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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Braquage à Ecobank : Le bilan s’alourdit à nouveau

26 Avril 2013, 13:53pm

Publié par Hervé Villard

  

Le deuxième gendarme blessé durant cette attaque est décédé ce jeudi 25 avril 2013 matin à l’hôpital de la garnison militaire de Douala

braquage ecobank

 

Alors que les populations de la ville de Doua

la et du marché Congo se remettaient tout doucement du traumatisme subit pendant le braquage d’Ecobank, agence de New-Bell Congo, une nouvelle terrifiante a troublé leur tranquillité et a semé toute une panique dans ce quartier hier. Ces dernières ont été informées du décès du second gendarme blessé lors du braquage de cette banque qui s’est déroulé le mardi 23 avril 2013 aux environs de 17h.

Vendelin Ndzana maréchal des logis puisqu’il s’agit de lui a rendu l’âme à l’hôpital de la garnison militaire à Douala ce jeudi très tôt le matin.

Blessé par balle pendant cette attaque, il avait été conduit de toute urgence dans ce centre hospitalier où, il était sous soins intensifs. Beaucoup pensait qu’il allait recouvrer la santé après des soins, pour au moins raconter à la police ce qui s’est exactement passé à cet instant là. D’autres pensaient alors qu’à partir des indices qu’il pouvait donner, on pouvait retrouver facilement les auteurs de cet acte crapuleux. Mais, c’était sans compter avec les dommages que les balles qu’il a reçues dans ses membres inférieurs allaient créer dans son organisme.  Alors que l’on croyait qu’il avait des chances de survivre, il a rendu  l’âme ce matin. Son décès qui plonge toute la ville  dans l’émoi endeuille à nouveau le ministère de la défense qui avait déjà perdu un gendarme le jour de ce braquage. La mort du  maréchal des logis Vendelin Ndzana alourdit pareillement le bilan de ce braquage à Ecobank qui, passe désormais à deux morts et  plusieurs centaines de millions de francs cfa emportés.

Rappel

 A titre de rappel, le braquage de Ecobank qui coute la vie a deux gendarmes s’est déroulé le mardi 23avril 2013 à l’Agence Ecobank situé au marché Congo et plus précisément au lieu dit ancien 3ème.  Selon des informations, aux alentours de 17h, ce jour, arrive une fourgonnette de transfert de fonds. Elle doit en emporter de la banque. Des agents descendent et entrent dans l’établissement, escortés par deux gendarmes (aucun des témoins ne signale la présence de garde armé en faction au moment du coup). C’est quand ils en ressortent, transportant une malle, que les bandits passent à l’action. Ils sont trois en tout. L’un des braqueurs déguisé en fou présent devant la banque depuis le matin ouvre le feu sur les pandores. L’un d’eux est touché  à la cuisse tandis que l’autre touché aux cotes décède sur le champ.

 Les braqueurs s’emparent de la malle et s’en vont sur la moto qui était garée depuis un moment. Le « fou » qui les suit pendant un moment à pied, tire en l’air pour disperser la foule et décourager probablement toute velléité de poursuite avant de monter sur cette moto qui disparait dans la nature.

 Moustapha Fall le directeur général d’Ecobank Cameroun a donné un point de presse mercredi 24 avril 2013 pour apporter des clarifications sur ce malheureux évènement. Sans toutefois dévoiler le montant exact de l’argent emporté, il a regretté le décès des gendarmes abattu pendant le cambriolage. Il va également précisé que ce n’est pas l’agence Ecobank qui a été visé par l’attaque mais la fourgonnette du  prestataire faisant dans le transfert des fonds qui était la cible des braqueurs. Pour l’instant, une enquête a été ouverte pour rattraper les malfrats assassins qui courent toujours.

Ce braquage d’Ecobank  est intervenu au moment où, le procès du cambriolage de l’agence Ecobank de Bonabéri se tenait au Tribunal militaire de Bonanjo.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Recyclage : Les journalistes à l’école de la citoyenneté

25 Avril 2013, 14:12pm

Publié par Hervé Villard

Ils ont  massivement pris part au séminaire de renforcement de capacité  organisé par l’Ong un Monde Avenir  qui s’est tenu du 17 au 18 avril 2013 à Douala 

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Amener les journalistes  à prendre conscience du rôle fondamental qui est le leur dans la construction de la démocratie au Cameroun et dans le monde en général. Pousser ces derniers à être d’avantage responsables et conséquents pendant qu’ils exercent leur métier.  Renforcer les capacités des journalistes en leur formant  à la couverture des élections dans le triangle national. Voilà présenter de manière succincte quelques objectifs visés par le séminaire de renforcement de capacité que  l’Ong un Monde Avenir a organisé dans la ville de Douala il y a quelques jours.

Pendant deux jours c'est-à-dire du 17 au 18 avril 2013, cet Ong que coordonne Philipe Nanga, a  entretenu les journalistes de la région du littoral sur cinq grands modules importants présentés par des experts  en journalisme, des experts en  communication  et par des spécialistes des questions  de politiques  électorales.

Pour permettre à la trentaine de participants ayant pris part à cette formation d’être au même niveau, un bref rappelle sur les techniques de collecte de traitement et de diffusion des informations a été fait par jean Baptiste Sipa  journaliste  et syndicaliste. Présentateur  du  tout premier exposé qui a porté sur  le thème «Liberté d’expression et responsabilité citoyenne», ce doyen du journalisme camerounais,  n’est pas passé par quatre chemins pour décrier les nombreux actes d’irresponsabilité que commettent les journalistes au quotidien dans l’exercice de leur métier. Des actes qui selon lui, sont parfois du «à l’ignorance, au trop de zèle, au gombo et parfois à la paresse des journalistes». Le journalisme étant à l’origine de  tout développement à savoir ; démocratique, économique, social, il faudra désormais que les journalistes soient un peu plus responsable. Car  ils ont pour mission entre autres, d’informer, d’éduquer. «Le journaliste est un acteur social déterminant et de référence.  La profession du journaliste n’est plus déterminée par le seul fait de porter l’information d’une source à un destinataire, mais désormais par sa capacité à construire l’opinion publique à travers la gestion de cette information, et ce faisant, à assumer une responsabilité sociale de guide» ; a rappelé Jean Baptiste Sipa avant d’inviter ses jeunes confrères à plus de responsabilité pendant le traitement de l’information.

 Ramant dans le même courant,  le Pr Charly Gabriel Mbock qui a exposé sur le thème «De la communication sociale à la société de communication », est revenu sur la notion de communication. Il  a interpellé tous les participants sur le pouvoir qui est le leur. «Le journaliste est au cœur des préoccupations sociales et ne peut pas être observateurs passifs »a déclaré l’exposant. «Il ne peut réellement exercer son rôle que s’il pratique un journalisme de vérité. Car, le journalisme de vérité sécurise la liberté des journalistes et la liberté d’expression » a-t-il ajouté.

 Pour Elvis Tangwa Sa’a, la société connait des dérives parce que le journaliste ne fait pas son travail sérieusement. «Parmi les nombreuses critiques sur lesquelles le journalistes peut agir, il y a des problèmes d’éthiques et de manque de morale» a précisé le troisième exposant à ce séminaire. Dans  la causerie qu’il a faite avec ces cadets professionnels, il  leur a recommandé pour la bonne couverture des élections de lire et de maitriser le processus électoral. Et surtout, de maitriser le code juridique qui règlemente l’exercice de la profession de journaliste.

Parmi les autres modules de formation qui ont permis d’édifier les journalistes participants sur la couverture des élections,  on peut noter «Communication  en période électoral, enjeux et impact » du Dr Guy Parfait  Songue et le «Concept de journalisme citoyen » présenté par Philippe Nanga ». Pendant ces deux exposés. On n’est revenus sur le rôle du journaliste encore et sur la notion de journalisme citoyen.  On a pu noter que le journaliste qui est tout d’abord un citoyen s’inscrit dans le vécue. Il arrange  son monde ses mots  pour ne pas choquer les autres. Bref, il est le responsable de sa société. Ce séminaire qui a vu  la participation des journalistes venus de Nkongsamba et d’autres villes du pays, s’est achevé par une cérémonie de remise de parchemins.

organisé par l’Ong Un Monde Avenir et financé par l’Union Européenne, ce séminaire a également permis aux participants de prendre connaissance avec le projet d’action citoyenne pour la transparence et l’équité électorale au Cameroun (Actee) toujours financé par l’Union Européenne.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Sénatoriale 2013 : Elimbi Lobé accusé de trahison

25 Avril 2013, 13:47pm

Publié par Hervé Villard

 Selon les responsable régional du Sdf pour le littoral, le mandataire de la liste Sdf au sénatorial aurait tout manigancé pour que l’on recale  ladite liste jean_michel_nintcheu.jpg

 

Le constat a été fait de manière unanime par tous les membres du social démocratic front qui ont pris par à la réunion  convoquée par le bureau exécutif de la région du littoral. Réunion à laquelle Elimbi Lobe et autres responsables du Sdf n’y ont pas pris part.

 Les présidents de la commission électorale, les responsables de bureau départementales et les membres du bureau exécutifs présents à cette rencontre  ont exprimé de manière manifeste leur colère et leur désarroi face au comportement de leur camarade Elimbi Lobè, conseiller à la mairie de Douala 5ème et mandataire de la liste des sénatoriale du Sdf dans la région du Wouri.

Selon les déclarations faites durant cette réunion, Elimbi Lobè qui avait pour mission de s’assurer de la conformité des différents dossiers des candidats du Sdf aux sénatoriales a failli à sa mission. Il a pris sur lui malgré les conseils de ses paires et camarades, d’aller déposer à Yaoundé des dossiers qu’il savait pertinemment pas complet. A coté de cet acte que ses camarades qualifient d’ignobles, ceux-ci lui reprochent pareillement  d’avoir modifié la liste des candidats du parti  sans consentement de la hiérarchie du parti.  Ce qui a couté cher au parti qui s’en sort sans sénateur dans la région du littoral.  

  D’après  ces derniers toujours, le conseiller municipal Sdf pour la mairie de Douala 5ème a pareillement été taxé de complicité avec  les responsables  du parti au pouvoir. «La disqualification de la liste du parti dans le littoral incombe au Mandataire de la liste  qui a tripatouillé la liste initiale arrêtée par la hiérarchie du parti pour assouvir volontairement les desseins du camp adverse », déclare  le communiqué final de cette résolution signé de Jean Michel Nintcheu, le président régional du Sdf.

Au courant de cette réunion qui avait pour principale objectif de débattre sur l’avenir du parti dans la région du littoral, des résolutions du National exécutif Comitee (Nec) et des sénatoriale, les membres du Sdf ont déploré avec toute énergie cette  attitude de leur camarade et ont  désormais évoqué la vigilance pour que de tel acte ne se reproduise plus.

 Selon certains membres du parti,  cette situation décriée plus haut est le fruit des actes de la commission que le Nec avait constituée dans le littoral pour renforcer les actions du bureau exécutif dans ses différentes tâches. En effet, la résolution du Nec du 16 février 2013 avait nommé une commission de cinq personnes pour renforcer le bureau exécutif régional. Cette  commission constituée d’Asapngu Ferdinand, Ngounou Jacob Adeline, Djomnang Adeline Laure et Elimbi Lobè pour ne citer que ceux-ci. Au lieu, de s’attarder  aux missions qui sont les leur, ces derniers selon les responsables régionales du Sdf, se sont  plutôt substitués au bureau régional.  Ceci appuyé par une note du secrétaire générale du parti, daté du 27 février2013,  attribuant à cette commission la réorganisation des structures du parti et l’organisation des primaires  dans la région du littoral. Une chose qui a contribué à pourrir l’ambiance au sein du parti.

 Selon ces responsables régionaux du Sdf, cette commission a d’avantage contribué à la déstabilisation du parti  qu’à la résolution des problèmes que le parti a rencontré. C’est pourquoi, il revendique sa dissolution. «Le Comite exécutif régional du Social Democratic Front pour le littoral s’est tenu le 20 avril 2013 sous la présidence de l’honorable jean Michel Nintcheu président régional, exprime vivement ses inquiétudes par rapport aux confusions et dérives créées et entretenues sur le terrain par la Commission. Condamne les agissements de ladite Commission qui a instauré le clientélisme comme mode de fonctionnement.  Regrette cet acte qui est de nature à créer la confusion dans la Région et par conséquent d’affaiblir et de déstabiliser le déploiement du parti dans le Littoral, alors que la mission principale assignée par le NEC à la dite commission est de renforcer le Comité exécutif régional.  Dénonce le comportement du Président de cette Commission  qui, en instaurant un état d’exception dans la région, a délibérément décidé de marginaliser et d’humilier les responsables locaux élus de la base militante, en violation de la Résolution du NEC l’instituant » rappelle le communiqué qui sanctionne cette réunion.

Pendant cette réunion, les responsables du Sdf dans le littoral ont pareillement levé le voile sur le problème d’alliance qui existerait entre le Sdf et le parti au Pouvoir.  Selon Jean Robbert  Waffo le ministre du Shadow cabinet, il n’y a jamais eu d’alliance. Le Rdpc aurait tout simplement fait  une récupération. «Il n ya jamais eu d’alliance. Le Rdpc a tout simplement fait une récupération. Il avait peur que la base du parti ne désavoue la hiérarchie. Dans l’Adamaoua on a eu plus de 180 bulletins nul ce qui signifie que les électeurs ont voté en âme et conscience», a déclaré Jean Robbert Waffo.

A coté de tous ces problèmes soulignés, les responsables du Sdf dans la région du littoral ont promis de se mobiliser et de travailler en vue de préparer les élections législatives et municipales prochaines.  Ils ont également déclaré que le parti prendra part au défilé du 20 mai  si la hiérarchie national du parti ne l’interdit pas.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Sénatoriales : Le Sdf dément une alliance avec le Rdpc

25 Avril 2013, 13:28pm

Publié par Hervé Villard

Selon Jean Robert WAFO, ministre du Shadow Cabinet en charge de l’information et des médias, la prétendue alliance entre le social démocratic front et le parti des flammes n’est  qu’une machination pour déstabiliser le Sdf

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«Il n y a jamais eu d’alliance entre le SDF et le RDPC. Je dis bien jamais. Une alliance se formalise. Et le parti n’a jamais formalisé une quelconque alliance avec le RDPC. Dans la région de l’ouest, il s’est agi d’un vote conjoncturel. Il se trouve tout simplement que le RDPC a récupéré le torrent républicain qui circulait en notre faveur. Leurs conseillers municipaux leur ont régulièrement fait remonter que le vote blanc prôné par une poignée d’élites n’avait aucune chance de prospérer, au vu des deux listes en compétition Tous leur ont clairement signifié qu’ils ne pouvaient pas accepter que leurs départements respectifs n’aient pas de sénateurs et que de surcroît les tous premiers sénateurs de l’histoire de la région de l’Ouest soient en quasi-totalité issus d’un même département. Leur conscience a dicté le vote pour notre liste qui était plus représentative et plus consensuelle par ce que comportant des candidats issus de sept départements contrairement à celle de l’UDC qui ne tenait compte que de deux départements sur les huit que compte la région de l’Ouest. Pour ne

pas exposer à l’opinion publique le cinglant désaveu de leur base qui avait décidé en tout état de cause de voter en grande majorité le SDF si une consigne autre leur était donnée, la hiérarchie du RDPC qui était coincée a malicieusement choisi de sortir la tête de l’eau en demandant de voter la liste du SDF à l’Ouest. »  

Voilà présenté de manière succincte l’extrait du communiqué  du Social Démocratic Front (Sdf) rendu public ce 23 avril 2013. Signé de Jean Robert Wafo, le ministre du Shadow cabinet du Social démocratic Front, ce communiqué revient sur la polémique la prétendue   alliance qui existerait  entre le Sdf et le parti des flammes.  Polémique née de la consigne de vote que le secrétaire général du Rdpc Jean Kuete a donné aux grands électeurs de son parti. 

En effet, à la veille des sénatoriales,  La liste du Rdpc ayant été rejetée dans la région de l’Ouest, Jean Kueté a recommandé aux conseillers municipaux du Rdpc de voter le Sdf au détriment de l’Udc. Ce qu’ils  ont fait. Dans la région du littoral où la liste du Sdf avait été recalée, les conseillers  municipaux selon John Kumaze « ont voté utile» et le Rdpc a humilié son adversaire l’Undp. (220 voix contre 20 pour l’Undp).

Ces résultats enregistrés par le Sdf à l’Ouest et par le Rdpc dans le littoral ont fait grandir la polémique  au sujet de l’alliance entre le principal parti de l’opposition et le parti au pouvoir. Ces résultats ont d’ailleurs conforté cette thèse. Ce que nie le Sdf via jean Robert Wafo.  «Dans le Littoral, il n y a jamais eu de consigne de vote en faveur du RDPC. Autant le RDPC n’avait pas d’intérêt à l’Ouest et s’est trouvé contraint de suivre le vent républicain, autant le SDF n’avait aucun intérêt dans le Littoral et, en l’absence d’arguments de motivation concrète pour l’une ou l’autre liste en compétition, a prôné un vote de conscience de ses conseillers municipaux » précise-t-il .

Dans ce communiqué, le Sdf dénonce  les trafics d’influence et les intimidations qui ont contribué à faire gagner le Rdpc dans le Nord Ouest.  Une chose qui  serait à l’encontre d’un pacte signé. Selon  les responsables de ce parti,  les conseillers municipaux n’ont pas voté librement dans cette région du pays. Leur droit au  vote  a été violé. Ce qui met en mal le  principe d’une alliance. «Dans la région du Nord-ouest, on a observé des achats de conscience, des intimidations et la corruption.  Le chairman était, faut-il le rappeler, notre tête de liste dans le Nord-ouest. Peut-on accepter une compromission ou une alliance en s’oubliant soi-même ou en ne tenant pas compte de ses intérêts personnels ? » S’interroge Jean Robert Wafo dans la suite de ce communiqué.

Les responsables de ce parti déclarent que ces manœuvres visent tout simplement à déstabiliser le parti à l’approche des élections municipales et législatives.

 

Hervé Villard Njiélé 

 

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Fête du Travail : Les travailleurs toujours malheureux au Cameroun

25 Avril 2013, 13:09pm

Publié par Hervé Villard

 
Le constat a été fait par  les responsables des confédérations syndicales. C’était  à l’occasion de la conférence de presse  organisée en marge de  la célébration  de la 127ème édition de la fête du travail à Douala.
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«Le salaire est précaire au Cameroun. Le salaire minimum interpersonnel garanti (Smig) dans notre pays s’élève à 28585fcfa. Que peut-on faire avec cela ?  Des travailleurs pour la majorité ne sont pas affiliés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Ils ne bénéficient d’aucune assurance sociale. Bref celui-ci croupit dans la misère ».
En faisant cette déclaration ce mercredi 24 avril 2013 à  Douala, André Makong, président de la Confédération des syndicats autonomes du Cameroun (Csac) touchait du doigt les réalités de l’emploi au Cameroun et d’avantage la situation des travailleurs au pays de Paul Biya.  Ces derniers, selon les responsables syndicales présents à cette conférence vivent à majorité dans de très mauvaises conditions. Ils sont incapables de se soigner, ils sont incapables de s’occuper décemment de leur famille. Mieux encore, ils vivent l’enfer. Pis encore, c’est  leur environnement de travail. Ces derniers sont stressés au quotidien, subissent des pressions de la part des patrons et ceci pour un salaire misérable. Cette situation selon  des statiques de la caisse nationale de la prévoyance sociale est d’avantage présents dans les entreprises privées plus importants au Cameroun.
D’après  ces données «82,5% des travailleurs du secteur privé ne jouissent pas de la sécurité sociale. Certaines politiques de formation technique et professionnelle ne garantissent pas toujours l’accès à un emploi pour les personnes ainsi promues. Ce qui constitue une violation du droit à la liberté de choix du travail. Environ 30 à 60% des jeunes diplômés sont au chômage. Les employés agricoles et domestiques travaillent dans des conditions précaires, sans contrat, rémunérés en deçà du Smig et ne sont pas syndiqués » précise ces données.
Pour mettre fin à cette situation qui n’honore pas le travailleur, premier capital de tout entreprise, les responsables des confédérations syndicales ont proposé aux employés de se syndiquer. Car, c’est par ce moyen qu’ils pourront lutter pour l’amélioration de leur salaire et des conditions de travail dans leur différente entreprise.  «10% des employés au Cameroun seulement sont syndiqués.  Il faut donc que ces travailleurs se rapprochent des syndicats pour qu’ensemble on puisse mener cette lutte. Mais, seulement chacun a peur des menaces des patrons » affirme Martin Penda président de la confédération générale du travail Liberté du Cameroun (Cgt/liberté).
Thème
Pendant cet échange qui tournait autour de la fête du travail, l’on est pareillement revenu sur le thème de cette célébration de la 127ème édition intitulé «Travail décent et lutte contre la corruption ». Pour cette énième édition de cette célébration qui vise à améliorer la condition des travailleurs dans le monde.  Le ministère du travail et la sécurité sociale a choisi d’assainir le milieu du travail en luttant contre la corruption. Selon Martin Penda, «La corruption gangrène ce milieu. Il ya des inspecteurs de travail qui sous le fait de la corruption se sont reconvertis en conseillers des patrons. Ce qui continuent à amplifier la situation du travailleurs déjà médiocre ». Pour permettre que la condition du travailleurs s’améliorent, ces derniers promettent se battre au quotidien pour que l’Etat respecte les normes internationales qu’elle a ratifiées. Et que le code du travail soit en fin respecté. Ils ont pareillement demandé aux journalistes qui passent leur temps à décrier la mauvaise condition de travail des autres, à parler de leur profession et de leur condition de travail aussi. Et surtout à se battre pour l’application de la convention collective des travailleurs. Ils   ont promis prendre part de manière massive à la parade de la fête du travail qui  va se dérouler à la place de l’Udeac le 1er mai 2013.
 
Hervé Villard Njiélé

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Agriculture : Le Fne soutien les planteurs du Moungo

19 Avril 2013, 12:14pm

Publié par Hervé Villard

 Il a remis  aux cultivateurs de la ville de Nkongsamba  des intrants agricoles et un appui financier substantiel. C’était à l’occasion d’une cérémonie officielle qui s’est déroulée  ce 16 avril 2013

 

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L’enceinte  de la base régionale phytosanitaire du littoral  a connu une ambiance toute  particulière  ce 16 avril 2013. A l’occasion de la remise des  intrants agricoles aux agriculteurs de la ville de Nkongsamba et ses environs, cet espace généralement calme s’est transformé en un lieu de fête  pour  les populations et les agriculteurs de ce département.

Venus très tôt pour ne pas passer à coté de cette occasion importante, les différents groupements d’initiative commune (Gic) convoqués, se sont donné rendez-vous en ce lieu. Tous voulaient être témoins de cet appui que va leur apporté le fonds national de l’emploi à travers le Programme d'appui au développement des emplois ruraux (Pader).

 Pour le énième passage de cette structure dans le département du Moungo, c’est près de 20 millions de francs cfa qui ont été distribués.  Ce  montant aussi important, vise à appuyer les cultivateurs et les agriculteurs réunis en groupement d’initiative commune (Gic), dans la culture du maïs et du haricot.

 Selon Annette Amara Ngwanza directeur  régional adjoint du Fonds national de l’emploi qui coordonnait personnellement cette distribution, le fait de remettre à la fois aux agriculteurs des intrants agricoles et un peu d’argent est un choix pensé  à la fois par les agriculteurs eux-mêmes et le fonds national de l’emploi  «C’est en fonction des besoins de chaque groupement d’initiative commune que nous faisons le partage. Certains ont posé les problèmes d’intrants agricoles, d’autres ont posé des problèmes de financement de leurs activités. Mais les dotations financières que nous accordons aux agriculteurs permettent également à ceux qui n’ont pas d’argent de transport, de pouvoir transporter ces produits vers leurs différentes localités », précise cette dernière.

Parmi le matériel agricole qui a été remis aux agriculteurs de la ville de Nkongsamba, on distingue  les arrosoirs, les pulvérisateurs, les semences. On note pareillement dans ce package, des herbicides, des fongicides, des engrais, de l’urée, des produits phytosanitaires. Bref, c’est un ensemble de produits pouvant permettre aux cultivateurs d’améliorer leur production qui leurs ont  été remis. Ceci sous le regard averti du délégué départemental pour l’agriculture du Moungo, présent à cette cérémonie.

Bien avant la cérémonie de remise du matériel agricole, une autre cérémonie avait eu lieu dans la matinée. Au courant cette dernière. Le Fne a remis sous forme de dotation financière de, l’argent aux agriculteurs pour permettre de développer leur culture. Ce geste n’a pas laissé indifférents les bénéficiaires. Ils ont promis en faire bon usage. «Je remercie notre pays pour tous ces produits. Je pense que cela va nous aider à améliorer notre agriculture. Car, dans ce métier, quand tu es vraiment engagé et que tu possèdes des produits, tu t’en sors sérieusement.  Nous allons agrandir les surfaces cultivables. Au départ, nous cultivons un hectare seulement, avec ce don, nous allons passer à deux hectares voire trois » affirme  très émue Mireille Benkam délégué du Gic Main Forte, qui fait dans la culture du maïs.  Au total, c’est près de 237 agriculteurs qui ont bénéficié de cette dotation. Soit 104 agricuteurs qui font dans la culture du haricot et 133 qui cultivent du maïs.

Selon Annette Amara Ngwanza directeur adjoint du Fne, l'argent  remis aux agriculteurs sera remboursé par les bénéficiaires, avant ou après les récoltes.   La remise de ce matériel agricole est l’initiative du Programme d’appui au développement des emplois ruraux (Pader) piloté par le Fonds national de l’emploi (Fne). Ce projet incite le développement rural et  l’emploi dans ces localités.  Celui de Nkongsamba intervient après celui d’Edéa. Où, près de 115 agriculteurs du secteur pistache avaient bénéficié du même appui.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

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Sénatoriale : Le Rdpc humilie l’Undp dans le littoral

15 Avril 2013, 18:47pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Le parti des flammes a remporté haut la main les premières élections sénatoriales qui se sont tenues ce 14  avril 2013 à Douala


Seuls quelques esprits naïfs ont été surpris par les résultats des élections sénatoriales de la région du littoral. Ces résultats étaient presque acquis avant le déroulement du scrutin. Car, l’Undp,  le seul parti de l’opposition qui challengeait le Rdpc après la disqualification de la liste du Sdf dans la région du Wouri, ne pouvait pas faire le poids face à ce mastodonte. Il n’avait presque pas  d’argument. Résultat de course, le parti de Bello Bouba  Maigari s’en  sort avec une humiliation dans la région du littoral. A l’issue du scrutin qui s’est déroulé au Collège Alfred Saker  à Douala,  ce parti enregistre 20 voix sur les 255 possibles contre 220 pour le Rdpc. Dix électeurs ont voté bulletin nul et  cinq autres se sont abstenus. Un résultat qui ne fait pas trop la fierté des adhérents de ce parti  qui, espéraient sauver la face durant ce scrutin qui ne les a malheureusement pas souri. Certains d’entre eux présents dans les bureaux de vote de la région du littoral ne se sont d’ailleurs pas  prononcer sur ces résultats à la fin du scrutin.

A l’absence du principal parti de l’opposition, le sdf, c’est un tapis rouge qui a été déroulé au parti  des flammes, le Rdpc qui détient  d’ailleurs la majorité des mairies de la région du Wouri n’a pas eu des soucis  à battre son adversaire du jour. Il a pareillement bénéficié de la sympathie de certains conseillers du Sdf qui en temps opportun  n’auraient  pas voté pour lui si leur parti était en lice. La liste du Rdpc est passée comme une lettre à la poste.  Ceci au gram dam des adversaires politiques de ce parti qui  souhaitaient l’échec du parti des flammes.


Biométrie


Au niveau de l’organisation de ce scrutin  dans le littoral,  les 255  électeurs  inscrits  au collège Alfred Saker,  unique bureau de vote de la région du littoral,  ont été répartis dans quatre bureaux de vote A,B,C,D. Parmi quelques problèmes observés, les élections n’étaient pas biométriques. «C’était l’occasion durant ces élections de tester la biométrie puisque la cible n’est pas large. Mais, nous avons voté avec nos cartes électorales » déplore jean Robert Waffo ministre de la communication du Shadow cabinet du Sdf. «J’ai toujours dit qu’Elecam n’est pas compétent pour organiser les élections au Cameroun» déplore-t-il.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Fenasco B : Youssouf Adjidja dénonce la fraude

15 Avril 2013, 18:00pm

Publié par Hervé Villard

 

Pendant la cérémonie  de clôture de la 8ème édition  de la Fenasco B, le ministre de l’Enseignement de Base  a annoncé des sanctions fortes à l’endroit des acteurs de cette pratique mafieuse qui a entaché les jeux de Douala

 

«Mesdames et messieurs, je dois relever pour le déplorer et le condamner la récidive de la pratique de la tricherie au cours de ce jeu. Sur ce plan, certains cas de substitutions ont été vraiment fragrants. Aux différents responsables de ces fraudes, je voudrais reprendre  cette question. Quelle Cameroun voulons-nous construire pour demain ? A tous ceux qui se sont rendus coupables de fraudes et des tricheries de toutes sortes je les rassure que les mesures et des sanctions  seront prises  en fonction de la réglementation en vigueur. Par ailleurs, une réflexion sera installée pour permettre de résoudre des insuffisances des jeux de cette sorte. Du moins il faut relever que cela n’a enlevé en rien la beauté des jeux de Douala. Je voudrais du moins recommander à tout le monde de respecter scrupuleusement la discipline des jeux. De continuer l’éducation des enfants par la pratique des disciplines sportives, d’améliorer la gouvernance de la Fenasco ligue B.»

Ces phrases sont  de Youssouf Adjidja Alim ministre de l’Education de Base. Pendant  le discours de clôture de 8ème édition des jeux  Fenasco ligue B, elle a décrié avec  véhémence  les différents cas de fraude qui ont été démasqués pendant les jeux de Douala. Très courroucée par cette pratique qui compromet l’avenir de la jeunesse et du sport en particulier, elle a promis prendre des mesures qui s’imposent pour lutter contre ce fléau là.   Parmi les mesures urgentes prises,  figurent des  sanctions à l’endroit des auteurs de ces fraudes. «Tous ceux qui se sont rendus coupables de fraudes et des tricheries de toutes sortes, je les rassure que les mesures et des sanctions  seront prises  en fonction de la réglementation en vigueur » ; a déclaré madame la ministre très courroucée.

 En p lus de la sanction qui semble ne plus effrayer  les adeptes de cette pratiques qui, selon des informations se recrutent en haut lieu, Youssouf Adjidja envisage pareillement la sensibilisation et l’interpellation. Elle  fait pareillement appelle au  patriotisme des différents encadreurs. Et espère que ces derniers rectifieront le tir pendant les prochains jeux qui se dérouleront dans la région de l’Adamaoua.  Consciente de l’intérêt et d’avantage du rôle important que joue la Fenasco ligue B au sein de la jeunesse scolaire (épanouissement, développement  psychomoteur, amour pour le sport, détente, tourisme pour ne citer que ceux-ci), madame le ministre de l’enseignement de base entend pareillement organiser une réflexion pour limiter la fraude pendant les jeux.  Pour le faire, elle entend organiser une assemblée générale où, seront convoqués les experts en  matière de sport, des techniciens, des encadreurs, des enseignants. Bref, tous ceux qui participent de quelques manières que ce soit à l’organisation de la Fenasco ou à l’encadrement des jeunes. Ceci, pour  permettre que des mesures soient prises pour chasser de ce grand rendez-vous  sportif permettre aux jeunes de l’école primaire, d’exceller dans les différente disciplines  et surtout de faire découvrir et de développer leur talents. Car, parmi ces jeunes, et surtout grâce à cette compétition, on prépare en détectant de nouveaux talents l’avenir du sport camerounais dans toutes les disciplines. « Il n’est plus question de fausser ces jeux au départ. Car, en le faisant, on tue nos enfants et notre pays », a commenté un encadreur technique à la fin des jeux.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Fenasco B : Youssouf Adjidja dénonce la fraude

15 Avril 2013, 18:00pm

Publié par Hervé Villard

 

Pendant la cérémonie  de clôture de la 8ème édition  de la Fenasco B, le ministre de l’Enseignement de Base  a annoncé des sanctions fortes à l’endroit des acteurs de cette pratique mafieuse qui a entaché les jeux de Douala

 

«Mesdames et messieurs, je dois relever pour le déplorer et le condamner la récidive de la pratique de la tricherie au cours de ce jeu. Sur ce plan, certains cas de substitutions ont été vraiment fragrants. Aux différents responsables de ces fraudes, je voudrais reprendre  cette question. Quelle Cameroun voulons-nous construire pour demain ? A tous ceux qui se sont rendus coupables de fraudes et des tricheries de toutes sortes je les rassure que les mesures et des sanctions  seront prises  en fonction de la réglementation en vigueur. Par ailleurs, une réflexion sera installée pour permettre de résoudre des insuffisances des jeux de cette sorte. Du moins il faut relever que cela n’a enlevé en rien la beauté des jeux de Douala. Je voudrais du moins recommander à tout le monde de respecter scrupuleusement la discipline des jeux. De continuer l’éducation des enfants par la pratique des disciplines sportives, d’améliorer la gouvernance de la Fenasco ligue B.»

Ces phrases sont  de Youssouf Adjidja Alim ministre de l’Education de Base. Pendant  le discours de clôture de 8ème édition des jeux  Fenasco ligue B, elle a décrié avec  véhémence  les différents cas de fraude qui ont été démasqués pendant les jeux de Douala. Très courroucée par cette pratique qui compromet l’avenir de la jeunesse et du sport en particulier, elle a promis prendre des mesures qui s’imposent pour lutter contre ce fléau là.   Parmi les mesures urgentes prises,  figurent des  sanctions à l’endroit des auteurs de ces fraudes. «Tous ceux qui se sont rendus coupables de fraudes et des tricheries de toutes sortes, je les rassure que les mesures et des sanctions  seront prises  en fonction de la réglementation en vigueur » ; a déclaré madame la ministre très courroucée.

 En p lus de la sanction qui semble ne plus effrayer  les adeptes de cette pratiques qui, selon des informations se recrutent en haut lieu, Youssouf Adjidja envisage pareillement la sensibilisation et l’interpellation. Elle  fait pareillement appelle au  patriotisme des différents encadreurs. Et espère que ces derniers rectifieront le tir pendant les prochains jeux qui se dérouleront dans la région de l’Adamaoua.  Consciente de l’intérêt et d’avantage du rôle important que joue la Fenasco ligue B au sein de la jeunesse scolaire (épanouissement, développement  psychomoteur, amour pour le sport, détente, tourisme pour ne citer que ceux-ci), madame le ministre de l’enseignement de base entend pareillement organiser une réflexion pour limiter la fraude pendant les jeux.  Pour le faire, elle entend organiser une assemblée générale où, seront convoqués les experts en  matière de sport, des techniciens, des encadreurs, des enseignants. Bref, tous ceux qui participent de quelques manières que ce soit à l’organisation de la Fenasco ou à l’encadrement des jeunes. Ceci, pour  permettre que des mesures soient prises pour chasser de ce grand rendez-vous  sportif permettre aux jeunes de l’école primaire, d’exceller dans les différente disciplines  et surtout de faire découvrir et de développer leur talents. Car, parmi ces jeunes, et surtout grâce à cette compétition, on prépare en détectant de nouveaux talents l’avenir du sport camerounais dans toutes les disciplines. « Il n’est plus question de fausser ces jeux au départ. Car, en le faisant, on tue nos enfants et notre pays », a commenté un encadreur technique à la fin des jeux.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Yves désiré Ekwalla : «Les encadreurs sont responsables de cette situation-là »

15 Avril 2013, 17:55pm

Publié par Hervé Villard

 Officiel continental en athlétisme, secrétaire générale de la ligue régionale d’athlétisme pour le littoral, Yves désiré Ekwalla, dénonce les encadreurs techniques des équipes et met à nue la mafia qu’il y a autour du trafic des âges

 

Vous êtes au courant de la suspension des athlètes durant cette Fenasco B comment en est-on arrivé là ?

 

La première des choses, c’est  parce que tout le monde tient à gagner par tous les moyens et à tout prix. C’est pourquoi, ils font ce qu’on appelle la tricherie, en réduisant l’âge des athlètes. Le plus important pour les encadreurs, ce n’est pas de créer des  talents, d’entretenir une équipe ou la pépinière. C’est pourquoi, ils font venir des athlètes plus âgés que l’âge normal recommandé. Quand vous voyez les licences des athlètes, vous constatez qu’il y a certaines qui sont neuves ; ça veut dire que ça été fait à la hâte. Heureusement qu’il y a une commission de morphologie qui veille au grain. Comme je vous le disais, tout le monde veut gagner et pour gagner, on triche.

 

Est-ce que ce comportement ne jette pas le discrédit sur la compétition qui s’est déroulée ?

 

Il y a des délégations qui ont la palme d’or de cette tricherie c’est pourquoi vous allez voir des délégations qui ont plus de 30 athlètes disqualifiés. Il faudrait alors que dès les régions, on commence déjà à constituer les commissions de morphologie. Parce que, quand ils arrivent ici, on est obligé de diminuer une équipe de moitié parce que le travail n’est pas fait à la base. Et, cela fausse parfois les résultats sur le terrain. Vous savez. En athlétisme, il y a des athlètes qui pratiquent cinq disciplines. Ils courent, ils sautent, ils lancent. Donc en éliminant des athlètes on peut avoir des résultats tronqués.


Quelles sont les effets directs de ce comportement sur l’avenir du sport dans notre pays ?

 

Même au niveau de l’élite camerounaise, il y a la tricherie. On a tellement pris pour habitude de tricher au point qu’au sommet on se rend compte que tout le monde vieilli au même moment. Au niveau de l’équipe nationale de football par exemple, on constate que tout le monde a à peu près vingt-deux ans alors qu’effectivement leur âge réelle varie entre trente ans et  plus. Sur l’aire de jeu cet âge  ça joue sur les joueurs et on ne fournit pas le rendement attendu.


Cela perturbe effectivement parce que, lors des campagnes de détection des athlètes, vous vous retrouver avec des athlètes qui sont plus âgés que la normale. Je reconnais que ça été très difficile pour la commission de morphologie de travailler pendant ces jeux. Je sais qu’éliminer près de trois cent athlètes n’a pas été facile. Mais, il fallait qu’on le fasse. Il y a  un début à toute chose. Quand vous voyez des gamins de 17 ans qui quittent le lycée pour venir rivaliser avec leurs jeunes frères, ce n’est pas normal. Et ce n’est pas encourageant. Parce qu’ils freinent l’épanouissement du sport en lui-même. On aurait dû découvrir durant ces jeux, des jeunes athlètes performants qui ont l’âge requis au primaire. Mais, maintenant on à faire au gaillards du lycée. Et, là alors, ça fausse toutes les données. Et ça fait qu’au bout de quelques années, on aura une eu équipe qui à 25 ans est déjà vieillissante.

 

Hervé Villard Njiélé

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