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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Afrique: Le bassin du lac Tchad préocupe les chefs d'Etat

1 Novembre 2010, 22:15pm

Publié par hervy

Société-Afrique

 

Réunis dans le cadre du forum international à N’djamena dimanche 31 octobre 2010, chefs d'Etat africains et dirigeants politiques refléchissaient sur les moyens pour limiter l'assèchement de ce patrimoine indispensable pour les peuples africains.

 

 L'assèchement du Lac Tchad inquiète les chefs d'Etats

 

 

Ils étaient au nombre de cinq ces chefs d'Etat africains (Libye, Sénégal, Centrafrique, Tchad, Nigeria) qui ont participé à la clôture de la session Afrique du 8e Forum mondial du développement durable ayant pour thème "Sauver le lac Tchad", plan d'eau au cœur de l'Afrique dont la superficie s'est dramatiquement réduite ces dernières décennies. Au cours de celle-ci, Ils se sont  tous engagés à agir pour la sauvegarde du lac Tchad. A la fin des travaux, force est de noter qu’une série de propositions ont été adoptées "par consensus" par les différents participants - chefs d'Etat, responsables politiques et experts - pour conserver le lac Tchad, selon un communiqué final lu par le ministre tchadien de l'environnement Hassan Terap. La première vise à "faire du lac Tchad un patrimoine de l'humanité". "Si on y arrive, cela permettra de réparer une injustice, et le lac Tchad sera respecté avec des droits et des devoirs pour l'ensemble des pays riverains" (Cameroun, Niger, Nigeria, Tchad), a relevé Emile Malet.

Selon le président Tchadien Idriss Deby Itno, « c'est les meilleures propositions qui ont été faites, nous devons les adopter par consensus ».  Auparavant, il importe de le souligner, les experts du comité scientifique du forum réunis vendredi et samedi avaient soumis ces propositions au "segment politique", selon Emile Malet, délégué général du forum. Les experts ont aussi souhaité la création d'une "autorité" pour le lac, afin d'éviter les risques de conflits, notamment entre migrants et populations autochtones qui subissent les aléas climatiques.

Situé à la frontière de quatre pays, le lac est un lieu de migration important. Il attire notamment des éleveurs et pêcheurs. En 1960 en effet, sa taille était de 25.000 km2. Aujourd'hui, elle a considérablement rétréci et  avoisinerait 8.000 km2, voire 2.500 km2, selon différentes estimations. Au sujet des causes de ce rétrécissement, autorités et experts sont divisés. Certains l’attribuent au réchauffement climatique, alors que d'autres avancent des causes multiples et notamment sa surexploitation pour l'irrigation ou pour les besoins en eau des villes. Concernant l'alimentation en eau du lac Tchad, notamment en détournant des cours d'eau, il a été retenu de "confronter toutes les considérations avant de faire quoi que ce soit", en tenant compte de trois objectifs: "les équilibres du lac Tchad doivent être respectés, les populations doivent être sauvegardées et les activités doivent être amplifiées", a poursuivi M. Malet.

Entre autres souhaits, les participants ont émis le vœu que les recherches sur le lac puissent être mutualisées et coordonnées. Le délégué général du forum a indiqué qu'une réunion se tiendra à Paris dans six mois pour affiner les propositions afin de les présenter aux bailleurs de fonds. "Il est impérieux que nous nous serrions les coudes pour donner vie au lac Tchad", a insisté le président tchadien Idriss Deby Itno. Et de poursuivre :"N'Djamena n'est qu'une étape qui doit être franchie avec ces pertinentes propositions". Le président Sénégalais Abdoulaye Wade pour sa part a soutenu que "le lac n'appartient ni au Tchad, ni aux riverains, mais à toute l'Afrique, c'est un bien de l’Afrique. La politique faite depuis 40 ans sur le lac Tchad et autour du lac sont les véritables responsables de sa régression". Raison de plus de «  ne pas permettre que le lac Tchad meure », a renchéri son homologue nigérian, Goodluck Jonathan.

Blaise-Pascal Dassié /Hervé villard Njiélé

 Avec l’Afp

 

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