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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Affaire Chantier Naval contre Forjindam et Cie : Le verdict sera rendu le 20 juillet prochain

12 Juillet 2012, 22:41pm

Publié par Hervé Villard

 

 

forjindam-2.jpgAffaire Chantier Naval

 

 Zachaeus Forjindam  et Ngouan Jean Simon seront  fixés sur leur sort le 19 juillet prochain

 

L’affaire enrôlée hier  à la cour d’appel  de Bonanjo,  a été rendue en délibéré par le président de la collégialité, après  une plaidoirie qui a durée près de 8h d’horloge.

 

 La condamnation ou la libération de Zachaeus forjindam, l’ex directeur du chantier naval  et industriel du Cameroun (Cni) et de Ngouan Jean Simon ancien directeur financier de cette entreprise,  sera connue le 19 juillet 2012. Car, durant ce jour très déterminant pour ceux qui présidaient aux destinées du Cnic il y a quelques années,  se tiendra la dernière audience de  l’affaire  qui les oppose à l’entreprise qu’ils ont dirigée et pour laquelle, ils sont  accusés  de  détournement en coaction de 206 millions de francs cfa. L’affaire  a été  rendue en délibérée par le président de la collégialité  le 19 juillet 2012 après  une plaidoirie  qui a durée près de 8h d’horloge.

 

Zacchaeus  Fordjindam à qui  le président de la collégialité a passé la parole avant de rendre cette affaire  en délibéré,  a déclaré son innocence comme par le passé. «Je suis l’objet  d’un lynchage judiciaire. Je ne voudrais plus prononcé le nom de monsieur Bikoro dans cette affaire puisqu’on l’a trop cité. Ce que je peux vous dire c’est que, je suis innocent.» A  déclaré l’ancien Dg du Cnic  la mine fermée.  NGouan Jean Simon, à qui la parole a été donnée en dernier ressort, est revenu sur les différents complots de monsieur Bikoro avant d’inviter les juges à ne pas  se prêter à ce jeu. Faisant appel à plusieurs versets bibliques et racontant l’histoire de Job, il a demandé aux juges de rendre justice et rien que la justice.

Par rapport au verdict final de cette affaire qui dure depuis près de trois années déjà,  les avocats de la défense laissent aux juges la latitude de décider. «Je n’ai pas de pronostic à faire.  Je crois sur le principe de l’objectivité et compte tenu de la plaidoirie que nous venons de faire,  je pense qu’on va les libérer. Mais, je ne suis que avocat, je ne suis pas le juge. Dans une affaire judiciaire, chacun fait son travail.» Déclare  Me Ousmanou Djoubairou.

 

Plaidoirie

Comme le dit  l’ordonnance du dernier renvoie  de cette affaire, il était question pendant l’audience  qui s’est ouverte hier  au tribunal de grande instance de Bonanjo, que les avocats de la défense rendent leur plaidoirie.

Ce qu’ils ont fait.

Pendant cette phase  du procès  très déterminante pour  leur clients, les avocats de la défense se sont évertués à détruire toutes les preuves de culpabilité brandit par le ministère public pendant le procès. Ils ont dans leur multiples interventions, démontré que «le procès en cours n’est qu’un procès en sorcellerie dans la mesure où, aucune preuve de détournement n’a  été fournie ». Déclarent-ils.

Parlant du fractionnement des chèques  qui a été évoqué comme motif de détournement, Me Baombé a expliqué  que ce chef d’accusation ne saurait constituer une preuve de détournement. Car, elle intervient après le paiement des dits chèques.

Au sujet du chèque rempli par monsieur Youta, il a  déclaré que ce n’était que normale. Car, en tant que chef comptable et collègue de M.Forjindam, il pouvait le faire. Parlant de l’existence des entreprises fictives, le collège des avocats a démontré que ces entreprises existaient bel et bien. La preuve, ils ont perçue l’argent du chantier naval et, on ne saurait donc dire qu’ils n’existent pas.  Selon Me  Baombe les noms de Sas, Logisco et Jengre ne figurent pas sur le fichier des fournisseurs du chantier naval parce que c’était des fournisseurs occasionnels. Car, à l’époque des faits, la Cnic avait une liste de plus de 3000 fournisseurs et, il fallait être régulier voire constant pour y figurer. Selon Me Djoubairou, plusieurs éléments du dossier disculpent Forjindam. Tout en énumérant le processus de délivrance d’un chèque au Cnic, il a conclu qu’il n’ya pas détournement. D’après Me Alain Nguini avocat de Ngouan Jean Simon, les accusés sont innocents et doivent être libérés. Car tout au long de la procédure, le ministère public n’a pas apporté la, preuve de son accusation et en cas de doute, cela profite à l’accusé.

 

La suite de cette affaire de 12 chèques frauduleux d’un montant total de 206 millions et pour laquelle Zacchaeus Forjindam et Ngouan Jean Simon ont été accusés sera connue le 19 juillet 2012.

 

Hervé Villard Njiélé.

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