Partager l'article ! Douala: les activités perturbées au Camp-Yabassi: <!-- /* Font Definitions */ @font-face {font-family:Calibri; panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4 ...
<!-- /* Font Definitions */ @font-face {font-family:Calibri; panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:swiss; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 {size:595.3pt 841.9pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:35.4pt; mso-footer-margin:35.4pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} -->
Douala
Les activités perturbées au Camp-Yabassi
Les boutiques de ce lieu de commerce où se vendent les pièces automobiles dans la ville de Douala sont restées fermées toute la matinée d’hier. Une dispute entre les camerounais et les nigérians à l’origine de l’incident.
Le camp Yabassi généralement bruyant a connu une ambiance toute particulière hier. Toutes les boutiques de cet espace commerciale où se vendent les pièces détachées des véhicules ont été fermées durant toute la matinée. Tous les clients qui venaient se ravitailler dans ce lieu commercial très couru à cause de son abondance en pièces détachées des automobiles ont rebroussé chemin sans être servis. Ils sont rentrés déçus car, toutes les boutiques ayant été fermées par les propriétaires. De la chefferie du Camp Yabassi en passant par le carrefour Shell, sans oublier d’autres espaces dissimulés dans les quartiers, l’ambiance était la même et, aucune boutique n’avait dérogé à la règle. Elles étaient toutes fermées.
Dans ce quartier hier, les commerçants pour la plupart étaient soit assis devant leurs boutiques fermées soit rassemblés par groupuscules dans les différents carrefours. Ces derniers très embarrassés par la situation qui prévaut en ce lieu commerciale discutaient paisiblement sur les circonstances qui ont conduit à l’arrêt momentané des activités.
C’est que, suite à l’interpellation du sieur Boris, un jeune habitant du quartier Yabassi accusé d’avoir escroqué au sieur Zodiac, boutiquier de nationalité nigériane la somme de 18000 francs cfa, par les éléments de la légion de gendarmerie de Bonanjo, les habitants de ce quartier et plus particulièrement les jeunes vont initier un mouvement pour revendiquer sa libération. Après avoir enlevé deux apprentis vendeurs qu’ils ont finalement libéré sous la pression du chef de quartier sa majesté Dibango avant-hier aux environs de 20h, ces mêmes jeunes qui ont attendu en vain la libération de leur frère Boris, vont redescendre dans le marché et sommer tous les commerçants de fermer leur boutique. Ce qui a été exécuté à la lettre. «Les enfants du quartier sous traitent avec les opérateurs économique du camp Yabassi. L’un d’entre eux qui avait déjà vendu une pièce de rechange n’a pas payé au boutiquier l’argent de la pièce en question. Celui-ci s’est alors plaint à la légion de gendarmerie de Bonanjo et le gars a été interpellé et gardé. Les jeunes du quartier mécontents, vont dont prendre en otage deux des employés du boutiquier. Ce matin, ils sont revenus intimés l’ordre à tous de fermer les boutiques. Que si Boris n’est pas libéré, on ne vend plus ici.» Raconte une source à la chefferie du Camp-Yabassi. Selon cette source toujours, sa majesté Dibango le chef de quartier a libéré les deux otages hier aux environs de 20h.
Au poste de police du camp Yabassi où nous nous sommes rendus, les éléments en place parlent d’un abus. D’après ces derniers qui critiquent la démarche juridique utilisée, « le boutiquier Zodiac est un homme très zélé qui n’a pas besoin de la police du marché et qui s’en fou d’ailleurs. Parce qu’il a de l’argent, il pense qu’il peut tout faire. Pour un problème de pièce de rechange d’une valeur de 18000 francs, il a envoyé les gendarmes de la légion de gendarmerie enlevé le jeune Boris. C’est ce qui a envenimé la situation. Fâchés, les habitants de Camp Yabassi ont demandé hier matin au Biafrais de ne pas ouvrir les boutiques » expliquent-ils. Aux environs de 12h, le jeune Boris a été libéré et brandit tel un trophée de guerre par des jeunes qui ont initié un défilé à travers les artères de ce quartier. Bien après, les boutiques qui ont ouvertes les portes ont immédiatement été refermées. Selon le chef de quartier sa majesté Dibango, c’est sous la demande du consulat du Nigéria que celle-ci a été faite. Selon ses propos, celui-ci aurait demandé au commerçants de fermer leur boutiques et qu’ils ne la rouvriront que sur nouvel avis ». S’agissant des 18000 francs objets de litige, après des pourparlers entre le chef de quartier et le sous préfet de Douala 2ème pour apaiser la tension et faire revenir l’accalmie, le chef de quartier a été chargé de payer ladite somme. « je le ferai demain » a-t-il affirmé.
Hervé Villard Njiélé
Derniers Commentaires