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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Catastrophe naturelle:Deux sportifs tués par la foudre à Douala

13 Septembre 2011, 20:19pm

Publié par Hervé Villard

 

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Ces derniers étaient en plein entrainement au stade de l’Asecna  avec leur coach et plusieurs de leurs  coéquipiers  quand le malheureux incident s’est produit.

 

 

Amadou Bouba plus connu sur le pseudonyme de ‘’ali’’ et Herman Brice Ketchou ne s’entraineront plus jamais avec leurs coéquipiers de la Nousia Sport Academy. Sortis s’entrainer avec leur équipe comme tous les lundis, au stade  de l’Asecna non loin de l’aéroport international de Douala, ils ont été tués par la foudre alors qu’ils jouaient sur l’aire  de jeu.

 Selon des informations recueillies sur les lieux de l’incident,  les sportifs présents au moment du malheureux incident étaient une cinquantaine.

« Hier (lundi 13 septembre 2011) matin, on s’entrainait comme d’habitude au stade de l’Asecna. On a organisé une rencontre qui se déroulait sans anicroche. A un certain moment, il a commencé à pleuvoir. Quelques minutes plus tard, j’ai juste entendu un grand bruit  puis, je n’ai plus su ce qui s’est passé. Quand je me réveille plus tard,  je constate qu’il y a un calme totale et que les joueurs sont au sol. Les autres se sont levés tandis que  Amadou Bouba et Herman Brice ketchou sont restés étalés au sol. On a tenté en vain de les réanimer et on les a transporté pour l’hôpital du district de New-Bell où, ils ont rendus l’âme.» Raconte Simon Ngbam l’encadreur de Nousia Sport académy, lui aussi victime de cette catastrophe naturelle qu’il a échappé de justesse.

Encore sous le coup de l’émotion  Simon Mgbam qui narre l’évènement est inconsolable. «C’est très difficile de perdre des enfants dans cette circonstance. J’ai juste eu de la chance. Je serais  mort moi aussi car, on a été  tous foudroyé » affirme-t-il.   

Jean René Noubissi, le président de ce club quand à lui ne sait à quel saint se vouer. Pour celui qui encadre les jeunes sportifs depuis près de cinq ans, la pilule est difficile à avaler. «J’étais à mon bureau à Akwa quand on m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle hier (lundi 13 septembre 2011) au environs de 10h. J’ai couru au stade et je n’ai vu personne. Quand j’arrive à l’hôpital du district de New-Bell où  ils ont été conduits, je trouve les enfants, une quarantaine, assis à l’hôpital terrorisés et déboussolés. C’est alors que les infirmières me confirment que les deux enfants sont morts. »

 Pour  cet encadreur des jeunes sportifs qui ne comprend pas pourquoi c’est à lui que cela arrive, le ciel vient de lui tomber sur la tête. « Ils étaient très biens dans leur tête et je misais sur eux .c’est vraiment difficile à digérer tout cela » déclare-t-il abattu.

Pour consoler les membres des familles éplorées,  Jean René Noubissi, Simon Ngbam et les autres membres de l’équipe se recueillent aux domiciles des victimes chaque soir. « Nous aussi nous sommes éplorés et nous allons assister les familles jusqu’au bout. Nous ferons tout ce qui est en notre possible pour accompagner nos enfants jusqu’à leur dernière demeure. » Déclare le président encore traumatisé.

Dans les familles des victimes, hier, ces dernières  étaient inconsolables. Ces enfants jouant au football étaient source d’espoir pour eux. « C’est notre futur Samuel Eto’o qui vient ainsi de mourir. » se lamente  un  proche de Brice Ketchou au quartier Bagangté à New-Bell. Ce dernier inconsolable comme bon nombre de ses frères, est d’avantage choqué  de  la manière par laquelle son frère  est décédé. Celui-ci signale par ailleurs que le corps du défunt est encore à la morgue de l’hôpital du district de New-Bell et que les obsèques seront organisées bientôt.

Quant à Amadou Bouba, de religion musulmane, il a été immédiatement inhumé au bois des singes après son décès. Dans les quartiers proches du stade de l’Asecna hier, c’est cette triste nouvelle qui alimentait toute les conversations.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

 

 

 

 

  

 

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