Partager l'article ! Douala; Menace de grève au Port autonome de Douala: Douala Le groupement professionnel des mar ...
Douala
Le groupement professionnel des marins marchands entendent perturber les activités au port autonome de Douala ce jeudi 16 février 2012 si leurs doléances ne sont pas résolues.
« Le groupement des marins du Cameroun sont près à défendre d’une manière solennelle les intérêts des marins du Cameroun. Même au prix du sang, nous allons y aller. Nous Allons manifester notre ras-le-bol dans l’enceinte portuaire. Vous êtes les yeux la bouche et les oreilles du monde entier et on espère que vous allez montrer le malheur des marins camerounais à tous le monde. Nous voulons simplement l’application des textes en vigueur afin que le marin au Cameroun rentre dans ses droits. »
Ces propos sont d’Albert Simon Mienlam administrateur du groupement Professionnel des marins marchand du Cameroun (Gp2mc). A l’occasion d’une conférence de presse organisée dans la ville de Douala hier et plus particulièrement à leur siège sis à l’école publique Deido, le groupement des marins marchands du Cameroun via leur administrateur, tenaient à informer les hommes de médias des différents problèmes qui minent ce corps de métier et des initiatives prises pour amener l’Etat à, se pencher sur leur cas.
Pendant cette conférence qui a permis aux responsables de ce corps de métier de présenter la situation de misère dans laquelle ils croulent, on a appris par exemple que la majorité des marins formés sont au chômage par manque d’emploi. Et que, ceux-qui sont embauchés dans des entreprises sont mal rémunérés et ce en dépit des sommes faramineuses qu’ils déboursent pour la formation.
D’après les marins qui crient leur ras-le bol et qui sont près à tout pour revendiquer leurs droits, le secteur du transport maritime qui représente la base de l’économie du Cameroun, est très mal organisé et presqu’abandonné à elle-même. Les ressources de ce secteur d’activité selon leur dires, sont pillées par des autorités compétentes sensés gérer le secteur.
Pour ceux qui sont près à laisser leur vie pour que cette situation changent, le secteur maritime est le poumon de l’économie camerounaise et doit contribuer à l’émergence du pays tel que prônée par le chef de l’Etat.
Face à ces nombreux problèmes qui gangrènent le milieu de la marine marchandes au Cameroun, conscient de l’abondance des richesses qu’il y a dans ce secteur d’activité qui profite peu à l’Etat du Cameroun, le groupement professionnel des marins marchands du Cameroun ont décidé de paralyser les activités au port autonome de Douala ce jeudi 16 février 2012 pour que, non seulement leur situation soit améliorer , mais aussi que les ressources générées par ce secteur d’activité profitent également à l’Etat.
Le préavis de grève qu’ils brandissent aux médias, comporte quatre points à savoir, la mise en application de la règle 75/25, code de la marine marchande qui stipule que, tous les navires qui évoluent dans les eaux territoriales camerounaises doivent battre pavillon camerounais et utiliser dans son équipage 75% des marins d’origine camerounaise et 25% de marins étranger. Ce qui, selon l Albert Simon Mienlan n’est pas fait aujourd’hui. Comme autre revendication, on note également, la signature d’un agrément pour le standby job. La promulgation d’un arrêté portant interdiction de divulguer la convention collective de 2010. La mise en application du salaire minimal de base des marins tels que prescrit par la fédération international du transport (Itf). Selon la fédération internationale du transport, le salaire minimal mensuel d’un matelot est fixé à 550 dollars (Environ 300.000 FCFA). Mais au Cameroun, il est de 42 000fcfa ce que contestent les marins.
Le mouvement d’humeur que planifient les marins et qui est annoncé pour ce jour, intervient après plusieurs négociations. Depuis 2006, ces derniers ont rencontré tour à tour le sous-préfet Douala 1er le 14 décembre 2011, le préfet du Wouri le 15 décembre 2011, le gouverneur de la région du littoral par ailleurs président du conseil d’administration du Port autonome de Douala le 20 décembre 2011, le directeur des affaires maritimes et des voies navigables, le 22décembre 2011, le ministre délégué aux transports le 5 janvier 2012, , et le ministre des transports sans suite. Pendant ces différentes rencontres et discussions, toutes les propositions visant à améliorer la condition des marins prises par les autorités n’ont « jamais été appliquées » Le directeur des affaires maritimes à qui revenait la tâche de résoudre ces nombreux problème n’a appliqué aucune des solutions proposées. Parmi les solutions proposées, on note la mise sur pied d’un fichier des marins en fonction des compétences et de leur fonction, la mise sur pied d’une police de navigation qui marquera la présence effective des autorités maritime en mer qui effectuera des contrôles visant à démanteler les fraudeurs.
Hervé Villard Njiélé
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