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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Cambriolage:un cambrioleur lynché à Deido

7 Octobre 2010, 21:53pm

Publié par hervy

 

  Il a été surpris par les populations qui l’ont battu à mort

 

  

  

  «  Cité des favoris » mercredi 6 octobre 2010. Nous sommes au petit matin. Carlos N porte encore  les séquelles de l’agression subie dans la nuit.   Des nombreuses contusions qu’on peut observer le long de son corps témoignent de ce qu’il vient de loin. Devant  sa chambre, une casquette de couleur noire bariolée de blanc. « C’est celui de sa victime » nous informe-t-on. Non loin, dans la cour, des traces de sang sont encore visibles sur le sol. Un peu plus en avant des gourdins, probablement ceux qui ont servi à lyncher le malfrat.  Dans ce quartier situé  non loin de la boulangerie Coaf, on n’en est pas prêt d’oublier le drame survenu dans la nuit. C’est que, mercredi 6 septembre 2010  les populations  se sont levées plus tôt que d’habitude parce que arrachées de leur sommeil par les cris de détresse  de Carlos N. Pendant qu’ils étaient tous endormis, un malfrat s’est introduit dans la cité   et l’a menacé de mort à l’aide d’une machette. Carlos N  revenait des toilettes lorsqu’il a été surpris par  le cambrioleur. « Il était environ trois heures  quand je suis sorti .Les deux portails étaient ouverts. Quand je revenais, j’ai aperçu quelqu’un que je n’ai pas identifié. Je lui  ai demandé ce qu’il faisait et  il m’a dit qu’il cherchait une femme. A force de lui poser des questions, il a sorti une machette de sa veste. Pris de peur, j’ai aussitôt sauté sur lui en criant au voleur ! » Raconte-t-il. Alertés, les voisins accourent et neutralisent l’inconnu. Ils vont le  traîner hors de la concession, et le molesteront. Les éléments du commissariat du 9ème arrondissement alertés  descendent sur le terrain, dispersent la foule et extirpent l’infortuné de la vindicte populaire. Il est alors  conduit à l’hôpital Laquintinie d’où il succombera, quelques minutes après, à ses blessures.

Ce n’est pas la première fois que les malfrats cambriolent dans cette cité.  Il y a près d’un mois, des hommes sans foi ni loi avaient dévalisé un studio  emportant bouteille à gaz, frigidaire, ventilateur et argent. Aujourd’hui, les populations   disent déterminées à aller en guerre contre le banditisme. Elles pensent qu’à travers la vindicte populaire elles pourraient barrer la voie à la grande criminalité   dans le quartier.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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J
<br /> <br /> C'est comme on dit .99jours pour le voleur,un seul jour pour le grand patron.Si tous les jours ces oiseaux de mauvais augures pouvaient à chaque cour la fougue des populations,je pense qu'ils<br /> reflechiraient mieux pour un travail décent que le vol. Cependant qu'il faille se mefier parce qu'on peut se retrouver dans la fureur de la foule parfois alors qu'on est innocent.Il faut agir<br /> quand on prend le malfrat la main dans le sac.<br /> <br /> <br /> <br />
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