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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Elections présidentielles 2011:Les observateurs nationaux et internationaux supervisent les élections.

11 Octobre 2011, 19:13pm

Publié par Hervé Villard

 

 

  

 

Transparency international, le réseau camerounais des droits de l’homme et un Monde avenir se sont déployés sur l’ensemble du territoire pour apprécier le déroulement de ce scrutin important pour l’avenir du Cameroun.

 

« Vous savez que nous ne pouvons rien vous dire. N’insistez pas. Comme vous, nous sommes en train de mener nos enquêtes. Les résultats de notre travail vous seront donnés par nos responsables. Nous sommes interdits de tout commentaire. Surtout que, je peux vous dire une chose et à la fin mon patron vous dit plutôt une autre. »  Tels  sont les propos de  Simplice Sibeutcheu Mbeugoum, le représentant de Transparency international, cette Ong international qui s’assure de la transparence dans les différents élections organisées dans les pays du monde, et du réseau camerounais des droits de l’homme,  une Ong nationale mis sur pied par la société civile pour  superviser les élections présidentielles et décrier les différentes irrégularités qui pourraient l’entacher.

Rencontré au jardin d’enfant Ehalmoa B,  un bureau de vote de l’arrondissement de Douala 2ème, celui-ci, accompagné d’une collègue  était venus observer le déroulement des élections dans ce bureau de vote et dans la ville de Nkongsamba. Celui qui affirme avoir visité plus de la moitié des bureaux de vote dans la ville capitale du département du Moungo, n’a pas souhaité faire de commentaire sur ce que sa collègue et lui ont  observé depuis le début du scrutin. Il a juste laissé entendre que les organismes qu’ils représentent sont répartis sur l’ensemble du territoire nationale et font le même travail qu’ils sont entrain de faire à Nkongsamba. Parlant de leur déploiement sur le terrain, celui-ci précise que tranparency international a près de 700 superviseurs répartis sur l’ensemble du triangle national.

Quant au réseau camerounais des organisations des droits de l’homme, « ils sont près de 213 agents répartis sur l’ensemble du territoire national. » précise-t-il.

Parlant de l’observation des élections présidentielles qui s’est déroulée le 9 octobre dernier, l’Ong Un Monde avenir n’est pas resté en marge. Les agents de cette organisation non gouvernementale à caractère sociale camerounaise financée par le fond des nations unis pour la démocratie (Fnud) étaient également sur le terrain et supervisaient les élections.

Selon un responsable de cet  organisme, l’organisation en question a déployé les agents dans les 10 régions du Cameroun et les 56 départements de ce pays de l’Afrique centrale.

 

Hervé Villard Njiélé,  de retour de Nkongsamba.

 

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Présidentielle 2011:Un responsable de l’Add chassé d’un bureau de vote

11 Octobre 2011, 19:11pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 

La scène s’est déroulée au jardin d’enfant Ehalmoa C, un bureau de vote situé dans l’arrondissement de Nkongsamba 2ème  le 9 octobre 2011 dernier.

 

C’est l’air très déçu que Basile Fokam, le représentant de l’Add dans le bureau de vote Jardin d’enfant  Ehalmoa C a quitté ce lieu le 9 octobre dernier.  Mandaté par les responsables de son parti pour superviser les élections  dans ce bureau de vote,  l’accès lui a tout simplement été interdit. Joël Isso, le président de ce bureau de vote  a sommé ce dernier de rebrousser chemin pour cause de retard. «Les élections ont débuté à 8h précise ici comme dans tous les bureaux de vote. Tous les représentants des autres partis  politiques (Rdpc,Sdf) étaient tous là. C’est à 10h qu’il s’amène. On ne peut pas l’admettre, il est en retard » affirme le président de ce bureau de vote.

Pour Basile Fokam qui explique qu’il est  arrivé en retard parce qu’il n’avait pas d’argent  de taxi, son renvoie prouve que qu’il y a du louche dans ce bureau de vote. «J’habite à près de cinq kilomètre du bureau de vote. J’ai marché à pied pour être là ce matin.  Et quand j’arrive on me dit que je ne peux pas entrer. C’est gênant et très gênant d’ailleurs. Car, étant donné que la candidature de Garga Haman a été acceptée, si  on me refuse d’entrer et de superviser les élections ça veut dire qu’il y a quelque chose de louche dans ce bureau de vote. » Pense-t-il.

 

Deux poids deux mesures.


Basile Fokam le représentant du parti de Ben Muna n’est pas le seul à avoir été chassé du bureau de vote. Selon Le Messager Youra Apollinaire et Jean Philippe respectivement des bureaux du vote de l’école publique St Victor bureau A et B  ont eux aussi subis le même sors. Arrivés au bureau de vote   à 8h 25, plus d’une vingtaine de minutes après le début du vote proprement dit, ces deux scrutateurs de l’Alliance pour la démocratie et le développement(Add) de Garga Haman Adji ont été sommés de rebrousser chemin. « Lorsque nous sommes arrivés nous avons voulu entrer en salle au moment où   nous nous sommes entendus dire par le président de la commission électorale qu’il ne nous admettait plus. Nous avons beau lui expliquer les difficultés qui sont les nôtres qu’il n’a rien voulu entendre. Nous pensons qu’il y a là une manœuvre qui cache bien de choses désagréables », déclare Youra Apollinaire les  scrutateurs de l’Add.  Ces derniers sous le coup de la colère pensent que s’ils étaient des scrutateurs du parti au pouvoir, on les aurait admis en salle.

 Entre temps dans certains bureaux de vote, d’autres retardataires étaient admis. C’est le cas du bureau de vote du groupe 6 où,  Jean Baptiste Tsaken un représentant du même parti (Add) a été admis en salle alors qu’il est arrivé avec 1h30min de retard (9h30).  «On a ouvert le vote à 8h ici. Le représentant du de l’Add est arrivé en retard. Ce n’est pas moi qui devait le réveiller » déclare surpris André Sob le président de ce bureau de vote.

 

Code électorale.


Selon Justin Nvondo le préfet du Moungo rencontré au sujet de cet incident, les présidents des bureaux de vote ne devaient pas renvoyer les représentants des partis venus en retard. Selon la plus haute hiérarchie du département du Moungo, la loi électorale ne demande pas cela. « On devait les admettre tous dans les bureaux de vote jusqu’à 18h heure d’arrêt du vote » déclare le chef de terre qui poursuit : «La loi n’interdit pas les responsables des  partis politiques d’entrée en salle après le début du vote. Ils sont autorisés à avoir accès à tout moment jusqu’à la fin du vote. Ce qui s’est passé n’est que des petites irrégularités dues comme la lui-même  dit le président de la république à la jeunesse de Elecam » affirme-t-il

 

Hervé Villard Njiélé, de retour de Nkongsamba.

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Elections présidentielles 2011:Elecam à l’heure des décomptes

11 Octobre 2011, 19:08pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 

Le dépouillement des différents procès verbaux, l’addition des différents résultats étaient au centre des activités menées dans les différentes antennes Elecam de  la ville de Douala hier.

 

«Nous sommes à pied d’œuvre comme vous  le voyez. Des que les résultats seront possibles, nous mettrons cela à votre disposition. Nous voulons respecter les délais c’est pourquoi toute l’équipe est mobilisée.» Telles sont les déclarations du chef d’antenne Elecam de Douala 5ème rencontré dans l’après midi hier.

Occupé à coordonner le dépouillement des différents procès verbaux d’élections parvenus à ses bureaux, celui-ci visiblement très pris n’a eu que le temps de nous renvoyer à demain. « Revient demain pour l’instant on est très occupé » déclare-t-il  en déposant sur la table une pile d’enveloppes qu’il vient de ramassé au sol. Dans les différents bureaux de cette antenne d’Elecam, des responsables, les uns devant les ordinateurs, les autres procès verbaux à la main, procèdent à l’addition des différents résultats en leur possession.

 A l’extérieure  cette institution qui avait pour charge d’organiser les élections présidentielles  dans l’arrondissement de Douala 5ème, les bulletins de vote des différents candidats aux élections présidentielles sont jetés en désordre et sont éparpillés par le vent qui souffle.

 

A l’antenne Elecam de Douala 1er, l’ambiance est la même. Clémentine Georgette Yvette Ndoumbé Ekamby la chef d’antenne, assise derrière le poste d’ordinateur qu’il y a dans son bureau est imperturbable. «Je n’ai rien à vous dire revenez après » déclare-t-elle sans détourner le moindre regard. Dans un autre bureau situé tout près, tous ceux qui l’occupent sont visiblement concentrés. Ils ont chacun devant lui une pile de dossiers. «Ce sont des procès verbaux d’élections» nous signale-t-on. Tous près d’eux, sont rangées les différentes urnes transparentes utilisées pendant le scrutin qui s’est déroulé le 9 octobre 2011 dernier. Sur ces urnes, sont encore collés les noms des différents bureaux de vote où elles ont  été utilisées.

 

Idem à l’antenne Elecam de Douala 2ème 4ème  et 3ème. L’ambiance qui règne est studieuse et fastidieuse. Tous les responsables présents sont au four et au moulin. Pas de moment de repos car, il faut finir les travaux à temps pour respecter le deadline de 48h fixé par le code électoral.  Eugène Dibasso Doumbe, chef d’antenne de Elecam de Douala 4eme  rencontré déclare ne pas avoir de temps. «Je suis trop pris maintenant. Venez me voir demain aux environ de 10 ou 13h, on va discuter plus tranquillement » déclare-t-il en  fouillant dans le tas de paperasses qu’il y a sur sa table. Décidément tous sont à pied d’œuvre pour respecter le délai qui leur est fixé pour acheminer les résultats à la commission départementale.

Parlant de la commission départementale,  le chef de cette commission dans  Wouri a convoqué  une réunion avec les membres de cette commission à la salle Tobbie Kouoh de la communauté urbaine.  Cette réunion qui devait se tenir à 10h hier n’a malheureusement pas eu lieu parce que les différents procès verbaux n’étaient pas encore acheminés.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Election présidentielle: Le Sdf et le paddec s'affrontent au stade omnisports de Bépanda

7 Octobre 2011, 15:03pm

Publié par Hervé Villard

 

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La scène c’est déroulée dimanche 2 octobre 2011 dernier aux environs de 17h 30 pendant que les deux  partis politiques étaient en pleine campagne au stade omnisports de Bépanda.

 

N’eût été la présence des éléments des forces de l’ordre présents dimanche dernier au stade omnisports de Bépanda,   on aurait assisté à une bagarre entre les responsables du social democratic front (Sdf) et ceux du Parti des patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (Paddec). Ces derniers présents ont usé de leur statut de gardien de la paix pour séparer et dissuader les membres des différents partis pris de colère.

 

Au moment de faire son discours, le Chair Man Ni john Fru Ndi qui  se faisait difficilement entendre par son public à cause des bruits d’animation provenant du meeting du Paddec qui  se déroulaient non loin de là, a demandé aux membres de son parti d’aller demander aux responsables du Paddec d’arrêter leurs appareils de sonorisation. Elimbi Lobe conseiller Sdf à Douala 5ème  et un autre militant qui l’a suivi voulaient accéder à la cabine de sonorisation  du Paddec quand ils ont  été bloqués par les patriotes qui ne voulaient rien entendre. A la suite des bousculades que cette altercation a entrainées, les forces de l’ordre vont intervenir pour calmer la situation.  Dans la suite  de cet évènement, Joshua Osih  le premier vice président  du Sdf est appelé en renfort  par les militants du Sdf qui n’ont pas digéré l’orgueil du jeune Parti  politique qu’est le Paddec.

Venu à la rescousse, il sera reçu par maitre Momo Jean de Dieu le président du Paddec qui a décidé de jouer la carte du dialogue. Après une communication dont l’objet n’a pas filtré. L’avocat des 9 disparus de Bépanda  a donné l’ordre de baisser le volume du son non sans tancer le Sdf. « Nous avons ce qui est bien pour l’avenir de notre pays. Les gens de la vielle époque  ont des appareils obsolètes  et ils viennent  se plaindre. Nous concédons qu’ils sont de la vielle génération et nous de la génération d’Internet. Notre parti est le parti des Ntic » a déclaré le présidentiable  après ces échauffourées.

 

Hervé Villard Njiélé

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Cambriolage à la Muffa: Plus de peur que de mal.

7 Octobre 2011, 14:59pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 

Les malfrats qui sont entrés par effraction dans cette micro finance situé à Bali sont répartis les mains vide. Selon la chef d’agence le coffre fort n’a pas été touché.

 

 

Le personnel de la  mutuelle financière des femmes africaines(Muffa)  de Bali est dépassé par  ce qui se s’est passé au sein de l’entreprise le  dimanche le 5 octobre 2011.  Installée chacune à son poste de travail, elles étaient dépassées par les évènements.

 

C’est que, très tôt   ce lundi matin, et précisément  aux environs de 4h selon des témoignages, des malfrats non identifiés ont fait irruption dans cette entreprise. Après avoir ligoté soigneusement  le vigile qui assurait la garde, ces derniers vont entrer par effraction dans les locaux de l’entreprise en brisant la porte principale de l’entreprise de même que les   portes menant dans  les différents bureaux. A la  quête du butin, ils vont fouiller tous les bureaux avant de s’enfuir quelques temps après. Selon les informations recueillies sur les lieux de l’incident, c’est certainement les éléments des forces de l’ordre alertées qui aurait fait fuir les voleurs qui, d’après la chef d’agence sont répartis bredouille.  « Ils n’ont rien pris. Ils ont saccagé les bureaux à la recherche de l’argent. Même les machine n,’ont pas été touchées.» Précise la chef d’agence.

 

Peur généralisée.

 

C’est avec le cœur battant la chamade que les employés qui ont appris la triste nouvelle sont arrivés au bureau hier matin, tout en étant certains que le coffre fort avait  été dévalisé comme l’a affirmé une radio de la place.

S’étant rendu compte du contraire, la tristesse a cédé place à la joie. « Quand je suis arrivé au bureau ce matin, je me suis directement dirigé vers le coffre fort. Quand j’ai constaté que c’était encore là avec son contenu, j’étais content. » Affirme une employée. «Est ce qu’on vole l’argent des femmes » ironise-t-elle.   Le vigile de la micro finance est encore entre les mains des forces de l’ordre pour besoin d’enquête.  La chef d’agence rencontrée hier était à pied d’œuvre pour refaire les portes cassées. « Il faut sécuriser l’entreprise » affirmait-elle

 

Hervé Villard Njiélé.

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Election présidentielle 2011:Jean Blaise Gwet soutient Paul Biya

7 Octobre 2011, 14:22pm

Publié par Hervé Villard

 

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Le président du mouvement patriotique  pour le changement du Cameroun(Mpcc) a dévoilé son vote lors d’un point de presse qui s’est tenu le mercredi 6 octobre 2011 dernier à Douala.

 

 

« (…) Je voterai pour le Rdpc parce que je ne partage pas la division(…). »Cette phrase pleine de signification  est de Jean Blaise Gwet, président du mouvement patriotique  pour le changement du Cameroun(Mpcc). Il a manifesté officiellement son soutient au parti du renouveau et au président Paul Biya ce mercredi 6 octobre 2011 à Douala.

Lors du point de presse qui a servi de cadre à cette communication, le candidat du Mpcc a  fait savoir aux hommes de médias présents  que  le Rdpc remportera l’élection présidentielle qui se déroulere le 9 octobre prochain par un pourcentage de   80 à 95% de voix.  Selon le président du Mpcc très sûr de ses affirmations, le Rdpc n’aura pas besoin de bourrer les urnes pour gagner les élections pour plusieurs raisons.

Premièrement, seul le dixième des  militants du Sdf se sont inscrits sur les listes électorales ceci à cause de l’instruction du boycotte des inscriptions que les responsables du parti avaient donné au militants. Et, 50%  de ses militants inscrits voteront pour d’autres candidats dissidents engagés dans la courses à la présidentielle.

 Deuxièmement, la pléthore des candidats (23 au total) n’est pas avantageuse pour les candidats de l’opposition. Le surnombre des candidats n’est profitable qu’au Rdpc et son président.  Comme autre argument en faveur du parti des flammes, le président du Mpcc  pense le Cameroun ne peut pas encore accueillir un président femme. Pour celui qui axe ses propos sur l’aspect culturel des peuples du Cameroun, les populations du Nord Cameroun ne vont voter que leur chef et ne voteront jamais les femmes puisque leurs places c’est dans les « sarés ». Idem pour les peuples Bamilékés et Anglophones qui relèguent la femme au second plan.

 

  Parlant du retrait de sa candidature aux élections présidentielles, Jean Blaise Gwet au cours de cette conférence a précisé qu’il était inutile de rallonger la liste des candidatures déjà assez longues pour le Cameroun. «Au lieu d'allonger la liste record de 51 candidatures jamais égalé au monde pour une élection présidentielle à un tour, notre mouvement politique et son Président Jean Blaise Gwet que je suis avons tout simplement opté retirer notre candidature de cette course et laisser la chance au meilleur candidat de briguer la prochaine élection. » a-t-il déclaré. Pour lui également, avec Paul Biya en face comme adversaire, la chance était moindre. Pense-t-il. Pendant son adresse aux journalistes  Jean Blaise Gwet a également  évoqué  la question du report des élections présidentielles. Compte tenu de la tension qu’il y a au Cameroun et climat de peur qui y règne, (déploiement des forces de l’ordre dans toutes les régions, attaques de Ecobank à Bonabéri, incident sur le pont du Wouri) il était  préférable que l’on reporte les élections pour asseoir le calme. « Si j’avais le pouvoir de décision, bien que le processus électorales soit engagé, la sagesse m’aurait imposée le report de cette élection à ce jour. Qui jusqu’ici peut toujours l’être. Permettant ainsi de prendre le temps pour asseoir le calme,  et chasser la peur. »

 

Hervé Villard Njiélé.

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Cartes électorales: Elecam égare les électeurs à Douala

6 Octobre 2011, 20:01pm

Publié par Hervé Villard




Tandis que certains ont plusieurs cartes, d’autres électeurs  sont obligés de faire le tour des points de distribution des cartes électorales pour retrouver la leur. 

 «Elections  Cameroun fait un mauvais travail. Il  y a tout un flou autour de la distribution des cartes électorales. Depuis le matin que j’attends ma carte électorale. Que se passe-t-il ?» Ces propos sont de Gabriel T. électeur rencontré à l’antenne Elecam de Douala 5ème le mardi 4 octobre 2011. Assis dans la cour de l’immeuble qui abrite ladite institution, celui-ci est fatigué d’attendre que l’on trouve sa carte électorale et le bureau de vote dans lequel  accomplira son devoir civique  le 9 octobre prochain.

 Très courroucé, il narre sa mésaventure à tous ceux qui veulent l’entendre. «C’est  depuis trois  jours que je cherche sans trouver ma carte  d’électeur dans les différentes chefferies de mon quartier. Je me suis inscris depuis le 1er octobre 2010 et jusqu’aujourd’hui je n’ai pas encore eu ma carte. » Se plaint –il. «J’étais fouiller ma carte au groupe scolaire Bilingue les portiques à Makepe petit Pays où je me suis inscrit et  je n’ai pas trouvé. A l’école primaire de l’Entente de Maképe, où je suis allé fouiller, je n’ai rien trouvé là bas  aussi. Au centre d’état civil de la Cité sic, où on m’a renvoyé, toujours rien. J’ai fait le tour d’autres points de distribution sans suite.  C’est alors qu’on m’a conseillé de revenir à l’antenne Elecam de Douala 5ème  pour qu’on localise ma carte à l’aide de l’ordinateur et que l’on me dise où cela se trouve et dans quel bureau de vote je vais voter. Mais,  depuis que je suis là, je n’ai encore eu ni ma carte ni mon récépissé.». Cette histoire pathétique qui ressort les différentes turpitudes et travers d’Elecam dans la ville de Douala n’est pas le propre de Gabriel T.  Sylvain Nana habitant de Bépanda se trouve dans la même situation. «J’ai déjà dépensé près de 2500fcfa depuis ce matin pour rechercher ma carte sans suite. Je retourne à Elecam parce qu’on m’a fait savoir que c’est à partir de l’agence que l’on peut localiser ma carte ». explique-t-il.

Pour celui qui se plaint de la lenteur du service informatique chargée de faire  ce travail,  Elecam n’était pas encore près pour organiser les élections «Les responsables d’Elecam font des grands discours à la télé et à la radio pourtant ils ne sont pas près sur le terrain. Avec les irrégularités que l’ont observe dans la distribution des cartes je ne suis pas sûr que tout le monde aura sa carte avant le jour des élections » déclare-t-il

Colère

 Comme Gabriel T. et sylvain Nana, la majorité des personnes rencontrées à l’antenne Elecam de Douala 5ème venait pour le même problème ; localiser leurs cartes d’électeurs. Nombreux d’entre eux las d’attendre, sont repartis furieux. «Qu’est ce que c’est que ce désordre ? La vie va s’arrêter parce qu’on vient chercher les cartes électorales ? Restez avec  ces cartes et faites ce que  vous voulez faire avec ? » Lance un potentiel électeur furieux  en abandonnant l’attente.

A l’antenne de Douala 2ème, ce même jour, c’est une longue file d’attente qu’il y avait devant l’antenne d’Elecam. Ces potentiels électeurs photocopie de leur carte d’identité nationale  en main n’ont pas pu trouver leur carte d’électeur dans les différents points de distribution. Ces pourquoi ils viennent pour réclamation. Apprend-on.

 

D’après les informations glanées ici, les responsables d’Elecam à l’aide de l’ordinateur, vont localiser le quartier de même que les bureaux de vote des concernés. Ces infirmations qui seront portées sur la photocopie de la carte nationale d’identité qu’ils dtiennent leur permettront de voter le jour des élections.

Entre  temps dans les points de distribution, ça se passe plutôt bien malgré le manque d’engouement observé. «Les gens viennent et retirent leur cartes. Comme vous voyez il n’ya pas d’engouement. Depuis le début de la distribution des cartes ici (le 16sptembre 2011), on n’a partagé que 400 cartes  environ. Depuis ce matin, je n’ai distribué que soixante. Les cartes sont là mais on ne les retire pas. Certains ne trouvent pas leurs cartes et je suis obligé de les renvoyer à Elecam. Il y a une forme de laxisme, moi aussi je ne comprends pas ce qui se passe » affirme Winfried Njiba Singa responsable communale affecté au point de distribution de Bam Ewondo à Douala 2ème.  A la chefferie  new Bell Bamileke, un autre point de distribution, des cartes de personnes décédées ont été découvertes. A Douala 1er, on signale également des personnes ayant deux cartes électorales.


 


Hervé Villard Njiélé.

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Visite de Biya: Les forces de l’ordre assiègent Bonanjo

6 Octobre 2011, 19:54pm

Publié par Hervé Villard

garde présidentielle

La ville de Bonanjo était quadrillée hier soir par les éléments de la garde présidentielles (Gp) déployés dans la capitale économique à l’occasion de la visité de Paul Biya prévu ce jour. 

 

 

Hier soir aux environs de 19h quand nous quittions le centre ville de Bonanjo, celui si était sous haute sécurité. Les taxis qui faisaient la ligne craignaient de s’arrêter devant la poste de Bonanjo. Ceci à cause de la forte présence de la garde présidentielle à cet endroit.

« Tu veux qu’on tire sur moi, tu ne vois pas les militaires là disaient-ils.  Devant  la poste et plus particulièrement à l’entrée de la résidence présidentielle située tout près, une forte escouade de la garde présidentielle s’observait. Arme à la main, ces derniers une dizaine environ étaient au garde à vous, et filtraient toutes les entrées. Il fallait montrer pattes blanches pour y avoir accès. Même les véhicules de la police n’étaient pas épargnés. A Partir de la barrière légèrement entre ouverte, on pouvait apercevoir à l’intérieur de la résidence présidentielle  qui a reçu un coup de neuf, d’autres éléments de ce corps militaire. Les uns perchés sur les barrières contrôlaient tous les mouvements à l’intérieure comme à l’extérieure.

De la résidence présidentielle au service du gouverneur, l’ambiance était la même. Les éléments de la garde présidentielle (Gp) étaient postés par endroit. L’entrée qui mène au groupement mobile d’intervention (Gmi) de Bonanjo, n’a pas échappé à leur contrôle. Elle était  minée. Les éléments du Gp étaient postés également à cet endroit et filtraient toutes les entrées. Selon un responsable du Gmi rencontré «Douala est réputée pour sa délinquance et le désordre, c’est pourquoi il faut tout sécuriser avant que le président de la république n’arrive. » affirme-t-il. 

A la permanence du Rdpc, située un peu plus haut, l’ambiance ne déroge pas à la règle. Deux éléments de la garde présidentielle filtrent les entrées. Il faut brandir la carte professionnelle ou la carte d’identité pour avoir accès. Le lieu où le président de la république doit tenir son meeting doit également être sécurisé. Nous apprend-on.

 A l’intérieur, certains responsables procèdent aux derniers aménagements. Des jeunes une dizaine environ sont à pied d’œuvres. Derrière ce bâtiment, une escouade de près de cents éléments de la garde présidentielles armés y a établi leur quartier général. Quand nous quittions ce lieu aux environs de 18h 30minutes, deux camions transportant d’autres militaires  une centaine environ, venaient  de faire son entrée dans le site. Ces derniers armés, sortaient du véhicule.

 

 

Hervé Villard Njiélé

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Douala : Paul Biya paralyse Bonanjo

6 Octobre 2011, 19:42pm

Publié par Hervé Villard

biya

 

 

Les boutiques, les différentes entreprises présentes dans ce quartier administratifs de la ville de Douala étaient obligées de fermer les portes pendant que le président du Rdpc faisait son meeting à la place de l’Udéac.

 

 

C’est un calme de cimetière  qui régnait à Bonanjo hier. Ceci à cause de la présence de  Paul Biya, président de la république du Cameroun et candidat du Rdpc aux élections présidentielles du 9 octobre prochain. Au tintamarre  qu’il y a souvent en ce lieu, s’est succédé un calme qui faisait peur à tous ceux qui s’aventuraient par là. Les bureaux, les boutiques et les différentes banques et services présents en ce lieu avaient fermés les portes.  Ceux qui ont ouvert n’assuraient que le service minimum. Bref ils étaient plus concentrés à regarder ce qui se passait à l’extérieure de l’entreprise qu’à servir les clients qui se faisaient d’ailleurs rares. Par mesure de sécurité, et par peur des représailles, beaucoup ont abandonné leur lieux de service tant l’ambiance était morose.


Couvre feu.


 En plus d’être morose, l’ambiance qui a régné à Bonajo était celle d’un couvre feu. A voir le dispositif militaire mis en place, on croirait qu’un état d’urgence a été décrété dans ce quartier administratif de la ville de Douala. Car, des militaires se retrouvaient à tout bout de chemin. Armés jusqu’aux dents et prêt à faire feu, ces derniers étaient disposés dans toutes les ruelles de ce quartier. Un fusil d’assaut à bord d’un char avec un soldat à bord  installé à l’entrée de Bonanjo, plus précisément devant la Sgbc  Bonanjo, est venu conforter l’idée selon laquelle le quartier était sur haute surveillance.

 

Les voitures ont d’ailleurs été interdites d’accès. Seuls les véhicules de  la police et de certains particuliers franchissaient les différentes barrières de sécurité montées aux différentes entrées et sorties de ce quartier. A ces postes de sécurité contrôlés par les patrouilles mixtes (Police, gendarmerie) les différents éléments veillaient au grain. Aucun véhicule ne violait le dispositif de sécurité mis sur pied Pour entrer à Bonanjo, les populations étaient obligés de marcher à pied jusqu’à leur différentes destinations. Ce qui n’a pas laissé indifférentes des personnes. «C’est pour un homme que l’on paralyse toute une ville ? Ce n’est pas normale ça. Je suis asthmatique et je ne doit pas faire des exercices fatiguant. Je suis fatigué de ce gouvernement ». A déclaré un papa  furieux tout en marchant quand même. Car, « il n’a pas le choix »comme l’a dit un autre. 

Cette situation n’a pas pénalisé uniquement ceux qui travaillent à Bonanjo. Les habitants de ce quartier élèves comme fonctionnaires, ils ont eu de la peine à rejoindre leur domicile car, il faillait abandonné le véhicule et y aller à pied.


Fouille systématique


A cette situation déjà inquiétante, les éléments de la garde présidentielle ont imposé la fouille à  tous ceux qui entraient à Bonanjo. Les sacs à main des femmes, les sacs de voyages et les valises de plusieurs personnes ont été éventés et fouiller par les commandos de la garde républicaine qui ne faisait de cadeau à personne. Personne n’échappait çà cette règle même pas les femmes et militants du Rdpc. Tous ceux qui refusaient de se soumettre à cette règle étaient tout simplement renvoyés.  Pas très content de ce geste  certaines personnes n’ont pas caché leur colère. « Vous croyez que je cache quoi dans mon sac, une arme pour faire quoi ? J’ai l’air d’un terroriste ? Les vrais bandits vous ne  les voyez pas »  a vociféré une dame verte de colère.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Campagne présidentielle:Jean de Dieu Momo éblouit le public du stade omnisports de Bépanda

3 Octobre 2011, 19:17pm

Publié par Hervé Villard


 

Jean de Dieu Momo éblouit le public du stade omnisports de Bépanda

 momo
 
 

En plus de raconter l’histoire de la disparition des 9  de Bépanda, le candidat du Paddec s’est pareillement mué en  musicien pour séduire la foule du stade omnisports de Bépanda.

 

« (…) les 9 disparus de Bépanda ont été mis dans un véhicule avec 50 autres personnes et on les tués au Kossovo. Cet assassinat était commandé par le général MPay. Nous sommes venus ici chaque dimanche exiger qu’on nous donne le corps de nos enfants. Nous avons tellement fait cela que Paul Biya  a ordonné une enquête  approfondie. On a jugé l’affaire à Yaoundé, le monde entier était témoin du fait que nous avons à faire à un gouvernement criminel.  Nous ne pouvons plus accepter ce genre de chose. » En évoquant l’histoire des 9 disparus de Bépanda qu’il maitrise mieux que quiconque, Me Momo Jean de Dieu le candidat du Paddec qui était l’avocat des 9 disparus de Bépanda à  cette époque là  a invité la foule présente à son meeting à voter pour lui pour que ces genres «d’actes barbares et inhumains ne se reproduisent plus.» Pour que  «ces souffrances et nombreuses autres  injustices qui existent dans notre pays disparaissent.»

 Le présidentiable qui affirme maitriser les problèmes sociaux au Cameroun «parce, que je  les ai touchés du doigt pendant que j’exerçais ma profession d’avocat au Cameroun » passe pour être la solution aux différents maux évoqués. «Voter pour Jean de Dieu Momo, c’est voter pour le développement du Cameroun » ont déclaré sans cesse les différentes responsables du Paddec qui se sont succédés sur le car podium qui servait d’estrade   pendant leur différent discours.  Comme pour planter le décor des réalités du Cameroun que l’on ignore souvent pendant des moments de détente, le  candidat  des patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (Paddec)  a interprété les titres de son tout premier album baptisé « commandement opérationnel ». Devant les jeunes séduits par son talent d’artiste, me Momo leur a promis construire  un nouveau Cameroun. Et pour y parvenir, il faudrait que ceux-ci vote pour lui le 9 octobre prochain. Pour manifester sa détermination  à prendre Etoudi, et son engagement à aller le plus loin possible, celui-ci a interprété « quitte le Pouvoir » de Tiken Jah  Fakoly » sous les applaudissements du public acquis à sa cause.

 

Hervé Villard Njiélé.

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