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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Coupe de la Caf: Coton sport de Garoua et New stars dos au mur

14 Janvier 2019, 19:02pm

Publié par Hervé Villard

Ces  deux  clubs camerounais ont réduit considérablement leurs chances de qualification pour la phase de poule de la coupe de la Caf en perdant le match aller du tour de cadrage de cette compétition qui s’est joué ce week-end.

une phase du match.

une phase du match.

 
Deux  buts contre trois, c’est le score qui a sanctionné la rencontre opposant Coton sport de Garoua à Asanti Kotoko du Ghana ce dimanche au stade militaire de Yaoundé. Croisant le fer avec l’équipe du Ghana, le champion du Cameroun de la saison dernière reversé en coupe de la Caf après son élimination en ligue des champions africaine, n’a pas su tirer son épingle du jeu. Pendant cette rencontre très courue,  les  poulains de  Bertin Ebwele se sont fait laminés par deux buts contre trois par une équipe d’Ashanti Kotoko très à l’aise à Yaoundé. Sans forcer le jeu devant une équipe de Coton sport timorée et en panne d’inspiration, les ghanéens ont déroulé et ont arraché la victoire qui leur permet désormais d’avoir un pied en phase de poule de cette prestigieuse compétition africaine. Car, avec trois buts concédés à domicile, il faudra à Coton sport de Garoua du miracle pour passer à la phase de poule.

Le match

Le match
 Dès la première seconde de cette partie, c’est Asanti kotoko du Ghana qui  montre  ses  ambitions. Dans un jeu alléchant et chatoyant, ces derniers réussissent à émerveiller les  milliers  de  spectateurs  venus  soutenir  Coton sport de  Garoua.  Comme ils savent  bien le faire, en procédant une série de passes qui donnent le tournis aux adversaires, Asanti Kotoko prend Coton au dépourvue et inscrit le 1er but de la partie. Quelques minutes plus tard, profitant de la distraction de la ligne défensive du club camerounais peu sereine depuis l’entame de la rencontre, les ghanéens doublent la mise. Coton sur un penalty consécutif à une faute sur son attaquant dans la surface de réparation réduit le score dans l’arrêt de jeu de la première manche.
Au retour des vestiaires, le club ghanéen inscrit le troisième but. Après moult batailles, le club camerounais qui court après le score réussi à réduire la marque. Et c’est ce score de (2-3) pas du tout avantageux pour le club camerounais que la rencontre va s’achever. Bertin Ebwele et ses poulains devront cravacher dur pour tenter d’arracher  le  ticket d’accession en phase  de poule de la coupe de la caf. Mais la tâche s’annonce ardue.
Espoir
Si les carottes sont presque cuites pour Coton sport de Garoua, New star de Douala  battu au Kenya par Gor Mahia FC peut encore rêver. Battu par un but contre deux au match aller les poulains du coach Gérard Mbimi qui ont commis la maladresse de rater un penalty au courant cette rencontre ont encore  un  brin d’espoir. Car, le but marqué à l’extérieur peut leur porter chance. Il suffit tout simplement de battre l’équipe kenyane par un but à zéro au match retour et le tour sera joué. Faustin Domkeu qui est à un match de la phase de poule a donc intérêt à motiver son équipe pour qu’elle franchisse le cap. Surtout qu’il y a une belle récompense au bout. Près de cent cinquante  millions de francs cfa qui pourra permettre à l’équipe camerounaise de rafraîchir sa caisse et surtout commencer à constituer une équipe d’une dimension continentale.
Hervé Villard Njiéle

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Prix Pierre Castel 2018: «Save Our Agriculture» vainqueur

10 Janvier 2019, 20:44pm

Publié par Hervé Villard

La Start up du jeune ingénieur camerounais Flavien Kouatcha a remporté le prestigieux prix mis en jeu par le Fonds de dotation Pierre Castel Agir pour l’Afrique lors du concours lancé il y a quelques mois.

 

Flavien Kouatcha est ému. Debout au milieu de la salle, il brandit fièrement son trophée remporté lors de la première édition du Prix pierre Castel édition 2018. Très réservé, il ne s’affole pas parce que mesure déjà l’ampleur de la mission qui l’attend après avoir gagné ce prix que lui a personnellement décerné Pierre Castel, le fondateur du groupe Castel en septembre 2018.

C’est à l’invitation du Directeur général de la Société anonyme des brasseries du Cameroun et d’André Siaka coach et parrain de la première édition de ce concours que cet humble Camerounais à l’honneur esquisse un sourire. Comme pour convaincre le public de circonstance convié à cette cérémonie de présentation de ce trophée.

 En fait remporté depuis septembre 2018, le tout premier trophée de la première édition du prix Pierre Castel n’avait pas encore été officiellement présenté au Cameroun et aux médias camerounais. Les responsables de la Sabc ont donc saisi l’occasion quelques semaines après l’attribution de ce prix, pour présenter le lauréat, son projet et surtout ce concours qui à pour objectif d’accompagner les jeunes camerounais dans leur projet, d’aider l’Afrique à s’auto développer.

Au courant de cette cérémonie sobre mais importante, on a appris Emmanuel De Tailly, Directeur général du Groupe Sabc que le Prix Pierre Castel, est un concours annuel d’appel à projets qui a pour objectif de booster la recherche et l’esprit d’initiative chez les jeunes. Ce prix a pour objectif de contribuer au développement de l’Afrique en finançant les projets porteurs des jeunes africains. Selon les informations, en plus de la dotation de 10 millions de francs Cfa pour le lauréat, le gagnant bénéficie aussi d’un accompagnement d’un an dans la conduite de son projet, à compter de la remise du prix. Les secteurs concernés sont l’agriculture et l’agroalimentaire

«Save Our agriculture»

Parlant de cette start up qui a remporté ce précieux prix, il faut reconnaître qu’il a présenté un projet ingénieux portant sur l’aquaponie une forme d’aquaculture qui associe à la fois la culture du poisson et des végétaux. Flavien Kouatcha et ses collaborateurs qui ont suffisamment avancé dans ce projet avec déjà des bassins de production, ont marqué les esprits des examinateurs camerounais et français. Le projet très apprécié a d’ailleurs valu des félicitations particulières du fondateur du groupe Castel, lui aussi tombé sous le charme de ce projet futuriste. «Je constate qu’il y a encore beaucoup de choses à faire en Afrique surtout dans l’agriculture et c’est aux jeunes de le faire. J’ai trouvé ce projet en conformité avec les axes de ma fondation c’est pourquoi je l’ai choisi», a déclaré tout heureux Pierre Castel. Sa satisfaction a pareillement été partagée par André Siaka ancien Directeur général des Sabc et parrain de la première édition u Prix Pierre Castel Cameroun. «C’est bien d’être confirmé dans ce qu’on sait déjà. Je pense que ce projet était le meilleur parmi tant d’autre sans chauvinisme. Le promoteur maitrisait tellement bien son sujet, il a fait une belle présentation, une parfaite maitrise du sujet. Pour mois c’était une fierté d’avoir accompagné ce jeune entrepreneur. On est très content et j’espère avoir été utile à quelque chose mais je pense bien apprendre  beaucoup de lui», a-t-il déclaré

Parmi les 43 dossiers soumis à l’appréciation du jury ont été enregistrés, six dossiers ont été retenus et finalement deux meilleurs. C’est à Bordeaux en France que le projet «Save our agriculture» de Flavien Kouatcha a été choisi.

Le jeune entrepreneur qui a pareillement remporté le Prix coup de cœur de la 2ème édition des prix Edf Pulse Africa en novembre 2018 avec ce projet pense que c’est un coup de pousse pour  encourager son initiative. Même s’il reconnait que le chemin est encore long, il promet de se mettre au travail pour être un exemple pour les jeunes africains.

Hervé Villard Njiélé

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Budget d’investissement public: Le Littoral 1 milite pour l'execution du Bip 2019

10 Janvier 2019, 20:24pm

Publié par Hervé Villard

chantier de la  Can 2019

chantier de la Can 2019

Le budget d’investissement public de l’année 2019 de cette partie de la région du Littoral a été présenté hier 10 janvier 2019 à Douala. C’était à l’occasion d’une cérémonie circonstancielle organisée à cet effet.

Le budget d’investissement public de la région du Littoral 1 équilibré en recettes et en dépenses se chiffre à soixante quatorze milliards quatre cent trente deux millions quatre vingt six milles francs cfa (74.432.086.000fcfa).

Présenté officiellement hier jeudi à la salle des banquets lors de la cérémonie de lancement officiel du budget d’investissement public de la  région du Littoral 1 ce budget contrairement aux années précédentes permettra de faire de nombreux investissements dans les départements du Wouri et de la Sanaga maritime. Car, plus de la moitié de ce budget est consacré aux investissements.

 Selon la répartition dudit budget, vingt six milliards huit cent quatre quatorze millions sept cent quarante un mil deux cent trente un fcfa (26.894.741.231) sont destinés au fonctionnement tandis que plus de la moitié soit quarante sept milliards cinq cent trente sept millions trois cent quarante cinq mil (47.537.345.000fcfa) seront alloués aux investissements. Au sujet des investissements à réaliser, on note entre autre la poursuite de la construction des grands chantiers lancés dans la ville de Douala depuis près de deux ans. Notamment  le parachèvement des chantiers de construction des pénétrantes Est et Ouest de Douala, l’amélioration de la voirie urbaine, la construction des ouvrages d’adduction d’eau pour la distribution de l’eau potable dans tous les quartiers de la ville, l’amélioration des services sociaux de bases pour ne citer que ceux-ci. Bref le budget d’’investissement  public de l’année 2019 dans la région du Littoral 1 a pour principale ambition d’améliorer les conditions de vie de tous les habitants de cette partie du Pays.

Gestion saine

 Pour faire de ce désir une réalité, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua le gouverneur de la région du Littoral qui présidait cette cérémonie à Douala a prescrit une gestion saine des fonds et surtout une discipline dans l’utilisation des ressources. Bien avant le patron de la région du Littoral a prescrit une efficacité dans la collecte des recettes. Surfant sur la même vague, il a invité tous les usagers à payer  leur impôts au près de l’Etat pour faciliter l’exécution du budget et surtout des nombreux projets au programme cette année. «Il faut vous acquitter de vos impôts. L’Etat n’a pas d’argent ce sont ces recettes qui constituent le budget d’investissement public de l’année 2018, s’il n’ya pas d’argent on ne pourra pas résoudre les problèmes que vous rencontrez», a expliqué Dieudonné Ivaha Diboua. Pour une gestion saine, le gouverneur a pareillement annoncé des sanctions pour des gestionnaires véreux et fraudeurs.

Parlant de la discipline dans l’exécution du Bip 2019, Armand Mbiena chef de la Division de la préparation du budget de l’Etat a déclaré que le recouvrement des sommes indûment perçus  par les agents publics suspendus, seront également d’actualité. Les gestionnaires de fonds doivent donc bien se tenir.

Hervé Villard Njiélé

 

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Loi de Finance 2019: Le prix de la bière ne changera pas

10 Janvier 2019, 20:13pm

Publié par Hervé Villard

D’après Armand Mbiena chef de division de préparation du budget de l’Etat au ministère des Finances, les droits d’accises sur la bière n’ont pas augmenté.

une  photo de la bière

une photo de la bière

La rumeur autour l’augmentation du prix de la bière à partir de ce mois de janvier 2019 a fait les choux gras de la presse en fin d’année 2018. Après l’adoption de la loi de Finance 2019 entrée en vigueur en début de ce mois de janvier 2019, la rumeur s’est à nouveau amplifiée. Car tous craignaient l’augmentation du prix de la bière, boisson alcoolisée très prisée et très consommée par la majorité des Camerounais.

 

Lors du lancement du budget d’investissement public(Bip) dans la région du Littoral 1 hier jeudi 10 janvier 2019 à Douala, les émissaires du ministère des Finances qui exposaient sur ce budget et ceux de la Direction des Douanes sont revenus sur cette décision de la loi de finances. Dans leurs exposés ils ont clarifié la situation en expliquant que le prix de la bière ne sera pas augmenté. Puisque les taxes sur le droit d’accises sur la bière n’ont pas augmenté non plus. Il sera donc difficile de voir le prix de la bière augmenté. «Les droits d’accises sur certains produits ont été revu à la hausse. La bière n’en fait pas partie. La taxe sur le tabac importés est passée de 3000 à 5000 frcfa. Les taxes sur le droit d’accises sur les boissons gazeuses couramment appelées jus aussi ont augmenté de même que les droits d’accises sur les vins et liqueurs», a déclaré Emmanuel Ndo Ndo représentant du Directeur général de la Douane.

Surfant sur la même vague que son collègue de la Direction de la douane, Armand Mbiena, le chef de division de préparation du budget de l’Etat au ministère des Finances, a fait la même remarque. Sans être affirmatif, il a du moins marqué son étonnement quant à l’augmentation du prix de la bière au Cameroun en cette  année 2019. «Les taxes sur le droit d’accises qui ont augmenté ne concerne pas la bière. On ne peut pas encore dire que le prix de la bière va augmenter ou pas. Des discussions entre les responsables des entreprises brassicoles se poursuivent encore», a-t-il déclaré.

Au courant de cette cérémonie, on a pareillement appris que la loi de finance a supprimé la Tva sur la consommation de l’énergie électrique et de l’eau dans les ménages. Il faut consommer plus de 20 mètres cube d’eau pour que la Tva vous soit imputée et plus de 220 kilowatts heure d’énergie électrique pour voir la taxes sur la valeur ajoutée s’appliquer.

Hervé Villard Njiélé

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Tennis: Lueur d'espoir pour le Cameroun

10 Janvier 2019, 19:42pm

Publié par Hervé Villard

Cliford Nkwain pensionnaire d’Oyebog tennis Academy (OTA), vient de gagner un point dans le classement professionnel du tennis masculin. Un résultat qui présage un avenir radieux pour cette discipline au Cameroun.

Une phase de jeu de Cliford Nkwaim

Une phase de jeu de Cliford Nkwaim

Le rêve de voir un camerounais remporter un tournoi de grand schelem dans le monde peut être désormais caressé au Cameroun, terre par essence du football. Après le succès retentissant de Yanick Noah à Roland Garros en 1983 et ses nombreux trophées et victoires comme capitaine de l’équipe de France, les Camerounais qui l’ont admiré rêvent de voir un Camerounais pur sang, reproduire un parcours similaire. Ce rêve pourra se réaliser dans un avenir proche et certains. Ceci grâce aux prouesses des pensionnaires d’Oyebog Academy (Ota), un centre de formation international en tennis basé au Cameroun, dans le département du Moungo.

En effet, cette académie qui forme les filles et les garçons dans la pratique professionnelle du tennis vient de voir un de ses pensionnaires gagner un point dans le classement mondial des tennismen professionnels (Atp). Une chose qui  n’est  plus  arrivé  au Cameroun depuis  près de dix ans

 Il s’agit de Nkwain Cliford un jeune camerounais de 19 ans originaire de la partie anglophone du Cameroun. Ce point il l’a obtenu lors de la du tournoi Bgfi organisé à Yaoundé la capitale du Cameroun par Tara sport and event. Très athlétique et dévoué pour ce sport qu’il aime bien. Il promet travailler dur pour améliorer son palmarès dans le classement Atp en remportant bien sur des points.

Son succès qui arrive au moment où son centre formation célèbre ses 20 années d’existence n’a pas laissé indifférents ses encadreurs. Joseph Oyebog, ancien champion de tennis au Cameroun et fondateur d’Oyebog tennis academy (Ota) est tout heureux. «Je suis content pour ce jeune homme. Cliford au début était le plus faible de l’academy. Tout le monde le battait. Quand quelqu’un ne réussissait pas à gagner un match il demandait à joueur avec lui .Même les filles le battaient. Un jour il est venu demander conseil. Il  voulait savoir ce qu’il peut faire pour être aussi fort. Je lui ai demandé de travailler un peu plus que ses camarades et c’est ce qu’il a fait. Je vous rassure que c’est un bosseur», déclare tout heureux Joseph Oyebog. Avant d’ajouter «Nous allons faire un programme de travail pour lui. Nous allons recenser les compétitions où il va jouer pour lui permettre d’améliorer son rang», précise-t-il.

Pendant la cérémonie de présentation du n°1 du tennis camerounais chez les messieurs, Ota a pareillement remis à ce dernier, six raquettes neuves, des housses des équipements complets (chaussures maillots shorts et bas) tous offerts par des partenaires de ce projet qui vise à faire du Cameroun la base du tennis en Afrique. «Le tennis m’a tout donné et je me bats pour redonner au tennis ce qu’il  m’a  donné», affirme  Joseph Oyebog

20 ans d’existence

Pendant l’échange avec la presse, les responsables d’Ota sont pareillement revenus sur les 20ans d’existence de l’academy et du vaste programme des activités. Parmi les nombreuses activités, on note principalement la grande tournée nationale au cours de laquelle seront distribués le matériel sportif en vue d’initier les jeunes à la pratique du tennis, l’organisation de plusieurs tournois dans les différentes régions du Cameroun et l’invitation des vedettes du tennis africain et mondial

Pour marquer ses 20 années d’existence, Ota annonce aussi l’organisation d’un tournoi national de tennis dans toutes les régions du Cameroun afin d’inciter les jeunes à la pratique de cette discipline sportive. «Nous avons décidé d’organiser 6 tournois qui vont commencer le 28 février prochain et ces tournois seront clôturés avec un tournoi international, et 20 autres l’année prochaine», fait savoir Joseph Oyebog.

Le  promoteur d’Ota entend ainsi, relancer les activités dans les centres d’initiation à la pratique du tennis à travers les dix régions, lancer pour la première fois au Cameroun, un programme tennis-étude, à travers un centre d’entrainement permanent du haut niveau pour un tennis professionnel, accélérer la mise sur pied d’une équipe nationale des tennis, compétitive et réunir les moyens nécessaires pour sa prise en charge et garantir son suivi dans tous les aspects.

Toujours comme objectif, cet ancien tennisman veut faire venir des experts mondialement reconnus pour renforcer les capacités techniques des tennismen locaux. «Les grands entraîneurs que nous avons amenés au Cameroun, reconnaissent que nos enfants ont beaucoup de potentiel pour un meilleur avenir. Nous avons donc besoin que l’Etat du Cameroun nous accompagne. Pour que le tennis camerounais retrouve ses lettres de noblesse, on a besoin de la participation de l’Etat, de la fédération et des privés que nous sommes. Mais on a le sentiment que nous sommes abandonnés», se plaint le patron d’Ota. Ce dernier a pareillement organisé une visite dans ce centre futuriste donc la construction se poursuit tranquillement à Souza.

Hervé Villard Njiélé

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Can 2019: Paul Biya recommande la poursuite des chantiers

5 Janvier 2019, 19:58pm

Publié par Hervé Villard

Dans son discours de fin d’année,  le  chef de l’Etat a invité toutes  les  entreprises en charge de la construction des infrastructures destinées à la Can 2019 de poursuivre sereinement leur activités.
Can 2019: Paul Biya recommande la poursuite des chantiers
 
 L’organisation de la Can 2019 perdue par le Cameroun en raison de l’impréparation et du niveau  d’avancement des chantiers peu satisfaisant était au menu du discours de fin d’année  du  président Paul Biya. Comme on pouvait s’y attendre, le Chef de l’Etat qui tenait absolument  à  l’organisation de cette compétition au Cameroun ne pouvait  pas ne pas  en parler. Evoquant  avec désolation le retrait de l’organisation de cette compétition africaine au Cameroun, il a tout simplement recommandé la poursuite des travaux. Une poursuite  des travaux indispensable à l’organisation de  cette  compétition à une date ultérieure. Probablement  en  2021, comme l’annonçait le président de la Caf Ahmad Ahmad après la décision du retrait de  l’organisation de la Can 2019 au Cameroun survenue le 30 novembre 2018 à Accra lors de l’Assemblée generale Extraordinaire de la  Confédération  africaine de  football (Caf). 
 
«Comme vous le savez, notre pays était engagé à accueillir le grand rendez-vous du football africain en 2019. La Confédération Africaine de Football, au regard de certaines données, a pensé qu’il fallait procéder à un glissement de date. Nous en avons pris acte. Comme je l’ai déjà dit, tous les investissements liés à l’organisation de la Can seront réalisés. Je saisis cette occasion pour vous demander de rester mobilisés afin qu’à terme, la modernisation de nos infrastructures routières, ferroviaires, hospitalières et sportives liées à ce grand événement, se concrétisent : notre pays le mérite bien», a  laissé  entendre le chef de l’Etat sans  ambages.
 En effet  le président  Paul Biya est resté fidèle à la logique  d’apaisement impulsée depuis plusieurs semaines par le gouvernement camerounais à travers le Premier ministre Philémon Yang. Il a  priorisé l’option du dialogue, de la soumission à la décision de la Caf. Une attitude qui trahit  certainement des accords qu’il aurait signé avec le président Ahmad Ahmad lors de  son passage  au Cameroun, un mois avant la décision de retrait de l’organisation de la Can 2019 au  pays de Roger  Milla.
Car, alors que des nombreuses personnes attendaient que l’Etat du Cameroun à travers la Fédération camerounaise de  football saisisse  le  Tribunal arbitral de sport (Tas)  pour dénoncer la supercherie  de la  Caf, celui-ci  a plutôt  appelé à  un calme total et un respect de la décision de la Confédération africaine de football. Ce qui laisse croire que toutes les déclarations des responsables des associations sportives qui veulent  saisir le Tas  pour le retrait de la Can au Cameroun ne sont que vaines spéculations et agitations. Cela ne prospérera pas puisque ces derniers n’ont pas l’onction du chef de l’Etat et de  son gouvernement. 
Hervé  Villard Njiélé

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Concert: L’artiste Dadju fait un tabac à Douala

3 Janvier 2019, 22:18pm

Publié par Hervé Villard

Invité par Orange Cameroun, le rappeur français qui a fait le plein de l’esplanade de Canal Olympia a permis aux populations de la ville de Douala de passer une fête de fin d’année mémorable.
Dadju en  plein spectacle

Dadju en plein spectacle

 

 

L’esplanade de la salle de cinéma du groupe Bolloré grouillait de monde. Ce samedi 29 décembre 2018 aux environs de 20h, il était presque ‘impossible de se mouvoir. Pour partir d’un bout à l’autre, l’équation était prequ’impossible à résoudre. Il fallait se faufiler entre les milliers de personnes présentes dans cette grande cour, ou bousculer une grande partie d’entre eux pour passer. Car, ces derniers sont venus nombreux à ce concert de fin d’année organisé par Orange Cameroun.
En effet, pour permettre à ses abonnés et aux habitants de la ville de Douala de passer des fêtes de fins d’année inoubliables, Orange Cameroun à travers le programme «The show by Orange» a invité l’artiste français Dadju à un concert à Canal Olympia le 29 décembre 2018 dernier. Et pour ne pas rater une seule seconde de la prestation de ce rappeur français d’origine congolaise qui a fait carton plein à Yaoundé lors de son premier concert le 28 juillet 2018, les fans sont venus tôt.
Des 17h, les milliers de fans de cet artiste qui a côtoyé le groupe Sexion d’Assaut étaient déjà présents. En compagnie de leurs enfants, les parents aussi n’étaient pas en reste. Tous attendaient patiemment ce jeune rappeur donc la musique a déjà conquis le cœur des Camerounais.
Le show
Après une première partie savamment assurée par les rappeurs locaux tels Malhox le  viber, Locko, Min’s, Daphné, Blanche Bailly, la 2ème partie animée par Dadju a été plus qu’émouvante. A coté de son entrée tonitruante qui a arrachée des cris de joie dans la marrée humaine présente, sa prestation est venue tout comblée. Le public était heureux. Reprenant par cœur tous les titres de l’artiste, ces derniers chantaient et dansaient avec  lui. A chaque nouveau titre, la symbiose était parfaite.
 Avec ses choristes de fortune de la ville de Douala, Dadju a repris les titres «Django» «Jaloux», «aime moi demain», «Mr Franglish», «Reine». Il a rendu hommage à Bob Marley «Bob Marley».
Chantant et dansant avec eux au  courant d’une soirée de rêve, le rappeur a eu de la peine de se séparer de ses fans estimés à plus de 5000. C’est avec  beaucoup de regret qu’il a quitté la scène aux environs de minuit. Non sans promettre de revenir. «Public de Douala, vous êtes adorables. Je vous aime», a lancé le rappeur satisfait de l’accueil et surtout de la communion avec le public.
Bien avant cette prestation qui est restée dans les anales, Dadju en journée, avait rendu visite aux orphelins de l’orphelinat Mains dans la main à Bonamoussadi. Il s’est entretenu avec eux et à promis de souvent venir les voir.
Hervé Villard Njiélé.

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Can 2019: Les Lions Indomptables incertains

3 Janvier 2019, 22:04pm

Publié par Hervé Villard

En plus de la perte de l’organisation de la Can 2019 l’équipe nationale du Cameroun risque ne pas prendre part à la Can 2019 prévue en juin prochain.

Lions Indomptables  savourant  le  trophée de la  dernière  Can  2017

Lions Indomptables savourant le trophée de la dernière Can 2017

Le 9 janvier 2019 prochain, la confédération africaine de football désignera le nom du pays qui remplacera le Cameroun dans l’organisation de la Can 2019. Ce sera au cours d’une réunion exécutif de son Comité exécutif qui se tiendra à Dakar. Ce jour, on saura qui de l’Afrique du Sud ou l’Egypte abritera finalement cette compétition. Seulement, si le pays organisateur de la Can 2019 sera connu ce jour là, la participation du Cameroun à cette phase finale de la coupe d’Afrique des nations reste incertaine. Car, en perdant l’organisation de cette compétition, le Cameroun a par la même occasion perdu la place qualificative qui lui revenait de droit en tant que pays organisateur. Les Lions Indomptables qui profitaient des phases éliminatoires pour mieux se préparer sont désormais dos au mur. Ils devront cravacher dur pour arracher une qualification s’ils veulent participer à la Can 2019.

Le Maroc premier dans la poule du Cameroun avec 11 point ne figurant pas parmi les candidats à l’organisation de cette compétition, les Lions indomptables sont presque out. Elle ne peut plus compter que sur une grâce de la Caf pour se qualifier puisque les carottes sont presque cuites pour le pays de Samuel Eto’o.

Sanction

Et même, si elle finissait 2ème de sa poule comme cela se dessine, l’équipe nationale du Cameroun est sur la menace d’une sanction. Car, après avoir perdu l’organisation de la Can 2019, selon le règlement de la Caf, l’équipe nationale du Cameroun devrait tout simplement être disqualifiée Conformément à l’article 92 des statuts de la CAF. Celle-ci devrait par la suite payer les pénalités en fonction de la période de retrait de l’organisation. «Si un pays qui a obtenu l’organisation du tournoi final de la Coupe d’Afrique des Nations se désiste ou se fait retirer l’organisation, il lui sera infligé, outre les sanctions disciplinaires, une amende selon le barème suivant: Retrait notifié moins d’un an avant la date du tournoi final : amende de cinq cent mille (500 000) dollars US et suspension à la prochaine édition de la CAN de son équipe nationale A, sans tenir compte de l’édition concernée», déclare l’article 92 alinéa 3 de ces statuts. Conformément à cette mesure, le Cameroun est mal barré.

D’ailleurs pour obliger l’instance faîtière du football africain qui semble conciliante avec le Cameroun à respecter ses propres textes, les responsables de la fédération Comorienne de football dont l’équipe nationale occupe la 3ème place derrière le Cameroun, ont déjà saisi le Tribunal arbitral de sport. Si elle obtient gain de cause, les Lions Indomptables seront donc disqualifiés au profit de l'Île des Comores.

Pour mettre les chances de son coté, l’équipe nationale du Cameroun doit non seulement battre L’Ile des Comores lors de la 6ème journée , mais surtout prier que le Maroc qui joue contre le Malawi durant cette 6ème et dernière journée face un faux pas. Sauf que, même avec les résultats acquis sur le stade, les Lions Indomptables ne sont pas surs de participer à la CAN 2019.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Can 2019: Paul Biya esquive le scandale financier

2 Janvier 2019, 17:50pm

Publié par Hervé Villard

Dans son adresse  à la nation le 31 décembre  2018, le chef de l’Etat n’a même pas évoqué les  détournements de fonds,  principaux responsables du retrait de l’organisation de la Can 2019 au Cameroun.

chantier complexe multisports de Yassa Douala

chantier complexe multisports de Yassa Douala

 
Le retrait de l’organisation de la Can 2019 au Cameroun  est  resté  en travers  de la  gorge. Après  le  deuil fait par tous  les Camerounais  au moment de la perte de l’organisation de cette  compétition, les causes de cet échec sont activement recherchées par l’ensemble  de la  population.  Car,  beaucoup  ne  comprennent  exactement pas  ce  qui s’est  passé. S’il  est  vrai que  le  retard  au  niveau de l’évolution  des travaux est une  certitude,  l’on a du moins constaté que ces  retards  étaient  organisés par  ceux qui  avaient  la charge  de gérer  les budgets alloués à la  construction des différents  chantiers.  Car  ils  n’avaient  qu’un seul  intérêt. Celui de remplir  leur  poche et leur  compte bancaire  au détriment du Cameroun et des  Camerounais avides de cette  compétition.
 Le  faisant, ils ont  non  seulement  confié des marchés aux mis moyennant des rétrocommissions importantes,  surévalué certains travaux à faire. Dans cette imbroglio, plusieurs milliards  de francs de ont été  détournés. Selon des  informations, 51 marchés de la CAN 2019, 41 ont été passés de gré à gré. Plusieurs  milliards de nos  francs cfa ont de ce fait  été détournés. Des informations font état de près d’un milliards détournés dans les surfacturations, les rétrocommissions et autres  attributions de  marché.
Devant ce scandale et l’un des plus  importants  du  régime  Biya, les  nombreux Camerounais,  attendaient des  annonces fortes  du chef de l’Etat. Des annonces allant dans le sens de l’arrestation de tous ceux qui ont détourné ces  fonds alloués à la construction des  infrastructures de la Coupe  d’Afrique des nations 2019. Bref ils attendaient au moins que le Chef de l’Etat annonce  publiquement  une ouverture d’enquête visant  à  restituer les  fonds  détournés  et  à punir leurs auteurs. Surtout que Paul Biya tenait à l’organisation de sa compétition.
Malheureusement, Paul Biya n’a même pas évoqué le sujet. Il l’a tout simplement esquivé et on ne sait pour quelle raisons.    Constatant avec  désolation que la  l’organisation de la  Can  2019 a  été retirée au Cameroun par la Caf, le président de la république a tout simplement recommandé la  poursuite des  travaux. Comme  si  rien  ne s’était passé. Il a  donné  l’impression que le retrait de l’organisation de la Can 2019 au Cameroun était normale et qu’il  n’y avait aucun responsable de ce  fait là . « (…) Comme vous le savez, notre pays était engagé à accueillir le grand rendez-vous du football africain en 2019. La Confédération Africaine de Football, au regard de certaines données, a pensé qu’il fallait procéder à un glissement de date. Nous en avons pris acte. Comme je l’ai déjà dit, tous les investissements liés à l’organisation de la CAN seront réalisés(…)», a  déclaré  le  président  Paul Biya.
Pourtant  les détournements  dans  la réalisation des travaux de la  Can 2019 sont réels et alarmants.  Tout le Cameroun en parle. Les  faits  tous  les  jours sont  publiés  sur les  réseaux  sociaux  devenus  un  véritable canal de  dénonciation de cette gabegie. Parlant de ce scandale financier, on apprend par exemple que  pour la construction du complexe sportif Paul Biya à OIembé, banlieue de Yaoundé, constitué d’un complexe sportif dont un stade ultra moderne de 60 000 places aux normes Fifa, une piscine olympique, un centre commercial, des parkings, terrains d’entrainement et un hôtel, un camion de sable est livré à 700 mille FCFA alors que sur le marché, le camion de sable est vendu à 120 mille FCFA, révèlent les documents. On  a  également appris  que pour aménager  la bretelle qui  même au complexe Paul Biya long de 400 mètres, le budget de réalisation est de 4 milliards de francs  cfa. Selon des documents publiés sur les réseaux sociaux, l’aménagement des voies d’accès du stade de Kouekong à Bafousam va coûter 17 milliards. Bref plusieurs chantiers ont été surfacturés.

Hervé Villard Njiélé

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Discours Paul Biya du 31 décembre 2018

1 Janvier 2019, 15:34pm

Publié par Hervé Villard

Lors de  son adresse  à  la  nation  comme  il est  de  coutume  tous  les 31 décembre de  l'année, Paul Biya  a  evoqué  plusieurs  sujets. Notamment  la  crise  anglophone qui  paralyse  tout le  pays,  il a  parlé de la  construction de la démocratie au Cameroun,  la  crise  économique,  il a  parlé de la  lutte  contre  l’insécurité,  du chômage des jeunes. L'intégralité  de  ce discours du  chef de  l'Etat  ici

Mes chers compatriotes,

Le septennat qui vient de commencer devrait être décisif pour notre pays. Il pourrait même être l’un des moments les plus importants de notre histoire depuis notre indépendance.

Je m’explique.

Au cours du demi-siècle qui vient de s’écouler, nous avons édifié progressivement des institutions démocratiques. Nous nous sommes efforcés d’établir la sécurité sur l’ensemble de notre territoire. Nous avons tout fait pour passer d’un modèle économique obsolète à un système plus moderne et plus conforme à notre intérêt national.

Il s’agissait bien entendu d’une œuvre de longue haleine. Certains objectifs, comme l’établissement de la démocratie, ont été atteints. Ceux qui concernaient la sécurité ne l’ont été qu’en partie, en raison de fortes menaces intérieures et extérieures. D’autres enfin, les plus ambitieux parce qu’ils visaient la transformation de notre société, ont été patiemment mis en chantier.

Des difficultés imprévues ont compliqué notre tâche. Dans les années 80, la forte détérioration des termes de l’échange a compromis notre marche en avant. Dix ans plus tard, la crise économique et financière mondiale a brisé notre élan et ralenti notre croissance. Plus récemment, la baisse des cours du pétrole et des matières premières a eu le même effet.

Mais, nous n’avons pas baissé les bras. Face à l’adversité, nous avons élaboré une stratégie de développement articulée en trois temps : les grandes ambitions, les grandes réalisations et les grandes opportunités. Cette dernière étape, nous l’espérons, devrait nous conduire au seuil de l’émergence.

Il n’est peut-être pas inutile de préciser ce que nous voulons dire par émergence. De façon générale, le terme s’applique à un changement de situation dans le sens d’une amélioration. Dans son acception courante, il signifie le passage de l’état de sous-développement à celui de pays développé. C’est bien ainsi que nous l’entendons et c’est pourquoi j’ai demandé qu’il soit érigé en « cause nationale ».

Je crois que les prochaines années seront déterminantes pour atteindre cet objectif. Il nous faudra pour cela nous atteler à trois tâches fondamentales : rétablir la sécurité, conforter notre croissance économique et améliorer sensiblement les conditions de vie des Camerounais.

LA SECURITE étant la condition sine qua non de la paix civile et du progrès économique et social, elle devra avoir la priorité.

La situation étant stabilisée à l’Extrême-Nord et sous contrôle à notre frontière orientale, c’est le contexte qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui retiendra l’essentiel de mon attention.

J’ai eu récemment l’occasion de m’exprimer sur les problèmes qui les concernent. J’ai dit et je le confirme que j’éprouve la plus grande sollicitude envers les populations de ces deux régions. Je suis très sensible à leurs inquiétudes concernant leur sécurité et à leurs aspirations touchant le retour au calme et à une vie sociale normale

Si l’appel à déposer les armes que j’ai lancé aux entrepreneurs de guerre reste sans réponse, les forces de défense et de sécurité recevront instruction de les neutraliser. Je suis bien conscient en effet de la désolation que ces insurgés infligent aux populations de ces régions. Cette situation ne peut plus durer.

Dans un esprit de concorde nationale, j’ai décidé, pour éviter le recours à des mesures extrêmes, de créer un « Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration ». Cet organisme, placé sous l’autorité du Premier Ministre, aura pour mission d’organiser, d’encadrer et de gérer le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants de Boko Haram et des groupes armés du Nord-Ouest et du Sud-Ouest désireux de répondre favorablement à l’offre de paix qui leur a été faite.

Cette initiative, je le souligne, offre une porte de sortie honorable à ces ex-combattants ainsi qu’une perspective de réinsertion sociale. Elle devrait permettre le retour au calme et à une vie normale.

D’autre part, des mesures seront prises dans les meilleurs délais possibles pour accorder aux collectivités territoriales de notre pays les compétences qui leur permettront de prendre une plus large part dans la gestion des affaires locales. Parallèlement, la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme sera accélérée.

Par ailleurs, j’entends poursuivre le dialogue engagé avec les personnes de bonne volonté pour un retour définitif à la paix.

Paradoxalement, les événements malheureux qui touchent la vie sociale depuis de longs mois au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, ont eu un effet qui pourrait surprendre plus d’un d’entre nous. Les populations de ces deux régions auront pu constater la sincérité des intentions des autorités en ce qui concerne la délégation de nouveaux pouvoirs aux collectivités territoriales et la solidarité du reste de la Nation à leur égard. Mon souhait est qu’au bout du compte, l’unité nationale en sorte renforcée.

Il sera indispensable aussi de conforter LE TAUX DE CROISSANCE de notre économie.

J’ai évoqué plus haut les raisons externes qui ont provoqué son fléchissement. Grâce aux mesures que nous avons prises, l’économie se redresse peu à peu. Mais il nous faudra faire davantage pour rester sur la trajectoire de l’émergence.

Sans entrer dans le détail de nos projets, car je me suis récemment exprimé sur le sujet, je me bornerai à rappeler que nous devons accorder une de nos priorités à la modernisation de notre agriculture en relevant ses objectifs de production et de diversification et en mettant à sa disposition les moyens techniques nécessaires. Les grandes lignes de cette « révolution agricole » avaient été définies au comice d’Ebolowa et demeurent encore pertinentes.

Il en va de même de notre grand projet d’industrialisation selon les orientations de notre Plan Directeur. Il conviendra de l’appliquer en priorité à la transformation de nos matières premières agricoles afin de gagner en valeur ajoutée et de réduire nos importations de biens et services.

Nous continuerons à doter notre pays d’infrastructures d’énergie, à la fois pour répondre aux besoins de notre agro-industrie et de nos différents secteurs industriels ainsi que pour satisfaire les demandes de nos populations. Aux barrages hydro-électriques s’ajouteront aussi des centrales solaires destinées à l’électrification des zones rurales.

 

Les efforts considérables qui ont été déjà faits pour développer nos infrastructures de transport (routes, autoroutes, ports, aéroports) seront poursuivis, au bénéfice de notre économie et de la mobilité de nos compatriotes.

Par ailleurs, en concluant avec le FMI en 2017 un programme économique et financier appuyé sur une « facilité élargie de crédit », nous nous sommes engagés à poursuivre la mise en œuvre de nos réformes structurelles, à maintenir notre équilibre budgétaire et à veiller à la soutenabilité de notre dette extérieure.

C’est dans ce cadre que nous devrons assurer le financement de nos grands projets. Pour cela, il nous faudra désormais faire davantage appel aux institutions financières qui pratiquent des taux concessionnels plus accessibles. D’autre part, il est inadmissible que la maturation de nos projets prenne beaucoup plus de temps que dans des pays de niveau comparable. Ces délais devront être abrégés.

Certains de nos problèmes tiennent au fait que les structures de notre économie nous rendent très dépendants de l’extérieur et en particulier des cours de nos produits de base. J’ai souvent dit que nous sommes en situation de produire une grande partie de ce que nous importons, qu’il s’agisse de produits d’origine agricole ou industrielle. Il faudra absolument en tenir compte. La montée du protectionnisme ne nous laisse guère le choix.

Dans le même ordre d’idées, il est indispensable que nous fassions davantage pour intégrer les progrès du numérique dans le fonctionnement de nos services publics et de notre économie. La société digitale qui s’annonce n’attendra pas les retardataires.

Une fois notre sécurité rétablie et notre croissance relancée, il nous reste à donner à notre démocratie LA DIMENSION SOCIALE qui doit être la sienne.

Au cours des dernières décennies, des progrès notables ont déjà été réalisés en ce sens. Il conviendra de redoubler d’efforts pour construire une société garantissant l’égalité des chances et des conditions de vie honorables pour l’ensemble de la population.

Nous continuerons donc :

- à étendre un système éducatif de qualité à tous les niveaux en mettant l’accent sur la professionnalisation ;

- à multiplier les centres de santé, à compléter notre réseau d’hôpitaux de référence et à financer notre régime de sécurité sociale ;

- à résoudre le problème lancinant de l’habitat social

- à améliorer encore plus l’accès à l’eau potable et à l’électricité, y compris dans les zones rurales ;

 

- et enfin à promouvoir le rôle des femmes et des jeunes dans notre société.

De cette façon, nous finirons par faire reculer la pauvreté, source de diverses exclusions qui sont encore présentes dans notre pays.

Un problème qui me tient particulièrement à cœur reste à résoudre. Je veux parler du chômage, et en particulier de celui des jeunes. Bien entendu, les services de l’Etat qui sont chargés de trouver des réponses feront ce qu’ils doivent faire. Mais il faut être conscient que ce fléau social qui touche la plupart des pays de la planète, est étroitement lié au niveau d’activité économique, autrement dit à la croissance.

C’est pourquoi nous ferons tout notre possible pour encourager et stimuler le retour de la croissance que nous connaissons actuellement.

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Voilà donc le triple défi auquel nous sommes confrontés. Si nous restons unis, solidaires et engagés, je ne doute pas que nous puissions le relever.

Comme vous le savez, notre pays était engagé à accueillir le grand rendez-vous du football africain en 2019. La Confédération Africaine de Football, au regard de certaines données, a pensé qu’il fallait procéder à un glissement de date. Nous en avons pris acte. Comme je l’ai déjà dit, tous les investissements liés à l’organisation de la CAN seront réalisés. Je saisis cette occasion pour vous demander de rester mobilisés afin qu’à terme, la modernisation de nos infrastructures routières, ferroviaires, hospitalières et sportives liées à ce grand événement, se concrétisent : notre pays le mérite bien.

Mes chers compatriotes,

En ces temps difficiles, croyez-moi, je consacre toute ma force et toute mon expérience au service de la paix, de l’unité et du progrès de notre cher et beau pays.

Je compte sur chacun de vous pour m’y aider.

Bonne et heureuse Année 2019 à vous tous.

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