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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Douala : Chococho s’en va en fumé

20 Mars 2013, 09:25am

Publié par Hervé Villard

 

chococho-d.jpg

La boulangerie Chococho, l’une des boulangeries les plus importantes du quartier  Bonapriso à Douala  a été réduite en cendre pendant un incendie qui s’est déclaré en ce lieu très tôt dans la matinée du 4 mars 2013

 

Sale temps pour monsieur et madame Pinard.  C’est du moins ce que  l’on peut dire, après  l’incendie qui s’est déclaré à la boulangerie « Chococho », l’une des plus importantes boulangeries du quartier Bonapriso à Douala. 

En effet, ce couple d’origine français résidant au Cameroun depuis plus d’une vingtaine d’année  et propriétaire de la boulangerie  « Chococho» ont vu toutes leurs économies, tout le travail de leur  vie se réduire en cendre en un lapse de temps.  Le feu qui s’est déclaré aux environs de 4h du matin, alors que les employés de cette entreprise étaient en plein service, s’est propagé à une vitesse éclaire, et a consumé  presque tout dans cette entreprise.

 La boulangerie, la viennoiserie, la pâtisserie, la boutique, le magasin de stockage de farine. Tous ont subi les affres  de ces flammes qui étaient sans pitié. Seuls quelques  bureaux administratifs ont été épargnés. Ceci  grâce à l’action des riverains et des sapeurs pompiers qui ont circonscrit les flammes et limité sa propagation du feu. 

Selon des témoignages, le feu qui a consumé la boulangerie est parti du  restaurant qui jouxte cette dernière avant de se répandre. «Le feu a commencé au restaurant le « Touc » aux environs de 4h. C’était fermé  c’est par la suite qu’il s’est attaqué à la boulangerie et a tout consumé comme vous voyez là. Le feu est parti de chez les voisins pour venir nous détruire», déclare tout ému Avril Michel Ebelle, responsable administratif et comptable dans cette boulangerie.

 Au sujet de l’origine de cette incendie, aucune information de manière officielle n’est déclarée jusqu’à lors. Toute porte à croire qu’un coup circuit, serait à l’origine de ce feu, qui a consumé à la fois un snack bar restaurant, la boulangerie et qui a mis en chômage plus d’une cinquantaine d’employés.

D’après ce responsable, l’intervention tardive des sapeurs pompiers a contribué à  empirer la situation. «Le feu a commencé devant moi aux environs de 4h du matin. J’ai directement appelé les sapeurs pompiers et ils m’ont dit qu’il n y avait  pas de véhicule. J’ai pareillement appelé mon chef. C’est lui qui a appelé le commandant de groupement mobile d’intervention qui a immédiatement dépêché les camions anti émeutes pour les premières interventions. Si les sapeurs pompiers étaient venus dès mon appel, on a devait sauver certaines choses. » Regrette ce responsable. 

Selon des riverains, c’est après l’intervention de l’équipe du Gmi que les autres corps de sapeurs pompiers alertés sont finalement arrivés sur les lieux. Mais, il était trop tard. Il s’agit du corps des sapeurs pompiers de l’aéroport international de Douala, du corps des sapeurs pompiers de Ngodi, de Camrail et du port autonome de Douala. Leur action a du moins concouru à stopper la propagation des flammes. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée mais,  de  nombreux dégâts matériels ont été enregistrés.


Pertes matériels importants


Sur le lieu de l’incident hier, l’image est effroyable. C’est un  champ de ruine qui s’offre à la foule de curieux. On avait de la peine à penser qu’il  y a eu une boulangerie à cet endroit. Tant les dégâts étaient énormes. L’air sent le brûlé et  des colonnes de fumés s’échappent encore du site.  Synonyme que le feu n’est pas entièrement éteint. Dans  ces ruines réparties en désordre, on distingue, des chaises calcinées, des  restes de climatiseurs. Les débris de tôles et des objets détruits par le feu sont jetés ça et là.

A l’intérieur de la boulangerie de la pâtisserie et de la viennoiserie, l’image est encore plus écœurante. Des chariots portant des pains sont jetés en désordre. Des batteuses,  calcinées par les flammes sont abandonnés dans un coin.  Des fours et autres machines importantes ont été détruites.  Ce qui  courrouce d’avantage le responsable financier. «On a tout perdu. Les dégâts sont vraiment énormes. Il est difficile de faire une évaluation rapide car, la viennoiserie, la pâtisserie, et la viennoiserie et tous les appareils ont été détruits. Vous comprenez que les dégâts sont importants. » Témoigne-t-il. Selon des informations, le sous préfet de Douala 1er Marc Ekta Mbarga est descendu sur les lieux pour apprécier l’ampleur des dégâts.

 Cet incendie qui se déclare après celle qui a consumé la parfumerie Gandour situé à Bonabéri vient une fois  de plus remettre sur la sellette, le problème de sécurité incendie dans  nos différentes entreprises. Et recommande une prudence à ce niveau.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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