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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Menace sur les vestiges historiques : Le monument Leclerc vandalisé à Douala

23 Mai 2013, 11:48am

Publié par Hervé Villard

La statue du général français situé devant la poste centrale de Bonanjo a été renversée ce mardi 21 mai 2013  à Douala.

 

Statut-general--Leclerk.jpg

L’information apparemment banale a été publiée  ce mercredi 23 mai 2013 sur le réseau social facebook.  Une photo de cette statue couchée à même le sol a été publiée via ce canal sans aucun commentaire. Sur cette photo qui  dit long sur l’incident qui s’est déroulé, on constate que la stèle sur laquelle repose généralement la statue est vide.  Et la statue abandonnée à quelques mètres de cette stèle.  Tout près, deux pierres sont jetées en désordre. Certainement des pierres qui ont permis de détruire ce monument historique  installé devant la poste de Bonanjo depuis plusieurs années.

Rendu à Bonanjo pour s’enquérir de la situation, le reporter de La nouvelle Expression a constaté que tout était rentré dans l’ordre.  La statue du général Leclerc  occupait toujours la position  qu’on lui connait, comme si, rien ne s’était passé.


 En se rapprochant d’avantage, on constate le contraire. D’abord les morceaux de pierres. Emiettées, ils  sont éparpillés en désordre à même le sol. La statue  bien que débout porte des stigmates de cet incident. Des impacts de sa chute sont perceptibles. On observe des éraflures presque partout sur le corps. Un peu plus bas, au niveau du joint, on constate qu’effectivement la statue a été arrachée de son piédestal et qu’elle a seulement été déposée. Et, peut être renversée par un violent vent.


Selon les riverains témoins de cet incident malheureux,  la statue du général Leclerc, général de  l’armée française pendant l’époque coloniale, a effectivement été vandalisée dans la journée de mardi 22 mai 2013. Un individu apparemment insensé est venu ce jour avec des pierres et a démoli ce monument. Sans être inquiété, il l’a trainé  à quelques mètres du site avant de le jeter. Après son forfait il s’est en allé sans inquiétude. Apprend-t-on.


 D’après ces derniers, jusqu’à hier soir (mardi Ndlr)  quand ils quittaient ce lieu, la statuette était toujours au sol.  «C’est certainement dans la nuit que l’on a remis cela à sa place», croit savoir Jean Paul un vendeur de cigarette installé non loin de là.

Joint au téléphone, Mboua Massock, le président de la Nouvelle dynamique  nationaliste africaine (Nodyna),  mainte fois arrêté par ce qu’il demandait que l’on détruise ces monuments des «colons» et qu’on érige en lieu et place ,ceux des nationalistes et patriote camerounais, est plutôt surpris par la nouvelle. Il n’est pas  au courant des faits. «Je ne suis pas dans la ville depuis quelques jours. C’est vous qui m’apprenez cette nouvelle.  Je serai à Douala d’ici demain. Mais, même à l’époque, je disais à tous ces gens là que, quand je pointe du doigt quelque chose, on va le détruire. Dès que je serai en ville on en parlera » déclare-t-il.

Gerôme Ngah Obiaga, le délégué régional du tourisme pour le littoral  est lui aussi stupéfait  face à cette information. Joint au  téléphone il était embarrassé. «C’est le délégué de la culture qui peut vous dire des choses à ce sujet. Nous avons pour mission de  faire la promotion du tourisme et des objets culturels. En plus, c’est vous qui m’informez là » a-t-il déclaré.


Toutes nos tentatives visant à joindre le délégué régional de la culture pour la région du littoral et à comprendre la pertinence de cet acte sont avérées vaines.  Acte de vandalisme, ou manifestation anti français, nul ne peut dire avec exactitude le mobil de cet acte. Ce que l’on peut constater c’est que c’est un acte de destruction de biens publique et historique qui mérite d’être sanctionner.


Hervé Villard Njiélé

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