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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Protection de l’environnement:Plus de deux millions de bouteilles plastiques

7 Août 2016, 15:36pm

Publié par Hervé Villard

 les dechets plastiques
les dechets plastiques

A travers le projet «plastic recup holidays » lancé lundi dernier, la Sabc veut vider les rigoles de Yaoundé et de Douala des bouteilles plastiques qui les encombrent

 
 
Sensibiliser et éduquer les jeunes et  les  populations camerounaises sur  les enjeux de la protection de l’environnement, les amener à lutter avec acuité  contre  la pollution de  la nature avec  des  bouteilles  plastiques  usagers. Voilà entre autres missions que s’est fixé la Société anonyme des brasseries du Cameroun (Sabc) durant ces vacances.
 
A travers  le concept « Plastic recup holidays » lancé à yaoundé  le lundi 25 juillet 2016, elle compte récupérer deux millions de bouteilles  plastiques jetées   dans les rigoles en deux semaines. Ces bouteilles qui seront par la suite recyclées, seront  transformées  en  pavé par  la Fondation du Cœur d’Afrique d’Albert Roger Milla  partenaire de cette initiative.
 
Mieux que  ça, les responsables  des brasseries du Cameroun par cette initiative, comptent assainir  les drains  bouchés par les milliers de bouteilles plastiques usagers  et occuper des jeunes  pendant ces vacances. Pour réaliser ce projet qui  mobilise cent  jeunes stagiaires  repartis  dans  les villes de Yaoundé et Douala, des  filets, des  pelles, des râteaux, des bottes des cahes-nez, des brouettes,  bref,  le matériel adéquat  permettant de récupérer   les dites  bouteilles  ont été remis aux  jeunes. Ces derniers ont aussi été initiés aux différentes techniques de ramassage de ces bouteilles.  Durant  ces deux semaines d’intenses activités, 14 drains  de Douala et  yaoundé seront vidés des bouteilles encombrant leur lit. Parmi ces drains se compte  celui de  Mboppi Camp Yabassi , de la chefferie de Bonapriso,  le drain de Mbanya par Bonamousadi  celui du carrefour Kombi , le Kondi , le drain de Sodikago, celui  du drain du Tongo’o Bassa  à  la Cité Sic Cacao à Douala.
 
Dans la ville de Yaoundé, les drains de la Cité verte, Impôts Biyem-assi , Briqueterie (marché charbon),Sofavinc, Mairie de Yaoundé, Ecole de police ,Hôpital Cnps sont concernés par cette initiative.
Pour réussir ce projet important pour changer le visage des deux  principales  villes du Cameroun, la société  Hysacam et l’association nationale pour la protection et le développement de l’environnement(And) ont été associés à ce projet.  Après  le idée « Plastic recup »  lancé en 2012 pour  limiter  la  pollution du Cameroun  par  les bouteilles plastiques usagers,  projet qui attend encore d’être  évalué,  la Sabc vient de lancer « plastic  recup holidays ». Selon des informations du  département de communication  chaque  jeune  prenant  part à ce projet qui a débuté le 18 juillet 2016  et s’achève  le 5 aout prochain  recevront  une prime de 50.000fcfa.
 
 
Hervé Villard Njiélé

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Fête de Ramadan :La région de l’extrême Nord sous haute sécurité

4 Août 2016, 16:14pm

Publié par Hervé Villard

Selon des informations, les mosquées et les lieux à forte concentration sont quadrillés depuis plusieurs jours par les forces de défense nationale

 
 
Limiter  les attaques de Boko Haram durant  la  célébration de cette fête  chez  les fidèles musulmans, permettre à toutes les populations de la région de l’extrême Nord et ses environs de   passer  les fêtes en toute quiétude.  Voilà les objectifs  visés par les autorités administratives politiques et militaires de  la région de l’Extrême Nord du Cameroun en cette veille de fête de ramadan.
 
Selon les riverains de cette partie du triangle  national, la sécurité a été renforcée dans cette partie du pays depuis bientôt une semaine. Les marchés, les supermarchés,  les quartiers populeux,  les bureaux administratifs, les mosquées, les églises et autres lieux à forte concentration humaines  bénéficient d’une attention particulière. Des  éléments des forces de défense nationale sont postés de jours comme de nuit aux alentours de ses édifices. «Des grand carrefours où les populations se retrouvent souvent  le soir  pour échanger et passer du bon temps sont également sous  surveillance des forces de l’ordre. A Maroua où   je suis le couvre feu est fixé à 22h. Tous  les débits de boisson et autres points chauds son fermés à partir de cette heure là. Il n’y a  pas de demi mesure », affirme un habitant de la ville de Maroua sous anonymat. Celui-ci affirme d’ailleurs que cette mesure prise  n’est pas seulement appliquée dans la capitale de la région de l’Extrême Nord. Elle est  faite dans toute la région et  les villages environnants.
 
En plus des patrouilles mixtes des forces de l’ordre et de défense multipliées dans toute la région, l’on signale aussi la présence des agents  des renseignements généraux dans toute  la région,  la présence des militaires en civil pour  rassurer les populations de cette région du Cameroun en proie aux attaques de Boko Haram.
 
Communiqué
 
Selon des informations,  le gouverneur de la région de l’Extrême nord  a publié   il y a quelques jours un communiqué informant  les populations sur les conditions sécuritaires à respecter pendant la célébration du Ramadan. A coté de  la fouille systématique des femmes et des hommes avant et à la sortie de  la mosquée,  les fidèles musulmans ont été invités à rejoindre plus tôt que prévu  les mosquées. Car, à partir de 8h, toutes  les routes principales menant aux différentes  mosquées seront fermées. «Le gouverneur a demandé que tous  les fidèles  soient à la mosquée au trop tard à 7h 55 puisque à partir de 8h, les routes seront fermées.  Les lieux de cultes seront aussi sous  haute sécurité. Des  forces de  l’ordre vont aussi fouiller tout le monde avec  les détecteurs des métaux », nous confie au téléphone un habitant de Fotokol.
Selon des informations, toutes  les moquées du septentrion sont sous haute surveillance depuis plus d’une semaine. «Devant  les mosquées, il y a   des gens qui sont présents  en civil depuis six jours ils sont là et se confondent même aux populations. On  a même déjà peur», affirme  un habitant de la ville de Maroua. D’après  ce dernier, «il y aura deux fouilles systématiques à l’entrée et à la sortie des mosquée durant la célébration du Ramadan».
 
Attaque
 
Suivant des informations de source concordante,  la dernière attaque de Boko Haram du 30 juin 2016 dernier ayant fait plus de 10 morts  serait à l’origine  les mesures sécuritaires  prises dans  la région de l’Extrême Nord. Ce jour là, apprend-on,  un kamikaze  s'est fait exploser dans la nuit  à Djakana, une ville située  à la frontière du Nigeria. Sur le coup, sept personnes sont mortes, dont le kamikaze. Quatre blessés ont ensuite succombé à leurs  blessures, quelques heures après.
 
 
Hervé Villard Njiélé

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Lutte contre la schistosomiase: Les journalistes associés au combat

4 Août 2016, 15:40pm

Publié par Hervé Villard

 sur  le site de l'ile de Barombi kotto
sur le site de l'ile de Barombi kotto

Ces derniers viennent de prendre part à un séminaire de formation sur la lutte contre schistosomiase et les helminthiases intestinales

Permettre aux journalistes de vivres eux même les réalités de la schistosomiase et des helminthiases intestinales au Cameroun. Leur  donner la possibilité de toucher  du doigt  les affres  de ces maladies  sur le triangle nationale. Voilà entre autres objectifs visés par le séminaire de  formation des journalistes camerounais qui  vient de s’achever dans  la ville de Kumba  dans  la région du Sud-Ouest.
 
Organisé par  le ministère de  la Santé Publique et plus précisément  par le programme national de lutte contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, ce séminaire de formation a débuté le 23  juillet 2016  à  Yaoundé  et s’est achevé le 28 juillet 2016 dans  la ville de Kumba.

 

En plus des  formations  théoriques qui s’étant déroulées en salle, les hommes de medias accompagnés des experts spécialisés dans  la lutte contre ces maladies, sont descendus dans les différents sites où ces maladies continuent à faire des ravages. 
 
Ainsi  les hommes de medias choisis à la fois au sein de  la presse à capitaux publics que privés se sont rendus  dans les localités de Kindjing Ndjabi dans l’arrondissement de Makenene où la schistosomiase a disparu grâce aux actions du programme nationale de lutte contre  la schistosomiase. Ils ont visité la ville d’Edea  dans la Sanaga Maritime, les villages Barombi Mboh et Barombi NKotto  dans la région du Sud-Ouest tous des foyers de transmission de  la schistosomiase et le village Songdong  situé au bord de la Sanaga un foyer de transmission de l’onchocercose.
 
Selon le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente Secrétaire générale du Programme de lutte contre la schistosomiase et les helminthiases intestinales au ministère de la Santé Publique coordonnateur de cette  formation, les  différents sites choisis pour  la phase pratique  n’ont  pas été fait par hasard. ‘’Ces sites  ont été choisi pour vous permettre dans  un premier temps de  toucher du doigt  la difficulté qu’il y a à lutter contre toutes ces maladies. De voir effectivement  que  ce sont  les pauvres qui souffrent de cette maladie mais surtout de vous faire découvrir  leurs foyers de contamination’’, Explique-t-il.
 
D’après l’ambassadeur de la Liverpool school of tropical Medicine (Lstm) dans le mondepas  effrayé par l’ampleur de la tâche qui incombe au ministère de la Santé Publique et lui, seule une action  
concertée peut  permettre d’exterminer ces maladies au Cameroun. D’où l’importance de la formation  et de l’association des journalistes à la lutte contre ces maladies. « La lutte contre la bilharziose est une activité multisectorielle qui nécessite  l’implication de plusieurs acteurs venant de plusieurs domaines. La bilharziose attaque des hommes qui ne sont même pas au courant de cette maladie. Il est important qu’il y’ait une bonne communication sur cette maladie. En plus il y a trop de confusion dans tout ce que  les journalistes rendent et cela crée un flou sur le plan scientifique. Une  bonne communication sur ces maladies tropicales permet de sensibiliser les populations et les amène à se laisser diagnostiquer et soigner », affirme-t-il
Parlant de la schistosomiase, il faut dire que c’est une maladie transmissible par microbe qu’on appelle le schistosome. Toute  personne en contact avec l’eau  peut contracter  cette maladie. Car, les schistosome passent par les pores de la peau. En pondant des œufs dans l’organisme, ce parasite va créer des dégâts énormes dans l’organisme et créer cette maladie qu’on appelle la bilharziose. On distingue deux types, la bilharziose urinaire et la bilharziose intestinale. Si elle n’est pas soignée, la maladie crée la morbidité au sein des populations.  Pour éviter cette  maladie précise le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente, il faut éviter de faire  les sels et d’uriner dans les eaux et surtout de  déverser  les sels dans  les eaux, cela permet de polluer  l’eau et d’entretenir  le cycle de vie de cette maladie
 
Herve Villard Njielé
 
 

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Enclavement: Barrombi Mboh coupé de la civilisation

4 Août 2016, 15:08pm

Publié par Hervé Villard

Enclavement: Barrombi Mboh coupé de la civilisation

Le manque de route et de voie de communication à l’origine du retard qu’accuse sur le plan du développement, cette presqu’ile situé dans l’arrondissement de Kumba département de la Meme

« Une  femme  a failli mourir  dans  notre village  l’an dernier. Elle a  commencé  le travail et  le village  était débordé par  sa situation.  Nous avons ramé comme on  a pu, pour  l’emmener à l’hôpital de Kumba. . Avant d’y arriver,  elle avait perdu  beaucoup de sang.  Elle et son  bébé ont été sauvés de justesse». Ce récit est de  Martin Esino, natif de Barombi  Mboh,  un petit village  situé au bord du lac Barombi , à quelques kilomètres de la  ville de Kumba.
 
Assis  sur  la pirogue qui  lui  permet de  faire traverser  tous  ceux  qui  rendent visite  à son  village, il raconte avec  beaucoup d’émotion  les difficultés que rencontrent au quotidien  les habitants de Barombi  Mboh.  Ramant tantôt à gauche tantôt à droite pour conduire en toute sécurité ses clients à bord,  il  ne lésine  pas  sur  les mots  pour  présenter  les difficultés, liées au sous développement de ce village abandonné de la région du Sud Ouest.
 
«Nous n’avons  pas de route,  pas d’électricité,  pas de centre de santé. Nous sommes abandonnés à nous même et  nous débrouillons  comme  nous  pouvons.  En dehors des  quelques  comprimés que nous  prenons le plus souvent pour  soigner  paludisme, plusieurs d’entre  nous  meurent avant d’arriver  à l’hôpital»,  poursuit-il avec  beaucoup d’émotion.
 
Meurtri  par cette misère qu’il côtoie au quotidien, Martin Esino   reconnait que  vivre à Barombi  Mboh relève d’un parcours de combattant. Pour  s’y rendre, il faudra d’abord  vaincre sa peur en traversant grâce à un  canoë à pagaie,  les 4km de  diamètres du  lac  Barombi  profond de près de 120 mètres et sans gilets de sauvetage.  Car, Ici, il n’ya  pas de route. La mobilité des  personnes et des biens est difficile et  n’est pas souvent sans conséquences. «Il est souvent pénible pour nous de transporter nos  marchandises au marché de Kumba. A plusieurs  reprises  nos provisions sont tombées dans  le lac. S’il y avait  la route dans  notre village on souffrirait  moins», pense Yenicas  Didacus Kfeban,  un natif de Barombi Mboh.
 
Comme les jeunes de  son âge et  la majeure partie des populations de Barombi Mboh, il est cultivateur de  cacao de légumes, de canne à sucre, d’igname, de banane  plantains et d’autres  tubercules. La pêche  fait aussi partie des occupations de  ce village  sevrer d’électricité depuis des décennies. «  Nous utilisons des groupes électrogènes ici pour alimenter  certaines maisons. Mais  le carburant est cher. On  ne peut  rien.  Les jeunes  à cause de cette situation sont obligés d’aller en ville », affirme Ndokpe Joseph Sangwa, chef traditionnelle du  village Barombi Mboh. « Nous  n’avons  que l’école primaire ici. Nous n’avons pas de centre de santé  pour  nous soigner. Nous sommes exposés à plusieurs maladies », ajoute le chef.
 
 Parlant de maladies, il faut dire que  les populations de Barombi Mboh  sont constamment malades de paludisme. D’après  le professeur Tchuem Tchuente, secrétaire générale du  programme de lutte  contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales,  les populations  de Barombi Mboh  ont aussi souffert de la Bilharziose et en sont encore exposés. Car, même si le taux de prévalence a drastiquement baissé passant ainsi de plus de 80% à 3% à nos  jours, il faudra surveiller  la zone  sensibiliser   les populations pour  limiter  la réinfections des populations.
 
 
Hervé Villard Njiélé

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Kindjing Ndjabi:Un village bamiléké dans le Mbam

3 Août 2016, 10:44am

Publié par Hervé Villard

 une  vue du village Kindjing Ndjiabi
une vue du village Kindjing Ndjiabi

Situé dans le département du Mbam et Inoubou dans l’arrondissement de Makenené, ce petit village qui vit essentiellement de l’agriculture représente de part sa situation géographique, une vraie curiosité

Révélé au  monde  entier  dans  les  années 1980 par  la  campagne de  la  lutte  contre  la schistosomiase,  le village Kindjing  Ndjiabi un grand  foyer de  transmission de  cette  maladie hier  se révèle  aujourd’hui  comme  un exemple de lutte  contre la bilharziose. A coté du fait que   cette  maladie a entièrement  disparue  dans cette contrée du Cameroun, le  village est devenu  un grenier important du  département du Mbam Inoubou. 
 
Situé  à  près de  5km de  l’arrondissement  de Makenene   c’est avec  moins de difficultés que  l’on se rend au village Kindjing  Ndjabi. Car bien que  pas aménagée,  la route  qui mène  à ce village  est  moins escarpée. En dehors de  l’absence du goudron et des  caniveaux  le conducteur  franchi avec  aisance  les nids de  poules et  quelques   collines  jonchant  le village.  A peine  15minutes  de route, les maisons  construites  le long de  la route , les enfants  courant  dans  tous  les sens et  le parfum de  cacao  séchés  accueillent  tout visiteur .
Limité à l’ouest  par  le village Tonga au Nord par Nyankong à  l’Est  par Makenene et au Sud  par le fleuve  Nkam,  ce petit village  situé  dans  le département du Mbam est  peuplé  par des Bamilékés. «Les Kindjinds », dont  le dialecte  est  un peu  plus  proche de celle parlée au village Babitchoua.
 Ressortissant de Bangoulap
Selon  l’histoire  nous raconte Dieudonné Biankeu habitant de Kinding Ndjiabi le fondateur  de  ce  village était un chasseur originaire du village Bangoulap. Entretenant de  très bon rapport avec  les peuples du Nkam et  ceux de Nyokon Kindjing Ndjiabi, où encore  «l’incontournable  Kindjing », a fini par épouser une jeune fille de cette  tribu là. Avec  cette dernière  il fonda  sa famille et donc  le village qui porte  désormais son  nom.
D’une  population d’environ 1300 âmes,  le  village Kindjing Ndjiabi  vit  essentiellement de  l’agriculture. Son  peuple  assez travailleur  a fait de ce village un  grenier  dans  le département du Mbam. La culture de la tomate, des arachides, du cacao,  du macabo, de  la banane  plantain  du soja et du riz  fait de cette région une destination très courue  par  les différents  Bayam  Sellams de  la ville de Douala et de Yaoundé. Peuplé très  accueillant, il partage leur village avec  les Bamendas,  les Mambilas et quelques  musulmans.
Bien que  ouvert  au monde et malgré  la richesse du sous-sol,  les kindjings qui  connaissent  de nombreux problèmes. A coté de  la carence en eau  potable qui  paralyse le village  pourtant bondé de forage,  la  route  reste un problème  criard  pour ces   laboureurs de  la terre. « Ici  au  village nous n’avons pas  la route.  Pour  transporter  nos récoltes  au marché nous souffrons  beaucoup. On a également un  manque d’eau  potable.  L’eau   coule difficilement des forages et il faut des heures pour avoir une certaine quantité »,affirme  Michel Nkounkeu  natif de ce village. Pour celui-ci, le ravitaillement du village en eau potable  aurait fait de Kindjing un petit paradis. « L’eau c’est  la vie  mais,  on n’a pas d’eau à Kindjing.  Le peu qu’il y a n’est pas de bonne qualité. Il faut que   l’on  aménage de nouveaux point d’eau », propose-t-il.
 
Selon David Kinding Ndjabi  le chef de  ce village, la  paix est  la chose  la mieux partagée ici. Malgré quelques  querelles  avec  les Mbamois qui revendiquent cette  portion de terre,  la vie est harmonieuse  et   les populations  contente  de  vivre ici. Témoins des  terribles  souffrances infligés  par  la bilharziose aux  habitants de  Kindjing  dans  les années 1987,  celui-ci veille malgré  la présence d’un centre de santé dans son village, au respect de règles d’hygiène à la construction des toilettes par chaque  villageois. «Nous avons survécu  à la Bilharziose  grâce à l’intervention du ministère de la Santé Publique et surtout du Professeur Tchuem Tchuente. Nous  lui disons merci. Mais,  nous  ne voulons  plus  connaitre  cette maladie  là », déclare-t-il  heureux.
 
Hervé  Villard Njiélé de retour à Kindjing Ndjiabi
 

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Can 2016 : Les chantiers de Limbé trainent le pas

3 Août 2016, 10:19am

Publié par Hervé Villard

 stade de Middle farm en chantier
stade de Middle farm en chantier

La construction du stade de Middle Farm, le réaménagement du Centenary Stadium et la construction du stade annexe de Ngueme n’ont pas encore atteint le niveau escompté à quelques mois du début de la compétition

 

Dans  le  cahier de charge d’organisation de la Can  féminine  2016 signé par  le Cameroun au  moment où il remportait  l’organisation de la Can  féminine 2016 à la Confédération africaine de football (Caf), il lui était demandé  de disposer d’au moins deux stades omnisports de dimensions réglementaires, et d’avoir des stades d’entrainement pour les différentes  équipes participant à ce rendez-vous du football africain.
Après la construction du stade Omnisports de Limbé, le gros  des travaux  à faire dans  cette  région du Cameroun, on croyait voir sortir  rapidement des terres, les trois stades d’entrainements  que  sont  le stade annexe de Ngueme,  le Centenary Stadium de Limbe et  le stade de Middle  Farm.   Un tour  dans  les différents chantiers de ces stades laissent  pantois  l’usager. C’est à se demander si ces infrastructures seront prêtes avant la date de livraison des chantiers  prorogée du 6 juillet au 30 aout 2016 par le Premier Ministre  Philémon Yang, Président de  la commission locale d’organisation de  cette  compétition.
Centenary stadium
Même si les ouvriers promettent respecter les délais de livraison du chantier fixé ici, ce qui  s’observe ne rassure pas. Les  deux tribunes de 1500 places chacune sont encore en construction. Les ouvriers à pied d’œuvre  travaillent à bâton rompu. Il faut faire vite  pour être dans les délais. Ici, on pose  encore  les tôles  pour  protéger  les  spectateurs des intempéries.  Ces  travaux qui ont  commencé  il y a juste  quelques  jours sont évalués à 40%.  Même si ces gradins ressemblent déjà à quelque  chose, il faut dire que beaucoup reste encore à faire pour qu’ils soient prêts. Situé des deux cotés du stade,  l’architecture de ces ouvrages  présente cependant une belle vue.
 Au sujet de la pose des carreaux  autour de  la pelouse, les travaux n’ont pas suffisamment avancé. Bien qu’étant à pied d’œuvre, l’ouvrage  n’avance pas du tôt.  «Ces travaux devaient déjà être terminés. Mais, on est surpris que  cela soit encore à ce niveau. Malgré  les cris de colère d’Ismael Bidoung Mpkwatt le ministre de la Jeunesse et des Sports  lors de  ses nombreux passages  à Limbé,   les choses  n’ont pas  évolué à la vitesse souhaitée », fait remarquer un  responsable de la délégation régionale du Minjes de Limbé. Pour cet ouvrage les travaux sont évalués à 25% seulement.  De quoi  irriter  les responsables de la mission interministérielle conduite par le Premier Ministre Philémon Yang obligés de proroger  les délais de  livraison des travaux d’un mois. «Compte tenu de la lenteur des travaux ici Pm a demandé que  les travaux  soient  livrés  le 30 aout et non  le 6 juillet 2016», affirme  un confrère de  la ville de Limbé. Seul travaux ayant suffisamment avancé dans ce chantier,  la pelouse. Cette dernière n’attend que d’être  tracée. Les  poteaux aussi  ont déjà été  placés. 
Middle Farm
 Du coté de Middle Farm, c’est presque la même situation qui se vit de ce coté là. La pelouse  gazonnée du stade donne envie de jouer. Mais, il faut encore le laisser grandir  et  le traiter. Les ouvriers chargés de son entretient le tondent minutieusement. « Le repiquage s’imposent par endroit mais cela  sera fait», confie l’un d’entre eux en plein travaux. La pelouse n’est pas encore tracée,  les  poteaux  sont  installés, pas  de banc de touche.  La pose des carreaux  autour du stade est évaluée à 50%. Les travaux de la  construction des gradins avancent aussi. On évalue à 70% le niveau de couverture de  cette  infrastructure. Si les ouvriers et les responsables du chantier sont stoïques quant à  la livraison du chantier au jour-j,  des riverains  dénoncent  la lenteur des travaux en cours.
Stade annexe de Ngueme
Parlant du stade annexe de Ngueme, les choses vont à la même vitesse que les autres. La pelouse qui n’est pas encore tracée est bien visible. Les poteaux des  goals sont installés mais  pas de banc de touche. Les travaux des gradins ne sont pas terminés. Il manque la couverture, les chaises et les différents orifices. Autres choses manquantes ici, ce sont  les différentes voies d’accès et les parkings. Ces dernières  sont encore en construction. Le pavoisement ici n’a pas encore commencé. Ce qui stress sérieusement les habitants qui rêvent de vivre la Can 2016 sur des installations achevées. La construction des différentes  clôtures  de ces stades reste aussi un problème à gérer.
 Si la seconde voie d’accès au stade Omnisports de Limbé n’est pas achevée, le pavoisement de ce stade  se poursuit de même que la construction des différents parkings,  Les travaux  d’éclairage des différentes  voies menant ici font partie des travaux qui se poursuivent encore.
 Dans  l’ensemble  les travaux  des différents  stades  de  la Can 2016 dans  la ville de Limbe  trainent encore le pas. Il faudra  beaucoup d’efforts pour tenir dans les délais
 
Hervé Villard Njiélé

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Stade militaire de Yaoundé : Les travaux évalués à 86%

3 Août 2016, 10:10am

Publié par Hervé Villard

stade militaire de Yaoundé
stade militaire de Yaoundé

Selon responsables en charge de réhabilitation de cette infrastructure, il n’ya plus grandes choses à faire ici, les travaux touchent déjà à leur fin

C’est avec le visage décontracté que le Premier ministre Philémon Yang  à quitté le stade militaire de Yaoundé  le 14 juillet 2016 dernier.  Accompagné  par  une forte délégation au rang  ministérielle au rang desquelles le ministre de la jeunesse et des sport Ismaël  Bidoung Mkpatt, les ministres de la Défense, de l’habitat et du développement urbain, des Domaines et des affaires foncières celui-ci était venu apprécier  le niveau des travaux en cours ici.

 

Parlant de la réhabilitation de ce stade  jadis  considéré comme un champ de patate, c’est  plutôt un air de satisfaction qui se dégage. Le taux de réalisation des travaux  sont évalués à 87%. De quoi donner du sourire aux membres du Comité d’organisation, visiblement très émus aux explications d’Emmanuel Ngameni, ingénieur et responsable de la maîtrise d’œuvre du chantier.

 

Sur  le terrain,  la pelouse  est  presque achevée. Il  faut tout simplement effectuer quelques derniers travaux d’entretien et surtout de repiquage de certaines zones de terrain pour  que  la verdure soit uniforme. Des ouvriers à pied  d’œuvre s’activent à cette tache. L’opération s’effectue  d’ailleurs avec soin et minutie parce qu’il faut éviter de « tuer » le gazon.  Ces dernières  n’attendent que  quelques semaines pour être  prêt à  l’emploi. Pour  faciliter  la poussée   des gazons, elle est arrosée tous  les jours et entretenu.

 

 Du coté de  la tribune, rien  à signaler. Les deux tribunes  de  1000 places chacune peintes aux couleurs du drapeau national sont déjà terminées et trônent majestueusement de part et d’autre de la pelouse. Ces dernières  n’attendent que  les supporters  et  les fans des équipes devant s’entrainer ici durant  la Can féminine de novembre prochain. Les vestiaires situées du coté en arrière de la tribune A sont  prêtes. Elles n’attendent que d’être utilisées. Les installations sanitaires  sont  bien présentes et l’eau coule déjà des robinets. Les travaux des  boutiques situées en arrière de la tribune B par contre sont au stade de la clôture. En dehors des travaux d’installation de  l’énergie électrique  de même que ceux d’installation du matériel électronique et des connexions internet,  le gros œuvre à l’intérieur du stade est achevé. Manque également à l’appel,  la construction de la clôture  dont les  travaux sont suffisamment avancés et celui de  la canalisation des eaux usées.

Parmi  les travaux à finaliser dans  ce stade  destiné à  l’entrainement  durant  la Can 2016, figure  pavoisement  et  l’éclairage. Malgré  cela   le patron du chantier rassure « d’ici deux semaines, le lot du génie civil sera pratiquement terminé. Les travaux d’éclairage qui sont en cours de réalisation seront bientôt terminés, et tout sera fonctionnel dès fin septembre avec les fourrures sont en train d’être installées », déclare-t-il. Avant d’ajouter  « La pose des pavés aux alentours de l’aire de jeu est annoncée pour les prochains jours. En gros, les quatre entreprises en charge du site doivent désormais s’assurer de la bonne croissance du gazon, finaliser les tribunes et autres boutiques et aménager la route tout autour de l’infrastructure dont la livraison est imminente .Nous n’avons pas d’inquiétudes à nous faire ; nous sommes sûrs que la Can aura bel et bien lieu », rassure Emmanuel Ngameni.

 

Hervé Villard Njiélé

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Can 2016 : Le chantier du stade Amadou Ahidjo en retard

3 Août 2016, 10:00am

Publié par Hervé Villard

stade AMADOU AHIDJO en chantier
stade AMADOU AHIDJO en chantier

L’immensité et la complexité des travaux encore à réaliser dans ce complexe sportif a été relevée lors de la visite des chantiers de Can 2016 initiée par Philemon Yang

 

Le Premier ministre Philemon Yang le président du Comité local d’organisation de la Can féminine a fait  récemment  la visite des chantiers des différents stades de la république du Cameroun devant abriter la Can féminine 2016 qui se déroule au Cameroun en novembre prochain. Parmi  les installations visitées figure le stade Omnisports Ahmadou Ahidjo, l’un des stades devant abrité  les rencontres de cette compétition phare.
Ici, le constat  fait froid  dans le dos. Au regard du rythme d’avancement des travaux et de l’ampleur des taches encore à faire, difficile de penser que tout sera fait avant  le début de cette fête du football féminin. A coté des  camions transportant de l’eau, des énormes tiges de fer, de la terre et du sable qui  font des vas et viens, ouvriers  chargés de  la réfection de cet ouvrage  son à pied d’œuvre. Les travaux de  la gigantesque tribune se poursuivent encore mais  beaucoup  reste à faire pour  parachever cet ouvrage. La tribune d’honneur, la piste d’athlétisme et les différentes enceintes réservées entre autres aux conférences de presse ou les vestiaires dédiés aux joueurs, rien  n’est encore parachever. Il faut encore travailler dur pour que  ces espaces  ressemblent  à quelques choses « Côté tribune et gradins, la visibilité sera très bonne, peu importe où l’on se trouve dans le stade. Il faut accélérer les travaux pour rester dans les délais », déclare l’un des responsables de ce chantier au Premier ministre. Tout en laissant entrevoir à travers la maquette, une vue magnifique de ce qui constituera le Stade Ahmadou Ahidjo à la fin des travaux.  D’après  celui qui confie  dans  les colonnes de Camfoot  que la pose des 40 000 sièges grand public sera achevée d’ici fin juillet tandis ceux dits Vip seront installées d’ici fin septembre au plus tard. Si la pelouse verte, bien tondue et arrosée rompt avec l’ambiance  des travaux d’hercule qui se poursuivent ici, la piste d’athlétisme elle  tarde à se dessiner.

Espoir
Si les ouvriers affichent un certain doute quant au respect des délais, Thomas Bièche, le directeur général d’Egis  cité dans  les colonnes de Le messager reste optimiste. « La plus grosse partie du gros-œuvre est déjà terminée. Nous allons maintenant démarrer une nouvelle phase avec les travaux de finitions. Notamment l’installation des vestiaires, des climatisations. Nous avons trois mois pour terminer les travaux et chaque entreprise a son marché. Le nôtre s’achèvera d’ici le 17 octobre. Nous allons tout faire pour respecter ces délais. La mission de la Caf trouvera que les travaux sont bien engagés », rassure-t-il.
Pour justifier son retard, il avance  l’argument de la promiscuité dans le chantier. « Il y’a plusieurs entreprises mobilisées dans un site très restreint. Vous avez plus de 8000 personnes qui travaillent sur un stade qui n’a pas les dimensions requises. Donc, cela exige une coordination dans toutes les branches des activités entre les entreprises. C’est cette promiscuité qui rend ce chantier complexe. Il y’a le matériel qui est dans la phase d’achat de ce matériel. Ils seront installés au mois d’août » ; conclut le Dg. Si  les inquiétudes grandissent au regard de  la vitesse des travaux du stade  omnisport Amadou Ahidjo,  la  vue des travaux des stades annexes 1et 2 où  destinés aux entrainements des équipes  laissent voire  le retard criard  dans   la réalisation des travaux. «Sauf miracle, ces stades ne seront pas  prêts  pour  la Can 2016», affirme un confrère.

Les travaux effectués sur ces stades  sont évalués à 53%  loin des prévisions  fixées lors de la préparation de cette compétition. «Au jour d’aujourd’hui, ces stades devaient déjà être opérationnels. Mais voyez-vous même l’état des travaux. Les choses du Cameroun sont toujours comme ça », regrette un riverain. Parlant des travaux proprement dits, la pelouse vient à peine d’être plantée, Les travaux de construction des fondations pour l’une des tribunes à peine  commencés. « Même si  les entreprises ont rassuré le gouvernement que  tout sera prêt d’ici octobre prochain Il est Impossible que les travaux, évalués 53%, soient achevés d’ici la date avancée », laisse entendre un responsable du génie civil.
Célérité
 Après  la visite des chantiers, Philemon yang a prescrit  la célérité. « Vous devez tout faire pour que la Caf nous dise « bravo ». Sachez que le Cameroun n’oubliera jamais tous les acteurs étrangers ou non qui travaillent pour la réussite de cet événement. Nous sommes à votre écoute pour tous vos problèmes ; rapprochez-vous du ministre Bidoung Mkpatt. Aux entreprises, je vous demande une accélération des travaux pour tenir compte des délais de la Caf. Il faut mettre un accent sur la sécurité des chantiers. A la mission des contrôles, une plus grande proximité dans le suivi et l’exécution des travaux. Aux administrations, une plus grande célérité dans le traitement et le paiement des dossiers. Il faudra tout régler désormais les 48 heures. Nous demandons aux entreprises de bien travailler mais, il est aussi question de les payer à temps. Il faut sensibiliser les entreprises pour que la mission de la Caf qui arrive le 25 juillet reparte satisfaite », a recommandé  le président du Comité local d’organisation de la Can féminine.

Herve Villard Njiele

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Can 2016: Le Cameroun peut-il convaincre la Caf ?

2 Août 2016, 18:05pm

Publié par Hervé Villard

Une mission d’inspection de la Confédération africaine de football (Caf) est au Cameroun depuis ce 25 juillet au matin. Elle a pour mission d’apprécier les différents chantiers de la Can féminine de football 2016

 

Voir si les différents chantiers devant abriter la can2016 au Cameroun ont sérieusement évolué. Vérifier les différentes installations devant accueillir cette compétition africaine.  Ce sont  là les principales missions assignées à Leodegar Tenga, président d’organisation de la Can2016, Heba Abdalla, directrice du tournoi,  Inas Ahmed Ahmed MakhloufF, Kofi Addae, et Mohamed Bakeer  les six émissaires de la Confédération africaine de football. En mission au Cameroun du 25 juillet au 1er août 2016, outre des travaux en salle avec le Comité Local d’Organisation de la Can Féminine, au palais des sports le premier jour de leur séjour, ces émissaires iront toucher du doigt la réalité sur le terrain. L’on annonce une visite d’inspection d’abord au stade omnisports de Yaoundé et à ses annexes d’entrainement ainsi qu’au stade militaire et au Centre d’Excellence de la Caf. Dans la Région du Sud-ouest, ils visiteront le Molyko Stadium de Buea, le stade omnisports de Limbé, le Middle Farm Stadium, et  le Centenary Stadium de Limbé.

 

La  suite  du programme des émissaires de la Caf prévoit  la visite des installations hôtelières pouvant accueillir  les différentes  délégations. Ainsi, ils apprécieront le standing des hôtels tels : Hilton, La Falaise, Djeuga Palace et Mont Febé à Yaoundé ; les hôtels Pullman, Sawa, Star Land et Akwa Palace à Douala ;  le FINI Hotel de Limbé, le Mountain Hotel de Buea, le Parlamentarian Flats Hotel, le Chariot Hotel de Buea.

 

Cette mission s’achèvera le dimanche 31 juillet 2016 par une conférence de presse au Pullman Hôtel de Douala de 09 H à 11 h. Après ce premier séjour au Cameroun, les émissaires de la Caf reviendront pour la seconde partie prévue dès le lundi 1er aout 2016. Il sera question cette  fois  là de discuter avec  le comité local d’organisation de la Caf et de faire  le point de  leurs différentes observations.

Inquiétudes

 Si  la  visite des émissaires de la Caf est très attendue au Cameroun, il y a  du moins  un air d’inquiétude dans l’air.  Car, le Cameroun ne veut pas perdre  l’organisation de cette  compétition importante.  Le Comité locale d’organisation piloté par  le Premier ministre Philémon Yang tient absolument à ce que  cet évènement ait lieu. La preuve,  il a fait il ya quelques jours  la visite des différents sites (stades) pour apprécier lui même  le niveau d’avancement des travaux et    sommer les  responsables des entreprises encore en retard d’accélérer les pas. Celui-ci a visité le stade omnisports Amadou Ahidjo, les stades annexes 1et 2,  le stade militaire de Yaoundé. A Limbé et Buea où il  s’est aussi  rendu, Philémon Yang a visité  le Centenary Stadium, le stade de Middle Farm, le stade annexe de Ngueme et le Moliko Stadium.

 

Des avancées

 S’il ressort de toutes ses visites que les  chantiers  de la Can 2016 évolue à grande enjambée,   la question qui se pose est celle de savoir si  le niveau d’avancement des travaux  va convaincre  les émissaires de  la Caf en séjour au Cameroun ?

 Contrairement à leur passage  dans  la ville de Limbé, Buea et Yaoundé où  cette mission à séjournée le 25 janvier 2016 dernier,  les émissaires  de  la Caf qui avaient homologué sous réserve  le stade omnisports de Limbé  vont trouver un nouveau visage. La barrière de cet édifice est presque achevée, les travaux d’électrification des différentes  voies menant ici se poursuivent. Les installations d’eau et d’électricité au stade  sont achevées de même que  les différents  parkings.  Quant aux stades annexes de Ngueme de Limbé, le Centenary  stadium et de Middle Farm qui n’étaient pas encore sortis de terre au moment du passage de cette commission, c’est une mutation totale qui s’observe ici.  L’architecture de ce stade d’entrainement est déjà visible. La pelouse verte est visible. Les goals ont été posés. Les travaux  de construction des gradins avancent sérieusement. L’on pose  encore  les tôles  pour  protéger  les  spectateurs des intempéries.  Ces  travaux qui ont  commencé  il y a juste  quelques  jours sont évalués à  plus de 40%.  Même si ces gradins ressemblent déjà à quelque  chose, il faut dire que beaucoup reste encore à faire pour qu’ils soient prêts.

 A Yaoundé, les travaux des stades omnisports Amadou Ahidjo et annexe1 et 2 et surtout ceux du stade militaire  ont avancé. Depuis  le passage des émissaires de la caf, les choses ont changé. Pendant qu’on parle de 80% d’évolution au  stade militaire presque  prêt, au stade omnisports Amadou  Ahidjo, on parle de 53% de taux réalisation.

Au stade annexe1et 2 ou le Pm a piqué une colère, les taux de réalisation des travaux varient entre 42et 45%.

 Même si l’on reconnait que les chantiers de la Can 2016 au Cameroun ont évolué ces derniers mois,   le niveau des travaux à quelques mois de  l’échéance inquiète.

 Du coté du Comité local  d’organisation,  c’est la sérénité totale. Personne  ne panique. « La caf ne vient pas sanctionner  les travaux. S’il nous reste seulement  la peinture  à mettre sur un bâtiment, la Caf  ne va pas nous sanctionner. Nous avons suffisamment avancé. Et Comme  le Pm  l’a dit  lors de la visite. Nous allons livrer nos chantiers avant  le 15 aout 2016. En plus, il ne faut pas vous fier aux pourcentages donnés.  Le plus  important  dans  les travaux c’est  la pelouse,  les vestiaires et  les gradins. A ce niveau  vous constatez qu’on a suffisamment avancé. Nous sommes sereins quant à cette visite », affirme Gabriel Nloga, le vice président de  la communication du  Comité local d’organisation de la Can 2016.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

 

 

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Otages de Lagdo: Un mort parmi les rescapés

13 Juillet 2016, 11:42am

Publié par Hervé Villard

 le maire de Lagdo parmi  les victimes
le maire de Lagdo parmi les victimes

Mme Néné Jacqueline, membre du Bureau national de l’Ofrdpc qui se trouvait parmi les 16 otages camerounais enlevés le 19 mars 2016 dernier a rendu l’âme des suites de maladie

 

 

La nouvelle du décès de Jacqueline Nene, membre du bureau national de l’Organisation des femmes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Ofrdpc) et  présidente de l’Ofrdpc de l’arrondissement de Lagdo, s’est propagée telle  une trainée de poudre. D’après  des informations en provenance de cette partie du triangle  national, ce sont les  pleurs des  membres de la famille de  la défunte  alertés qui ont attiré l’attention des voisins qui ont aussitôt accouru pour s’enquérir de la nouvelle.

 Selon des informations  de sources concordantes, Jacqueline  Nene  qui faisait partie des trois otages camerounais malades et  dans un état critique au moment de leur libération, a rendu  l’âme   dans   la nuit de lundi à mardi en République centrafricaine. Celle qui était sous soins intensifs selon  nos sources, a rendu  l’âme  sans avoir  bénéficié  des soins  qu’on  lui administrait. Après  son décès, d’après nos sources, sa dépouille a immédiatement été acheminée au Cameroun pour des obsèques  funèbres. La dépouille de cette dernière a transité  par Garoua Boulaï pour arriver au Cameroun. Elle est en route  pour rejoindre  l’arrondissement de Lagdo.

Pour  limiter  le nombre de décès parmi des otages qui n’attendent que d’être  acheminés au Cameroun, le commerçant Alhadji Souaïbou lui aussi dans un état critique  et interné en République centrafricaine (Rca), a été évacué à Garoua Boulaï pour des soins sanitaires  intensifs.

En dehors  de ces deux otages arrivés au Cameroun, l’un les pieds devant et  l’autre dans un état critique sérieux, rien ne filtre sur le reste des 14 otages  libérés.

 Des informations  font états de ce que  ces derniers seraient encore entre la Rca et  la ville de Garoua  Boulaï. Aucune  autre précision  n’est donnée  sur leur état de santé ni  sur  le  lieu exacte de  leur résidence encore moins  sur  le jour et l’heure de  leur acheminement vers  le Cameroun

 Psychose générale

 Entre temps dans l’arrondissement de Lagdo, c’est  la psychose générale. Selon des informations, la lueur d’espoir qui animait les familles des différents otages de l’arrondissement de Lagdo s’est transformée en une tristesse générale. En plus de  la famille de  la défunte endeuillée, c’est tout l’arrondissement de Lagdo  et les membres du parti des flammes qui sont touchés par  la disparition de cette  dame de poigne. « Tout  Lagdo est en deuil la  famille de  la victime a même commencé à faire le deuil en attendant la dépouille. C’était une dame très populaire. Elle était ancien adjoint au maire de la commune de Lagdo. C’est  la tristesse générale », déclare  un habitant de  l’arrondissement de Lagdo

 D’ après  celui qui déclare  que  la colère des populations s’agrandit au fur et à mesure que le temps passe, ces derniers sont impatients de retrouver les membres de leur  famille libres. « Ils discutent avec eux tous les jours au téléphone, mais ne savent pas pourquoi on ne peut pas  les ramener au pays. C’est surtout ça qui  les embête », déclare-t-il.

D’après  des indiscrétions,  les otages camerounais  sont libres depuis  vendredi 8 juillet 2016. Et que, c’est l’Etat du Cameroun  qui voudrait s’attirer les lauriers de  leur libération qui seraient en train de retarder leur  retour pour une cérémonie en grande pompe au pays.

 

Hervé Villard Njiélé


 

 

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