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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Douala: les activités perturbées au Camp-Yabassi

15 Février 2012, 20:36pm

Publié par Hervé Villard

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 Douala

 

  Les activités perturbées au Camp-Yabassi 

 

Les boutiques  de  ce lieu de commerce où se vendent les pièces  automobiles dans la ville de Douala   sont restées fermées toute la matinée  d’hier. Une dispute entre les camerounais et les nigérians à l’origine de l’incident.

 

 

 

Le camp Yabassi généralement bruyant a connu une ambiance toute particulière hier. Toutes les boutiques de cet espace commerciale où se vendent les pièces détachées des véhicules ont été fermées durant toute la matinée. Tous les clients qui venaient se ravitailler  dans ce lieu commercial très couru à cause de son abondance en pièces détachées des automobiles ont rebroussé chemin sans être servis. Ils sont rentrés déçus car, toutes les boutiques ayant été fermées par les propriétaires. De la chefferie du  Camp Yabassi en passant par le carrefour Shell, sans oublier d’autres espaces dissimulés dans les quartiers,  l’ambiance était la même et, aucune boutique n’avait dérogé à la règle.  Elles étaient  toutes fermées.

 

    Dans ce quartier hier, les commerçants  pour la plupart  étaient  soit assis devant leurs boutiques fermées  soit rassemblés par  groupuscules  dans les différents carrefours.  Ces derniers très embarrassés par la situation qui prévaut en ce lieu commerciale  discutaient paisiblement sur les circonstances  qui ont conduit à l’arrêt  momentané des activités.

 

C’est que, suite à l’interpellation  du  sieur Boris, un jeune habitant du quartier Yabassi accusé  d’avoir escroqué  au sieur Zodiac, boutiquier de nationalité nigériane la somme de 18000 francs cfa,  par les éléments de la légion de gendarmerie  de Bonanjo, les habitants de ce quartier et plus particulièrement les jeunes vont initier un mouvement pour revendiquer sa libération. Après avoir enlevé  deux apprentis vendeurs  qu’ils ont finalement libéré sous la pression du chef de quartier  sa majesté Dibango  avant-hier aux environs de 20h, ces mêmes jeunes qui ont attendu en vain la libération de leur frère Boris,  vont redescendre dans le marché et  sommer tous les commerçants de fermer leur boutique.  Ce qui a été exécuté à la lettre. «Les enfants du quartier sous traitent avec les opérateurs économique du camp Yabassi. L’un d’entre eux qui avait déjà vendu une pièce de rechange n’a pas payé au boutiquier  l’argent de la pièce en question. Celui-ci s’est alors plaint à la légion de gendarmerie de Bonanjo et  le gars  a été interpellé et gardé. Les jeunes du quartier mécontents, vont dont prendre en otage deux des employés du boutiquier. Ce matin, ils sont revenus intimés l’ordre à tous de fermer les boutiques. Que si Boris n’est pas libéré, on ne vend plus ici.» Raconte une source à la chefferie du Camp-Yabassi.  Selon cette source toujours, sa majesté Dibango le chef  de quartier  a  libéré les deux otages hier aux environs de 20h.

 

 Au  poste de police du camp Yabassi où nous nous sommes rendus, les éléments en place parlent d’un abus. D’après ces derniers qui critiquent la démarche juridique utilisée, « le boutiquier Zodiac est un homme très zélé qui n’a pas besoin de la police du marché et qui s’en fou d’ailleurs. Parce qu’il a de l’argent, il pense qu’il peut tout faire. Pour un problème de pièce de rechange d’une valeur de 18000 francs, il a envoyé les gendarmes de la légion de gendarmerie enlevé le jeune Boris. C’est ce qui a envenimé la situation. Fâchés, les habitants de Camp  Yabassi ont demandé  hier matin au Biafrais de ne pas ouvrir les boutiques » expliquent-ils.  Aux environs de 12h, le  jeune Boris  a été libéré et brandit tel un trophée  de guerre par des jeunes  qui ont initié un défilé à travers les artères de ce quartier.   Bien après, les boutiques qui ont ouvertes  les portes ont immédiatement été refermées. Selon le chef de quartier  sa majesté Dibango,  c’est sous la demande du consulat du Nigéria que celle-ci a été faite.  Selon ses propos, celui-ci aurait demandé au commerçants de fermer leur boutiques et qu’ils ne la rouvriront que  sur nouvel avis ». S’agissant des 18000 francs objets de litige, après des pourparlers entre le chef de quartier et le sous préfet de Douala 2ème  pour apaiser la tension et faire revenir l’accalmie, le chef de quartier a été chargé de payer ladite somme. « je le ferai demain » a-t-il affirmé.

 

Hervé Villard Njiélé

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