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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Infanticide à Douala: Un enfant enterré vivant par les membres d’un groupe de prière

16 Janvier 2015, 11:31am

Publié par Hervé Villard

La macabre scène s’est déroulée au mois d’août dernier à Pk21, petit village de l’arrondissement de Douala 5ème, région du Littoral.

Ce n’est pas une série télévisée ni un scénario monté de toute pièce comme d’aucuns ont pensé. Cet évènement digne d’un film nigérian s’est effectivement déroulé dans la ville de Douala et précisément dans l’arrondissement de Douala 5ème.  Un nouveau né de sexe masculin a été enterré par  les membres d’un groupe de prière à Pk 21, un petit village de l’arrondissement de Douala 5ème, arrondissement de la capitale économique du Cameroun, le 19 août 2014 dernier.
D’après des informations de sources concordantes, le gourou de cette secte religieuse qui n’est autre que Pierre Balhoumboul a accouché un nouveau né de sexe masculin  dans la nuit  du 18 octobre 2014 dans son domicile qui servait de lieu de culte à Pk23. Considérant cet enfant comme  fruit d’un esprit maléfique, parce que conçu des nombreuses couches de nuit dont était victime Loko Mouliti,  la mère de  l’enfant par ailleurs membre de ce groupe de prière, celui-ci avec l’aval des autres membres, vont décider de l’enterrer  vivant. Question de libérer cette dernière de l’emprise de ce démon. C’est ainsi que  dans la nuit du 19 août 2014,  celui-ci  sera enterré dans la concession familiale  d’Ernestine Honobanho grand-mère du défunt à Pk 21 à l’insu des habitants de cette localité.
Informé de ce tragique évènement, par une source anonyme le 22 août 2014 dernier, les éléments du commissariat du 17ème arrondissement vont ouvrir une enquête. Les suspects seront  interpellés après une descente à Pk23 où le forfait a été commis. Tous déclareront que l’enfant était déjà mort quand on l’a enterré. Ne possédant aucune autre preuve pouvant compromettre ces derniers, ces suspects ont purement et simplement été relâchés.
Rebondissement
Alors que  les membres du groupe de prières croyaient que l’affaire était déjà classée,  ils ont à nouveau été convoqués au commissariat pour s’expliquer à nouveau sur ce crime  odieux qu’ils ont commis.
En effet, Mado Désiré Zamgue, membre de cette secte qui a filmé minutieusement la scène d’accouchement du nouveau né, décide de  vendre la mèche à la police. Elle remet à la police une copie de la vidéo aux  éléments du commissariat du 17ème arrondissement qui rouvre l’enquête à nouveau.  Cette dernière qui témoigne d’ailleurs à visage découvert raconte tout ce qui s’est passé cette nuit là. «En voyant le ventre de Loka Mouliti grossir, au fil des mois, j’ai déclaré qu’elle était enceinte. Mais, le pasteur et les fidèles  ont plutôt estimé qu’elle portait en elle  un esprit maléfique et qu’elle devait être délivrée par les prières. Jusqu’au jour de l’accouchement, elle n’avait jamais accepté attendre un bébé. La contraction  de cette dernière pendant l’accouchement ont été  prises pour  des manifestations charnelles  de l’esprit maléfique qu’elle portait en elle», déclare cette dernière à la police. Avant de poursuivre que l’enfant de sexe masculin qui  nait finalement aux environs de 21h est bien portant. Devant l’assemblée, le pasteur déclare donc qu’il sera enterré à minuit, «l’heure des esprits». Ce qui est fait le 19 août 2014. Sur la vidéo produit,  par Mado Désire Zamgue et dont les officiers judiciaires  détiennent copies, on aperçoit  dans une bassine soigneusement aménagée à cet effet, un bébé tout vivant baignant  dans une marre de sang et à coté de lui un placenta.
Devant  la police plusieurs d’entre eux vont passer aux aveux complets. Hermine  Angoni concubine  de  l’oncle de la fille  va déclarer que le bébé a été enterré vivant.«L’enfant gigotait  dans la bassine pleine de sang avec le placenta et le pasteur a ordonné qu’on l’enterre», signale-t-elle.
Le pasteur auteur ?
De sources policières, toutes les déclarations des personnes interpelées portent un doit accusateur vers Pierre  Balhoumboul, pasteur de ce groupe de prière. «On m’a réveillé pour me demander de venir voir l’enfant que ma fille a accouché sans faire des rapports sexuels. J’ai été surpris parce que le nouveau né était vivant. Quand j’ai voulu savoir ce qu’il comptait faire de lui, il m’a dit que c’était un problème spirituel», poursuit Raphael Mbondo.
 Interrogée, LoKo Mouliti, la mère du bébé enterré  vivant, va faire dans la langue de bois. D’après celle qui déclare que  ses sœurs, sa mère est ses tantes se sont occupées d’elle pendant l‘accouchement. «Le bébé à sa sortie a crié et ne l’a plus fait. Il a cessé de respirer et c’est à l’unanimité de la famille qu’on a décidé d’enterrer l’enfant», fait-elle savoir aux éléments de la police judicaire. Interroger sur la prise en charge de cet enfant, elle déclare qu’elle voulait avorter c’est pourquoi la layette n’a pas été préparée.
Quant à Pierre Balhoumboul, gourou de cette «secte religieuse» accusé par tous évoque plutôt la thèse de la négligence. Interrogé par la police, celui qui déclare que c’est de commun accord avec la famille que l’enfant a été enterré, fait savoir que  l’enfant est né avant. Et le placenta tardant à sortir, il était presque impossible de déplacer sa mère pour le conduire à l’hôpital. L’enfant d’après lui avait une décoloration de la colonne vertébrale jusqu’à la cuisse gauche. «Et, c’est de commun accord avec la famille que l’enfant a été enterré», déclare-t-il.
Selon des informations de sources de la police judiciaire du Littoral qui pilote  les enquêtes  sur ce sujet, la fornication est proscrite dans le groupe de prière, c’est pourquoi,  il a condamné l’enfant à la mort en le laissant sans soins après sa naissance et l’ont enterré après. De sources policières toujours la mère du bébé qui affirme n’avoir jamais eu des rapports sexuels  a fait savoir qu’elle avait un «petit ami» qui habiterait à Yaoundé.
Mis  à la disposition de la police judiciaire du Littoral le 3 septembre 2014 par les éléments du  commissariat du 17ème  arrondissement de Douala, Pierre  Balhoumboul, gourou de cette «secte religieuse» Ernestine Honobanho, Madeleine Charlotte Loka Mouliti la mère du bébé enterré vivant, Thoma Dikama, Dingoun Dikana, Suzanne Koumalang, Rose Mapout tous des membres de ce groupe de prière ont été gardés à vue dans les geôles de ce tribunal. Puis déferrés devant le procureur du tribunal de Grande instance du Wouri. Après leur audition, le procureur les a renvoyés à nouveau au près de la police judiciaire du Littoral où ils sont gardés à vue jusqu’à lors, pour suite de la procédure. En effet, le parquet a demandé l’exhumation du corps du nouveau né. L’enquête se poursuit.
En attendant, à Pk21, dans l’arrondissement de Douala 5ème comme dans toute la ville de Douala et le pays en général, la nouvelle est sur toutes les lèvres. Les habitants de cette localité qui maudissent les auteurs de ce crime odieux, ne comprennent pas jusqu’à présent les mobiles de cette action. Ils réclament tous une sanction exemplaire pour ces derniers afin que de tel acte ne se reproduise plus. «Au nom de quoi peut-on enterrer un enfant vivant ? Il est écrit dans la Bible que «Tu ne tueras point». Nous somme sur que ce n’est pas Dieu qu’ils servent. Car, un enfant, c’est un petit ange», déclarent les populations de Pk 21 encore traumatisé par cette rocambolesque histoire qui rendu leur localité vedette.
 
Hervé Villard Njiélé.

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Insécurité : Le domicile de Benaé Mpecké Perquisitionné

16 Janvier 2015, 11:14am

Publié par Hervé Villard

Selon des informations vérifiées par www.hervevillard.over-blog.com, le domicile de l’ancien chef d’Etat major particulier du président de la république à Kribi a été perquisitionné par les éléments des forces de l’ordre ce mardi 9 septembre 2014.

L’information qui allait de bouche à oreille  ce mardi 9 septembre 2014 a finalement été confirmée par  des  sources proches de la sécurité camerounaise que La nouvelle Expression a contactée. En effet, très tôt ce matin et de manière furtive, des éléments de la sécurité venus de Yaoundé ont perquisitionné à Kribi, un entrepôt situé au quartier Tala appartenant à Feu général Benae Mpecke,l’ancien chef d’Etat major particulier du président de la république. Ils ont déclaré à la famille du défunt  surpris par cette action qui intervient quatre années après le décès de leurs pères frères et mari, rechercher des armes et des explosifs entreposés à cet endroit pour le compte des membres de Boko Haram.  Des sources sécuritaires  contactée par votre journal, cette  perquisition a été infructueuse.  Ces derniers n’ont rien trouvé en ce lieu. Ils sont repartis subrepticement.  D’après des informations  de sources sécuritaires  toujours, du vivant  du général  Benae Mpecke, le lieu qui  a été perquisitionné hier, était une poudrière secrète  qui permettait d’assurer  la sécurité du président de la république pendant son séjour  dans cette ville balnéaire du Cameroun.
 
 
Hervé Villard Njiélé

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Bonne année 2015

16 Janvier 2015, 09:55am

Publié par Hervé Villard

Il y a plusieurs mois que je vous ai abandonnés. je vous ai sevrés des informations pourtant importantes et capitales pour vous. 16 jours après la nouvelle année 2015, je tiens à m’excuser grandement auprès de vous pour le désagrément causé. Je profite de la même occasion pour renouveler mes engagements au près de vous. Et vous rassurer de ce que je serai avec vous le long de cette année si Dieu le veut avec les meilleur des informations. La primeur des informations vous sera d'ailleurs réservée sur www.hervevillard.over-blog.com.

Tout en vous souhaitant une bonne et heureuse année 2015 et mes vœux de bonheur, paix, amour, longévité, et surtout de beaucoup d'amour à vous et à votre famille, je vous souhaite une agréable lecture sur www.hervevillard.over-blog.com.

Bonne année 2015

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Nécrologie : Valery Mezague tire sa reverence

18 Novembre 2014, 10:35am

Publié par Hervé Villard

Valery meaque de son vivant
Valery meaque de son vivant

Le corps sans vie de l’ancien Lions Indomptables du Cameroun a été découvert à son appartement à Toulon villa française le 15 novembre 2014 dernier.

Fin d’année noire pour les footballeurs camerounais ?  C’est la question que l'on se pose depuis quelques mois en scrutant l’actualité des footballeurs camerounais évoluant dans la diaspora.

Après le décès subit d’Ebosse Bojongo suite à une sévère agression des supporters de l'équipe de la Jeunesse sportive de kabili, club de première division algérienne  le 23 aout 2014 dernier, décès que les amoureux du football camerounais n’ont pas encore fini de digérer, voilà qu’ils sont une fois de plus , une fois de trop,  refroidis par la nouvelle du décès  mystérieux de Valéry Mezague ancien joueur de l’équipe nationale de football du Cameroun survenu samedi 15 novembre 2014 dernier

Selon des informations publiées par les nombreux sites d’informations qui ont relayé cette triste nouvelle qui affecte tous les amoureux du ballon rond et principalement ses coéquipiers en sélection nationale et en club de même que  toute sa famille, il a été trouvé mort à son domicile dans la ville de Toulon en France. Aucune autre précision n’a été donnée sur les causes ni l’origine de ce  décès subite. La police française qui a fait  la macabre découverte,  d’après des informations, a ouvert une enquête. Le parquet de Toulon saisi, a déclaré ne rien suspecter. Il déclare  cependant avaoir  fait effectuer une autopsie de la dépouille du défunt   lundi 17 novembre 2014 pour  comprendre. Les causes du décès du joueur camerounais de 30 ans qui évolue à Toulon, club français de cfa 2. Les résultats de cette autopsie jusqu'à lors restent attendus.

Choqué par cette nouvelle fracassante,  Guillaume Hoarau. N’en croyait pas ses yeux. «Je viens d'apprendre cette triste nouvelle, le décès de Valéry Mezague, mon ami d'enfance, mon ex coéquipier, mon ami dans le foot, mon petit frérot...Je n'ai pas de mots pour exprimer toute ma tristesse, partir si jeune, je suis effondré...», réagit-il tout abattu.

Portrait

Excellent joueur de football qui a fait vibrer les fans du football d’ici et d’ailleurs,  L’ancien milieu de terrain des Lions indomptables du Cameroun est décédé le 15 novembre 2014, à Toulon. Il devait avoir 31 ans le 8 décembre prochain. Mezague  avait porté les couleurs du Cameroun à 7 reprises. Il avait notamment disputé la Coupe des Confédérations de 2003 avec Samuel Eto’o Rigobert Song Bahanag et les autres.

Originaire du département de la Menoua Valery Mezague  avait montré de belles dispositions physiques et techniques au début des années 2 000 avant de voir son envol stoppé par un accident de la route survenu en 2003. La suite de sa carrière qui le conduit successivement  à Montpellier, Sochaux, Vannes, Chateauroux en France, Panaitolikos en Grèce, Bury fc et Portsmouth, en Angleterre ne sera pas aussi reluisante qu’espérée. L’ancien pensionnaire du centre de formation de Montpellier avait touché le fond. Il était au chômage lors de la saison 2013 – 2014. L’été dernier, il a rejoint le sud-est dans l’espoir de relancer sa carrière de footballeur. Mais la tragédie a supplanté l’espoir. Rest in peace !

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Lutte contre le Sida: Près de 57000 séropositifs recensés dans le Littoral

3 Novembre 2014, 16:58pm

Publié par Hervé Villard

Le Sida fait encore des ravages
Le Sida fait encore des ravages

D’après le Dr Noel Essomba, coordonnateur national du comité de contrôle et de lutte contre le Vih-Sida qui fait la révélation, le taux de séroprévalence est en nette diminution aujourd’hui.

Malgré la lutte acharnée que le ministère de la Santé Publique en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) et plusieurs Ong mènent contre le Vih-Sida, cette maladie n’a pas l’intention de quitter la terre des hommes. Elle fait  au quotidien de nombreuses victimes et brise ainsi leur famille. Selon le Dr Noel Essomba, on compte dans la région du Littoral près de 57000 personnes vivant avec les Vih Sida.

Ce chiffre, d’après le coordonnateur national du comité de lutte contre cette pandémie, n’est pas définitif. Puisqu’il peut être revu à la hausse comme à la baisse en fonction du comportement des populations face à la sensibilisation contre cette maladie virale.

 

Si ce chiffre avancé  donne de la sueur froide dans le dos, Dr Noel Essomba pareillement responsable  régional du groupe technique de lutte contre le Sida pour le Littoral fait comprendre que cette  maladie  est en nette régression. Puisque le taux de séroprévalence a baissé. «Celui-ci est passé de 4,3% en 2011 à 3% à nos jours », apprend-on. Cette baisse d’après celui qui loue les efforts fait par le gouvernement camerounais et les organismes internationaux, est due à l’intensification des campagnes de sensibilisation et de dépistage engagées dans la région du Littoral et dans l’ensemble du triangle national. «Les résultats satisfaisant obtenus sont entres autres le fait de la sensibilisation désormais mieux structurée que nous faisons, d’abord au bénéfice de la population générale, mais particulièrement au bénéfice des populations les plus vulnérables. Ces résultats sont certainement aussi le fait d’une meilleur coordination des différentes interventions, aussi bien celle de nos partenaires (multilatéraux, bilatéraux, les Ong et Associations diverses) que celles des pouvoirs publics», déclare ce médecin.

 

Difficultés de prise en charge.

 

Parmi les 57000 séropositifs recensés dans littoral, seuls 30.000 sont  sous traitement et les autres sont abandonnés à eux-mêmes. Ceci selon des informations, est du à la négligence des patients, à l’état psychologique du séropositif qui refuse de dévoiler sa maladie et la considère comme une malédiction. Le manque des moyens financiers, fait partie des causes principales qui justifie cette situation. Pourtant, des efforts  sont conjugués pour faciliter la disponibilité des antis rétroviraux pour les patients. «En attendant le traitement curatif pour l’infection à Vih, elle est maitrisée, des médicaments sont en place pour tous nos malades, le nécessaire de la prise en charge est disponible, tout le monde semble être satisfait des efforts consentis dans cette lutte », déclare Dr Essomba.

Seulement, rajoute un responsable d’une unité de prise en charge des malades du Sida à Douala, «les moyens des camerounais qui croupissent dans la pauvreté en majorité ne leur permettent pas toujours d’avoir droit aux soins.  Il y a des ménages où, on ne peut même pas manger. Vous pouvez donc comprendre que ce sera difficile pour une telle famille de prendre soins d’un malade du Sida», fait remarquer cette responsable sous anonymat avec regret. Cette dernière recommande par ailleurs à tous les jeunes la prudence et surtout la connaissance de leur statut sérologique en faisant régulièrement les tests de dépistage de Vih.  «Car, plus tôt on est dépisté, on est rapidement prise en charge », précise-t-elle. Il faut noter que parmi les 57000 cas de vih dépistés dans  le Littoral, 1200 sont des enfants.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Accident de la circulation:Près de cinq morts et plusieurs disparus à Douala

31 Octobre 2014, 13:17pm

Publié par Hervé Villard

Les eaux sales du fleuve Kondi
Les eaux sales du fleuve Kondi

Selon des informations, le véhicule de transport communément appelé ‘’cargo ‘’ roulait à tombeau ouvert quand il a achevé sa course dans le fleuve Kondi au lieu dit Carrefour Cité des palmiers, dans la nuit du mercredi 29 septembre 2014 aux environs de 19h30.

Jusqu’à hier jeudi 30 octobre 2014 aux environs de 16h30, il était  presqu’impossible de traverser le carrefour Cité des Palmiers, quartier situé dans l’arrondissement de Douala 3ème. Ceci à cause du grand bouchon qu’un accident de la circulation a créé à cet endroit. En effet, les populations riveraines, les passants et autres curieux ont pris d’assaut ce lieu très tôt ce jeudi matin. Imperturbables malgré la présence massive des éléments des forces de l’ordre qui réglaient tant bien que mal la circulation,  ils assistaient médusés à la fouille dans les eaux sales  du fleuve Kondi,  des victimes de  l’accident de la circulation qui s’est produit en ce lieu  dans la nuit de mercredi 29 septembre 2014.
 Selon des informations recueillies aux environs de 19h30min, alors que tout le monde se bousculait pour regagner son domicile, un «cargo» transportant des passagers  roulant à  vive allure, a achevé sa course dans le fleuve Kondi avec l’ensemble de ses passagers estimés à plus d’une vingtaine de personnes.  D’après les riverains témoins de la macabre scène,  le conducteur de ce véhicule a perdu le contrôle de la voiture. C’est ainsi que, malgré les embouteillages qu’il y a fréquemment  à ce carrefour le cargo va plonger dans le fleuve. Malgré la volonté de sauver les victimes à bord de cet engin de la mort, les populations riveraines alertées par les bruits causés par cet accident n’ont pu rien faire malgré les nombreuses tentatives.
 Il a fallu attendre  l’arrivée des sapeurs pompiers  pour voir les premières victimes sortir des eaux. Pendant cette action de secourisme qui s’est achevé tard  dans la nuit aux environs de 1h avec le départ des sapeurs pompiers, cinq blessés ont été pêchés des eaux et conduites d’urgence à l’hôpital du district de la Cité des Palmiers pour des soins intensifs de même que quatre autres personnes déjà mortes.  Ces dernières ont été conduites dans les morgues de la ville de Douala.
Des commerçants décédés
Parmi les victimes de cet accident de la circulation à majorité des commerçants, on distingue  deux hommes  Yinda Pierre âgé de 69ans et Tongo Severin âgé de 32 ans. Parmi les femmes victimes on a reconnu, TSafack Jeanne Pauline, une  commerçante âgée de 39 ans  qui a été extraite des eaux pendant la fouille reprise par les riverains volontaires ce  jeudi  30 octobre 2014 matin. On retrouve pareillement parmi les autres victimes décédées Kenfack Marie Chantal âgée de 44ans et Nono marie, toutes deux  repêchées des eaux le mercredi 29 octobre 2014.
Des cinq blessés conduits à l’hôpital du district de la Cité des palmiers, trois d’entre eux légèrement blessés ont quitté l’hôpital tandis que deux encore sous le choc de l’accident, sont encore internés dans cet hôpital.  «Nous avons reçu  cinq blessés chez nous. Trois d’entre eux moins graves sont déjà sortis et deux sont en observation », a laissé entendre Dr Zam-Ngono Célestin, médecin Psychothérapeute, directeur de l’hôpital de district de la Cité des palmiers. Une autre victime Ngo Mondo Elise est sous soins intensifs à l’hôpital général de Douala.
Des disparus
Les fouilles engagées toute la journée d’hier n’ont presque pas porté des fruits. En dehors de la dépouille de dame Tsafack Pauline,  plus aucun corps n’a plus été pêché. Le travail abattu de manière traditionnelle et avec des moyens rudimentaires n’ont pas porté de  fruit. Ceux-ci ont travaillé pendant toute la journée en vain. Ceci sous les yeux impuissants des forces de l’ordre mobilisées ici. Même la descente des autorités de la ville de Douala à savoir le préfet du Wouri, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, le sous préfet de Douala 3ème et le maire de cet arrondissement n’a rien changé à la situation. Les riverains se sont battus avec leurs propres moyens sans assistance de ces derniers. C’est tout fatigué qu’ils ont abandonnés  la fouille aux environs de 15h tout en promettant d’y revenir très bientôt.  Plus aucun corps n’a été trouvé mais des riverains déclarent que plusieurs victimes seraient encore dans cette rivière dangereuse. «Quand un «cargo» part de Ndokoti, il est toujours plein. Il y a en moyenne 23 personnes à l’intérieur. Mais, depuis que l’on fouille là, on  n’a pas encore trouvé 15 personnes, cela signifie qu’il y a encore des gens dans l’eau », déclare Alain chargeur à Ndokoti.
D’après les riverains, le chauffeur de ce Cargo non identifié, un certain Lazare qui a réussi à sortir du véhicule avant le drame a pris la fuite. S’il y a une chose qui a sidéré toutes les populations, c’est l’absence des sapeurs pompiers pendant cette  nouvelle fouille. La réaction des pouvoirs publics par rapport à la circulation des cargos à Douala reste attendue
 
Hervé Villard Njiélé
 
Liste des morts
-  Yinda Pierre âgé de 69ans
- Severin âgé de 32 ans
- Kenfack Marie Chantal âgée de 44ans
 - Nono marie
- TSafack Jeanne Pauline,  (commerçante) 39 ans
Bléssés
-Ngo Bikwé Ghislaine
-Njoh Eveline
-Ngo Mondo Elise
 
 
 
 
 
 
 
Des morts et des disparus dans le fleuve Kondi. Accident de cargo. Cité des palmiers

Des morts et des disparus dans le fleuve Kondi. Accident de cargo. Cité des palmiers

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Déguerpissement au carefour Ndokotti: Des vendeurs à la sauvette et des benskinneurs chassés .

29 Octobre 2014, 20:48pm

Publié par Hervé Villard

circulation fluide à Ndokoti
circulation fluide à Ndokoti

La scène s’est déroulée très tôt dans la matinée du lundi 27 octobre 2014 avant l’arrivée des commerçants.

Le carrefour Ndokoti est fluide depuis  le lundi 27 octobre 2014 matin. Les usagers de la route circulent sans gène dans  ce carrefour toujours obstrués par des commerçants et des conducteurs de moto  taxi qui occupent  les trottoirs et la chaussée. Du carrefour dit tunnel Ndokotti  en allant vers Nyalla au carrefour ou  la station Tradex, la situation est la même. On circule librement. L’embouteillage quasi existant a disparu.

 

C’est que, très tôt ce matin là, les éléments de la police municipale de la communauté urbaine de Douala on investi ce carrefour  et ont chassé tous ceux qui s’y trouvaient. Selon les riverains témoins de ce déguerpissement, les vendeurs à la sauvette, les vendeurs de médicaments,  les vendeurs de chaussures et les vendeurs de vêtements reconnus sur l’appellation fripiers, tous ont été déguerpis par les gros bras de la Communauté urbaine de Douala (Cud) présents sur les lieux.

 

Aidé par les forces de maintien de l’ordre qui assuraient  la sécurité pendant cette opération,  les éléments de la police municipale ont œuvré avec hargne.  Des étalages et comptoirs des commerçants véreux n’ont pas échappés à la furie de la police municipale, venues en sapeur pompier libérer le carrefour Ndokotti de ces encombrements. Ils ont tous été détruits sans exception.   A certains endroits de ce carrefour, les traces de ces casses restent perceptibles. Des débris de planches issus des étalages et des comptoirs détruits jonchent le sol.  Pour assurer la propreté de ce carrefour, les employés de la société de salubrité  Hysacam  venus à la rescousse ont assuré le nettoyage et ont restauré à cet endroit une propreté.

 

Les conducteurs de moto reconnus sur l’appellation « Benskineurs » n’ont pas échappé à cette action de la Cud. Eux aussi ont été chassés du carrefour et contraint à occuper les espaces qui leurs sont  réservés ceci en fonction de leurs destinations respectives.  Le déguerpissement du carrefour Ndokoti intervient quelques semaines seulement après l’affichage d’une banderole invitant les commerçants à libérer  ce carrefour en date du 24 octobre 2014.

 

 Cette action de la communauté urbaine de Douala s’inscrit dans le projet de la viabilisation de la capitale économique du Cameroun, engagé par le délégué du gouvernement Fritz Ntone Ntone.   

Cependant il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que le carrefour Ndokoti est déguerpi par la communauté urbaine de Douala. Plusieurs fois après le passage de la communauté urbaine de Douala, les commerçants sont revenus s’y réinstaller.

 

Baptisée opération «Coup de poing», cette nouvelle opération selon des employés de la communauté urbaine de Douala est décisive. Parce que va permettre de libérer définitivement le carrefour Ndokoti. Deux camions anti émeutes stationnés dans ce carrefour  et  la présence des gendarmes ici de jour comme de nuit  traduisent la volonté de la Communauté urbaine de Douala de faciliter la fluidité de la circulation à cet endroit.

 

 

Hervé Villard Njiélé.

 

Déguerpissement au carefour Ndokotti: Des vendeurs à la sauvette et des benskinneurs chassés .

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Itw: Dr Noel Essomba: La fièvre Ebola est d’actualité, et, son taux de mortalité est impressionnant.

29 Octobre 2014, 20:40pm

Publié par Hervé Villard

Le virus d'Ebola tue plus vite
Le virus d'Ebola tue plus vite

Coordonnateur national du comité de contrôle et de lutte contre le Vih-Sida pour le Cameroun, Dr Noel Essomba est aussi responsable régional du groupe technique de lutte contre le Sida pour le Littoral. Dans une interview accordée à La Nouvelle Expression celui qui a la charge de la mise en œuvre de la politique de la lutte contre le Sida dans la région du Littoral, Tout en faisant comprendre que la lutte contre le Sida continue, il évoque ici les stratégies mises sur pied pour faire reculer cette pandémie dans la région du Littoral.

Quelles évaluations pouvons-nous faire de la situation du Vih Sida dans la région du Littoral?

 

Je vous remercie grandement pour l’intérêt que vous portez à la lutte contre le Sida, ce qui vient très certainement informer et renforcer la sensibilisation des populations au sujet de ce fléau.

Parler d’évaluation, revient à faire une comparaison avec un idéal que l’on a fixé. Par contre je peux vous assurer que la lutte dans laquelle nous nous sommes engagés, poursuis rigoureusement son bonhomme de chemin avec au quotidien des améliorations très perceptibles rentrant dans le cadre de la facilitation d’accès aux soins au bénéfice de nos malades. Nous en jugeons par l’amélioration des données statistiques plus que plein d’espoir que présente aujourd’hui cette pandémie.

 

Pouvons-nous avoir quelques statistiques?

Je peux brièvement vous indiquer que dans la Région du Littoral, en ce qui me concerne directement, nous comptons 57 000 personnes vivant avec le VIH, 31 000 sont effectivement sous antirétroviraux parmi lesquelles à peu près 1200 enfants. La séroprévalence enregistrée à la faveur de l’enquête EDS de 2011, qui présente les chiffres officiels était de 4,3%, mais nous pouvons affirmer qu’à travers nos différentes activités de dépistage faites depuis lors, cette séroprévalence est largement au rabais aujourd’hui et devrait se situer autour de 3%.


 Pouvons-nous dire Docteur que, la lutte contre le virus Ebola a ravie la vedette à celle contre le Sida. Puisque même dans les médias on en parle plus?

 

Mais à raison, la fièvre Ebola est d’actualité, et fait de nombreux dégâts, son taux de mortalité est impressionnant et c’est de notre devoir de mettre tout en place pour lui barrer la route, notamment ce que l’on a de meilleur pour l’instant, la sensibilisation des populations.

 Par contre en attendant le traitement curatif pour l’infection à VIH, elle est maitrisée, des médicaments sont en place pour tous nos malades, le nécessaire de la prise en charge est disponible, tout le monde semble être satisfait des efforts consentis dans cette lutte. Pourquoi voulez-vous qu’on en parle ? J’en profite pour remercier les pouvoirs publics, remercier le Minsanté pour la politique mise en place. Il faudrait qu’un jour dans notre pays aussi, que l’on sache féliciter ce qui est bien fait.

Le Sida bénéficie-t-elle toujours de la même attention  de la part des pouvoirs publics, de la communauté internationale et des populations aujourd'hui ?


Vous avez certainement entendu parler des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ce sont des engagements pris au très haut niveau de responsabilités par des Chefs d’Etats et qui engagent donc ces derniers. C’est vous dire quels intérêts, le Sida bénéficie encore à tous les niveaux, parce que cette pandémie connait une place importante dans ce programme. D’aucun pourrait confondre des difficultés de financement du fait de la crise mondiale que l’on peut enregistrer dans cette lutte, à une diminution d’intérêt. Au niveau national l’apport financier des pouvoirs publics s’est largement amélioré depuis 2011. La formation du personnel soignant est désormais permanente, la participation des populations dans le cadre de cette lutte est plus qu’importante.

 

Qu'elle appréciation faite vous du budget alloué à la lutte contre cette pandémie  hier et aujourd'hui?

 

Naturellement, plus on avance, plus on a des besoins, plus les budgets devraient évoluer, c’est aussi vrai pour la lutte contre le Sida que dans d’autres domaines. Nos budgets ont augmenté conformément à cette dynamique à laquelle je faisais allusion plus haut, mais reste largement insuffisants. Malgré les résultats satisfaisants que nous engrangeons, il faudrait savoir que nous fonctionnons avec moins de 40% de nos besoins. Je vous remercie d’ailleurs de me donner une autre occasion de faire un plaidoyer à l’endroit des pouvoirs publics sur la nécessité d’améliorer nos conditions de travail pour une nette amélioration de nos résultats et je ne pourrais d’ailleurs pas rater l’occasion de remercier une fois encore le Chef de l’Etat pour son intervention vis-à-vis de la disponibilité des ARV, ce qui nous permet de travailler sereinement depuis lors.

 

Qu'est ce qui est fait aujourd'hui pour lutter contre la propagation de la maladie dans la région du Littoral?

 

Les stratégies de la lutte sont pensées et décrites dans un document officiel dénommé ‘Plan Stratégique de la lutte au Cameroun’, validé par les représentants de toutes les entités prenant part à cette lutte y compris les malades et mis en œuvre pour une période de 5ans. Donc, dans la Région du Littoral, comme dans l’ensemble du triangle national d’ailleurs nous ne faisons que mettre à exécution les prévisions de ce document. Bien évidemment, il pourrait arriver des imprévus et c’est de la responsabilité de la Coordination au niveau régional d’y faire face. Plus concrètement, mais globalement car il serait difficile pour nous de vous étaler ici dans le cadre de cet interview, toutes les interventions qui sont menées. Les résultats satisfaisant obtenus sont entres autres le fait de la sensibilisation désormais mieux structurée que nous faisons, d’abord au bénéfice de la population générale, mais particulièrement au bénéfice des populations les plus vulnérables. Ces résultats sont certainement aussi le fait d’une meilleur coordination des différentes interventions, aussi bien celle de nos partenaires (multilatéraux, bilatéraux, les Ong et Associations diverses) que celles des pouvoirs publics. C’est également le résultat d’une quête quotidienne d’une adéquation entre notre file active, c'est-à-dire l’ensemble des malades mis sous traitement Arv, nos disponibilités en médicaments et le personnel médical en charge de cette lutte. C’est d’ailleurs un point fort à mettre à l’actif de Monsieur le Ministre de la Santé Public, qui tient rigoureusement à cet équilibre. Et le relatif silence qui règne sur la problématique du Sida en est certainement une résultante.

 

Interview réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

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Itw: Ejangue Siliki: «Nous n’avons pas été perturbés par le problème des primes »

29 Octobre 2014, 20:27pm

Publié par Hervé Villard

Les primes ne nous ont pas pertubées
Les primes ne nous ont pas pertubées

Défenseur central de l’équipe nationale féminin de football du Cameroun, Ejangue Siliki revient sur la participation des Lionnes à la dernière coupe d’Afrique des Nations qui s’est jouée en Namibie

«Nous n’avons pas été perturbés par le problème des primes »


 

Vous êtes vice champion d’Afrique, Quelle impression ça vous fait ?

 

 Je suis très émue. Même si j’aurais préféré qu’on remporte le trophée, je puis vous dire que je suis contente. Je suis surtout contente de l’accueil qui nous  a été réservé à notre retour au pays. Ça nous donne vraiment du boom au cœur, ça nous galvanise et nous permet de nous donner à fond pour faire plaisir à tout le peuple camerounais  lors des prochaines compétitions.

Dites nous qu’est ce qui n’a pas marché durant cette finale perdue face au Nigéria ?

 

 Si je dis que rien n’a marché c’est que je mens. C’est juste que, la compétition qui était difficile.  Vous savez que dans ce genre de compétition,  des petites erreurs se paient cash. En face d’une équipe expérimentée comme le Nigéria, on n’a pas eu la chance. Je pense qu’on va tirer les leçons de cette compétition e »t à base de ces leçons tirées, on va préparer les autres compétitions à venir comme la coupe du monde 2016, la coupe d’Afrique  des Nations 2016 on ferra mieux.

 

On a évoqué les problèmes de primes au sein de la tanière. Est ce que cela vous a déconcentré ?

 

Je peux vous dire qu’aucune joueuse n’a été perturbée pas le problème de prime. Puisque, nous jouons pour notre le pays le Cameroun et nous aimons notre pays. Nous avons défendu notre pays comme on a pu. Je vous rappelle que nous n’avons pas été perturbés par le problème des primes.

 

 

Réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

 

 

Itw: Ejangue Siliki: «Nous n’avons pas été perturbés par le problème des primes »
Itw: Ejangue Siliki: «Nous n’avons pas été perturbés par le problème des primes »

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Itw: Marie Choral Machengue: «Le sors n’a pas joué en notre faveur»

29 Octobre 2014, 20:06pm

Publié par Hervé Villard

il faut que l'on relance le Foot feminin
il faut que l'on relance le Foot feminin

Ancienne Lions Indomptables du Cameroun, Marie Choral Machengue est très engagée dans la gestion du football féminin au Cameroun. Aujourd’hui Présidente de Sawa United Girl, club de première division basée à Douala, elle revient sur les performances de l’équipe nationale féminine de football. Dans une interview accordée à La Nouvelle expression, elle dénonce aussi les problèmes qui émaillent le football féminin dans son ensemble.

L’équipe nationale de football féminin du Cameroun  vient de retrouver  le bercail après une finale perdue phase au Nigéria. Quels commentaires pouvez-vous faire ?

 

C’est un sentiment de joie et surtout de satisfaction que j’éprouve  dans l’ensemble. Je suis très contente pour les filles. On ne vendait pas chère leur peau, on ne savait même pas que ces filles pouvaient franchir le cap des demi-finales. Elles ont dépassé ce cap là, elles sont arrivées en final et ont perdues devant l’équipe du Nigéria. On pouvait même  remporter ce trophée c’est juste que le sors n’a pas joué en notre faveur. On n’a pas pu gravir la plus haute marche du podium. Mais, ce n’est que partie remise.  On va se préparer pour les autres compétitions. Il faut d’abord relancer le championnat qui est arrêté puisqu’il  faut qu’avant d’aller à la  coupe d’Afrique 2016 qui se déroule chez nous, qu’avant de participer à la coupe du monde 2015, que les Lionnes soient aguerries.

 

Comment  expliquez-vous la performance de ces filles alors qu’elles connaissent les problèmes de primes ?

 

 Le Cameroun c’est un pays de football. Il suffit tout simplement d’avoir la volonté de travailler et en deux ou trois mois, on peut constituer une équipe de football compétitive.  Cela signifie tout simplement que, si on  avait  mis à la disposition de ces filles tous les moyens qu’il fallait, si on donne aux joueuses de l’équipe nationale les moyens de se préparer convenablement, les camerounaises seront des championnes en Afrique.

 

 Quelles sont les difficultés du football féminin  au Cameroun de nos jours ?

 

 En tant que présidente de club de football féminin, je peux vous dire que les problèmes du football féminin sont nombreux. Le championnat féminin par exemple est interrompu depuis plusieurs semaines déjà. Ça joue et sa s’arrête. Nous n’avons pas de réelle subvention pour pouvoir prendre en charge nos équipes, pour pouvoir permettre aux filles de se mettre en jambe. Aujourd’hui, ce n’est que le président de club qui finance les clubs au Cameroun. Hors, nous n’avons pas toujours les moyens pour nous occuper du quotidien de ses filles. Quand on est au niveau national, on ne pense plus aux présidents qui animent ce football là au quotidien.

 

Est-ce que vous avez l’impression que les filles sont délaissées par rapport aux hommes ?

 

Effectivement, les filles sont délaissées par rapport aux hommes. Vous n’avez qu’à voir  l’arrivée de l’équipe nationale de football féminin de  Namibie pour le comprendre vous-même. Je croyais qu’on allait affréter le bus de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot)  pour venir les chercher.  Mais, on a plutôt loué un bus de  l’agence de voyage garanti Express pour les emmener à Yaoundé. Je suis vraiment choquée quand je vois des choses pareilles. Mais,  je crois que ça va aller. Mais, je rappelle que pour avoir une bonne équipe nationale, il faut un championnat de haut niveau.

 

Réalisée par Hervé Villard Njiélé

Il faut que le foot feminin revive  dans ce pays

Il faut que le foot feminin revive dans ce pays

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