Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

Professeur Valère Epée: «Une borne importante de la réécriture de notre histoire vient d’être plantée sur le sol camerounais»

8 Mars 2013, 17:40pm

Publié par Hervé Villard

 

Lottin_Epee_Valere.jpg

Linguiste, grand prêtre des Peuples de l'Eau, homme d’histoire, auteur de plusieurs ouvrages d’histoire et de civilisation et co-auteur du livre «Les Civilisations du Cameroun ouvrage à caractère historique qui retrace les civilisations camerounaises, le Professeur Valère Epée  rencontré après la cérémonie de dédicace de cet ouvrage revient sur  l’importance de l’ouvrage et son implication dans sa production.


On vous connait auteur de grandes œuvres, professeur. Mais en tant que linguiste qu'est-ce qui traduit votre contribution en tant qu'historien dans ce grand ouvrage ?


Ce que les hommes histoires ont fait c’est que, certains ont manqué de faire quoi que ce soit. Il y en a qui ont fini leur carrière sans écrire le moindre livre. Les autres ont été partiaux dans leurs analyses de l’histoire de notre pays. On a besoin  soit d un esprit éclectique,  encyclopédique qui n’excepte rien de notre histoire. Soit tout simplement un regroupement de divers spécialistes de l’histoire. Qu’on les regroupe et que l’on fasse une encyclopédie plus représentative de l’ensemble des tributs nationales.


Pourquoi avoir choisi de coécrire cette ouvrage particulièrement, on vous connait plutôt  dans des projets solistes ?


Il y a un temps pour le singulier, un temps pour le collectif. J’ai opté pour le collectif parce que j’ai été sollicité dans le cadre d’un projet qui m’emballe. A savoir, la route des chefferies musées des civilisations auquel j’ai participé. L’idée m’a tellement fascinée. Que ce qui en a découlé c'est-à-dire ce livre sur les civilisations du Cameroun forcement m’a fasciné. Je me suis contenté du peuple que je connaissais le mieux. C'est-à-dire le peuple de la mer. Pas seulement parce que je le connais mieux mais parce que là dedans, il y a des choses pas ordinaire qu’on ne connait qu’au pied de la lettre. C'est-à-dire qui sort vraiment de l’ordinaire. Ce n’est pas par hasard qu’on a confisqué tous l’arche sculpturale Sawa par exemple. Et que deux siècles après, on découvre cet art empilé dans les arrières salles des musées. De certains pays européens tel la France, la grande Bretagne, la Grèce, bref des pays que j’ai cité tout à l’heure.  On tombe du ciel en voyant cela. C’est comme si une volonté au monde a décidé d’occulter ce quelque chose que l’on a découvert en franchisant les berges du Wouri. Ce n’est pas par hasard Qu’on a donné au Wouri le nom Rio dos Camaroes.


Est-ce qu’on peut penser qu’avec l’écriture de l’ouvrage  « Sur le chemin des traditions » c’est la réécriture de notre propre histoire qui est engagée ?


Peut être pas le début, tout ce qui parle de l’histoire vous amène à vous remettre en cause. Une relecture, une borne importante vient d’être plantée sur le sol camerounais. Et le monde n’a pas encore fini d’en parler.

 

Réalisé par Hervé Villard Njiélé

 

Commenter cet article