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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Douala :Le vaccin antirotavirus déjà opérationnel

3 Avril 2014, 14:54pm

Publié par Hervé Villard

Ce vaccin vient d’être admis dans le programme élargi de vaccination en vigueur au Cameroun depuis quelques jours.


http://www.journaldutchad.com/images/articles/5/1363693132733.jpg

Les  enfants qui ont été vaccinés ces derniers jours dans la ville de Douala ont reçu  le vaccin  antirotavirus. Car ce nouveau vaccin,  fait désormais parti des vaccins  du programme élargi de vaccination (Pev). Selon des informations,  le vaccin antirotavirus qui a été déjà administré à plusieurs enfants à l’occasion de la cérémonie officielle de sa présentation la semaine dernière, a été admis dans le programme élargi de vaccination de manière officielle le 1er avril 2014. Il fait  désormais parti  des  vaccins qui seront administrés aux enfants sur le l’ensemble du territoire national de manière gratuite.

 D’après, le Dr Jacques Georges Otti, medecin de santé publique et chef d’Unité Régionale  du Programme Elargi de Vaccination  pour le Littoral qui précise  au passage que ce vaccin se donne aux nourrissons  par voie orale en deux dosages,  le  vaccin anti- rotavirus n’est  pas du tout nouveau. Il a  déjà été utilisé au Cameroun par des pédiatres. «Ce vaccin n’est pas nouveau dans le programme élargi de vaccination. Plusieurs pédiatres l’ont déjà utilisé par le passé. Mais, il coutait très cher », précise le chef d’Unité Régionale  du Programme Elargi de Vaccination du littoral. Ce vaccin permet de lutter contre des diarrhées aigues dont souffrent souvent les nourrissons.  C’est pourquoi, il invite tous les parents ayant des nouveaux nés, de se rapprocher rapidement de leurs pédiatres  pour savoir si leurs enfants peuvent encore bénéficier de ce vaccin ou tout simplement l’exiger pendant qu’ils  sont en train de faire vacciner leurs bébés. Car, on ne rattrape  pas ce vaccin dès qu’on l’a raté. « Le vaccin antirotavirus est administré en deux doses. La première dose est administrée  aux nourrissons à l’âge de 6 semaines et la deuxième dose quand celui-ci a 10 semaines. On peut aller jusqu’à 12 semaines. Mais, passer cette période là, on ne peut plus rien, on ne peut plus le donner aux enfants. Peu importe  l’attitude des parents », explique Dr Jacques Georges Otti. Et de poursuivre ; «Si votre nourrisson n’a pas pu prendre la première dose de ce vaccin parce qu’il a dépassé cet âge au moment où le vaccin est admis dans le programme élargi de vaccination, il ne pourra non plus prendre la deuxième dose. Car, on ne rattrape pas ce vaccin. Les parents doivent veiller à ce que l’on administre ce vaccin à leur enfant », précise le médecin.

D’après les spécialistes, la vaccination contre le rotavirus est le seul moyen de prévention des épisodes sévères des infections à rotavirus.  Car, ce virus est responsable des sévères diarrhées  chez les nourrissons et les jeunes nourrissons. Il est responsable du décès de plusieurs nouveaux nés dans le monde en Afrique environ 500 000 par an.  En vaccinant les  enfants rappelle les spécialistes, on les protège de cette maladie là et on leur donne la chance de vivre.

Disponibilité

D’après  responsables de la délégation régionale de la Santé pour le Littoral, le vaccin  antirotavirus est disponible dans tous les centres de santé de la république du Cameroun et il est gratuit.  «Le ministère de la Santé, a mis les moyens qu’il faut pour que  ce vaccin  atteigne les coins et  les recoins les plus reculés de la république du Cameroun, pour donner la chance et la possibilité à tous les  nourrissons de recevoir ce vaccin », déclarent-ils.

Dans la ville de Douala, en plus d’une campagne de formation et de recyclage donnée  aux responsables des différents centres  et unités vaccinales, les responsables  des unités régionales de vaccination sur l’administration du vaccin antirotavirus,  des mesures  de sensibilisation sont pareillement mis sur pied.  «Les personnels de santé ont été  formés sur la sensibilisation et la manipulation du vaccin. On travaille également avec les communautés, les ministres de cultes, les structures de dialogues pour que le message atteigne tout le monde », déclare Dr Jacques Georges Otti.

Hervé Villard Njiélé

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