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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Rentrée scolaire: Les écoles primaires publiques presque vides malgré la gratuité

7 Septembre 2011, 22:37pm

Publié par Hervé Villard

 

 salle-de-classe-vide.jpgL’affluence qui s’observe dans les établissements de l’enseignement secondaire de la ville de Douala  contraste avec celle qui règne dans  les écoles primaires. Ici les élèves trainent encore les pas.

 

C’est une ambiance maussade qui régnait  dans les différentes écoles primaires publiques visitées hier dans la ville de Douala.  Dans ces lieux  où se forment les tout petits de l’école primaire, les salles de classes étaient presque vides. Les élèves quant eux se comptaient au bout du doigt.

A l’école publique groupe I et IV d’Akwa, l’ambiance qui y régnait était loin de convaincre les uns et les autres que l’école avait effectivement commencé.  Dans les salles de classe pourtant bien ouverte, on dénombrait à peine cinq élèves malgré la présence des enseignants.

Au cours élémentaire deuxième année du Groupe IV par exemple, cinq élèves exactement suivent attentivement la leçon qui est dispensé par leur enseignant. Celui qui poursuit néanmoins sa mission malgré l’effectif minable déclare tout faire pour maintenir les écoliers qui sont présents  «Comme vous constatez, on a fait la lecture le matin et nous sommes entrain de faire les mathématiques. C’est pour les retenir en classe que je faits cela. Pour  l’instant je sais que j’ai cinq élèves et je ne sais pas si les autres viendront » déclare l’enseignant un peu déçu de son effectif. « Un travail de fond ne peut pas être fit maintenant » poursuit-il.  Au cours élémentaire première année à l’école publique de Deido, l’ambiance est la même. A peine  dix élèves sont assis en classe et copient la leçon au tableau.  D’après une écolière c’est depuis ce matin qu’elles ont commencé à recevoir leur première leçon.

A la direction de cet établissement, le responsable peut disert sur le sujet déclare être aussi surpris par la situation. «On les attends encore même s’ils arrivent au compte goutte » déclare-t-il.

D’après un parent qui vient inscrire son enfant la situation se justifie par la crise économique. «On a pas encore l’argent pour acheter les fournitures scolaires aux enfants. Il fallait d’abord inscrire leur grands frères au collège avant de voir ce qu’on peut faire pour eux » affirme-telle

Contraste.

Dans les collèges primaires confessionnels par contre, c’est une ambiance studieuse qui y règne. Les élèves plus nombreux ici, suivent attentivement les leçons.  En classe de cours moyen première année à l’école Saint Jean Bosco, près de trente élèves sont en plein cours de mathématique. Ils sont très concentrés et ont déjà oublié les vacances. « L’école a déjà commencé. Mais amis qui ne viennent pas encore à l’école vont perdre beaucoup de leçons. » Déclare Wilfrid Ndebi élève en classe de Cm1. Au groupe scolaire les portiques une école primaire  privée située derrière l’université de Douala, l’ambiance studieuse est la même. Les élèves plus nombreux  fréquentent normalement. Selon un responsables de l’administration, l’effective n’est pas au complet. « Beaucoup d’anciens élèves trainent encore les pas et les inscriptions se poursuivent » déclare-t-ils.

Mesures prises

Conscient de cette situation quasi générale dans les écoles primaires publiques de la ville de Douala, Diwouta Mbengue, le délégué régional de l’éducation de base a pris des mesures pour sensibiliser les parents à ce sujet.  A travers une campagne de communication qu’il dit être entrain de mener, il entend rassurer les parents sur la gratuité de l’école primaire publique «L’inscription est gratuite dans les écoles primaire et publiques au Cameroun. Les parents ne doivent débourser aucune sommes pour cela. Le ministre de l’éducation de base a proscrit toute perception de fond de même que la présence des membres de l’Ape en cette période de rentrée. » Déclare-t-il « Une équipe sur le terrain travaille à ce sujet » rassure-t-il.

 

Hervé Villard Njiélé.

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