Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

Oumarou Nchare : «Petit pays, Ekambi Brillant, Patience Dabani seront à Foumban »

6 Décembre 2012, 15:57pm

Publié par Hervé Villard

Oumarou Nchare

 

«Petit pays, Ekambi Brillant, Patience Dabani seront à Foumban »

 

 Oumarou-Nchare--directeur-des-affaires-culturelles-du-palai.jpg

Directeur des affaires culturelles du palais du roi Bamoun et membre du comité d’organisation de la 544ème édition du Ngouon, Oumarou Ncharé,  fait un état des lieux à quelques heures de l’ouverture du festival.

 

 

A quelques jours du début du festival du peuple Bamoun, le Ngouon,   à quel niveau êtes-vous avec les préparatifs?

 

Nous sommes tellement pris. Vous même pouvez le constater. C’est à peine si je reçois quelqu’un quand il entre dans mon bureau. Si moi je ne suis que directeur de la culture, vous pouvez imaginer combien le sultan est occupé en ce moment.  Les choses avancent comme elle se doit et à ce moment, je peux vous dire que nous sommes prêts. Le site est là, les travaux d’aménagement de la place de fête se précise, on a déjà fini d’aménager les tentes. En fait, quand vous faites un tour à la place des fêtes ou au village du Ngouon, vous vous rendez-compte du fait que la fête est déjà là. Cette année, nous n’avons pas fait des choses en amateur. Nous l’avons fait de manière professionnelle parce que, le NGouon coïncide avec la célébration des 20 ans d’accession au pouvoir du sultan Ibrahim Mbombo Njoya.

 

 La fête cette année sera sensiblement égale à Promote. La logistique est la même. D’ailleurs, c’est à l’organisateur de Promote que nous avons confié l’organisation et l’aménagement du site de la foire. Nous avons fait venir depuis le 20 novembre 2012 plus de 100 camions semi-remorques de bâches et chaises. En cinq jours, nous avons tous installés.  Pour loger tout le monde nous allons également faire venir à Foumban des hôtels mobiles. Puisque, tous les hôtels qu’il y a à l’ouest ne pourront pas contenir tous les visiteurs qui viendront à la fête. Jusqu’ici, nous sommes satisfaits  de l’avancement des travaux qui sont à plus de 90% prêts. Et je pense qu’avant le début du festival on sera totalement prêt.

 

La 544ème édition du Nguon se célèbre cette année sous le thème «Le mensonge, arme de destruction d’un peuple, soyons-en avertis ». Pourquoi ce thème ?

 

Le sultan à l’habitude de dire qu’on trouvera un jour un remède contre le sida mais, qu’on ne trouvera pas de remède contre le mensonge. Vous savez, le mensonge aujourd’hui est devenu un grand fléau surtout dans le Noun. Et, ce mensonge  est surtout entretenu par les populations. C’est un fait et chacun s’en fou. Dans un match de football, on cherche seulement à gagner. On ne cherche pas à savoir si les méthodes utilisées sont bonnes. On fait appel au mensonge pour faire mal à un tel ou à un tel autre .Alors qu’au fond, il n’ya rien de concret.

 

Si on entretient un mensonge à la longue, il peut détruire un pays. Le mensonge dans une certaine mesure peut devenir la vérité si on ne se méfie pas. C’est pourquoi, nous pensons qu’il faut qu’on essaie de sensibiliser les populations à ce sujet là. C’est dangereux de dire des choses qui n’ont pas été faites et qui n’ont jamais eu lieu. Je vais vous prendre à titre illustratif un exemple très simple. Il y a des gens qui racontent partout là que le Ngouon n’aura pas lieu parce que le maire n’a pas donné son accord pour l’exploitation du site.  Ils disent partout que ce site n’est pas encore aménagé. Ça c’est un mensonge et cela peut détruire le peuple.  Ceux qui devraient venir au Ngouon ne viendront plus. Parce qu’ils ne sont pas informés. Des que cette nouvelle sera répandue, ils ne se déplaceront plus pour Foumban et  du coup, la fête capote comme ça à cause d’une fausse nouvelle, un mensonge. Heureusement que, nous avons la radio pour communiquer et sensibiliser au maximum les populations à ce sujet. Le mensonge comme je le disais est un fléau réel qui sévit dans le Noun et qu’il faudrait combattre avec la dernière énergie.  Et vous pouvez comprendre que le choix du thème n’est pas un heureux hasard.

 

Pouvez-vous revenir sur les innovations de cette 544ème édition du Ngouon ?

 

L’innovation c’est d’abord la création d’un nouveau village de la foire. Avec cela, on va contribuer à développer le village et à étendre la ville de Foumban aussi. Et dans ce nouveau site que nous avons choisi il six mois, il faut environ 10.000 fcfa pour s’offrir un mètre carré de terre à cet endroit. Comme pour dire que la ville est entrain de se développer. Ce site est situé à Foumban2. Avant, la foire se passait ici, dans la même cour.  Il y avait des problèmes. Il était difficile de recevoir les autorités au même moment que la foire se déroulait. Bref, il y avait un cafouillage total. C’est pourquoi on a pensé à aménager un nouveau site. La création de se nouveau quartier a poussé le premier ministre àde signer une note autorisant l’entreprise Aes-Sonel à électrifier tout le quartier.

 

 Une autre innovation de ce festival et non les moins importantes est que, cette année, il coïncide avec la célébration des 20ans d’accession du sultan Mbombo Njoya au trône. Et, il y aura à Foumban, des artistes de renom qui ne sont jamais venus ici à l’occasion du Ngouon.  Ainsi, nous allons accueillir Petit pays, Ekambi Brillant, Patience Dabani bref, la crème de la musique camerounaise et de l’Afrique centrale sera là.

 

Pour la célébration du Ngouon, le palais royal a été entièrement renouvelé par le sultan. Pour ceux qui on eu l’habitude de venir à Foumban, le palais royal ne se présentait pas comme ça, il a été rénové.

 

Combien de visiteurs attendez-vous à ce festival ?

 

Nous avons déjà travaillé sur les cartons d’invitations. Nous  les avons  d’ailleurs toute expédiées. Nous avons invité 3000 personnes et  ce ne sera pas facile à gérer. A coté de ces invités, il y aura les touristes et autres personnes curieuses. C’est difficile d’évaluer le nombre de visiteurs. Mais, pour gérer tout le monde, nous avons prévu plus de 250 tentes.

 

 

Réalisé par Hervé Villard Njiélé de retour à Foumban

 

 

 

Commenter cet article