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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Fête des moutons 2010:Le poulet remplace le mouton à table.

17 Novembre 2010, 20:14pm

Publié par hervy


La condition économique difficile et  la hausse des prix des denrées de premières nécessités n’ont pas permis à, certaines familles de la capitale économique du Cameroun de consommer la chair de mouton ce jour de fête                

 

 

                                                                                                                     http://www.casafree.com/modules/xcgal/albums/userpics/38023/poulet~0.jpg

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« La célébration de la fête du mouton cette année n’a pas été comme celle de l’an dernier. J’ai eu de la peine à concocter ce met de poulet que vous voyez là. L’année dernière  par contre, les nombreux invités qui m’ont rendu visite à cette même période avaient  mangé du mouton.» Cette affirmation d’Alima Moussa en dit long  sur le contexte de célébration de la fête de la tabaski dans la capitale économique du Cameroun.  Un contexte qui est marquée par la hausse des prix des denrées de premières nécessités sur le marché et une situation économique difficile et peu enviable. Rencontrée hier à son domicile au quartier Bessengue, cette dame a eu  de la peine à recevoir  le reporter de Le Messager dans sa modeste maison de trois chambres un salon.  

 Il est 13h 30 minutes  ce jour et  Alima Moussa et sa famille, Moussa son mari et ses deux filles Fatima et Rita sont à table. Ils dégustent copieusement  du riz et du poulet préparés soigneusement pour célébrer la  fête de la tabaski. Le mouton reconnu comme la viande  la plus consommée ce jour de fête chez les fidèles musulmans ne figure pas sur  menu.  Comme explication elle évoque la condition difficile. «Les prix sont chères sur le marché.  Et nous sommes obligées de jongler pour nous en sortir » explique-t-elle. Selon Moussa, son mari, l’absence de la viande de mouton au menu du jour s’explique par la cherté de cette viande sur le marché. «A l’approche de la fête de la tabaski, la viande de mouton est chère sur le marché. Et, avec le camion qui a brûlé à Mbé, une ville de la région du Nord avec plus de cent moutons, il y a eu surenchère sur le marché. Un mouton que  l’on pouvait facilement acheter  à  30.000fcfa coûte aujourd’hui  50.000 Fcfa. » Affirme-t-il.

Au Domicile Amirou  Halidou, la situation est quasi identique. En lieu et place du mouton qui est consommé durant la fête de l’Aid el Kebir, c’est du couscous accompagné de la sauce au poulet qui est servi. Selon le responsable de la maison qui n’a pas eu assez de moyen pour s’offrir la viande de mouton, « L’essentiel n’est pas de manger de la viande de mouton. C’est plutôt la purification  qu’il ya  durant cette période qui est essentielle ». Se console-t-il.

Chez Aboubakar Mbeukoum, journaliste  caricaturiste au quotidien la nouvelle expression, c’est le même son de cloche. Le riz et du poulet  et des plantains murs font le menu du jour. Pour ce dernier qui considère ce repas comme celui de midi, la viande de mouton se mangera le soir. Conscient de la situation économique difficile, il reconnait du moins qu’il n’a pas été facile de préparer cette fête.  «Ce n’est pas facile de manger du mouton aujourd’hui.  Mais à l’occasion de la fête de la tabaski, nous sommes obligés de nous sacrifier pour faire honneur à notre famille et aux amis qui nous rendent visite.  La tabaski c’est une occasion de réjouissance pour les fidèles musulmans, c’est une occasion de  communion et de partage» A-t-il déclaré.  

Pour cette édition de la fête de la tabaski  qui s’est achevée,  et malgré la condition socio-économique difficile, les fidèles musulmans on fait le vœu de respecter les principes de Allah qui exigent une pureté du corps et de l‘âme et qui recommande à tous les  fidèles une bonne conduite. Selon  L’iman Nsangou Mama Awoulou de la mosquée El Hijra de Bonaberi, qui a axé son message sur la lutte contre le choléra et la fidélité, si les principes de propreté son respectés, le choléra disparaitra.

 

 

Hervé Villard Njiélé

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Jean-Baptiste TIENTCHEU 18/11/2010 14:30



C'est normal qu'on se retrouve dans de telles situations .Car au Cameroun,rien n'est impossible.Toutefois,moi qui croyais que la crise était réduite chez les haoussa
avec leur forme d'implication dans les activités économiques de notre pays.On en dira jamais assez si oui que chacun accepte de vivre au jour le jour et en pespérant à des lendemains
meilleurs.Puisque lorsqu'on est vivant,l'on ne doit pas perdre espoir