Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

Crise Centrafricaine: 751 Camerounais à nouveau rapatriés

30 Décembre 2013, 11:27am

Publié par Hervé Villard

Ils sont arrivés à l’aéroport international de Douala  le 24 et 25 décembre  2013. C’était à bord des  avions de la compagnie aérienne nationale, la Camair-co.


https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQTKQoFlZmKUTvh08GTrBd8tZLPwWnPesmMCZCmQ6mZsvb5g3WK

L’arrêt observé par le pont aérien  créé  entre le Cameroun et la république Centrafricaine sous haute instruction du chef de l’Etat,  pour  faciliter  le rapatriement des camerounais en situation de détresse au pays, n’a finalement été que de courte duré.  Après la pause observée  durant quelques jours, ce pont aérien est à nouveau opérationnel. Deux  nouvelles vagues des résidents camerounais de Centrafrique viennent de retourner au  bercail via des vols de la  Cameroon airline company (Camair-co).  Les  Boeing 737 et 767  qui  les transportaient ont  atterri à  l’aéroport international de Douala ces mardi et mercredi 24 et 25 décembre  2013 aux environs de 14h45min plus exactement.

 Les 751 passagers à bord, tous des camerounais résidant en Rca  ont remercié Dieu d’avoir revue la mère patrie. « Notre retour au pays en cette période de crise grave en République Centrafricaine est le meilleur cadeau de noël que le président de la république nous a offert cette année. Sans lui, je vous jure qu’on serait déjà mort comme nombreux de nos compatriotes vivant dans ce pays ou encore comme des milliers de Centrafricains tués.  C’est l’horreur dans ce pays, on tue les gens pour rien, les enfants, les femmes enceintes. C’est une catastrophe totale dans ce pays. Je remercie beaucoup le président Paul Biya pour ce geste de secours et l’invite à continuer dans la même lancée puisque nombreux sont des camerounais qui attendent encore à l’ambassade. Certains sont encore dans les villages. J’imagine que c’est dur pour eux», déclare un jeune camerounais de 22ans, étudiant en 2ème année économie à l’Université  Haute Ecole de Gestion de Bangui les yeux larmoyant. « Je ne savais pas que je pouvais retourner au pays vivant. J’ai vu mes amis mourir devant moi. J’ai vu comment on égorgeait des personnes.  J’ai passé les deux dernière semaines à lutter contre la mort, à courir, à me cacher jusqu’à l’aéroport. Je vous jure que c’est un parcours de combattant au cours duquel, il faut compter sur la chance et la protection du Dieu tout puissant », ajoute-t-il avant de faire son signe de croix en signe de remerciement au Dieu qui l’a transporté jusqu’au Cameroun.

Comme lui, tous les passagers  rencontrés à l’aéroport  international de Douala chantaient le même refrain. Il disait chacun à sa manière et dans la langue qui lui sied le plus, merci à Dieu et au président de la république à l’origine de ce geste de sauvetage. «La nuit du mardi 24 au mercredi 25 décembre a été une nuit assez mouvementée. Bien qu’étant à l’ambassade, on avait peur.  On entendait des coups de feu un peu de partout. Ou cours de ces échanges de tirs, on a appris le matin que cinq soldats tchadiens ont été assassinés. J’ai eu la  peur de ma vie », raconte un autre camerounais rapatrié.

 Au bas de la passerelle pour les accueillir, on a noté  les responsables de l’autorité aéronautique et quelques responsables du commissariat de  police de l’aéroport.   Conduits dans l’une des salles d’attentes de cette infrastructure aéroportuaire,  ils ont été identifiés   par  un service spécialement  constitué  à cet effet et consultés par  des médecins épidémiologistes de la délégation de la santé de la région du Littoral. Après ces formalités d’usage comme l’a  rappelé le gouverneur de la région Joseph Beti  Assomo, obligé d’écourter la réunion  de crise  qu’il présidait avec les différents responsables de la sécurité de la ville de Douala,  ces Camerounais désormais en sécurité au pays doivent rejoindre leur famille.  « Aucun camp pour les refugiés n’a été créé. D’ailleurs on n’est jamais refugié chez soi. L’Etat du Cameroun a pris des mesures pour permettre à chacun d’entre eux de rejoindre leur famille d’accueil ou  d’origine », a rappelé Joseph Beti  Assomo, venu souhaiter un bon retour au bercail à ces derniers. Il était accompagné dans sa suite du préfet du Wouri Naseri  Paul Béa, des responsables de la sécurité dans la région.

Les deux avions  Camair-co   qui ont atterri  à l’aéroport international de Douala  les mardi 24 et mercredi 25 décembre 2013 transportait successivement 488 et 263 passagers. Ceci pour un total de 751 camerounais résidant en Rca rapatriés. Constitués à majorité des femmes, des  personnes handicapées, des vieillards et des enfants, Les 751 Camerounais accueillis à  l’aéroport international de Douala ce mardi 24 et mercredi 25  décembre 2013 portent à environ 1647 le nombre de compatriotes déjà rapatriés au pays. Il faut noter que, les  trois premiers vols Camair-co transportaient successivement 326 personnes le 13 décembre 2013, 190 camerounais  le 14 décembre 2013, 178 passagers en date du 16 décembre 2013 ,202 personnes le  mardi 17 décembre 2013, 488 le mardi 24 décembre 2013 et 263 le mercredi 25 décembre 2013.

Selon des informations recueillies, nombreux sont les camerounais qui attendent encore à l’ambassade. Et le plus difficile pour ceux qui n’habitent pas la capitale de la Rca Bangui, c’est d’arriver à l’ambassade camerounaise. D’après ces camerounais fier de retourner au pays, plus d’un millier de nos compatriotes sont encore parqués à l’ambassade du Cameroun à Bangui et attendent d’être rapatriés.  Leur nombre grossit au jour le jour, apprend-on.  La suite de ce rapatriement  selon des sources concordantes, se fera dans les prochains jours via des avions militaires.

 

 Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Mairie de Douala 2ème: Le budget de 2014 augmenté de 3.9%

30 Décembre 2013, 09:53am

Publié par Hervé Villard

Il a été voté à l’unanimité pendant le conseil municipal qui s’est déroulé dans la salle des actes de cette mairie, ce jeudi 26 décembre 2013.

 

Faire de la mairie de Douala 2ème la principale mairie qui s’occupe des problèmes de développement. Se rapprocher d’avantage des populations de Douala 2ème  en  trouvant des voies et moyens pour subvenir à leurs différents besoins. Réaliser les grands travaux engagés par la mairie. Voilà présenter de manière succincte, les ambitions de la mairie de Douala 2ème qui, vient de voter son budget  annuel.

Equilibré en recettes et en dépenses, le budget de l’arrondissement de Douala 2ème pour l’année 2014 s’élève à un milliard six cent quarante quatre millions, six cent trente mil cent quarante (1.644. 630 .140).  Contrairement au budget de  l’année 2013 qui se chiffrait à 1.595.303.212 Fcfa, le budget de  l’année 2014 a connu une légère hausse de 3, 09 %. C’est exactement.49 326928fcfa  de plus qui a été ajouté au budget de l’année 2013.  La légère hausse observée au niveau  de ce budget dévoile à priori les ambitions de cette circonscription administrative. Cette dernière ne lésine sur aucun moyen pour développer son espace .D’après Denise Fampou, maire de la  commune de Douala 2ème et les conseillers présents à ce conseil municipal, le tout premier du genre après les élections municipales et législatives derniers, «le budget a augmenté parce que, la mairie a un nombre importants de projet qu’elle voudrait réaliser en 2014», Précisent-t-ils en chœur.

Parmi ces projets à réaliser par la mairie de Douala 2ème, on dénombre la construction et la rénovation des salles de classes, l’entretien de la voirie en terre, la construction des  caniveaux pour drainer les eaux de pluie et les eaux usées. Ceci pour limiter les inondations dans cet arrondissement, l’achèvement de la construction  du cercle municipal, l’étude et la construction d’un  terrain multisports, sensibiliser et poursuivre les journées citoyennes de propreté pour ne citer que Ceux-ci. Au sujet de ce dernier point, la mairie entend fixer dans chaque quartier des jours hebdomadaire de propreté pour permettre à toute la circonscription administrative de lutter contre les maladies dues à la saleté.

 Pour obtenir ce budget et réaliser tous les projets susmentionnés, la mairie de Douala 2èmecompte sur les recettes municipales qui ont augmenté de 14% en 2013 et qui représentent 44.16% des prévisions. Elle mise pareillement sur les centimes additionnels communaux  représentant 15.20% des recettes de la mairie, sur les produits des taxes communales  qui ont connues une augmentation de l’ordre de 9.36% et sur la dotation générale de fonctionnement qui représente 9.12% de recette.

Voté par acclamation, le budget de l’année  2014 de  la commune de Douala 2ème a été adopté sans problèmes. Elie Bessinga, le 3ème adjoint au préfet présent à ce conseil a prié  tous les conseillers municipaux, de travailler main dans la main. Et, surtout d’œuvrer pour que tous les projets de la mairie soient réalisés.  Pendant ce conseil municipal qui a connu plusieurs heures de retard, les différentes commissions et les chefs de commission ont aussi été nommés. Ceci malgré l’opposition de quelques conseillers.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Voir les commentaires

Accident de la circulation : Près de 1200 camerounais tués chaque année

18 Décembre 2013, 12:33pm

Publié par Hervé Villard

 Selon  Robert Pilo, commandant de la deuxième légion de gendarmerie  du littoral qui révèle ces chiffres, près de trois camerounais  au quotidien  meurent de suite d’accident de la circulation


http://www.etudiant-ados.com/medias/images/accident-tiko-vkm-003-ns-600.jpg

Image très chocante de l'hécatombe de Tiko du 12 octobre 2013. Vivement prudence!!!!

 

L’hécatombe de Tiko  et sont bilan effroyable de 19 mort et de près de 78 blessés graves  survenu le samedi 12 octobre 2013 est encore frais dans les mémoires des  camerounais  de même que nombreux d’autres accidents de la circulation ayant couté la vie à des compatriotes.  En effet les accidents de la circulation au Cameroun  sont un véritable frein à l’évolution sociale et à la croissance de l’économie nationale. En plus de détruire  des vies, de  produire des infirmes et des orphelins en quantité,  ils sont pareillement à l’origine de  la destruction de plusieurs biens économiques et matériels.

Selon  le colonel Robert Pilo, commandant de la 2ème région de gendarmerie pour le Littoral, très engagé dans la lutte contre les accidents de la circulation, près de 1200 cas de décès dus à aux accidents de la circulation sont enregistrés au Cameroun chaque année. Et ce malgré les mesures prises pour  lutter contre le désordre dans le transport et le respect des mesures de sécurité en vigueur. D’après  les statistiques, près de trois camerounais décèdent au quotidien suite à un accident de la circulation. «A ce rythme, si rien n’est fait,  toutes les populations Camerounaises disparaitront de suite d’accident de la circulation» déclare-t-il.

Pour celui qui invite tous les conducteurs de voiture, des cars de transport et tous les usagers de la route en général à respecter les règles de la sécurité routière, 80% de ces accidents de la route sont le fait des usagers eux-mêmes. Le mauvais état de la route  et celui des véhicules représentent seulement 20% des causes restantes. Soit 10% pour chacun d’entre eux. Selon des informations, les infractions les plus courantes commises par les usagers  de la route sont : le défaut de port de ceinture de sécurité, l’excès de vitesse, la surcharge.

Sensibilisation

Pour limiter les dégâts causés par ces accidents de la circulation, une vaste campagne nationale  de sensibilisation des usagers de la route et  de répression vient d’être lancée par les  services de lutte contre l’insécurité routière du ministère des Transports. Depuis quelques semaines, les agents de la prévention routière écument les  différents axes routiers de la république et d’avantage ceux faisant partie du « triangle de la mort ». Ces derniers traquent  sans état d’âme tous les conducteurs véreux qui ne respectent pas les normes de sécurité  en vigueur. Ces derniers selon des informations sont punis à l’immédiat. Les sanctions varient en fonction de l’infraction commises et sont pour la plupart pécuniaire. Cette campagne nationale de sensibilisation et de répression des conducteurs véreux, selon des responsables de la délégation régionale des Transports  pour la région du Littoral,  s’étend jusqu’au mois de janvier. «Et, ne pourra s’arrêter que si le taux d’accident  qu’il y a sur nos routes est réduit », apprend-on.

A l’occasion des fêtes de fin d’année qui s’approche (fête de noël et nouvel an,) cette campagne vient de s’intensifier. Pour permettre aux Camerounais de passer des fêtes de fin d’année dans la paix et sans décès dus aux accidents de la route, des nouvelles mesures ont été prises. Des équipes de prévention routière déjà sur le terrain depuis plusieurs semaines  recevront l’appuie important des éléments des forces de l’ordre.

 

Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Guerre en Rca: Près de 900 camerounais de retour au pays natal

18 Décembre 2013, 12:27pm

Publié par Hervé Villard

Des résidants camerounais qui ont échappé à la guerre en RCA sont heureux d'arriver au pays via le Boeing 737.

Un nouveau contingent de 202 Camerounais a rejoint le bercail ce mardi 17 décembre 2013. Ils sont arrivés à l’aéroport international de Douala via à un vol de la Cameroon airlines company (Camair-co).

 

C’est par  le refrain de l’hymne national suivi d’une  interminable salve d’applaudissement  et des remerciements incessants en l’endroit du chef de l’Etat que,  nos compatriotes établis  en République centrafricaine (Rca)  ont manifesté la joie de retrouver leur pays d’origine,  le Cameroun. C’était ce mardi 17 décembre 2013 aux environs de 13h30 à l’aéroport international de Douala.   A bord de l’avion de la compagnie aérienne nationale spécialement affrétés  sur instructions du président de la République

 Les  uns, les mains levées vers ciel  en  signe de reconnaissance au geste divin qui vient d’être posé ou, faisant tout simplement  le signe de croix,  les autres, baisant tout simplement le sol après leur descente de l’avion, tous , chacun à sa manière,  ont dit merci à Dieu pour ce geste de sauvetage  orchestré  par le président de la République.

 La joie de ces compatriotes,  au nombre de 202 exactement, était autant si grande parce qu’ils ont échappé in-extremis à une mort atroce et certaine. Tous le reconnaissent d’ailleurs. «On serait tous mort si l’avion n’était pas venu nous chercher. Jusqu’à présent, beaucoup de nos compatriotes attendent encore à l’ambassade » déclare-t-il tout en louant le geste du président de la république  son excellence Paul Biya.

«En Centrafrique, les gens égorgeaient les autres, ils les coupaient avec les machettes. Ils  tuaient les femmes enceintes et les éventraient. C’est une situation très grave. C’est la catastrophe là-bas. Ils brulaient des maisons pillaient des choses.  Il y avait des  cadavres partout », raconte  Aboubakar Ahamat,  camerounais  élève en classe de 1èreC au lycée de Cpj de Bangui encore sous le coup de l’émotion.   Rejoindre l’ambassade du Cameroun du Cameroun  où ils sont en sécurité reste l’épineux problème pour les Camerounais de Rca. Car, pour y parvenir  « on attend un peu quand la situation s’est calmé un peu. Et, on utilise les relations qu’on a pour y parvenir », explique Blaise Abanda, un Camerounais comptable en Rca.  Et ceux qui n’ont pas de relation compte uniquement sur le sors ou la protection divine. « Pour sortir de la maison  et rejoindre l’ambassade nécessite beaucoup de courage. On est obligé de courir et de se cacher à chaque fois. Ce n’est pas facile. C’est Dieu qui nous protège » déclare en chœur, Josiane, Judith et Ariane, toutes des étudiantes camerounaises en faculté de Médecine à l’université de Bangui.

Au bas de la passerelle pour les accueillir, on a noté  les responsables de l’autorité aéronautique et quelques responsables du commissariat de  police de l’aéroport.   Conduits dans l’une des salles d’attentes de cette infrastructure aéroportuaire,  ils ont été identifiés   par  un service spécialement  constitué  à cet effet et consultés par  des médecins épidémiologistes de la délégation de la santé de la région du Littoral. Après ces formalités d’usage comme l’a  rappelé le gouverneur de la région Joseph Beti Assomo, obligé d’écourter la réunion de sécurité qu’il présidait avec les différents responsables de la sécurité de la ville de Douala,  ces Camerounais désormais en sécurité au pays doivent rejoindre leur famille.

 

Constitués à majorité des femmes, des  personnes handicapées, des vieillards et des enfants, Les 202 Camerounais au total qui ont été accueillis à  l’aéroport international de Douala ce mardi 17 décembre 2013 portent à environ 900 le nombre de compatriotes déjà rapatriés au pays. Il faut noter que, les  trois premiers vols Camair-co transportaient successivement 326 personnes le 13 décembre 2013, 190 camerounais  le 14 décembre 2013, 178 passagers en date du 16 décembre 2013 et finalement 202 personnes hier mardi 17 décembre 2013.

Selon des informations recueillies, nombreux sont les camerounais qui attendent encore à l’ambassade. Et le plus difficile pour ceux qui n’habitent pas la capitale de la Rca Bangui, c’est d’arriver à l’ambassade camerounaise. 

 

Hervé Villard Njiélé

 

Guerre en Rca

Voir les commentaires

Crise Centrafricaine: 1 78 camerounais retrouvent le bercail

18 Décembre 2013, 12:08pm

Publié par Hervé Villard

Ils sont arrivés à l’aéroport international de Douala  ce lundi 16 décembre 2013. C’était à bord du Boeing 737 de la Camairco

 

L’arrêt observé par le pont aérien  créé  entre le Cameroun et la république Centrafricaine sous haute instruction du chef de l’Etat,  pour  faciliter  le rapatriement des camerounais en situation de détresse au pays, n’a finalement été que de courte duré.  Après la pause observée ce dimanche 15 décembre 2013, une nouvelle vague des résidents camerounais de Centrafrique vient d’arriver à l’aéroport international de Douala à bord d’un vol de la Cameroon airline company (Camairco).  Le Boeing 737 qui  les transportait  à frôlé le tarmac de l’aéroport international de Douala ce lundi 16 décembre 2013 à 13h 30 minutes  exactement et s’est immobilisé quelques minutes plus tard.

 Les 178 passagers à bord tous des camerounais résidant en Rca  ont remercié Dieu d’avoir revue la mère patrie. « Avec autant  de temps mis en république Centrafricaine, on regrette amèrement ce qui se passe la bas. On a vu l’horreur de nos propres yeux. J’ai perdu mon petit frère dans cette guerre il y a deux jours. C’est regrettable cette situation », déclare Idriss Abdoul Bagui, un jeune camerounais de 22ans, étudiant en 2ème année économie à l’Université  Haute Ecole de Gestion de Bangui.

 Au bas de la passerelle pour les accueillir, on a noté  les responsables de l’autorité aéronautique et quelques responsables du commissariat de  police de l’aéroport.   Conduits dans l’une des salles d’attentes de cette infrastructure aéroportuaire,  ils ont été identifiés   par  un service spécialement  constitué  à cet effet et consultés par  des médecins épidémiologistes de la délégation de la santé de la région du Littoral. Après ces formalités d’usage comme l’a  rappelé le gouverneur de la région Joseph Beti Assomo, obligé d’écourter la réunion de sécurité qu’il présidait avec les différents responsables de la sécurité de la ville de Douala,  ces Camerounais désormais en sécurité au pays doivent rejoindre leur famille.  « Aucun camp pour les refugiés n’a été créé. D’ailleurs on n’est jamais refugié chez soi. L’Etat du Cameroun a pris des mesures pour permettre à chacun d’entre eux de rejoindre leur famille d’accueil ou  d’origine », a rappelé Joseph Beti  Assomo, venu souhaiter un bon retour au bercail à ces derniers. Il était accompagné dans sa suite du préfet du Wouri Naseri  Paul Béa, des responsables de la sécurité dans la région.

Selon des informations, parmi les 178 camerounais arrivés à bord de ce vol Camairco, la troisième du genre depuis la création du pont aérien entre Douala et Bangui, on dénombre cent onze adultes(111), cinquante deux enfants(52) et 15 bébés. D’après ces camerounais fier de retourner au pays, plus d’un millier de nos compatriotes sont encore parqués à l’ambassade du Cameroun à Bangui et attendent d’être rapatriés.  Leur nombre grossit au jour le jour, apprend-on. Ce nouveau contingent de 178 personnes porte à 694 le nombre de camerounais déjà rapatriés au pays sous haute instruction du président de la République

 

Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Crise en Rca : L’unicef condamne la violence faite aux enfants

18 Décembre 2013, 12:02pm

Publié par Hervé Villard

Dans une déclaration faite ce mardi 16 décembre 2013  à New-York le Directeur général de l’Unicef Anthony Lake, a dénoncé les actes de barbarie commis sur les enfants en République Centrafricaine

 http://www.unicef.org/drcongo/french/AnthonyLake.jpg

«Les faits sont devant nous. Ce conflit cruel affecte désormais 2,3 millions d’enfants. Des enfants sont tués parce qu'ils sont chrétiens ou musulmans. Des enfants sont forcés de fuir leur foyer et de se cacher, terrorisés, pour éviter les combattants. Des enfants sont les témoins d'actes horribles de violence. Ces attaques brutales perpétrées contre les enfants sont un affront à l'humanité »   

Cette déclaration est d’Anthony Lake, Directeur général du Fond des Nations Unis pour l’Enfance (Unicef), cette organisation mondiale  qui milite  au quotidien pour le respect des droits des enfants  dans le monde et d’avantage pour leur bien être et leur épanouissement général. Il l’a faite ce 16 décembre 2013 à New York aux Etats Unis au siège de cette institution.

 D’après  le responsable de cette organisation mondiale, très au parfum de la guerre qu’il y a en République Centrafricaine, les enfants sont assassinés, torturés, tués. Ces derniers sont exposés à toutes les horreurs de la guerre qu’il y a dans ce pays frontalier avec le Cameroun à l’Est. Selon des camerounais résidents en Rca rapatriés au Cameroun par des vols spéciaux affrétés sous haute instruction du président de la république, Paul Biya, les enfants en Rca ne peuvent plus aller à l’école. La guerre ayant mis le pays à feu et à sang. «On ne fréquente plus. Tout le monde est à la maison. Les écoles sont fermées, parce qu’il y a la guerre » déclarait Adjawa Mamadou, une camerounaise de 17ans élève en classe de 2ndB  au quotidien  La Nouvelle Expression vendredi 13 décembre 2013 après son arrivée au Cameroun.

 

En plus de l’horreur et les conditions de vie inhumaines dans lesquelles vivent les enfants en Rca, le directeur général de l’Unicef dénonce l’enrôlement forcé  des enfants dans l’armée. «Plus de six mille (6000) d’entre eux sont recrutés de force dans les armées  qui s’affrontent », déclare-t-il. Il s’agit des antis Balaka à majorité chrétiens et des Selekas qui sont des musulmans.

Pour les responsables de cette organisation,  la guerre en Rca est un réel coup pour l’humanité dans son ensemble. Car, Plus d'un demi-million de personnes ont été déplacées jusqu'à présent par le conflit et, trois personnes par heure en moyenne ont péri dans les combats au cours de la seule deuxième semaine de décembre Parmi lesquelles des  enfants. Pour les  protéger, pour leur permettre d’oublier l’horreur subis et d’être à l’abri des nombreuses maladies virales et épidémiques, l’Unicef déclare maintenir les services essentiels pour les familles déplacées dans les régions du pays touchées par le conflit. Notamment à Bangui, Bossangoa et Kaga Bandoro.

Selon des informations, cette organisation et ses partenaires ont déjà vacciné plus de 480 000 enfants de moins de cinq ans contre la rougeole et assisté plus de 47 000 personnes déplacées  pour la plupart à Bossangoa. 

Le 13 décembre 2013, près de 77 tonnes de fournitures diverses : couvertures, savons, jerrycans, médicaments, matériel de purification de l’eau, bâches en plastique, kits de santé et trousses obstétriques.ont été transportés  en Rca. «Il est impératif de protéger les écoles, les établissements de santé et les centres de transit. Et ceux qui continuent à faire du mal aux enfants doivent être tenus responsables » a déclaré le Directeur général de l’Unicef.

 

Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Henriette Ekwe (journaliste nationaliste): « C’est à féliciter, c’est à encourager »

16 Décembre 2013, 22:19pm

Publié par Hervé Villard

 « C’est à féliciter, c’est à encourager »



Je pense que ce n’est pas nouveau ce que le président de la république son excellence Paul Biya viens de faire. Je pense qu’il a suivi les traces de son prédécesseur qui lorsque le Gabon avait chassé les camerounais chez eux, je crois que c’était en 1981, le chef de l’Etat avait affété les trois avions de transport militaire de troupe pour aller  rapatrier les camerounais du Gabon.  Que cela se passe pour une première fois, je pense que c’est une bonne chose.  Mais, il ne faut pas oublier que cela c’est passé en Guinée Equatoriale plusieurs fois cela n’a pas été fais. Cette fois que c’est fait, je le dis c’est une bonne chose que le président de la république décide de venir en secours au compatriote vivant dans un pays où il y a le désordre et où la guerre est en train de décimer plusieurs personnes, je pense que c’est normal. Ce n’est pas de la charité, chaque citoyen se doit d’avoir la protection de son état lorsqu’il se trouve en détresse à l’étranger.  Peut être que la présidence de la république ou le président s’est souvenu de ses devoirs envers ses citoyens. Comme je le disais tantôt ce n’est pas nouveau l’ancien président de la république l’a fait. C’est à féliciter, c’est à encourager, c’est ce que doit faire chaque Etat lorsque ses citoyens sont en danger partout dans le monde.

Réalisé par Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Mamadou Awalou (commerçant):«Il faut qu’on reste en paix comme on n’est là »

16 Décembre 2013, 22:15pm

Publié par Hervé Villard

« Il faut qu’on reste en paix comme on n’est là »



C’est une expérience traumatisante que nous avons vécu en République Centrafricaine. Ce que nous avons vécu dans ce pays, je n’aimerais pas qu’une autre personne vive ce genre de chose un jour.  En Centrafrique, les gens égorgeaient les autres, ils les coupaient avec les machettes. Ils  tuaient les femmes enceintes et les éventraient. C’est une situation très grave. C’est la catastrophe là-bas. Ils brulaient des maisons pillaient des choses.  Ils découpaient des enfants brulaient des maisons.  Il y’avait des  cadavres partout là-bas. Cela a commencé exactement jeudi passé, le matin ont s’est réveillé avec des cadavres qu’il y avait partout dans la rue. On a cru que c’était fini alors que ce n’était que le début. On a vu des hommes entrés dans les maisons avec les machettes. Ils découpaient les femmes et les enfants. C’est donc devenu une affaire de rancune, de vengeance. Entre les musulmans et les chrétiens.  Ce que je voudrais dire  aux camerounais et aux hommes politiques  en particulier, c’est que, quelque soient  les problèmes qu’ils rencontrent, quelques soient leurs divergences d’opinions, de ne jamais choisir ni la force ni la violence. Parce que  ça ne résout jamais le problème. Même pas un tout petit peu.  Ça ne fait qu’aggraver la situation. Il faut qu’on reste en paix comme on n’est là. Et que l’on cherche à résoudre tout nos problèmes toujours pas le dialogue.

Rassemblé par Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Adjaawa Mamadou (camerounaise élève en classe de 2nd B): «Il y avait les cadavres partout sur la route »

16 Décembre 2013, 22:09pm

Publié par Hervé Villard

« Il y avait les cadavres partout sur la route »


Ce que j’ai vu en Centrafrique, c’était vraiment horrible et très horrible. On n’était tous à la maison, on ne sortait plus, on n’allait même plus à l’école. Dans notre quartier, il y avait les cadavres partout sur la route. On voyait les gens s’entretuer avec les machettes. C’était vraiment horrible. Les musulmans et les chrétiens qui bagarrent entre eux et qui s’entretuent.  On ne pouvait plus circuler parce qu’il y avait des cadavres partout sur la route, des cadavres qu’on ne débarrassait même pas. Tout le monde avait peur de sortir dans le rue tout le monde avait peur d’être tué. Toute les écoles étaient fermées plus personne n’y allait de toute façon. C’était vraiment horrible. Par le passé, il y avait des problèmes, il y avait des tensions mais, ça n’avait jamais atteint cette proportion. Avant ça ne perturbait pas la  vie de tout le pays. On ne tuait pas en désordre comme ça se fait maintenant. Il y avait quand même la paix. Maintenant, le pays est gâté. Il n’ya plus d’activité. Les écoles sont fermées, les magasins fermés aussi il n’y a plus de marché, il n’ya plus d’activité. Tout le monde est à la maison et  « les antis Balakas »(les chrétiens) et « les Selekas »  les musulmans sont dans la rue ça fait vraiment peur.  On a passé plus d’une semaine à l’ambassade et on vient d’échapper à ça grâce à l’avion que le président de la république vient de nous envoyer

  réalisé par  Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Réaction: Mbu Joseph (Responsable Marketing) «On était obligé de se cacher dans les plafonds pour survivre»

16 Décembre 2013, 22:04pm

Publié par Hervé Villard

«On était obligé  de se cacher dans les plafonds pour survivre»


 C’est un plaisir  de me retrouver au Cameroun après tout ce que nous avons vécu en république centrafricaine. Je vais d’abord dire merci au président de la république  pour le fait qu’il a demandé qu’on vienne nous chercher et également à l’ambassadeur du Cameroun en Rca qui nous a nourris pendant tout ce temps. C’est une expérience terrible que nous avons eu en république centrafricaine. Nous avons vu des gens mourir devant nous. Nous avons vu des gens tuer à coup de machette, à cause du mécontentement, de la haine. Franchement, c’était une situation pitoyable. En Rca je n’étais pas stable à cause des affaires que je faisais. Je dormais souvent dans les hôtels.  Les évènements ont pris une autre tournure à partir du mardi 10 décembre 2013 et ont embrasé la capitale Bangui le jeudi 12 décembre 2013. Selon des informations  on nous a fait comprendre que les « antis Balaka » ont arrêté un Bororo et l’ont tapé à mort. C’était aux environs de 19h.  A partir de 22h, les barakas ont fait la même chose. Le lendemain, ils ont commencé à brûlé des maisons. Cela a contaminé la capitale Bangui. Dans la cité où j’étais logé, les pillages ont commencé. On nous a agressé on nous a tabassé, on a pris nos téléphones et tout l’argent qu’o avait. On a tué certains. Je n’ai eu la vie sauve que parce que j’étais caché au plafond.  A partir de là,  la situation s’est empiré. Ils ont commencé à fouillé même les taxis et les voitures. Des qu’on savait dans les quartiers musulmans que tu es chrétien on te tuait même chose de l’autre coté. Le matin quand on se réveillait, on voyait comment on a tué des gens. Pour marcher, on sautait sur les corps, C’est vraiment une situation pitoyable. La guerre n’est pas une bonne chose. C’est une satisfaction de rentrer au pays. Car depuis trois semaines que cette situation dure en Rca c’est dans l’avion de Camair-co que j’ai mangé un sandwich et bu un jus.


recueilli par Hervé Villard Njiélé

 

Voir les commentaires