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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Ordinateurs de Paul Biya: Du flou autour de la distribution

4 Janvier 2017, 18:45pm

Publié par Hervé Villard

D’après le Pr Marcel Ndjodo Fouda, inspecteur général chargé des affaires académiques au ministère des l’Enseignements Supérieurs, les 500.000 ordinateurs  portables promis par le président de la République Paul Biya ne sont  pas encore  fabriqués
Ordinateurs de Paul Biya:  Du flou autour de la distribution

Le ministre de l’Enseignement Supérieur Jacques Fame Ndongo a signé le mercredi 27 juillet 2016 dernier une convention avec la société chinoise Sichuan Telecom Construction Engineering Co Ltd chargée de fournir  500.000 ordinateurs portables au Cameroun. Des ordinateurs  évalués  à près de  75 milliards de francs que  l’Etat  paiera  grâce  à un prêt  fait au  près de  la banque chinoise Exim Bank. Don du chef de  l’Etat Paul  Biya  qui s’inscrit  dans  le projet «un étudiant un ordinateur» l’objectif est de permettre à 500.000 étudiants de s’arrimer aux Technologies de l’information et de la communication(Tic)  et à l'économie numérique.

Quelques  jours  après  la communication faite autour de  cet  important don du  chef l’Etat, des marches de soutien et de remerciement organisées se  sont  observées à Bamenda et à Yaoundé.  Des milliers d’étudiants  ont défilé en scandant des messages de remerciement au chef de l’Etat

 Seulement, malgré la campagne organisée autour de cet évènement aucune date de distribution effective de ces ordinateurs n’a été avancée ni par le président de la république ni par Jacques Fame Ndongo le ministre de l’enseignement supérieur. Celui-ci annonce cependant une probable distribution en début d'année académique 2016-2017 mais  ne dit rien sur  la clé de répartition devant  faciliter   la distribution de ces ordinateurs.  En plus,  nul  ne sait d’ailleurs si ce don concerne tous les étudiants des universités du Cameroun à  savoir publiques  et privés ou  si elle  concerne seulement  les étudiants des universités et écoles supérieures publiques.

 Invité de l’émission « Inside de présidency »,  un  programme diffusé tous  les  lundi sur  la télévision nationale  la Crtv,  le Pr Marcel Ndjodo Fouda, inspecteur général chargé des affaires académiques au  ministère  de  l’Enseignement supérieur  a plutôt entretenu  le flou autour de la distribution des 500.000 ordinateurs. Répondant aux questions d’Yves Marck Medjo le présentateur du jour, le fonctionnaire du  Minsep est  resté dubitatif quant à la date  du début de distribution des 500.000 ordinateurs promis  par  Paul Biya.

Il a déclaré que les étudiants devraient attendre encore un  peu pour voir la promesse se concrétiser. « Ces ordinateurs  ne sont pas encore  fabriqués. Les étudiants doivent attendre que l’opérateur économique chinois chargé de  la fabrication de ces 500.000 ordinateurs le fabrique d’abord  puis  l’achemine  au Cameroun.  Puis, on  va les distribuer aux étudiants», a affirmé  le professeur Marcel Ndjodo Fouda. 

D’après celui qui a semblé ne pas maitriser la clé de répartition des dites machines,  « Tous  les étudiants auront  chacun  une machine au moment de la distribution », a-t-il  rassuré. Parlant des différents  programmes à incorporer dans  les ordinateurs, il  n’a pas été  précis. «Il y aura  beaucoup de choses dans ces  machine», a-t-il  affirmé.

Au sujet  du caractère politique et électoraliste de ce don, le professeur Marcel Ndjodo Fouda a renié avec la ferme énergie toute intention politique du  président de  la  République. «Le président Paul Biya a tout simplement honoré une promesse faite en janvier 2016 à l’endroit de la jeunesse camerounaise. Ce geste contribue à la mise en œuvre du programme «e-national higher education», a déclaré l’inspecteur général chargé des affaires académiques au  ministère de l’Enseignement supérieur.

Pendant  l’entretien sur  la Crtv  celui-ci est aussi revenu sur l’offre internet au Cameroun.  Reconnaissant le faible taux de pénétration d’internet au pays  de Paul Biya, celui-ci a apprécié  à sa juste  mesure l’offre proposé. « Au Cameroun  la plupart des étudiants sont connectés et  l’offre internet  du pays est  parmi  les meilleurs en Afrique », a narré le professeur. Au sujet de l’offre de formation dans  les universités du Cameroun, il a déclaré que 60% des enseignements au Cameroun sont déjà professionnels de nos  jours.

Hervé Villard Njiélé

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Reconversion des  anciens  footballeurs:  La Fifve passe à l’action

3 Janvier 2017, 13:41pm

Publié par Hervé Villard

La Fédération internationale de football vétéran d’Europe créée il y a quelques années entend donner une seconde vie professionnelle aux footballeurs camerounais qui ne sont plus en activité.

 Fred Siewe;  président de  la  fédération  internationale de  football  vétéran  d'Europe

Fred Siewe; président de la fédération internationale de football vétéran d'Europe

Permettre aux footballeurs camerounais en cessation d’activité de continuer à œuvrer pour le  développement du football ou u sport  dans l’ensemble. Donner la possibilité à ses derniers de continuer à vivre et à exprimer leur passion. Voilà entre autres objectifs visés par la Fédération internationale  de  football  vétéran(Fifve) qui vient de voir le  jour.

 

Officiellement créée le 19 juin 2016à Düsseldorf  Allemagne, la fédération internationale de  football  vétéran d’Europe existait depuis plus trois ans sous l’appellation Association de football vétéran.Cette dernière s’employait à organiser des tournois de football entre les anciens footballeurs de la planète. Ayant  partagé  à  de nombreuses occasions  la  joie  des retrouvailles  entre  les  anciens footballeurs venus des associations sportives résidant en France, de la Belgique, des Pays-Bas, d’Allemagne et des  Royaume-Unis, cette  association  qui a partagé  la  joie des retrouvailles entre les  anciens  joueurs du monde a décidé de mettre sur pied une fédération pour densifier leur activités.

Parmi les objectifs visés par la Fifve que dirige le  Camerounais  Fred  Siewe un amoureux  du ballon  rond, figure en  droite  ligne ; la reconversion des   anciens  footballeurs aux  métiers liés au football ,   la pérennisation des relations  entre les anciens footballeurs, la mise  sur pied d’un tournoi international de  vétérans.  Bref, la fédération ambitionne aussi constituer un  fichier des  anciens footballeurs ayant eu une  licence de la Fédération  camerounaise de  football et ceux d’autres  pays.  

«Notre objectif est de reconvertir les anciens  footballeurs. A la fin de leur carrière sportive, beaucoup sont abandonnés à  eux-mêmes. Ils  ne  font  presque rien  et sont obligés de mener  d’autres activités pour survivre. Or en leur permettant d’avoir des  formations d’encadreurs  de  football  pare  exemple, on  peut les maintenir  autour de l’’aire d  jeu et leur permettre de continuer à  exprimer leur  passion. En  Europe  par exemple, les clubs sont  plus structurés et œuvrent pour la reconversion de leurs joueurs à la fin de leur carrière. En Afrique et chez nous au Cameroun, les  clubs  n’ont pas  les moyens. Nous voulons à  travers la fédération leur donné  une seconde chance, une  seconde vie», affirme Fred Siewe.  Avant de poursuivre «On veut dans nos objectifs arriver à former des  équipes  nationales de  vétérans  dans  chaque  pays. Qui  n’aimerait pas bien vivre un match  entre les  vétérans  du Cameroun  contre les vétérans d’Argentine. C’est ça aussi notre  mission», précise  tout  serein  le président de la Fifve.

En visite au  Cameroun  depuis  plusieurs jours, le président de la Fédération internationale de  football vétérans d’Europe invite les  footballeurs  camerounais  en cessation d’activité  à rejoindre cette plateforme en créant une branche  camerounaise de la fédération. Celui qui est venu  sensibiliser les instances faîtières du football sur l’opportunité de sa fédération, envisage rencontrer les  responsables de football des autres  pays pour un  éventuel  partenariat.

Avec plus de 400 membres repartis dans les associations sportives vétérans de différents pays d’Europe et d’Afrique, la Fifve qui entretien de bon rapport avec la fédération Allemagne de  football  compte  sur la bonne coopération des responsables du football dans le monde pour réussir ses  différentes missions.

 

Hervé  Villard  Njiélé

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Discours Paul Biya du 31 décembre 2016

3 Janvier 2017, 12:25pm

Publié par Hervé Villard

Camerounaises, Camerounais,
Mes chers compatriotes,
L’année 2016 qui s’achève a été riche en événements pleins de signification
pour notre nation.
Cette année, nous l’avons commencée sous de très bons auspices. La
résilience de notre économie, malgré un contexte défavorable, était saluée par les
bailleurs de fonds, dont le Fonds Monétaire International.
Nos forces de défense et de sécurité avaient repoussé et mis Boko Haram sur
la défensive.
Notre pays s’engageait résolument dans une nouvelle phase de son grand
projet pour l’accélération de la croissance, la création d’emplois et des richesses.
Les circonstances, au fil des mois, ont mis à rude épreuve cet élan prometteur.
De même, un certain frémissement sur le front social et politique a semblé, par
moments, fragiliser les fondements même de notre vivre ensemble. Mais nous avons
toujours su tenir bon au bout du compte.
Je voudrais donc, avant toute autre chose, vous dire solennellement, ce soir,
que le Cameroun est un pays plus que jamais debout. Un pays UN et INDIVISIBLE,
fier de sa diversité culturelle et jaloux de sa liberté. Un pays riche de ses hommes
talentueux et entreprenants. Un pays doté de ressources importantes. Un pays
regardant l’avenir avec confiance et détermination, décidé à relever les défis pour
garantir le progrès social et la prospérité de tous.
Au moment où l’année 2016 s’achève, je ne saurais oublier le deuil qui, de
façon inédite, a frappé notre pays, lors de la catastrophe ferroviaire survenue à
Eseka. C’était un moment de grande douleur pour la nation entière. Notre peuple a
su faire preuve de solidarité dans ce drame.
L’enquête approfondie que j’ai prescrite dira la vérité. J’en tirerai les
conséquences, je m’y suis engagé.

Mes chers compatriotes,
Je voudrais maintenant m’appesantir sur les derniers événements survenus
dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces événements nous interpellent
profondément dans notre chair et dans notre esprit.
Par le fait d’un groupe de manifestants extrémistes, manipulés et
instrumentalisés, des Camerounais ont perdu la vie ; des bâtiments publics et privés
ont été détruits ; les symboles les plus sacrés de notre nation ont été profanés ; les
activités économiques ont été paralysées momentanément.
Tout cela, vous en conviendrez, est INACCEPTABLE.
Les libertés politiques et syndicales sont effectives dans notre pays. Elles sont
garanties et encadrées par nos lois et règlements.
Dans ce cadre, chaque citoyen est bien fondé d’exprimer son opinion sur tout
sujet de la vie nationale, y compris par l’observation pacifique d’un mot d’ordre de
grève, dûment déclaré.
Il s’agit d’un droit fondamental du citoyen, voulu par le peuple camerounais
puisque garanti par la Constitution.
Ce droit est inaliénable dans l’idéal démocratique que j’ai proposé au peuple
camerounais et que, quotidiennement, nous construisons ENSEMBLE, patiemment
et obstinément.
Il n’est pas convenable que certains veuillent se servir de ce cadre de liberté
pour poser des actes de violence et chercher à porter atteinte à l’unité de notre pays.
En pareille circonstance, l’Etat a le devoir impérieux de rétablir l’ordre, au nom
de la loi et dans l’intérêt de tous. Agir autrement, c’est compromettre notre
démocratie ; c’est laisser l’anarchie s’installer à la place de l’état de droit.
Je condamne de façon énergique tous les actes de violence, d’où qu’ils
viennent, quels qu’en soient les auteurs. Nous tirerons toutes les conséquences des
différentes enquêtes en cours à ce sujet.

Que l’on se comprenne bien, il n’est pas interdit d’exprimer des préoccupations
dans la République. En revanche, rien de grand ne peut se construire dans la
surenchère verbale, la violence de rue et le défi à l’autorité. Seul le dialogue serein
permet de trouver et d’apporter des solutions durables aux problèmes.
Les voix qui se sont exprimées ont été toutes entendues. Elles ont, dans bien
des cas, soulevé des questions de fond que l’on ne saurait négliger. J’ai instruit le
Gouvernement d’engager un dialogue franc avec les différentes parties concernées,
pour trouver des réponses appropriées aux questions posées. Je les invite à
participer, sans préjugés, aux différentes discussions.
Mais, ne l’oublions jamais, nous marchons sur les pas des pères fondateurs de
notre pays, de nos héros nationaux, qui ont versé leur sang pour léguer à la postérité
une nation unie dans sa diversité.
L’unité du Cameroun est donc un héritage précieux avec lequel nul n’a le droit
de prendre des libertés. Et quelle que soit la pertinence d’une revendication, celle-ci
perd toute légitimité, sitôt qu’elle compromet, tant soit peu, la construction de l’unité
nationale.
Le peuple camerounais, comme un seul homme, s’est engagé à construire une
nation unie, inclusive et bilingue. Il s’agit là d’une expérience unique en Afrique.
Comme toute entreprise humaine, notre expérience n’est pas parfaite. Elle a des
aspects perfectibles. Nous devons donc rester à l’écoute les uns des autres. Nous
devons rester ouverts aux idées mélioratives, à l’exclusion toutefois, de celles qui
viendraient à toucher à la forme de notre Etat.
En dehors des instances dont j’ai prescrit la création au Gouvernement, et qui
fonctionnent déjà, nous sommes prêts à aller plus loin. Nous sommes disposés, à la
suite et dans l’esprit des artisans de la Réunification, à créer une structure nationale
dont la mission sera de nous proposer des solutions pour maintenir la paix, consolider
l’unité de notre pays et renforcer notre volonté et notre pratique quotidienne
du VIVRE ENSEMBLE.
Et cela, dans le strict respect de notre Constitution et de nos Institutions.

Dois-je le redire ? LE CAMEROUN EST UN ET INDIVISIBLE ! Il le
demeurera…
Il tire sa richesse et sa force de la diversité de son peuple, de ses cultures et
de ses langues. C’est ce pluralisme qui vaut à notre pays, considération, respect et
admiration.
Le Cameroun est un pays démocratique, un Etat de droit. Les problèmes
doivent y être réglés dans le cadre de la loi et par le dialogue.
Nos compatriotes veulent vivre dans la paix et la concorde. Il ne faut pas les
troubler.
C’est aussi pour cela que notre pays s’est engagé dans la lutte contre Boko
Haram.
A ce propos, je crois pouvoir dire que l’année 2016, a permis de pousser ce
groupe terroriste dans ses derniers retranchements. On peut, semble-t-il, espérer que
cette nébuleuse aura du mal à se relever des coups qui lui ont été portés. Mais il
faudra rester vigilant, l’éventualité d’attentats-suicides isolés, comme celui du 25
décembre dernier, n’étant pas à écarter.
Cette évolution favorable est à mettre au crédit de nos forces de défense et de
sécurité nationales, de la Force Multinationale Mixte et de la coopération avec les
autorités nigérianes. C’est le lieu de nous féliciter également de l’appui de nos
partenaires internationaux, que je tiens à remercier.
Je dois aussi mentionner le rôle important des comités de vigilance qui, par
leur bravoure et leur dévouement, ont réussi, à maintes reprises, à déjouer des
tentatives d’attentats. Je tiens à saluer une nouvelle fois l’attitude du peuple
camerounais dont le patriotisme, dans ces moments difficiles, n’a jamais fait défaut.
Oui, l’unité nationale se forge dans les épreuves.
Nous devons maintenant consolider la sécurité intérieure, reconstruire,
organiser le retour des déplacés et ranimer l’économie locale. Pour tout dire,

redonner vie et sérénité aux régions sinistrées. L’Etat y pourvoira dans toute la
mesure de ses moyens, en comptant sur le dynamisme des populations et
l’accompagnement des partenaires au développement.
Malgré le poids des dépenses de sécurité, le Gouvernement n’a pas relâché
ses efforts pour favoriser la croissance de notre économie.
Plusieurs de nos grands projets de première génération sont pratiquement
opérationnels ou sur le point d’entrer en service, tels que le port de Kribi, le barrage
de Lom Pangar et les centrales de Memve’ele et de Mekin.
Pour réduire la fracture énergétique et mettre fin aux délestages, d’autres
grands chantiers, comme les centrales de Bini à Warak, Menchum, Song Dong et
Nachtigal, vont compléter ce programme. Avec la création de la Société Nationale de
Transport d’Electricité, nous entendons régler nos problèmes de transport et de
gestion de l’énergie.
Le développement de notre réseau routier est également en progrès. Un vaste
programme de construction ou de réhabilitation de routes est en cours d’exécution à
travers tout le pays. Je ne citerai que les plus remarquables comme les autoroutes
Yaoundé/Douala et Nsimalen/Yaoundé dont les travaux avancent normalement, mais
aussi les entrées est ou ouest de Douala ainsi que le deuxième pont sur le Wouri.
A plus long terme, nous envisageons la création d’un réseau routier et
ferroviaire à vocation inter-régionale pour faciliter l’accès à nos gisements miniers et
stimuler nos échanges avec les pays voisins. Le Cameroun se trouve à la jonction
des deux grands ensembles économiques d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale.
Pourquoi n’ambitionnerait-il pas de devenir cette plaque tournante à laquelle la
géographie le prédispose ?
Le développement de notre capacité énergétique et l’extension de notre
réseau routier ont pour finalité principale la création des conditions optimales pour
l’industrialisation de notre pays. Celle-ci est notre grand défi des prochaines
décennies. En même temps, on peut en attendre une confirmation de l’évolution
favorable de la situation de l’emploi constatée ces dernières années. A titre

d’exemple, jusqu’en octobre 2016, 320 mille nouveaux emplois ont été recensés. Par
rapport à l’exercice précédent, ceci représente une augmentation de près de 20 %.
Cette performance est à saluer, au vu de la morosité ambiante. Toutefois, nous
devons faire mieux. Et pour cela, nous avons l’obligation d’assainir la gestion de
l’ensemble des économies de notre sous-région.
C’est pour cette raison, que j’ai jugé utile de réunir récemment à Yaoundé,
l’ensemble des Chefs d’Etat de la CEMAC. Cette rencontre nous a permis de prendre
des mesures destinées à redynamiser la croissance dans notre zone, tout en
accélérant l’intégration de nos économies et la libre circulation des biens et des
personnes.
Le Cameroun fera son devoir à cet effet.
Au service de notre aspiration pour l’émergence à l’horizon 2035, nous
travaillons continuellement à l’augmentation de notre production agricole, à la
transformation industrielle de nos matières premières et à l’expansion de l’économie
numérique.
Le budget de l’Etat pour l’année 2017 est un juste reflet de cette volonté
d’amplifier la dynamique autour de ces secteurs hautement stratégiques.
Mes chers compatriotes,
Les chantiers sont nombreux, pour assurer le progrès social et la prospérité à
notre pays. Nos atouts sont connus de tous. Mais nous avons encore de la difficulté à
transformer notre potentiel en réalité gagnante.
C’est pour y réfléchir que j’ai initié la Conférence Economique Internationale
« Investir au Cameroun, Terre d’Attractivités » au mois de mai 2016.
Bien au-delà des rencontres d’affaires non négligeables à l’occasion, cette
initiative inédite, du reste saluée par nos partenaires au développement, a permis un
partage d’expériences fort utile au sujet de la marche vers l’émergence économique.

Dans ce monde interconnecté, nous avons voulu accueillir, en toute simplicité,
le regard des autres sur notre capacité à intégrer l’économie globale.
La moisson a été abondante, en termes de principes d’actions retenues en vue
de l’amélioration du climat des affaires au Cameroun. Dans un avenir proche, nous
en verrons la traduction concrète dans nos institutions.
Je me suis déjà exprimé sur ce sujet à maintes occasions : diverses
manoeuvres de résistance ou d’inertie freinent nos avancées.
Il nous faudra lever ces obstacles pour générer un environnement des affaires
sain et attractif, accélérateur du progrès dans notre pays, par un arrimage adéquat
aux dynamiques globales. Il est de la responsabilité de la puissance publique d’y
veiller. Je vais m’y employer fermement.
Si je pense que l’Etat doit jouer un rôle de régulateur et de facilitateur, voire
d’investisseur dans certains domaines précis, je pense également qu’il appartient au
secteur privé d’investir partout où existent des opportunités.
Par ces temps où la diversification est une véritable bouée de sauvetage pour
les économies de la CEMAC, il est bon que nos investisseurs se montrent à leur
avantage, par exemple pour capter les opportunités qu’offrent l’intégration régionale
ou les différents accords de partenariat économique auxquels le Cameroun est partie.
Je lance donc un appel en direction de nos créateurs de richesses pour qu’ils
prennent toute leur part afin de stimuler la croissance de notre économie. Il y va de
l’intérêt de tous.
Le peuple camerounais, qui commence à percevoir le bénéfice des sacrifices
qu’il a consentis pendant des années, ne veut pas revenir à l’austérité. Je suis en
accord avec lui.
Ceci nous commande de mettre tous la main à la pâte, dans un parfait
engagement patriotique, à l’exemple de nos valeureuses Lionnes Indomptables.

Elles se sont données à fond depuis de longues années, sans rechercher de
vaines et précoces gloires ; elles se sont déployées avec détermination, talent et
bravoure ; elles ont convaincu par la qualité de leur expression dans le jeu ; elles ont
séduit par leur qualité morale et l’éthique du jeu qui leur a mérité le trophée du fairplay
; elles ont reflété la diversité camerounaise forte dans la défense du drapeau
national ; et bien qu’elles n’aient pas remporté le trophée final lors de la CAN
féminine 2016, elles ont procuré de la joie et de la fierté à toute une nation.
Ce bel engagement patriotique est un appel à tous, chacun et chacune dans
sa situation particulière, pour servir partout le devenir du Cameroun, avec sens de
l’exemplarité.
Mes chers compatriotes,
Je voudrais, avant de conclure, vous inviter à avoir une pensée pour nos
soldats et nos citoyens civils tombés pour la défense de la patrie tout au long de
l’année 2016, ainsi que pour les victimes de la catastrophe ferroviaire survenue à
Eseka il y a peu.
Le moment est maintenant venu, de formuler pour notre nation le voeu que
l’année 2017 porte, en abondance, des fruits de paix et de concorde, de progrès et
de prospérité économique pour tous.
Bonne et heureuse année 2017 !
Vive le Cameroun !

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Près de 200  jeunes  de New-Bell à l’école des Tic

23 Décembre 2016, 12:04pm

Publié par Hervé Villard

Avec l’appui de l’institut africain d’informatique(Iai) près de 180 jeunes de ce quartier populeux  de la ville de  Douala, sont formés depuis  le 29 novembre 2016 à la maîtrise des logiciels parmi lesquels Word et Excel (…).

L’initiative est d’El hadj Relouanou, une élite du quartier New bell. Conscient du taux de chômage élevé dans la ville de Douala et au quartier New-bell, certains  du fait qu’une  formation en  informatique pourra  permettre à nombreux de ces  jeunes de maîtriser non seulement l’outil informatique et surtout de s’installer à leur propre compte. El hadj Relouanou avec l’appui de l’institut africain d’informatique(Iai) a lancé une séance de formation des  jeunes de New-Bell à l’usage de l’outil informatique. Une initiative qui a débuté depuis le 29 novembre 2016 et qui se  poursuit d’ailleurs. 

Il est question durant cette séance de formation qui se fait par vague de  60 personnes de former à terme près de 180 jeunes de New-bell. Sont concernés par ce projet qui bat déjà sont plein des  jeunes âgées de  6 à  11ans pour le niveau 1, des  jeunes de 12 à 14ans  pour le   niveau  2 et des  ceux  de 15 à 25ans pour  le  niveau 3.

D’après El  Hadj  Relouanou  qui a supporté tous les frais de cette formation qu’il pense important  pour la jeunesse de  New-bell et pour le développement de  ce quartier  en  générale, ce sont  les jeunes de niveau 3 qui sont  nombreux. «Ce sont les plus nécessiteux», affirme-t-il.

 Module de  formation

 Pour permettre aux jeunes de New-Bell de manier avec aisance l’outil  informatique, ces derniers  sont  formés  à l’usage des logiciels Word, Excel, à la pratique de l’internet, à l’usage innovants des  technologies de l’information et de la communication(Tic), à l’usage des réseaux sociaux.  Des cours sur le montage des projets facilitant leur insertion sociale et sur le management des projets sont  pareillement dispensés.

 Des unités de formation qui  font la fierté  des participants très  heureux  de participer à une telle  formation. «Les  modules qui nous  sont enseignés sont très intéressants. Nous avons jusqu’ici travaillé sur Word et Excel. Sur Word, nous  avons  appris les différentes options qui permettent de saisir et de traiter  un texte, les Lettrines. Les  encadreurs  nous  ont demandés  de poursuivre la  recherche pour maitriser les autres logiciels et programmes. J’espère qu’à l’issu de cette formation je serais suffisamment apte pour me mettre au service des autres», affirme  Mouhamadou Rabiou, l’un des  participants à cette  formation.

 Selon les responsables de l’Iai qui reconnaissent avoir réduit le coût de cette formation, celle-ci s’inscrit dans le  cadre de l’«Opération Mijef 2035» donc  l’objectif est de  former plus d’un  million de femmes de jeunes et d’enfants à l’usage de l’outil informatique d’ici 2035. L’objectif de ce  projet est de contribuer à l’autonomisation des  femmes et des  jeunes afin de leur permettre de réaliser des  projets personnels et professionnels pour ainsi  participer au  développement du Cameroun.

 

Hervé Villard Njiélé

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23 Décembre 2016, 11:53am

Publié par Hervé Villard

 Chirurgien dentiste

L’avenir de la profession en débat

L’assemblée générale de l’ordre des chirurgiens  dentistes  s’est  tenue ce  15  décembre 2016  dans  la  ville de Douala compte améliorer les conditions de travail des professionnels de ce secteur  d’activité.

Sensibiliser les membres  sur les conditions d’exercice  de  la profession de chirurgien dentiste au  Cameroun. Les  amener  à respecter la réglementation en vigueur  en matière d’exercice de cette profession au Cameroun. Inviter les  membres  à rejoindre  rapidement l’ordre pour une  bonne pratique   professionnelle. Voilà  présenter de  manière  précise  les  objectifs de la 2ème assemblée  générale  de l’ordre des  chirurgiens dentistes du Cameroun. Réunis  ce jour à Douala, ces  derniers  au cours de  cette  assemblée  qui se veut  déterminante pour la pratique de cette  profession  au  Cameroun compte de battre de l’avenir de cette profession et trouver les solutions aux  nombreux  problèmes  gangrenant l’exercice de  cette  profession.

Il est aussi  question durant cette assemblée  générale, de discuter des conditions d’accueil des nouveaux  chirurgiens  dentistes qui  sortent  fraichement des  écoles et  qui embrassent nouvellement  la  profession. «Quand on sort  fraichement de  l’école, on a besoin  d’encadrement. C’est  pourquoi il était  important au courant de cette assemblée  générale que l’on  pense  à  accueillir nos jeunes collègues. Il faut les  préparer, leurs  montrer le chemin», déclare Dr Jean  Jacques  Awouken, chirurgien dentiste et membre du conseil de l’ordre des chirurgiens  dentistes du  Cameroun

Difficultés

Parlant des difficultés, les chirurgiens dentistes en rencontre plusieurs dans le cadre de l’exercice  de  cette profession. Parmi ces dernières, on peut citer, l’exercice illégal de la profession, le problème d’assurance des chirurgiens dentistes, l’envahissement de la profession par des charlatans traditionalistes, le coût des soins souvent décrié par les patients qui le trouvent exorbitant. Et le reclassement dans la  fonction publique de la profession de chirurgien-dentiste.  Pour ne citer que  ceux-là. Bref au  cours de  cette  deuxième Assemblée générale de l’Ordre des  chirurgiens dentistes, les professionnels de ce  métier veulent trouver des solutions à ces  problèmes.  Des  solutions qui selon Dr Tankoua-Sunou cHantal   chirurgienne  dentiste  et  présidente de   l’ordre  national des  chirurgiens  dentistes  passent  par la  prise des mesures fortes.«Nous avons des   personnes qui  exercent  cette profession de   manière égale. C’est vrai que nous  allons  commencer par  les  sensibiliser.  Pour la suite  je ne vous  dis plus rien»,a fait savoir celle  qui reconnait que  cette   profession a besoin d’être disciplinée. «Notre mission est de  veiller à la  bonne  pratique  médicale, à la  qualité  de la formation continue», a-t-elle  précisé   durant son  discours d’ouverture.

Pendant cette cérémonie très  courue, le représentant du ministre de la santé  Publique, a invité  les  participants à  l’Assemblée  générale  à  une  réflexion mûrie sur  la profession. Il les  a aussi invités  à  lutter  contre  son  exercice illégal et surtout à payer  leur  cotisation.

 

Hervé Villard Njiélé 

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23 Décembre 2016, 11:36am

Publié par Hervé Villard

Anniversaire

 Ucb  souffle  sur  sa 44ème bougie

Les festivités  marquant la célébration de cet anniversaire ont été marquées par la présentation officielle de la  K44, une nouvelle  bière produite par l’Union  camerounaise  des  brasseries(Ucb).

 Demeurer un acteur majeur du secteur agroalimentaire en  fournissant  des produits de  qualité  supérieure à  forte  valeur ajoutée aux clients  et aux consommateurs. Atteindre et pourquoi  pas  dépasser 15% de part de marché dans le secteur brassicole  au Cameroun. Offrir un environnement de travail gratifiant et épanouissant à son personnel. Garantir  un excellent retour sur investissement à ses  actionnaires, être une entreprise citoyenne  respectueuse de son environnement et de la  société. Voilà  les  objectifs  que se sont fixés les responsables de l’Union camerounaise des  brasseries (Ucb) lors de la célébration des quarante quatrième anniversaires de cette entreprise le 12 décembre 2016 dernier.

Durant cette célébration  à laquelle ont pris part des  autorités  administratives politiques et traditionnelles au rang desquelles Dieudonné Ivaha Diboua le gouverneur de la région du Littoral, le  préfet du Wouri Naseri Paul  Bea  pour ne  citer que  ceux-ci, les  responsables de Ucb ont saisi l’occasion pour  présenter l’entreprise  brassicole. 

 Ainsi, on a  pu  apprendre que  l’Union  Camerounaise des  brasseries (Ucb) à  lancé ses activités en tant qu'industrie professionnelle dans le secteur brassicole en 19720. Cette initiative encadrée de mains de maître par le fondateur Fua Toula'a Kadji Defosso s'engage alors dans la production de bières avec la marque Bock. Le marché croissant confortera UCB dans ses ambitions de développement du portefeuille produit. Ceci se manifestera avec la mise en place des innovations, principalement dans le segment des boissons gazeuses, catégorie de produits qui renforcera le pilier basé sur la bière au début des années 80. En 1990, dans un souci de compétitivité prenant en compte les défis en termes d'expertise, Ucb s'engage dans un contrat de franchise  avec  une brasserie autrichienne OTTOKRINGER BRAUEREI. Avec l'appui technique de son partenaire, Ucb produit la marque Gold Fassl dont les souvenirs restent inscrits dans l'histoire de la compagnie. King Beer et Gold Fassl seront donc les marques de bières produites par Ucb. En 1999, Kadji Beer,  la  boisson qui  fait la grande satisfaction du promoteur Fua Toula'a Kadji Defosso voit le  jour et  un slogan «il a fallu du temps», innovant.

 Remise  des médailles

Après cette phase protocolaires ponctuée de nombreux discours sur  les prouesses de l’Ucb, on  a  marqué  un arrêt  pour encouragé les employés  qui sont à l’origine de tous les succès  glanés par   l’entreprise  brassicole. Ainsi  105 employés de  la  société  seront décorés. «ce sont des employés  ayant  travaillé  pendant 15 ans à Ucb qui ont été  décorés»,  explique le responsable de la communication de cette  entreprise très heureux.

 Un autre moment  fort  de cette  célébration a été  la  présentation  officielle de la  K44 le  nouveau  né  de l’Union camerounaise des  brasseries (Ucb). «D’une  capacité de 50 centilitre, c’est un produit indiqué pour consommateurs jeunes et responsables qui commencent à se familiariser à des marques arrimées à leurs habitudes et styles de vie tel que souhaité de générations en générations», explique le brand  Manager de Ucb. Après la visite de la deuxième chaîne de production  de la société brassicole, c’est  à  travers les réjouissances populaires que cette  cérémonie s’est achevée.

 

Hervé Villard Njiélé

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 Fête de fin d’année: Le Pmuc dans la peau de papa noël

23 Décembre 2016, 10:59am

Publié par Hervé Villard

Cette entreprise de course hippique a remis d’importants dons à la prison centrale de Douala. C’était ce lundi 19 décembre 2016 en présence des responsables de la prison de New-bell et des responsables administratifs de Douala 2ème.

La prison Centrale de Douala, toujours lugubre à cause de la  mauvaise condition de vie qu’il y a là-bas, s’est muée, le temps de la visite des responsables du Pmuc, en un lieu de fête où il fait bon vivre. A l’occasion des fêtes de fin d’année qui pointent déjà à l’horizon, les responsables du Pari mutuel urbain camerounais (Pmuc) ont décidé d’aller rendre visite aux prisonniers du pénitencier de New-Bell.  Pour  leur permettre de passer des fêtes de fin d’année mémorables, comme leurs frères et amis qui ne sont pas emprisonnés, ces derniers ont emporté avec eux, plusieurs  cadeaux. Dans la liste des dons offerts à ces prisonniers, on pouvait distinguer ; vingt sacs  de riz de 50 kg, dix sacs de tapioca, seize cartons de sucre, onze cartons d’huile d’arachide, dix  sacs de sels, cinq sacs d’arachides, vingt un cartons de savons antiseptiques, et plusieurs autres outils importants pour la santé de ces prisonniers et pour leur épanouissement. Selon des informations  ces dons sont évalués à plus trois millions  de francs cfa.

Bien avant la remise  de ces dons,  Alain Cyrille Kodjo,  directeur marketing du Pmuc  représentant du Directeur général a demandé aux prisonniers, de garder la foi et surtout l’espoir d’une vie meilleure.  Car, le Pmuc  viendra  toujours  les  assister. «Le Pmuc accompagne cette  fête depuis 20 ans. Notre  objectif  est  d’apporter un  peu de  couleur à la  vie  des  detenus à la  veille de  cette  fête de  fin d’année», a  fait savoir Alain Cyrille Kodjo

 Très content de ce geste, le régisseur de  la prison n’a pas manqué de saluer l’initiative du Pmuc qui devient déjà une tradition. Puisque à cette même période depuis bientôt 21ans, cette entreprise vient distribuer des cadeaux aux détenus. Même si cela ne suffit pas toujours pour prendre en charge de manière efficiente  les nombreux prisonniers, il fait du moins savoir que cela va lui permettre mieux s’occuper  des prisonniers. Tout en saluant à nouveau cette initiative, Dieudonné  Engonga Mintsang le régisseur de la prison Centrale de Douala a invité d’autres entreprises à suivre les pas du Pmuc pour l’aider à humaniser d’avantage les conditions de vie difficiles dans ce pénitencier. «Nous vous témoignons la gratitude de toute la prison.  Comment  ne  pas  vous  dire  merci pour cet  encadrement  sportif et  culturel. La 21ème édition de cette cérémonie de remise de don traduit la longue amitié entre le Pmuc et la prison Centrale de Douala», a-t-il déclaré.

 L’entreprise qui fait dans la course hippique a pareillement remis des trophées aux vainqueurs des tournois joués dans ces mêmes locaux. Par ce geste du cœur, renouvelé depuis bientôt deux décennies, le Pmuc apporte un bol d’air frais dans le  quotidien difficile de l’univers carcéral, surtout en cette période des fêtes où l’isolement, se fait plus ressentir pour ceux qui sont sous le coup de peines privatives de liberté. C’est sous une pluie d’applaudissement et des youyous des détenus heureux que «cette fête avant les fêtes», s’est achevée.

Hervé Villard Njiélé

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4 Octobre 2016, 19:58pm

Publié par Hervé Villard

Les mototaxis durcissent le ton

Ces derniers menacent d’engager un mouvement d’humeur si le contrôle des pièces exigibles pour l’exercice de cette profession dans la capitale économique du Cameroun reprend droit de cité.

 
Après l’agression d’Emmanuel Ndema Ollo commissaire de  police  principal et  commissaire du commissariat du 12ème arrondissement de Douala, les  conducteurs de   mototaxis de  la  ville de  Douala  promettent  de manifester  leur  ras-le bol.
 
Rencontrés  dans  la ville de Douala  ce  lundi  3 octobre  2016,  la plupart  d’entre eux  pas  contents  du   contrôle des  pièces  administratives  qui leurs  sont  exigées  dans  l’exercice de  leur activité promettent de  faire  grève. « La  vie  est très  dure  au  Cameroun. Nous  nous  battons  comme  nous  pouvons  pour  joindre  les  deux  bouts et  on envoie  des  individus  nous  nuire. Si  on  saisit  encore  des  motos  nous  allons   marcher »,  déclare  Alain  T un  conducteur de  mototaxi   rencontré  au  carrefour  Ndokoti. Une  assertion  partagée entièrement par  Jacob  M  qui  fait  la ligne  Rond Point  Deido  Bonaberi.
D’après  ce  jeune  homme la trentaine  avancée,  on  leur demande de  trop.  « Nous sommes prêts à rencontrer le gouverneur de la région du Littoral  Dieudonné Ivaha  Diboua  pour  qu’ils  nous  donnent  le  travail »,  affirme ce  dernier en  déclarant  que les  pièces qu’on  leur demande   dans  leur  profession sont  énormes. « On  demande  à un  benskineur de  payer  l’assurance  alors que  nous  sommes  toujours  abandonnés  par  les  assureurs quand  il y a accident. On  demande aussi, la plaque d’immatriculation, le permis de  conduire de  catégorie A, le casque et  plein  d’autres papiers. C’est  beaucoup de choses qu’on  nous  demande alors que nous  ne  gagnons  rien.  J’ai  l’impression  qu’on veut  nous envoyer au  village », poursuit-il.
 En effet  depuis  le  26 septembre 2016  dernier,  les  autorités  administratives de  la ville de  Douala ont  commencé le contrôle  des  pièces  des  conducteurs de  mototaxis. Un contrôle qui avait débouché sur l’arrêt et le dépôt en  fourrière des  motos  n’ayant pas de  «papiers» comme  la réglementation  l’exige.
 
Seulement,  la saisie des  motos avaient entrainé une  vague de  violence de  la part des conducteurs de mototaxi courroucés. Arrivés en masse à Bonamoussadi, ils  avaient agressé  physiquement  le commissaire de  police  en  poste.  Celui-ci avait reçu  une  latte  sur  le  crane  et  n’avait survécu que  grâce à la  volonté de Dieu et des  soins  médicaux  reçus.

 

Suite  à cette  vague de  protestation  qui avait embrasée  la ville  de Douala, le  gouverneur  de  la région du Littoral  Dieudonné  Ivaha Diboua  avait ordonné  la suspension  de  la procédure de  contrôle.  Ceci  pour sensibiliser davantage les  conducteurs de  mototaxis avant de passer à la phase répressive à partir du 3 octobre 2016.
 Sauf  que  les  conducteurs de  mototaxis  qui  sont  toujours   campés  sur  leur position  jouent à la  sourde oreille.  Ils  ne  veulent pas se plier à cette  décision.  Des  informations   font état  de ce que  ces  derniers  ont intenté  un  mouvement d’humeur à  Ndokoti  hier  lundi  matin. Mais la police alertée a  saboté  l’initiative en  les  dispersant.  Même si  les responsables des  différents  syndicats de  ce  corps de  métier  affirment que  ce  sont  les délinquants et  les  bandits présents  dans la profession qui  orchestrent ce  mouvement d’humeur. Il y a que la régulation prochaine de ce secteur d’activité  à Douala  s’annonce compliquée.
 
Hervé Villard Njiélé

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Les contours de la 2ème édition sont connus

3 Octobre 2016, 20:36pm

Publié par Hervé Villard

 

 Forum  des  blogueurs
 Les  contours de  la  2ème édition sont   connus

 

L’avenir de  cette  nouvelle  profession est en débat  à Douala du  7 au  8 octobre 2016 prochain dans  la salle de  conférence de  l’institut  francais du cameroun et du Gicam.
 
Faire connaître les blogs camerounais et  susciter des carrières auprès de la jeune génération, militer  pour  la  promotion des blogueurs et de leurs activités. Mener  la  réflexion autour des difficultés rencontrées par les blogueurs camerounais dans leurs activités quotidiennes. Voilà  présentés  de  manière succincte  les  objectifs  visés  par   la deuxième  édition du Forum des « blogueurs »  qui se  tient  dans  la  capitale  économique du Cameroun du 7 au  8 octobre  2016 prochain.

 

Durant cet évènement qui se tient à la fois à  l’institut  français  du Cameroun (7 octobre) et  dans  la salle du  groupement  inter patronal du Cameroun (Gicam)  le 8 octobre, il sera  également question de réfléchir sur  les  stratégies à  mettre sur pied  pour susciter et faire grandir l’intérêt du public pour les blogs. « il sera  question  le  premier  jour de faire  savoir  à  tous ceux  qui seront  présents  ce que  sait que le blog, comment on crée un  blog et surtout comment faire pour gagner de l’argent avec son blog.  Durant  la deuxième  journée qui se tient au  Gicam, il y aura  un échange  entre  les  blogueurs,  les  entreprises  et l’échange entre  les  blogueurs  et  le public »,  précise  Frank William  Batchou responsable de la communication de cet évènement. Il a joute  par ailleurs que « L’évènement est  ouvert à tous  et en  moyenne  200 blogueurs  sont  attendus  durant ce  rendez-vous ». 
Des  blogueurs  professionnels comme Enstine Muki,  Réné  Jackson  Kowa qui officient respectivement du Coté de Rfi et de la  Francophonie  sont également attendus. Des  blogueurs de renom comme Didier Ndengue, Mathias Mouende, Carole Lewe, Rita Diba et plein d’autres blogueurs camerounais passionnés .
Organisé grâce à l’apport conjugué du Camer Social Media Meet up, le Camer Blogueurs Hangout et le Collectif des blogueurs du Cameroun,  la  deuxième  édition du forum des blogueurs se veut un  évènement  solennel  et unique  en  son genre. Car,  vient  remettre  au  goût du  jour  l’existence et l’importance d’un autre type de  « social média ».
 
Ce  forum  arrive  d’ailleurs  à point  nommé.  Car, avec la montée en puissance du numérique qui occupe désormais une place de choix au Cameroun  ces dernières années, il était opportun de  montrer  aux jeunes  d’autres  facettes  de ce  numérique. Des facettes qui peuvent leurs permettre d’être  autonomes et surtout de contribuer à leur manière à la bonification du  monde. 
Une conférence en prélude à cet évènement s'est tenue ce 4 octobre 2016 dans la ville de Douala. Animée  par Elodie Nonga spécialist en  community developpement à ActivSpaces, il était  question de présenter aux  hommes de médias et  blogueurs  les enjeux de la 2ème édition de  ce   ce forum.
Après la première édition qui se voulait expérimentale la  2ème  édition du Forum des bloggeurs  veut  fixer  de manière  définitive les  bases de cette activité au Cameroun. Elle beneficie de l'appui de  la Société anonyme des brasseries du Cameroun et de Jumia Travel.
 
Hervé Villard Njiélé
 

 

 

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Jordanie 2016: Le Cameroun éliminé

3 Octobre 2016, 18:07pm

Publié par Hervé Villard

 
Les pouliches  de  Minkréo Birwe ont été   battues  par  la sélection du  Venezuela (2-1).  C’était  lors du  deuxième journée de  cette  compétition  mondiale  jouée  ce  3 octobre  2016
 
Le staff  technique de  l’équipe nationale  de  football féminin de  la catégorie U-17  a  désormais   la calculette en  main. Il attend  avec  impatience  les résultats du  match  qui  oppose   le  Canada  à  la sélection  allemande   pour savoir  si  les  bébés  lionnes  sont  définitivement éliminées de  la  compétition.  Bref,  sauf  miracle  ou  concours de  circonstance,  l’équipe  camerounaise est déjà éliminée. Car,  elle a  perdu  deux des trois matches de poule  qui  devaient  lui  permettre de  se qualifier pour le second tour.  Résultat de course,  l’équipe est d’office éliminée et  ne  jouera  contre  l’Allemagne que  pour l’honneur mercredi  prochain.
Pourtant après  la  défaite concédée  face  au Canada vendredi dernier (2-3), les poulains de Minkréo  Birwe  n’avaient  plus  droit à l’erreur. Ces  dernières devaient  arracher au moins  un  match  nul  pour espérer  une qualification  pour   le deuxième tour.   Ce  qu’elles  n’ont pas  pu  faire. Malgré  la  volonté  qui  les  animait,  ces  dernières  sont tombés sur une robuste équipe vénézuélienne bien  organisée au niveau de sa ligne  défensive.
Les Bébés Lionnes débutent pourtant mieux, mais la défenseuse Michèle Moumazim a la mauvaise idée de commettre une faute sur Deyna Castellanos aux abords de la surface la meilleure buteuse de la dernière coupe du monde  de  cette  catégorie. Son coup de canon ne laisse aucune chance à Carole Mimboe, trop éloignée de son poteau gauche (23’). Les Camerounaises passent le reste du temps à tenter de s’approcher du but vénézuélien, mais en vain. Seule Claudia Dabda y parvient dans les arrêts de jeu, mais son missile trouve la barre, et le tir d’Alice Djientieu au rebond est trop mou.
Les intentions africaines restent les mêmes au retour des vestiaires, et sur un corner mal dégagé, Evanick Touta tente sa chance sans contrôle, mais le ballon file au-dessus. Les Camerounaises ne s'avouent pas vaincues pendant tout le deuxième acte et pensent être récompensées de leurs efforts dans les arrêts de jeu lorsque la remplaçante Alexandra Takounda iscrit d'une talonnade en pleine course un bijou qu'elle imagine décisif (90'+3). Mais sur le coup d'envoi, Castellanos donne  l’avantage  au Venezuela .  Elle  réalise un lob du milieu de terrain, qui offre aux Sud-Américaines la victoire à la dernière seconde (90+4). Elles joueront leur qualification contre le Canada. Tandis que le Cameroun  affronte l'Allemagne est déjà éliminée.
 Après  avoir  gagné tous  ses matches de  préparation, l’équipe  camerounaise sort  prématurément de  cette  compétition sans  avoir  montré  de  beau  visage. On a découvert une  équipe sans  fond  de  jeu qui  joue  désordonné, avec  une  approximation au  niveau des  passes et  un  jeu décousu. Même  si l’équipe  est à  sa  première  participation, elle  devra   mieux  faire   face à  l’Allemagne  pour sauver   l’honneur. Pour une  première  participation, c’était  un  véritable  apprentissage. Dans  l’ensemble,  les Bébés lionnes  n’ont pas  été  ridicules. En deux  sorties, elles  ont  inscrit  trois buts et encaissé quatre.
 
Hervé Villard Njiélé avec Fifa.com

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