensive est  manquée,  le Cameroun  contrecarre rapidement toutes les velléités offensives du Kenya en panne d’inspiration.

 

Bien que dominant le jeu dans tous ses compartiments,  il faut attendre la 19ème minute pour  voir les poulains de  Bertin Ebwelle  inscrire  leur  premier but. Sur  une belle action menée depuis  le coté gauche, Moise  Sakava bien servi  dans la surface de réparation perce d’une frappe magnifique  les  filets du Kenya jusque là inviolés. Deux minutes plus tard c’est Stéphane Zobo qui puni  à nouveau  le portier Kenyan. Après  avoir passé en revue  toute  la ligne  défensive de  l’équipe visiteuse grâce à une série de dribbles dont  lui seul connait  le secret, il propulse le cuir au fond des filets  pour  le bonheur des Camerounais(21ème).
Blessé dans  son amour  propre, le Kenya tente de repartir  mais est stoppé par une défense qui respecte de manière stricte les consignes du coach. Après avoir laissé passer l’orage kenyan, l’attaque camerounaise  fait  encore parler d’elle en inscrivant le troisième but.  Christian Mbella servi à la limite du hors  jeu ne tremble  pas et prend à contre pied  le gardien Kenyan. Le match est  alors  plié. Les supporters  dans les gradins  chantent à l’honneur des Lions Indomptables. Le coach assez serein au banc de touche,  n’arrête  pas de repositionner ses poulains. Car, il faut  marquer  le maximum de buts  pour espérer passer à l’étape  suivante.  Galvanisée par  un public assez surexcité, les poulains de Bertin Ebwelle  font un récital. Ils inscrivent  coup sur coup le 4ème et le 5ème  but de  cette rencontre (35ème) et (41ème). Christian  Mbella et  le capitaine Dyo Ngakole successivement, sont  à la manette.  La pause  vient  mettre  fin au supplice des kenyans.
A la reprise,  c’est plus requinqués  que la sélection U-17 du Cameroun revient des vestiaires. Après  quelques conseils du coach. Il ne faut concéder aucun but et inscrire le maximum de buts possibles. Un conseil  suivi et  respecté à la lettre par le capitaine  Dyo Ngakole. Celui-ci montre le chemin à ses coéquipiers en inscrivant le sixième but à la 52ème minute. Quinze  minutes plus tard, le Cameroun  en inscrit son septième but de la partie.  Christian Mbella  qui a suivi  son capitaine, inscrit  son doublé du jour (69ème). Malgré  le pénalty obtenu, le kenya ne réduit pas la marque et c’est sur ce score  de sept  buts contre zéro  que  les deux équipes se séparent.  Par cette  victoire, le Cameroun vient de prendre une sérieuse option  pour  la qualification au troisième et dernier tour de ces éliminatoires. Un véritable  récital.
Hervé Villard Njiélé
l'équipe du Duel

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Otages de Lagdo : Les proches des victimes toujours dans l’incertitude

7 Août 2016, 16:35pm

Publié par Hervé Villard

Ces deniers qui attendent avec entrain le retour des ex otages de l’arrondissement de Lagdo ne sont pas toujours fixes sur le jour et la date effective du retour de ces deniers

C’est une ambiance pleine d’émotion qui règne dans l’arrondissement de Lagdo depuis plus de deux semaines. Depuis le retour au bercail des responsables de cette communauté pris en otage par les rebelles centrafricains, c’est une inquiétude qui s’est emparée des populations de la contrée. Ces dernières qui croyaient revoir et embrasser le plus rapidement possible leurs poches portés disparus depuis plus de 16 mois sont encore dans l’attente de ce moment plein d’émotion.
Plus de deux semaines  après  l’arrivée des otages au Cameroun, Ils scrutent encore le ciel en espérant qu’ils reverront vivant tous les otages encore sous soins à l’hôpital général de Yaoundé.
Cependant cette attente qui s’avère déjà longue pour les populations de l’arrondissement de Lagdo et pour les membres des familles de ces ex otages n’est pas sans mécontentement. Puisque les familles sont impatientes et anxieuses. « Les  populations sont  vraiment  inquiètes dans l’arrondissement de Lagdo. Depuis la libération des otages elles sont impatientes de les voir. Chacun voudrait les rencontrer, les voir, les toucher du doigt et surtout écouter le film de leur enlèvement », affirme une source dans l’arrondissement de Lagdo.
D’après celui qui fait savoir que l’inquiétude est d’avantage liée au manque d’information sur le jour et la date exacte du retour des otages à Lagdo, les populations voudraient au moins être renseignées sur la date   du retour des otages dans  leur  village  natal.
«Peu sont ceux qui ont eu la chance de voir les otages. En dehors par exemple de quelques membres de la famille du maire qui ont  fait  le déplacement à Yaoundé, la plupart des proches de ces ex otages se contentent tout simplement des images qu’ils diffusées de temps en temps  à la télé », déclare Ibrahim un habitant de l’arrondissement de  Lagdo.
D’après celui qui déclare que la mort de deux de ces otages à savoir ; le sieur Youssouffa et dame Nene Jacqueline est venue créer la panique au sein des populations, tout se passait jusque là bien avec l’annonce de la libération des otages. « Chacun dans  l’arrondissement de Lagdo veut toucher palper et voir ces otages de ses propres yeux pour savourer effectivement leur retour au pays », affirme-t-il
Au sein de la famille de Mama Abakaï qui a eu l’occasion de lui rendre visite à Yaoundé, on n’attend plus que son retour au bercail pour tourner la page de ce triste souvenir. « J’attends avec impatience son retour à la maison. J’étais à Yaoundé et je l’ai rencontré. Il se portait bien. Malgré le fait qu’il avait maigri. Il avait le moral. C’est vrai que l’attente est  longue pour nous aussi. Mais, ça ne nous gène pas parce qu’ils sont entre de bonnes mains à Yaoundé. Les soucis sont finis et nous arrivons  à bien dormir »,  affirme Mariam AbakaÏ la fille du maire de Lagdo toute heureuse de la libération de son père.
Retour en fanfare
C’est une grande fête qui attend  les 13 ex otages de l’arrondissement de Lagdo. Selon des informations en provenance de cette partie du pays,  des préparations vont bon train. Le préfet de la Bénoué Mamoudou Haman,  le sous-prefet de Lagdo  Saidou Bouba et Alioum Fadil, député Rdpc de la Bénoué Sud-Est multiplient des réunions pour préparer l’accueil de ces ex-otages.
D’après  nos sources, la première réunion s’est tenu le 19 juillet 2016 et la seconde le vendredi 22 juillet. Plus d’un million de francs  cfa ont déjà été collectés par  les populations pour l’organisation de cette fête. Une prière œcuménique et une motion de soutien au président de la république pour la libération des otages  font  partie  de l’ordre du jour de cette  grande cérémonie.
Hervé Villard Njiélé 

 

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Protection de l’environnement:Plus de deux millions de bouteilles plastiques

7 Août 2016, 15:36pm

Publié par Hervé Villard

 les dechets plastiques
les dechets plastiques

A travers le projet «plastic recup holidays » lancé lundi dernier, la Sabc veut vider les rigoles de Yaoundé et de Douala des bouteilles plastiques qui les encombrent

Sensibiliser et éduquer les jeunes et  les  populations camerounaises sur  les enjeux de la protection de l’environnement, les amener à lutter avec acuité  contre  la pollution de  la nature avec  des  bouteilles  plastiques  usagers. Voilà entre autres missions que s’est fixé la Société anonyme des brasseries du Cameroun (Sabc) durant ces vacances.
A travers  le concept « Plastic recup holidays » lancé à yaoundé  le lundi 25 juillet 2016, elle compte récupérer deux millions de bouteilles  plastiques jetées   dans les rigoles en deux semaines. Ces bouteilles qui seront par la suite recyclées, seront  transformées  en  pavé par  la Fondation du Cœur d’Afrique d’Albert Roger Milla  partenaire de cette initiative.
Mieux que  ça, les responsables  des brasseries du Cameroun par cette initiative, comptent assainir  les drains  bouchés par les milliers de bouteilles plastiques usagers  et occuper des jeunes  pendant ces vacances. Pour réaliser ce projet qui  mobilise cent  jeunes stagiaires  repartis  dans  les villes de Yaoundé et Douala, des  filets, des  pelles, des râteaux, des bottes des cahes-nez, des brouettes,  bref,  le matériel adéquat  permettant de récupérer   les dites  bouteilles  ont été remis aux  jeunes. Ces derniers ont aussi été initiés aux différentes techniques de ramassage de ces bouteilles.  Durant  ces deux semaines d’intenses activités, 14 drains  de Douala et  yaoundé seront vidés des bouteilles encombrant leur lit. Parmi ces drains se compte  celui de  Mboppi Camp Yabassi , de la chefferie de Bonapriso,  le drain de Mbanya par Bonamousadi  celui du carrefour Kombi , le Kondi , le drain de Sodikago, celui  du drain du Tongo’o Bassa  à  la Cité Sic Cacao à Douala.
Dans la ville de Yaoundé, les drains de la Cité verte, Impôts Biyem-assi , Briqueterie (marché charbon),Sofavinc, Mairie de Yaoundé, Ecole de police ,Hôpital Cnps sont concernés par cette initiative.
Pour réussir ce projet important pour changer le visage des deux  principales  villes du Cameroun, la société  Hysacam et l’association nationale pour la protection et le développement de l’environnement(And) ont été associés à ce projet.  Après  le idée « Plastic recup »  lancé en 2012 pour  limiter  la  pollution du Cameroun  par  les bouteilles plastiques usagers,  projet qui attend encore d’être  évalué,  la Sabc vient de lancer « plastic  recup holidays ». Selon des informations du  département de communication  chaque  jeune  prenant  part à ce projet qui a débuté le 18 juillet 2016  et s’achève  le 5 aout prochain  recevront  une prime de 50.000fcfa.
Hervé Villard Njiélé

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Fête de Ramadan :La région de l’extrême Nord sous haute sécurité

4 Août 2016, 16:14pm

Publié par Hervé Villard

Selon des informations, les mosquées et les lieux à forte concentration sont quadrillés depuis plusieurs jours par les forces de défense nationale

Limiter  les attaques de Boko Haram durant  la  célébration de cette fête  chez  les fidèles musulmans, permettre à toutes les populations de la région de l’extrême Nord et ses environs de   passer  les fêtes en toute quiétude.  Voilà les objectifs  visés par les autorités administratives politiques et militaires de  la région de l’Extrême Nord du Cameroun en cette veille de fête de ramadan.
Selon les riverains de cette partie du triangle  national, la sécurité a été renforcée dans cette partie du pays depuis bientôt une semaine. Les marchés, les supermarchés,  les quartiers populeux,  les bureaux administratifs, les mosquées, les églises et autres lieux à forte concentration humaines  bénéficient d’une attention particulière. Des  éléments des forces de défense nationale sont postés de jours comme de nuit aux alentours de ses édifices. «Des grand carrefours où les populations se retrouvent souvent  le soir  pour échanger et passer du bon temps sont également sous  surveillance des forces de l’ordre. A Maroua où   je suis le couvre feu est fixé à 22h. Tous  les débits de boisson et autres points chauds son fermés à partir de cette heure là. Il n’y a  pas de demi mesure », affirme un habitant de la ville de Maroua sous anonymat. Celui-ci affirme d’ailleurs que cette mesure prise  n’est pas seulement appliquée dans la capitale de la région de l’Extrême Nord. Elle est  faite dans toute la région et  les villages environnants.
En plus des patrouilles mixtes des forces de l’ordre et de défense multipliées dans toute la région, l’on signale aussi la présence des agents  des renseignements généraux dans toute  la région,  la présence des militaires en civil pour  rassurer les populations de cette région du Cameroun en proie aux attaques de Boko Haram.
Communiqué
Selon des informations,  le gouverneur de la région de l’Extrême nord  a publié   il y a quelques jours un communiqué informant  les populations sur les conditions sécuritaires à respecter pendant la célébration du Ramadan. A coté de  la fouille systématique des femmes et des hommes avant et à la sortie de  la mosquée,  les fidèles musulmans ont été invités à rejoindre plus tôt que prévu  les mosquées. Car, à partir de 8h, toutes  les routes principales menant aux différentes  mosquées seront fermées. «Le gouverneur a demandé que tous  les fidèles  soient à la mosquée au trop tard à 7h 55 puisque à partir de 8h, les routes seront fermées.  Les lieux de cultes seront aussi sous  haute sécurité. Des  forces de  l’ordre vont aussi fouiller tout le monde avec  les détecteurs des métaux », nous confie au téléphone un habitant de Fotokol.
Selon des informations, toutes  les moquées du septentrion sont sous haute surveillance depuis plus d’une semaine. «Devant  les mosquées, il y a   des gens qui sont présents  en civil depuis six jours ils sont là et se confondent même aux populations. On  a même déjà peur», affirme  un habitant de la ville de Maroua. D’après  ce dernier, «il y aura deux fouilles systématiques à l’entrée et à la sortie des mosquée durant la célébration du Ramadan».
Attaque
Suivant des informations de source concordante,  la dernière attaque de Boko Haram du 30 juin 2016 dernier ayant fait plus de 10 morts  serait à l’origine  les mesures sécuritaires  prises dans  la région de l’Extrême Nord. Ce jour là, apprend-on,  un kamikaze  s'est fait exploser dans la nuit  à Djakana, une ville située  à la frontière du Nigeria. Sur le coup, sept personnes sont mortes, dont le kamikaze. Quatre blessés ont ensuite succombé à leurs  blessures, quelques heures après.
Hervé Villard Njiélé

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Lutte contre la schistosomiase: Les journalistes associés au combat

4 Août 2016, 15:40pm

Publié par Hervé Villard

 sur  le site de l'ile de Barombi kotto
sur le site de l'ile de Barombi kotto

Ces derniers viennent de prendre part à un séminaire de formation sur la lutte contre schistosomiase et les helminthiases intestinales

Permettre aux journalistes de vivres eux même les réalités de la schistosomiase et des helminthiases intestinales au Cameroun. Leur  donner la possibilité de toucher  du doigt  les affres  de ces maladies  sur le triangle nationale. Voilà entre autres objectifs visés par le séminaire de  formation des journalistes camerounais qui  vient de s’achever dans  la ville de Kumba  dans  la région du Sud-Ouest.
Organisé par  le ministère de  la Santé Publique et plus précisément  par le programme national de lutte contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, ce séminaire de formation a débuté le 23  juillet 2016  à  Yaoundé  et s’est achevé le 28 juillet 2016 dans  la ville de Kumba.

 

En plus des  formations  théoriques qui s’étant déroulées en salle, les hommes de medias accompagnés des experts spécialisés dans  la lutte contre ces maladies, sont descendus dans les différents sites où ces maladies continuent à faire des ravages. 
Ainsi  les hommes de medias choisis à la fois au sein de  la presse à capitaux publics que privés se sont rendus  dans les localités de Kindjing Ndjabi dans l’arrondissement de Makenene où la schistosomiase a disparu grâce aux actions du programme nationale de lutte contre  la schistosomiase. Ils ont visité la ville d’Edea  dans la Sanaga Maritime, les villages Barombi Mboh et Barombi NKotto  dans la région du Sud-Ouest tous des foyers de transmission de  la schistosomiase et le village Songdong  situé au bord de la Sanaga un foyer de transmission de l’onchocercose.
Selon le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente Secrétaire générale du Programme de lutte contre la schistosomiase et les helminthiases intestinales au ministère de la Santé Publique coordonnateur de cette  formation, les  différents sites choisis pour  la phase pratique  n’ont  pas été fait par hasard. ‘’Ces sites  ont été choisi pour vous permettre dans  un premier temps de  toucher du doigt  la difficulté qu’il y a à lutter contre toutes ces maladies. De voir effectivement  que  ce sont  les pauvres qui souffrent de cette maladie mais surtout de vous faire découvrir  leurs foyers de contamination’’, Explique-t-il.
D’après l’ambassadeur de la Liverpool school of tropical Medicine (Lstm) dans le mondepas  effrayé par l’ampleur de la tâche qui incombe au ministère de la Santé Publique et lui, seule une action  
concertée peut  permettre d’exterminer ces maladies au Cameroun. D’où l’importance de la formation  et de l’association des journalistes à la lutte contre ces maladies. « La lutte contre la bilharziose est une activité multisectorielle qui nécessite  l’implication de plusieurs acteurs venant de plusieurs domaines. La bilharziose attaque des hommes qui ne sont même pas au courant de cette maladie. Il est important qu’il y’ait une bonne communication sur cette maladie. En plus il y a trop de confusion dans tout ce que  les journalistes rendent et cela crée un flou sur le plan scientifique. Une  bonne communication sur ces maladies tropicales permet de sensibiliser les populations et les amène à se laisser diagnostiquer et soigner », affirme-t-il
Parlant de la schistosomiase, il faut dire que c’est une maladie transmissible par microbe qu’on appelle le schistosome. Toute  personne en contact avec l’eau  peut contracter  cette maladie. Car, les schistosome passent par les pores de la peau. En pondant des œufs dans l’organisme, ce parasite va créer des dégâts énormes dans l’organisme et créer cette maladie qu’on appelle la bilharziose. On distingue deux types, la bilharziose urinaire et la bilharziose intestinale. Si elle n’est pas soignée, la maladie crée la morbidité au sein des populations.  Pour éviter cette  maladie précise le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente, il faut éviter de faire  les sels et d’uriner dans les eaux et surtout de  déverser  les sels dans  les eaux, cela permet de polluer  l’eau et d’entretenir  le cycle de vie de cette maladie
Herve Villard Njielé

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