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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Décès de Lapiro : Mbanga pleure son héros

19 Mars 2014, 14:32pm

Publié par Hervé Villard

Les habitants de cette  ville ont rendu  chacun à sa manière un vibrant hommage à  Lapiro de Mbanga décédé, le dimanche 16 mars 2014 aux Etats  Unis d’Amérique  de suite de maladie

Mbanga ce lundi 17 mars 2014. Il est 14h30 minutes. Le soleil qui darde ses rayons sur cette ville du département du Moungo est au zénith. A la gare, les passagers et les véhicules vont et viennent sans soucis.  Il règne un calme plat.  Les activités se déroulent sans souci. Ce qui surprend tous ceux qui traversent cette ville, c’est le  style  de musique qui est diffusé  par les différents baffles acoustiques installés dans les bars,  et les discothèques de cette ville.   Comme s’ils s’étaient passé  le mot, tous jouent  des disques de Lambo Pierre Roger  plus connu sous le label Lapiro  de Mbanga.  D’après  Herman, un responsable d’une discothèque de la place c’est un moyen pour rendre hommage à Lapiro de Mbanga, décédé le dimanche 16 mars 2014.  Maman Berthe,  gérante d’un débit de boisson situé non loin de la gare de Mbanga tient les mêmes propos. «Ndinga man est décédé.  C’est pourquoi, je joue ces Cd», explique-t-elle en s’empressant de servir un client qui l’interpelle.

De la gare routière au domicile du  défunt au quartier 12,  en dehors de ses mélodies qui chantent, aucun signe particulier ne communique sur le décès de cet illustre artiste qui a marqué  les années 1990  par des dénonciations  d’abus de pouvoir et autres fait qu’il décriait à travers sa musique.

 A son domicile, c’est l’euphorie totale. Des portraits de l’artiste  sont apposés sur le portail. A l’intérieur, dans une case construite, sont assis des membres de la famille, éplorée et abattues par la nouvelle du décès de celui qui était encore le bras séculier de la famille. Un poste radio diffusant  les différentes musiques chantées par Lapiro de Mbanga est disposé dans la cour. Tout prêt un poste téléviseur qui permet aux membres de   la famille de suivre les différentes informations ayant trait au décès de leur père, frère et fils. «On achevait les rites de veuvages de  la femme de son oncle décédé quand on n’a appris la nouvelle du décès de Lapiro de Mbanga. C’est sa femme qui nous a donnés  l’information. En partant aux Usa, il nous a dit au revoir.  Il nous a fait savoir qu’il revenait et qu’on ne  devait pas s’inquièter. On ne savait pas qu’il  allait mourir là-bas», affirme Louise Titty la tante du défunt, les yeux larmoyant. «Il était le père de tout le monde, c’était un homme au grand cœur. Qui prendra désormais  soin de nous?  Lapiro était tout pour nous» poursuit-elle avant de fondre en sanglot.

Véronique Mouelle Ngomsi Etonde, la sœur du défunt, est dans tous ses états. A force de pleurer, sous le coup de cette triste nouvelle qui l’a presque dépaysée, elle  est fatiguée et parle à peine. «On  a tous paniqué quand on a appris cette nouvelle. Au départ, on doutait. C’est quand sa femme a appelé depuis les Usa pour confirmer la nouvelle qu’on s’est rendu compte que c’était vrai. C’est le bras droit de la famille qui s’en va ainsi » déclare-t-elle toute anxieuse avant d’ajouter que c’est le déluge qui vient de frapper sa famille. «C’est notre bras qui vient de se casser, c’est notre baobab qui vient de tomber. Il était tout pour nous. Il résolvait presque tous les problèmes de la famille. Maintenant qu’il est décédé, qu’allons-nous devenir ? » S’interroge-t-elle.

A coté des photos du défunt exposés, sont pareillement disposés les différents trophées remportés par l’illustre disparu. Parmi ces nombreux trophées, on distingue, le trophée du comité d’excellence africaine, en 2002,  le prix de la liberté de création 2009.  Le prix de la fondation Afrique en création en 1992, le Canal d’or en 2002. Selon des informations, un groupe de jeunes de Mbanga, plus d’une centaine environ se sont rendus chez le défunt, pour s’enquérir de la  nouvelle. Solidaires à son tout premier  fils, Antoine Boh Niake,  ils ont nettoyé la route qui traverse devant la barrière et ont nettoyé  les fleurs se trouvant dans la cour. D’après Antoine Boh Nyake, son père est décédé suite à une maladie contractée pendant son séjour. Pour lui, son père est un martyr qui a combattu pour la liberté au Cameroun.  Au sujet des obsèques  rien n’a encore était fait. «Nous attendons tous le programme  des obsèques des Usa. Mais, en attendant, une veillée est organisée tous les soirs  à son  domicile»,

 

Hervé Villard Njiélé à Mbanga

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18 Mars 2014, 15:05pm

Publié par Villard Herve Njiéle

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Carnaval de Douala : La 11ème édition ébranle la ville

13 Mars 2014, 08:48am

Publié par Hervé Villard

Un vibrant hommage a été rendu à la mère de l’humanité pendant la 11ème édition du carnaval de Douala qui s’est  célébrée ce vendredi  7 mars 2014

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C’est un public médusé qui a assisté à la 11ème édition du carnaval de Douala ce vendredi 7 mars 2014. Massé le long de l’itinéraire  de ce carnaval, celui-ci a passé des moments mémorables. Car,  le spectacle qu’offraient les acteurs de ce festival  était étonnant.


A coté de tenues exceptionnelles des différentes reines de ce carnaval, et de leur déhanchement à nulle pareille,  le cirque organisé par les patineurs associés à cette fête  est venu  donner une touche particulière à cet évènement culturel de la ville de Douala.

 Pour camper les foules et les aguicher d’avantage,  les organisateurs ont associé des cavaliers à cette parade. Placé  en avant, ces derniers avec des trots exceptionnels qu’ils faisaient, ouvraient la voie au reste de la troupe et arrachaient au passage des salves d’applaudissement  à la foule curieuse massée le long de la route. Avec les téléphones et des appareils photos, c’est chacun qui cherchait à immortalisé cet évènement. Une autre chose attrayante durant ce festival, c’est le déguisement des caravaniers et leurs coiffures.  Avec un mélange de couleurs variées sur leur corps, de la tête à la poitrine, ces derniers ressemblaient aux reines africaines.


D’après les organisateurs qui déclarent rendre hommage à la femme durant ce festival, la présence des multiples  couleurs  à cette fête symbolise ;  l’union, les différentes atouts de la femme et ses nombreuses facettes et richesses.

 «Les femmes sont les mères de l’humanité. Elles interviennent à tous les niveaux de la vie. C ‘est pourquoi,  nous  leurs  avons dédié cette onzième édition du carnaval de Douala.», déclare  jean Yves René Nguéa, membre du comité d’organisation de ce festival.  «C’est pour soutenir ces femmes dans le combat qu’elle mène au quotidien pour le bien de l’humanité, pour l’encourager à poursuivre sa mission le comité  d’organisation du Carnaval de  Douala  visage de reine,  a décidé de lui dédier cette édition », ajoute jean Yves René Nguéa

visage de reine

Contrairement aux autres éditions qui se sont déroulées uniquement dans certains arrondissements, la 11ème édition de ce carnaval a fait presque le tour de la ville. Ainsi, parti d’Akwa en passant par l’ancien Dalip, Orange commercial, le rond point 4ème, sans oublier  le Rond Point Deido, Camtel  Bepanda,  le carnaval de Douala est passé aussi par Texaco Omnisport, le feu rouge Bessengue, Mobile Bonankouamouang, la direction générale de Mtn Cameroun avant  d’échouer à l’espace Créateur.


 Pour rendre la fête mémorable, des groupes de musiciens se sont associés à cet évènement.  «Les populations de Douala ont eu de quoi se mettre sous la dent ce jour. Ils  ont séduites par la qualité du spectacle qu’ils ont vu», déclare Made Jong, organisatrice de cet évènement. Pour celle qui  évoque le manque de soutien financier, seul Tv5 monde  et quelques communautés ont soutenu cette activité.  La promotrice de ce festival dédie pareillement cette onzième édition à Mimiss Jong,  sa sœur  décédée il y a quelques mois.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Grace présidentielle: 198 prisonniers recalés à la prison Centrale de Douala

12 Mars 2014, 13:25pm

Publié par Hervé Villard

 

Le non paiement de la contrainte par corps à l’origine de cette mesure qui contraint ces derniers à rester en prison.

 

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 La joie  de ces pensionnaires  de la prison Centrale de New-Bell a été de courte durée.  Alors qu’ils s’attendaient à bénéficier de la grâce présidentielle comme nombreux de leurs camarades sortis ce mardi 11 mars 2014, ils sont surpris d’apprendre qu’ils ne seront pas libérés. Et, qu’ils auront encore  des jours et des nuits à passer dans cet univers carcéral reconnus pour sa surpopulation.  D’après ces derniers qui  voyaient leur séjour dans ce milieu insalubre, s’écourter, les journées et les nuits seront encore plus long pour eux que d’habitude parce qu’ils étaient déjà préparés à sortir.

Comme motif de leur rétention au sein de la prison Centrale de Douala,  Dieudonné Engonga Mintsang parle du non paiement de la contrainte par corps. Ces contraintes par corps  selon le régisseur de la prison Centrale de Douala  est constituée « des amendes et des frais de justice  que les détenus n’ont pas payé. Il faudra payer  tout cela pour recouvrer entièrement la liberté », déclare Dieudonné Engonga Mintsang qui rassure sur la situation de ces derniers. «Dès qu’ils payeront leur contrainte par corps, ils seront immédiatement libérés. Ils n’ont plus besoin de passer la moindre minute ici» rassure le régisseur qui fait pareillement comprendre que la mesure du chef de l’Etat va diminuer le trop plein de la prison dont il tient les reines.

S’adressant aux 198 prisonniers ayant été retenus pour le non paiement des frais de justice, il leur a demandé de garder la foi. Car seule cette dernière peut leur être utile en ce moment.  Il  a profité de la présence des médias pour solliciter l’appui des Organisations Non Gouvernementales et des âmes de bonnes volontés pour la libération de ces prisonniers retenus pour la contrainte par corps. «Connaissant la pauvreté ambiante au sein de la prison, il est difficile pour ces derniers de s’acquitter de cette facture puisqu’ils ne font rien ici », rajoute l’intendant de la prison Centrale de Douala. Ce dernier prie pareillement les  familles des détenus concernées de se mobiliser.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Prison Centrale de Douala : 116 prisonniers désormais libres

12 Mars 2014, 10:47am

Publié par Hervé Villard

 

Ils ont  été libérés  à la  faveur du  décret  N° 2014/058 du 18 février 2014 signé du président de la république et portant  commutation et remise de peine en faveur de certains prisonniers  incarcérés  sur l’ensemble du triangle national.

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 Abdou Bagui, un jeune camerounais la vingtaine avancée s’empresse à quitter la prison Centrale de New-Bell.  Après  avoir reçu  des mains de  Dieudonné Engogang Mintsang le régisseur de la prison Centrale de Douala, son bulletin de levée d’écrou,  c’est à peine  s’il dit au revoir à  ses  amis restés en prison. La presse qui court après lui pour recueillir  ses impressions  à chaud est également déçue. Celui-ci ne les accorde aucune  minute de son temps. Il court plutôt vert la barrière qui est ouverte pour retrouver la liberté  qu’il a perdu depuis plusieurs mois.  Condamné  le 14 février 2012 pour vol aggravé en coaction, il a passé plus  d’un an et demi au sein du pénitencier de New-Bell. Son séjour au sein de cette prison  reconnue pour sa surpopulation n’a pas été de tout repos. C’est pourquoi il s’empresse de sortir pour ne plus revivre ce cauchemar. Son visage illuminé trahit la joie qui l’anime au moment de quitter cette geôle.

Non loin de lui, Aboubacar Sanda  un autre prisonnier gracié est  dans tous ses états. A peine  avoir reçue son bulletin de levée d’écrou qui  certifie sa sortie de prison, qu’il scande des  incessants remerciements  à l’endroit du président de la république. «Je dis merci au président Paul Biya  qui a signé ce décret. Grâce à lui je suis libre aujourd’hui et je lui promets de bien me comporter désormais», déclare-t-il tout heureux.

Comme Abdou Bagui, Aboubacar Sanda, jean Bosco Chendjou ou encore  Albertine Kengmo,  Hélène Abotsi ,  Bruno Kouématchoua,  les 116 pensionnaires de la prison Centrale de Douala qui ont été libérés ce 11 mars 2014  étaient  tous débordant d’émotions à cause de leur libération. Plusieurs d’entre eux qui ne rêvaient plus de  recouvrer leur liberté n’ont pas  su comment manifester leur joie.  Ils se sont contentés de pleurer de joie tout en disant merci au président de la république. «Ça fait plusieurs  mois  que je suis ici. Même   les membres de  ma famille étaient fatigués de venir me rendre visite. Aujourd’hui je suis libre. Je dis merci à Dieu  qui a poussé le président de la république à poser cet acte là et lui suis fidèle » déclare Abdou Dim Nga tout heureux.

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 Bien avant de libérer les prisonniers jouissant de la grâce présidentielle,  le régisseur de  la prison Centrale de  Douala, Dieudonné Engonga Mintsang a précisé le cadre de cette cérémonie. « Le président de la république dans son élan de magnanimité  et d’humanisation des  prisons du Cameroun a  signé le décret N° 2014/058 du 18 février 2014. Je voudrais rappeler  à nos enfants  qui bénéficient de cette mesure qu’ils doivent à leur sortie de la prison contribuer à l’effort collectif de construction national.  Je vous invite à ne plus récidiver et surtout à vous reconvertir  dans la vie active», a déclaré le régisseur pendant son discours de circonstance.

Pendant cette cérémonie animée par la chorale chrétienne de la prison Centrale de Douala et ponctuée de quelques notes humoristiques, on  a pareillement appris que  parmi les 126 prisonniers qui recouvrent la liberté, on dénombre  4  femmes, 3 mineurs,  2 étrangers.

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On a pareillement appris que, 538 pensionnaires de la prison centrale de Douala ont bénéficié de la grâce Présidentielle du Chef de l’Etat.  116 ont directement été libérés, 198  sont encore retenus parce qu’ils n’ont pas payé la contrainte par corps, et 224 ont bénéficié de la réduction des peines.

Etaient présent à cette cérémonie, le procureur général près de la cour d’appel du Littoral, le délégué régional pour le Littoral de l’administration pénitentiaire, le représentant du Préfet du Wouri, le sous préfet de Douala 2ème, le régisseur de la prison centrale de Douala  et d’autres autorités de la ville de Douala.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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Carnaval de Douala: La 11ème édition célèbre la femme

10 Mars 2014, 15:45pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Un vibrant hommage est rendu à la mère de l’humanité pendant cette autre édition du carnaval de Douala qui se célèbre ce 7 mars 2014 dans les artères de la ville de Douala.

 

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La journée internationale de la femme se célèbre le 8 mars 2014 prochain sur le thème «Défie et réalisations, dans la mise en œuvre des objectifs du millénaire pour le développement, par les femmes et les filles». Pour soutenir ces femmes dans le combat qu’elle mène au quotidien pour le bien de l’humanité. Pour encourager cette dernière à poursuivre la mission qui est la sienne,  le comité  d’organisation du Carnaval de  Douala  visage de reine,  a décidé de lui dédier la onzième édition de ce festival qui se célèbre  ce 7 mars 2014 à travers les artères de la ville de Douala. «Les femmes sont les mères de l’humanité. Elles interviennent à tous les niveaux de la vie. C ‘est pourquoi,  nous  leur avons dédié cette onzième édition du carnaval de Douala.», déclare  jean Yves René Nguéa, membre du comité d’organisation de ce festival.    Parlant de l’organisation tout est fin prêt pour que le carnaval  se déroule dans de bonnes conditions. Au niveau de la sécurité, tous les commissariats de la ville où passera la caravane ont été saisis. Apprend-on.

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Contrairement aux autres éditions qui se sont déroulées uniquement dans certains arrondissements, la 11ème édition de ce carnaval de se déploiera dans tous les artères de la ville de Douala.  Ainsi, elle partira d’Akwa en passant par l’ancien Dalip, Orange commercial, le rond point 4ème, le Rond Point Deido, Deido Plage, la Pharmacie de la Rive, l’école publique Deido, Camtel  Bepanda,  sans oublier  Texaco Omnisport. Le carnaval passera aussi par le feu rouge Bessengue, Mobile Bonankouamouang, puis  la rue Bebey Elame ,la direction générale de Mtn Cameroun. Après ce long trajet, la caravane remontera par la Rue Druot pour venir échouer à l’espace Créateur.

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Pendant ce carnaval qui se fera avec un camion plateau et des chevaux, les caravaniers s’offriront en spectacle  pour aguicher la foule. De part  leur tenue, elles seront toutes des objets d’attractions. Des groupes de musiciens aux pas de danses exceptionnels sont associés à cet évènement.  «Les populations de Douala auront de quoi se mettre sous la dent ce jour là. Ils  seront séduites par la qualité du spectacle qu’ils verront », déclare Made Jong, organisatrice de cet évènement. Pour celle qui  déclare que ce festival manque de soutien financier, seul Tv5 monde  et quelques communautés soutiennent cette activité.  La promotrice de ce festival dédie  pareillement cette onzième édition à Mimiss Jong,  sa sœur  qui a œuvré longtemps pour la pérennité de ce festival, décédée il y a quelques mois.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Martin Kwo (cultivateur à Yabassi.):«Gustave Ebanda a détruit les maisons et les biens des gens»

6 Mars 2014, 13:57pm

Publié par Hervé Villard

Agé d’une cinquantaine environ, Martin Kwo est un cultivateur habitant à Tondé Carrefour, un petit village de Yabassi. Ayant grandi dans cette zone, il  est au courant de ce problème foncier qui existe entre son village et l’arrondissement de Douala 5ème. Il revient ici sur l’origine de ce conflit et  du mécontentement des populations su  village Tondé.


Qu’est ce qui est à l’origine de ce mouvement d’humeur qu’il y a  en ce moment à Yabassi ?


Ce qui fait problème est ce litige foncier entre les populations de Yabassi et  ceux de l’arrondissement de Douala 5ème.  Les membres de la commission comme Ebanda détournent les projets du domaine d’utilité publique, c'est-à-dire le domaine privé de l’Etat,(Dup) les  pour mettre dans le Nkam. Alors que, ce sont  les territoires du Km 24 et 25 qui sont concernés par ces projets de la Dup.

 La commission que dirigeait Ebanda a orienté ça vers le département du Nkam. Détruisant ainsi au passage les  maisons et les biens des populations de l’arrondissement de Yakassi.   Ils ont dans un  premier temps, fait des recensements qui n’ont jamais abouti.  C’est tout cela qui est à l’origine du litige foncier que vous voyez là aujourd’hui. Ebanda est rentré dans les champs avec des pelleteuses et a détruit les plantations des jeunes du village qui venaient de s’installer.   Cela a créé des problèmes au point où, nous avons érigé les barrières ici pour protéger notre territoire. Nous avons même arrêté l’un de ses complices que nous avons conduit à la chefferie.  Au niveau des autorités que nous avons saisis, ceux-ci n’ont pas réagi. Nous avons écrit au préfet, au gouverneur, au premier ministre et au président de la République. Mais, depuis deux ans que nous avons fait cela, il n’y a pas de changement.


 Les autorités sont restées de marbre, ils n’ont pas réagis. Cette fois ci, les jeunes et nous sommes décidés. Même si c’est la mort on est prêt à l’accepter. Nous ne voulons plus la présence des engins dans nos plantations. Nous ne pouvons plus continuer à jouer comme ça. Nous sommes tous Camerounais et je ne pense pas qu’il y ait  plus Camerounais que d’autres ici.  Nous sommes ici depuis 1974 et d’autres depuis des années. Ebanda, on ne sait pas d’où il sort, vient aujourd’hui clamer que c’est la terre de leurs parents. Ils ont obtenu des titres fonciers  sans tenue des palabres. On ne sait même pas comment ils ont procédé. Or tout le monde sait que, pour  obtenir un titre foncier ici, il faut  faire la palabre, réunir tout le monde y compris les voisins. Ce qui n’a pas été fait.

Selon vous, où se situe véritablement la limite entre Yabassi et l’arrondissement de Douala 5ème ?


Avant de répondre à cette question, je voudrais vous dire que je suis ne  le 12 juin 1953 cela suppose que j’ai cinquante et un an. Mes parents vivaient à Bonapriso et j’avais l’habitude d’aller au champ avec mes parents en passant par ici, quand j’avais 13ans. J’ai vu la première barrière qui était à kilomètre 15. Après, on a déplacé cette barrière à Km17. Et ce n’était pas le gouvernement qui le faisait mais, des particuliers. C’était un de nos parents M. Ngwet qui le faisait. Après pk17, la plaque a été déportée à Km 21 puis  à km 27 comme vous le voyez aujourd’hui là. Tout cela est l’œuvre des  Camerounais égoïstes qui ne pensent  qu’à eux et jamais à leurs  frères.


Que faisiez-vous pendant que l’on déplaçait ses limites frontalières de Yabassi avec l’arrondissement de Douala 5ème ?


 Les populations étaient là mais, ne comprenaient  pas ce qui se passait. C’était des manœuvres de gangsters. Aujourd’hui donc, les gars ont pris conscience. C’est pourquoi ils sont tous sortis pour dire non à cela et demander que l’on arrête de ramener les terres de Yabassi dans le Wouri.   Une réunion avec les gouverneurs est d’ailleurs prévue à cet effet. Car,  si entre temps les limites frontalières du département du Nkam ont été modifiées, il faudra que l’on nous le dise en  nous montrant le décret présidentiel qui  fixe ces nouvelles  limites là. Ce qui est curieux dans cette affaire c’est que, aucune autorité du département du Nkam depuis que le problème  persiste n’est jamais descendue sur le terrain pour voir ce qui se passe. Dans tous les cas, on est prêt à tout ici pour  défendre notre territoire.


Réalisée par Hervé Villard Njiélé de retour de Yabassi.

 

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Gustave Ebanda chef du Village Ngoma:

6 Mars 2014, 12:27pm

Publié par Hervé Villard

«Il y a toujours des problèmes pendant les délimitations »


Premier adjoint au maire de l’arrondissement de  Douala 5ème, pareillement chef du village Ngombé, M. Gustave Ebanda revient sur les problèmes que crée la délimitation des frontières entre le Nkam et le département du Wouri. Dans une interview donnée à La Nouvelle Expression, il balaie les accusations faites contre sa personne.


Qu’est ce qui  selon vous justifie la colère des populations de Tonde Carrefour ?


Vous savez que dans toutes les délimitations, il y a toujours des gens mal intentionnées qui veulent manipuler les petits enfants. C’est  l’exemple de la scène que vous avez vu tout de suite là. Vous voyez un colonel de l’armée, qui veut travailler  à la place d’un délégué régional. Et, c’est ce que font les Youmi ici pour embêter les gens.  Personne parmi ces jeunes qui soulèvent les pancartes là n’a un champ ici. Si tu demandes à l’un d’entre eux de te montrer sa plantation ici, il sera incapable de le faire.

En plus, nous ne voulons même pas les chasser. Mais seulement, il faut que la délimitation soit faite pour que chacun puisse savoir là où il se trouve exactement.  En plus, tous  ces gens là ont commis des forfaits ici. Ils ont vendu des terrains, ils ont donné des parcelles aux gens. Avant que tout cela  ne soit découvert, ils s’abritaient derrière le département du Nkam. Maintenant que ces terrains se trouvent  de notre coté, ils s’agitent. C’est tout.


On déclare partout à Yabassi que vous êtes à l’origine de ce scandale foncier. Et que, vous voulez arracher les terrains à leur vrai propriétaire pour vous enrichir ?


 Qui suis-je ?  Je ne suis membre d’aucune commission. Vous avez-vous-même vu que c’est une commission régionale qui est venue avec la carte pour montrer les limites de ces deux départements. Moi également, je suis un chef traditionnelle. Il est vrai que je suis adjoint au maire à Douala 5ème. Mais, avant d’être adjoint au maire, je suis et avant tout, chef du village Ngombé. Et, mon village est limitrophe avec le département du Nkam. Je connais les limites de mon village plus que quelqu’un qui est parti de Bangangté pour venir faire le champ ici. Comment pouvez-vous expliquer que quelqu’un parte de Bangangté pour venir me montrer les limites de mon village qui est limitrophe avec le Nkam ? Comment vous pouvez comprendre cela ? C’est ça la réalité. Ce sont ces gens là qui manipulent les petits enfants pour qu’on dise qu’il y a un problème alors qu’il n’en ait rien.

L’on déclare que vous êtes très puissant et que vous avez corrompu tout le monde pour réussir votre coup et vous enrichir ?

Très puissant, je ne sais pas. Je sais tout simplement que, si j’étais aussi puissant comme on le dit, je ne serais pas seulement adjoint au maire.

 

Réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

 

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Scandale foncier à Yabassi: Les populations crient leur ras-le-bol.

6 Mars 2014, 11:53am

Publié par Hervé Villard

 

 

 Gustave Ebanda,  le premier  adjoint au maire  de Douala 5ème accusé dans cette affaire  foncière crie à la calomnie.

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 «Monsieur le gouverneur, nous sommes nés ici nous sommes âgés de 1 à 50 ans. C’est notre village ». «Ebanda vous avez détruit les plantations des nobles citoyens. Vous allez le payer». «Non à la tentative de prolongement  des limites». «Non à la présence des engins dans nos champs». Voilà rassemblé de manière succincte quelques messages qui se lisaient sur les pancartes brandis par les populations de Yabassi et d’avantage ceux habitant le quartier Tonde Carrefour, limitrophe avec l’arrondissement de Douala 5ème, il y a quelques jours.


 Tous debout,  ils tenaient à manifester leur colère. Et, dénoncer les frustrations  et les problèmes d’expropriations foncières abusives dont ils font face au quotidien dans leur village. Pour se faire aider par tous ceux qui peuvent mettre fin à ce gangstérisme bien organisé, ils se sont mobilisés au carrefour Tonde (petit village de Yabassi), pour crier leur ras-le-bol. 

Informer de la descente de Beti  Assomo, le gouverneur de la région du Littoral dans cette zone,  les habitants  de Tondè ont fait bloc pour défendre le patrimoine que leur à légué leurs aïeux.  Des enfants, des hommes, des femmes, les vieillards, sans oublier les chefs de villages voisins, tous se sont mobilisés pour, dénoncer avec véhémence les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien.  A savoir, les menaces et l’expropriation forcée. Pancartes en main, ces derniers  ont fait le tour du quartier en attendant que le gouverneur vienne rétablir la justice. Et, leur permettre de rentrer en possession du bien familial qui leur a été légué.

A l’origine de ce mouvement d’humeur qui créent beaucoup de  tension dans le département du Nkam, la démarcation de la limite territoriale et administratives entre l’arrondissement de Douala 5ème et Yabassi. D’après les informations recueillies, la limite entre ces deux arrondissements (Yabassi et Douala 5ème) se trouvait au point kilométrique 15. L’explosion démographique qu’il y a à Douala, a poussé certains riverains à se rapprocher de Yabassi.  Ainsi, au fur et à mesure que les populations occupaient les terres, les limites territoriales des deux arrondissements  se déplaçaient aussi. A force de vendre des terrains, d’après les riverains, les habitants du village Ngoma se sont retrouvés à Pk 27, c'est-à-dire à Yabassi. Ils estiment que leur village progresse jusque là. Ce qui choque d’avantage les Habitants de  Tonde Carrefour qui ont vu une grande partie de leur terre  arracher  de manière  frauduleuse. «C’est petit à petit qu’on a reculé les bornes limitant les frontières entre le Wouri et le Nkam. La borne était d’abord au km 15. Quand Gustave Ebanda et sa bande, ont fini de vendre leur village, ils ont commencé à vendre pour les autres en déclarant que ces terres appartiennent à leur village, narre-martin Kwo, agriculteur vivant à Tonde Carrefour, avec beaucoup de colère. A force de repousser la plaque «Bienvenu à Yabassi», poursuit-il, «ils sont arrivés à Pk27.  Aujourd’hui, nous sommes décidés de mettre fins à cela.  Au non de quoi, on  peut entrer  dans les plantations  des autres  avec les engins et  détruire tout jusqu’aux  cultures » ?  S’interroge-t-il.  Avant d’affirmer  que, toutes ces manœuvres sont  faites pour  exproprier les terres  des villageois et les revendre aux plus offrants. «Trop c’est trop. Il faut que cela finisse » déclare- Martin Kwo,  tout furieux.


Cet  argument est partagé par Job Nyemby Sising, chef du village Tonde Carrefour. Pour lui, c’est avec la complicité d’Ebanda, l’adjoint au maire de  Douala 5ème que le déplacement des  limites territoriales et administratives a été fait. «C’est le Feu Ngwet qui est à l’origine de tous ces problèmes que nous rencontrons aujourd’hui. Notre plaque était à l’entrée de Km  15. On l’a déplacée trois fois. Les deux dernière fois, c’est  Ngwet qui l’a fait. Car, en tant que  agriculteur, il voulait participer à une foire qui  ne concernait  que les habitants du département du Wouri  Avec la complicité d’Ebanda et son groupe, ils ont déplacé la plaque comme vous voyez là. Maintenant c’est devenu un problème. Il faut que l’on remette la plaque à son endroit habituel», réclame-t-il.

 

Plus de 320 hectares


D’après les populations de Tonde carrefour,  limitrophe à  celui de Ngoma, village du 1er adjoint au maire de Douala 5ème Gustave Ebanda, ce problème de litige foncier s’il n’est pas clarifié, pourra faire  perdre  au département de Yabassi  près de 320 hectares.   En le commercialisant à hauteur de 3000/m2, c’est plus d’un milliard  de franc Cfa qui est en jeu dans cette affaire.  De quoi saliver.  Les populations de Yabassi  portent pareillement un doigt accusateur sur les responsables du service des cadastres de Yabassi et de la ville de Douala. Selon des informations, ces derniers ont été sollicités plusieurs fois sans suite. Personne d’entre eux n’est descendu  sur le terrain pour apprécier ce qui se passe. Et fixer  de manière définitive les nouvelles limites de Yabassi  avec le Wouri, ceci en présence du décret présidentiel  qui  définit les nouvelles limites de ce territoire.

Rencontré, le 1er Adjoint au maire de Douala 5ème parle de manipulation et de fausses informations. Il précise que les riverains ont occupé les terres de son village sans accord. C’est pourquoi il fallait le délimiter. « Je ne vois même pas là où il y a des problèmes. On est seulement en train de délimiter les frontières entre Yabassi et Wouri 5. On n’a encore chassé personne », déclare-t-il, tout serein avant d’ajouter  que « les populations de Tonde sont manipulées par personnes tapies dans l’ombre ».

Descendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation, le représentant du gouverneur  de la région du littoral  Aboubacar Njikam, a été boudé par les chefs de village de Yabassi. Ceux-ci  ont estimé qu’il est juste venu légitimer le travail de « faux » qu’avaient déjà fait  Ebanda. Tous ces chefs ont boycotté la descente sur le terrain.  Ils ont estimé que les marquages que voulait approuver le représentant du gouverneur de la région du Littoral, ne sont pas les bonnes.  Les populations de Yabassi  y  compris les chefs traditionnels  de la zone  comptent organiser un mouvement de protestation si la hiérarchie ne prend pas à cœur ces doléances là.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Aboubacar Njikam: Le médiateur mal compris

6 Mars 2014, 11:49am

Publié par Hervé Villard

 Administrateur civil Principal, il a été mandaté pour gérer ce problème de litige foncier  opposant Ebanda, le premier adjoint au maire de Douala 5ème et chef de village Ngoma, aux populations de Tonde C45arrefour, un village de Yabassi. Descendu sur le lieu accompagné de Marie Tchakui Noundie,  le sous préfet de Douala 5ème. Il a tenté bien que mal de  calmer les populations de Tonde Carrefour furieux. Malgré le discours d’apaisement qu’il a prêché, Il ne s’est pas fait comprendre. Car, les populations de Tonde Carrefour et de Yabassi en général ont estimé qu’il était de mèche avec le sous préfet de Douala 5ème et Ebanda, adjoint au maire de Douala 5ème pour spolier leur terre


D’après  les  chefs de Yabassi qui  ont refusé catégoriquement, d’accompagner le représentant du gouverneur du littoral sur le site de délimitation des frontières entre les deux départements, Aboubakar Njikam n’a pas cerné le problème au fond. Celui-ci, d’après les chefs du département du Nkam devait se comporter comme un juge. C'est-à-dire qu’il devait entendre les deux parties avant de trancher. Ce qu’il n’a pas fait. 


D’aucuns pensent  d’ailleurs que cet administrateur civil principal en service à la région du Littoral est tout simplement venu légitimer, le vol orchestré par Ebanda et sa bande. Malgré sa maitrise du département du Nkam, pour  y avoir officié, Aboubakar Njikam pourtant vu  comme l’homme de la situation parce qu’il connait mieux la psychologie des habitants du département du Nkam et ceux du littoral, n’a pas réussi à ramener le calme et la paix dans cette partie du Cameroun. C’est pourquoi, il a encore fort à faire pour ramener les populations des deux départements à de meilleurs sentiments. Sinon, la propension que prend se litige qui fait déjà beaucoup de grincements de dents du coté de Yabassi,  pourrait se transformer en un volcan difficile à éteindre. A coté de ce problème frontalier il faut rappeler qu’Aboubacar Njikam sera pareillement sollicité dans cette même zone pour apaiser les conflits liés à l’expropriation forcée.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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