Partager l'article ! Rue de la joie de Deido:quand la joie cède le pas à la tristesse: Ce quartier Douala bruyant et très couru la nuit ...

Ce quartier Douala bruyant et très couru la nuit n’est plus que l’ombre de lui-même. L’ambiance et les animations diverses ont foutu le camp.
Deido samedi 14 janvier 2012. Il est 22h. A la rue de la joie de Deido, c’est un calme totale qui règne. La majorité des bars et des night clubs ont fermés les portes.
Quelques bars encore seulement sont ouverts. Devant Elisée Night club, un carrefour très fréquenté, l’ambiance bruyante qu’elle connaissait par le passé a disparu.
En lieu et place des sonorités musicales y existante, c’est un calme qui s’observe. A cet endroit toujours bondé de monde, juste une poignée de personnes sont présentes. Ces derniers pour la plus
part, attendent un taxi pour rentrer chez eux. Plus loin, et plus particulièrement au carrefour Total Bonatéki un autre point chaud, quelques personnes boivent à l’extérieur
d’un bar fermé. La musique qui d’après le gérant du bar résonnait il y a quelques heures vient d’être a été arrêtée car, le bar va fermer. Dans un autre bar situé tout près le gérant refuse
de servir encore de la bière aux clients qui en demandent encore. «Sortez je ne veux que la police m’arrête je ne sers plus » clament la gérante exacerbée par la demande des clients.
Dans les autres débits de boisson qui avaient ouvert leur porte, l’ambiance est la même, tous ont fermé les portes et n’attendent que les derniers clients pour récupérer les bouteilles. Ces
derniers ne sont d’ailleurs pas nombreux. Et peuvent se compter au des doigts d’une main.
Selon une gérante, «ce sont mes voisins qui sont venus se détendre un peu » affirme t-elle. L’air est glacial qu’il y a dans ce lieu traduit à suffisance le climat qui règne dans ce
quartier de capitale économique du Cameroun plus trop couru par les habitants de Douala.
C’est que, depuis les émeutes qui se sont déroulées en ce lieu, émeutes qui ont entraîné l’assassinat de deux conducteurs de moto-taxi et la destructions de plusieurs biens parmi lesquels
des maisons des motos, des voitures et des bars et restaurants, les autorités de la ville de Douala ont exigé par crainte de représailles que les débits de boisson et autres maison de commerce
soient fermés à partir de 21h 30 minutes.
Pour donc s’assurer que ces mesures soient respectées, plusieurs véhicules de police font la patrouille dans les différentes rues de ce quartier pour attrapés et punir les commerçants
véreux et délinquants. «Quand la police te surprend après ses heures là, il faut négocier au moins 10.000 francs pour qu’on te relâche et ce n’est même pas évident. Parce que si on t’amène
voir le préfet, ton cas sera grave. On risque même de fermer ton bar. C’est pourquoi passé cette heure là on ferme le bar et on met tous les clients dehors » affirme Hélène une gérante.
D’après cette dernière qui reconnaît que le Rue de la joie a perdu «de sa joie et de sa vie », il est difficile de mener une activité en ces lieux ces jours-ci. «Les clients ne
viennent plus ici. Les samedi on tournait jusqu’au matin. Vous constatez vous-même que le bar est vide. Et Il n’ y a même personne à l’extérieur. » Déclare t-elle. Il faut que
l’arrêté du préfet soit annulé » poursuit-elle. Argument partagé par Irma vendeur de viande braisé à la rue de la joie. «les samedis, je faisais, toujours une bonne recette mais
depuis les émeutes tout le monde fuit Deido. Le marché a baissé et on ne vend plus rien » se plaint-il. Avant de prier qu’il faut que le calme revienne pour que les activités
reprennent leur cours.
Hervé Villard Njiélé
Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-11. -THÉORÈME DE LA JOIE. - L'EXCLAMATION !!
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