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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Interview: Samuel ETO’O Nous sommes séreins

15 Juin 2010, 10:32am

Publié par hervy

 

Pendant le court passage des lions indomptables au Cameroun pour dire au revoir au peuple, Samuel Eto'o a accordé une interview au quotidien camerounais Cameroon Tribune dont voici l'intégralité.


Quel est l’état d’esprit du groupe a quelques jours du coup d’envoi de la coupe du monde?



Si je parle, les gens diront que je veux protéger mon groupe et c’est ce que je devrais faire. L’ambiance est bonne. J’ai été agréablement surpris parce que j’ai découvert un jeune comme Choupo-Moting. C’est vrai qu’il joue depuis cinq ou six ans. Je lui ai dit que le match le plus difficile se jouera à mfandena lors de la cérémonie d’au revoir au public. Nous sommes au complet. C’est à Mfandena que tout se joue. Ici chez nous, nous sommes tous des entraîneurs. C’est difficile de jouer. Nous avons la chance d’essayer les choses. Mais, tout appartient à Dieu. Seul lui sait comment il fait les choses. Il a le pouvoir de décider.

Certains de vos collègues sont allés dans leurs villages. Croyez-vous au pouvoir des ancêtres?



Non… (NDRL : un peu hésitant). Je crois plutôt au conseil des ancêtres, s’ils existent. Et je crois qu’ils existent. Parce que quand je regarde dans ma vie je me dis si ce monsieur n’existait pas (NDRL :Dieu), je serais encore entrain de me battre à New-Bell avec les moustiques. Il m’a permis de dormir très pauvre parce que j’étais vraiment très pauvre et je me suis réveillé en ayant un choix. Le choix de manger ce que je veux, d’aller ou je veux. Peu de gens peuvent se permettre cette vie-là. Et je me dis que cet être existe. C’est vrai, je crois en l’Eternel mais maintenant j’ai mes grands frères. Nous avons grandi ensemble. On a nos cultures. Il y a des conseils qui sont importants dans la vie. Il y a un grand frère qui m’a dit que si tu vas au combat avec un joueur qui a plus de deux mètres, tu ne vas jamais gagner. Laisse qu’il se batte tout seul. Tu attends le deuxième ballon pour le jouer. C’est important. Je dis aux coéquipiers que s’ils reviennent avec des choses qui peuvent les aider, c’est important.

Que représente la coupe du monde pour vous?

Il faut qu’on se dise qu’on a vraiment une équipe. Il faut qu’on se sente impliqué dans cette coupe du monde. Il ne faut pas que ce soit seulement une histoire des sud-africains seulement parce que nous avons l’opportunité de prouver à ceux qui sont de l’autre coté que nous avons fait des études, que nous savons lire, écrire car pour eux, le noir c’est symbole de celui qui joue simplement au ballon, qui est malade... Je ne sais pas si vous voyez? Et la coupe du monde nous donne la possibilité de montrer qu’en Afrique, il n’y a pas que les maladies. Si on a des opportunités, on peut organiser des évènements tels qu’une coupe du monde. J’espère que les équipes Africaines sont vraiment prêtes à gagner cette coupe du monde. J’espère que le football est aussi prêt à accepter cela. En 1990, j’étais encore un gamin, j’étais heureux parce que je n’avais pas encore vécu un pareil évènement. En grandissant, avec du recul, je me suis dit que nos grands frères méritaient de la gagner. Ils étaient bons. Et ce n’est pas facile de concéder deux penalties lors d’un quart de finale contre l'Angleterre. Tel est mon souhait. Si c’est le Cameroun, je serai comblé. Et si c’est un autre pays, j’accepterai.

Votre dernière véritable compétition remonte au 22 mai, date de la finale de la ligue des champions. Etes-vous prêt?

J’ai eu la chance d’avoir une semaine de préparation avec les autres joueurs. Mentalement, je suis prêt. Physiquement, j’ai eu une belle saison grâce à Dieu. Vous savez, je ne suis pas seul. Il y a mes coéquipiers. Pour que je sois Samuel Eto’o que tout le monde connaît, il faut que nous nous mettions au travail. Les 23 lions font l’entraîneur et l’entraîneur permet aux 23 lions d’être meilleurs. J’ai besoin de mes coéquipiers, sinon je peux être moyen alors je me suis préparé à être excellent. J’espère vraiment procurer beaucoup de plaisir au mondial. Je voudrais présenter du beau football. J’invoque l’éternel pour qu’il me donne la chance de briller. Et si j’y parviens, ce sera aussi grâce à l’effort des mes 22 coéquipiers qui m’accompagneront et de vous parce qu’il faut qu’on soit positif. Mentalement, tous les joueurs ne sont pas Eto’o. Grâce à Dieu, j’ai eu la force supporter tout. Je crois que la presse devra mettre le frein pour qu’on avance dans la compétition.



Source Cameroon Tribune

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