Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

Surcharge dans le transport : Le silence complice des autorités.

3 Août 2012, 14:35pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Police-camerounaise.jpg Surcharge à Douala


Silence complice des autorités.

 

La suspension des contrôles routiers à l’origine de cette mafia des transporteurs qui concourent à remplir leurs poches.

« Les surcharges  dans les véhicules de transport sont  la panache des autorités administratives. C’est eux qui sont à l’origine de ces tracasseries que nous passagers, subissons dans les différentes villes du pays.  Les autorités du pays ont enlevé la police sur la route  et aujourd’hui, ces  gens se permettent n’importe quoi sur la route  et au péril de la vie des passagers. L’autorité  ne veut pas que l’on perturbe ni les conducteur de moto ni les chauffeurs de taxi en surcharge. Auparavant,   il y avait les barrières de la police qui surveillaient cela. Mais, aujourd’hui, il n y a plus rien. Cette décision contribue à  faire proliférer le laisser aller sur la voie publique, les surcharges, les vols de véhicules et autre maux graves qui vont grandissant de nos jours »

 Cette déclaration  est d’un officier de police responsable de la sécurité routière en service au commissariat centrale N°1 de la ville de Douala. Selon ce dernier très courroucé par ce qui se passe et se vit au quotidien dans le transport urbain et interurbain dans la ville de Douala et les autres villes du Cameroun, l’autorité administrative est responsable des actes délinquants et immoraux que l’on observe  de nos jours sur la voie public. D’après celui qui déplore les actes de surcharge, l’incivisme et surtout les accidents mortels qui se recrutent sur nos voies par centaine, plusieurs causes justifient cela. A coté de la décision de supprimer les contrôles routiers, principale cause de surcharge, il associe  la promotion des auto-écoles clandestins et surtout le fait que l’Etat ne veille pas suffisamment à réguler ce secteur d’activité. « Les  camerounais n’étaient pas encore prêt  à s’auto-discipliner et à s’auto prendre en charge. Depuis la suppression des contrôles de police dans les années 2005-2006, cette situation s’est empirée. Il y a également  le problème de la  délivrance du permis de conduire qu’il ne faut pas négliger. Depuis un certain temps au Cameroun, on  ne sait plus qui délivre le permis et comment cela se passe. Aucune norme n’est respectée. D’ailleurs vous tous vous savez comment on fait pour être chauffeur. Il suffit de travailler comme convoyeur pendant un à deux mois et vous devenez chauffeur après avoir acheté votre permis de conduire. C’est normal compte tenu de cette situation que les chauffeurs surchargent parce qu’ils ne savent même pas combien de passagers doit prendre le véhicule qu’il conduit » explique-t-il avant d’ajouter qu’il faut que l’Etat fasse quelques chose.

Pour un autre officier de police charge de gérer la circulation au rond point, la recrudescence des motos encouragée par l’Etat fait partie des mobiles à ne pas négliger. Selon ses explications, le nombre de conducteurs de moto s’est accru dans la ville de Douala. Ces derniers qui font également dans le transport, font concurrence aux chauffeurs taxi et autres. Ils se voient obliger de surcharger pour arrondir leur recette qui s’amenuise au fur et à mesure qu’une moto est achetée. « A l’heure de pointe, puisqu’il y a plusieurs passagers, le taximan est obligé de porter plus de passagers que prévu. Puisqu’il ne pourra pas faire plusieurs tours comme par le passé. Car, à son retour les «  benskinneurs » auront déjà  transporté le reste de passagers », affirme-t-il.

D’après cet officier de police  qui regrette amèrement cette situation, il est temps que l’on réinstaure les contrôles routiers. Car, dit-il, «en voulant sauver l’œuf, l’Etat camerounais a plutôt renverser l’alvéole.»  «On ne peut pas compter le nombre d’accident et de morts générés par les surcharges.  Car, Ils se comptent pas centaines. Et,  la situation ne fait que s’empirer. Les pertes matérielles on  en compte plus car le bilan est effroyable. Il est temps de stopper la saigner », pense-t-il avant de rappeler à toutes fins utiles que, les surcharges sont sanctionnées par le code de procédure pénale. Et que, tous les transporteurs qui feignent d’ignorer cette loi même si elle n’est pas appliquée à cause de la négligence s’exposent à de graves dangers pendant sa conduite.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

Commenter cet article