Mardi 10 avril 2012
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Les enseignants ne veulent pas perdre la moindre seconde, pendant ce trimestre très cours et déterminant pour l’année scolaire qui
s’achève.
L’ambiance qui régnait au lycée d’Akwa hier, était une ambiance studieuse. Les élèves confortablement assis dans les différentes salles de
classe, suivaient attentivement les leçons dispensées par des enseignants présents. La cour de cet établissement d’enseignement secondaire était quasiment
déserte. Aucun élève ne flânait. Tous avaient regagné leur salle de classe. Dans les bureaux, les différents responsables administratifs étaient également concentrés à signer
et à ranger les nombreux dossiers se trouvant sur leur bureau. Ces derniers sereins, étaient presque imperturbables. Tant ils étaient
concentrés.
A observer la sérénité qui régnait dans l’enceinte de cet établissement, on n’avait du mal à imaginer que
ces derniers revenaient tous des congés de pacques.
C’est que, compte tenu du fait que le troisième trimestre est le trimestre le plus court et le plus déterminant dans les
résultats de fin d’année, l’administration de l’établissement a instruit les enseignants de se mettre résolument au travail, pour boucler rapidement le programme. Et permettre aux élèves de
préparer sereinement leurs différents examens. «Nous avons repris normalement les cours ce matin. Il n’ya pas de temps à perdre et il faut boucler le programme» explique un
enseignant.
Au Lycée bilingue de Deido, l’ambiance est quasiment la même. Les enseignants et les élèves sont tous en classe. Selon Ephraîm Njoh Ndah , le
censeur du second cycle, l’heure est au dernier réglage. «On a rappelé aux élèves que le trimestre est très court et qu’il doivent travailler sans relâche. On a aussi
rappelé aux enseignants qu’ils doivent mettre un accent sur la révision, qu’ils doivent être toujours présents et surtout qu’ils doivent déposer leur épreuves de composition avant le 15 mai
2012. » Déclare –t-il.
Pour celui qui affirme que ces élèves n’ont pas eu de congé de pacques, à cause des cours de vacance qui
ont été organisés, pour permettre aux enseignants de boucler le programme de l’année, les élèves des classes d’examen feront cours
jusqu’au 28 mai.
Au sujet de la rumeur faisant état de ce que les enseignants vacataires de cet établissement cesseront d’enseigner par faute
de moyen financier, le censeur crie au sabotage. « Il n ya pas d’inquiétude à ce niveau « rassure-t-il. « le lycée bilingue de Deido a assez de moyen pour
gérer ses enseignants vacataires. Il n y aura pas de boycott ni même de démission des vacataires » poursuit-il avec assurance. « Les cours se dérouleront
normalement jusqu’à la fin d’année. » ajoute-t-il.
En classe de 3ème Espagnole de cet établissement, les élèves suivent attentivement le cours de physique dispensé par Patrice Teguia.
Celui-ci parachève le chapitre portant sur le circuit électrique de la maison débuté au second trimestre. En classe de TleAE, c’est plutôt
la correction de l’épreuve de langue française qui est faite. Madame Marie Esther Ngouen l’enseignante présente en ce premier jour de la
rentrée, donne à ses élèves le corrigé de cette épreuve faite au second trimestre.
Au collège Alfred Saker et au collège Libermann, les cours ont également repris et pratiquement sur le même
tempo. Élèves, enseignants et membre de l’administration du collège sont présents. Les cours se déroulent comme s’il n y avait pas eu
d’interruption. «Nous avons composé les épreuves de 5ème séquence du 19 au 23 mars 2012. Maintenant, les enseignants procèdent aux corrections et à la remise des copies »
déclare Esther Dorcace Njoh Eteki, le vice principal n°2 et censeur du premier cycle.
Selon celle qui peaufine la préparation de la réunion qui se déroule ce jour, et qui permettra de cerner les activités du troisième trimestre,
les communications à l’endroit des élèves se feront successivement mercredi et jeudi. Pour maximiser les chances de réussite aux examens officielles de fin d’année, le vice
principal affirme que les cours de remise à niveau qui se déroulent dans son établissement tous les samedis continus. «Ce trimestre est pratiquement cours. Il n y a effectivement que trois
semaines de cours dont nous faisons tout pour mettre les chances de notre coté » déclare-t-elle.
Comme dans ces établissements de la ville de Douala, l’ambiance dans les écoles primaires et secondaires de la capitale économique du Cameroun
était la même. Les cours ont repris sur des chapeaux de roue.
Hervé Villard Njiélé
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