Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

Circulation routière:Le cinquantenaire paralyse la ville de Douala

24 Février 2014, 17:49pm

Publié par Hervé Villard

 Le retour du  cortège  présidentielle de Buea à l’origine de cette situation désagréable vécue par les habitants de la capitale économique du Cameroun


 Il était presqu’impossible de partir de Bonaberi  pour  les autres quartiers de la capitale économique du Cameroun, situés à l’autre coté de la  rive du fleuve Wouri ce samedi 22 février 2014. Pour y parvenir, les populations de cette partie de  la ville de Douala étaient obligées de se livrer  et ce malgré eux,  à une longue  et fatigante marche à pied. La situation était la même pour  tous les habitants de la ville de Douala souhaitant se rendre à Bonabéri.  Ces derniers eux aussi, ont été contraints d’y aller à pied.  Bagages sur la tête,  ils ont traversé   le fleuve Wouri à pied avec leurs bagages sur la tête.

C’est que,  pendant cette journée de samedi 22 février 2014, la circulation a été coupée en deux par les éléments des forces de l’ordre.  A l’origine de cette décision ayant paralysé la circulation et causé  des dommages importants aux populations de la capitale économique du Cameroun, le retour du cortège présidentielle de la ville de Buéa, capitale de la région du Sud Ouest. Pour permettre aux différents cortèges  ayant accompagné le président de la république Paul Biya à Buea pendant la célébration du cinquantenaire de la réunification du Cameroun le 20 février 2014, la circulation dans la ville de Douala a été interrompue.  Aucun véhicule ne traversait plus le pont. Même les conducteurs de moto habitués à violer les décisions visant à règlementer la circulation routière n’ont pas pu échapper à cette règle. Eux aussi étaient contraints à la respecter. Ceux qui s’aventuraient à violer cette mesure officielle, étaient conduits avec leur engin à la gendarmerie du Rond point, située non loin du site ayant abrité la cérémonie de pose de la première pierre de la construction du  second pont sur le Wouri. Il a fallu attendre 17h pour voir les premiers véhicules de transport traverser le pont du Wouri en direction de Bonabéri et vice versa.

Cinq heures  d’attente.

Selon des informations, la  circulation routière a été coupée pendant  près de cinq heures  d’horloge. Empêchant ainsi aux populations  de Douala de se mouvoir et de vaquer à leurs différentes occupations. Du Carrefour Agip au rond point Deido  en passant par le feu rouge,  l’école publique Deido, le rond pont 4ème, il était presqu’impossible de circuler. C’était roue morte pour les véhicules immobilisés pendant plusieurs heures à ces endroits. De l’autre coté de Bonabéri c’est  la même situation qui se vit. Au rond pont Bonassama, les véhicules sont  immobilisés de même que le long de l’ancienne route de Bonabéri. Rien ne circulait dans l’ensemble en dehors de quelques conducteurs de moto véreux et des piétons contraints de marcher à pied. Cette situation a irrité les populations pas du tout habituées à ce genre de scénario. «On ne peut pas barrer la route pendant toute une journée dans une ville comme Douala. J’ai un malade que j’amène à l’hôpital. C’est depuis midi qu’on est bloqué ici je ne sais comment je vais faire » déclare une dame fâchée.  Plus fâchés encore étaient les chauffeurs de taxi qui ont passé une journée sans recette. «C’est depuis 11h qu’on est bloqué là. Je vais dire quoi au patron. Et ma famille elle va manger quoi ? C’est vraiment compliqué tout cela. S’il y avait une autre voie d’accès à Douala on ne souffrirait pas autant »,  regrette Georges, taximan

 

Hervé Villard Njiélé

Commenter cet article