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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Nécrologie :Ferdinand Koungou Edima est décédé

3 Janvier 2013, 14:50pm

Publié par Hervé Villard

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L’ancien ministre de l’Administration territoriale a rendu l’âme le dimanche 30 décembre 2012  à l’Hôpital général de Yaoundé  de suite de maladie. 

 La fête de nouvel an, pourtant bien préparée par la famille Kougou Edima, a tourné au vinaigre dimanche 30 décembre 2012. Ceci  à cause du décès de  leur père, grand père et frère  Ferdinand Koungou Edima. L’ex ministre de l’administration territorial est décédé de suite de maladie à l’hôpital général de Yaoundé peu avant minuit le dimanche 30 décembre 2012 dernier. Interné depuis quelques jours dans cette formation sanitaire le patriarche est mort alors que les membres de sa famille s’attendaient le moins. C’est toute la république qui a été secouée dès l’annonce du décès de ce patriarche don nul n’ignore le charisme et  l’ardeur au travail.  Décédé à l’âge de 84ans, le digne fils du département du Nyong et So’o qui a servi  de son vivant dans la quasi-totalité du pays, laisse une  grande famille éplorée et  plusieurs enfants.

Portait 

Né vers 1928  à Komassi, village de l’arrondissement de Dzeng, Ferdinand Koungou Edima fait, en effet, partie des premiers cadres camerounais à avoir pris la relève des expatriés. Après son brevet élémentaire en 1949. Il est recruté dans les services civils et financiers en 1950. En 1956, il est reçu au concours des secrétaires d’administration. Et là, débute son ascension professionnelle. Il est nommé sous-ordonnateur à Douala dès janvier 1960. Six mois plus tard, il est promu sous-préfet à Ebolowa où il remplace un Français. Il occupera les mêmes fonctions à Okola. Dès 1963, Ferdinand Koungou Edima est promu préfet du Nkam. Après Yabassi, il est muté à Bafang dans le Haut Nkam.  Peu après, il est nommé secrétaire général de l’inspection fédérale d’administration du Centre-Sud. Après deux mois seulement à ce poste, Ferdinand Koungou Edima, retrouve le commandement territorial de 1964 à 1969. Il est tour à tour préfet de la Lékié, du Dja et Lobo, du Moungo et du Haut-Nyong. Après cette balade dans les départements, il rejoint le ministère de l’Administration territoriale. Plus tard, il est nommé contrôleur financier au ministère des Forces armées, contrôleur provincial des finances du Littoral cumulativement avec ses fonctions de contrôleur des finances auprès de la Communauté urbaine de Douala.

En 1983, il est nommé directeur des Affaires générales au ministère des Finances. Il prend sa retraite en 1985 à cette position. En janvier 1986, Ferdinand Koungou revient aux affaires. Le président de la République le nomme préfet du Dja et Lobo. En 1991 il est nommé gouverneur de la province du Sud. Un an plus tard, il est muté au Littoral. En 1998, la mission du gouverneur dans le Littoral s’achève. Mais, ses états de service le suivent. Cette fois, le chef de l’Etat le nomme ministre de l’Administration territoriale lors de la formation du gouvernement de 2000. Il quitte ce poste en 2002. Depuis lors, il est resté un bon repère pour de nombreux fonctionnaires du commandement territorial. Ferdinand Koungou Edima a été aussi un grand promoteur du sport. Canon de Yaoundé, Colombe de Sangmelima, Tarzan d’Obala, Unisport de Bafang, Aigle Royal de Nkongsamba et Union sportive d’Abong-Mbang. Le haut fonctionnaire de l’Etat décède deux ans seulement après la mort de son épouse Catherine, survenue le 18 juillet 2012.  Apres Henry Njalla Quan, l'ex directeur de la CDC, le professeur Maurice Tadadjeu, Obi-Okpun Wanobi Osang, directeur général de la Pamol Plantation, l’une des principales sociétés agro-industrielles du pays, Koungou Edima Ferdinand vient de rallonger la liste des personnalités qui ont rendu l’âme en cette fin d'année 2012.

 

Hervé Villard Njiélé

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