Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

Opération Epervier : Madame Kontchou libérée

9 Avril 2013, 18:23pm

Publié par Hervé Villard

Selon des informations de sources concordantes, la femme d’Augustin Kontchou Kouomegni  a bénéficié d’un non lieu ce lundi 8 avril 2013 au Tribunal de grande instance du Wouri.

 

La nouvelle s ‘est répandue dans la ville de Douala ce  lundi après-midi telle une trainée de poudre.  Aux environs de 16h 30 minutes exactement, alors que tous les habitants de la capitale économique du Cameroun  vaquaient à leurs occupations respectives, ils sont surpris par cette nouvelle en provenance du Tribunal de grande instance du Wouri. Selon des informations en provenance des sources bien introduites, madame Kontchou Kouomegni a été libérée hier après-midi  de  même que trois de ses acolytes. 

En effet, selon cette même source, l’épouse de l’ancien ministre de la communication Augustin Kontchou Kouomegni était  bel et bien devant le juge d’instruction hier de même que tous ses complices. Son mari Augustin Kontchou Kouomegni y était également. Selon notre source toujours,  on a l’a aperçu en train de faire des aller et venus dans l’enceinte du Tribunal de grande Instance du Wouri où, son épouse était entendue de même que toutes les personnes impliquées dans cette affaire. Cette dernière qui était interrogée par le juge Atangana alors juge d’instruction dans cette affaire a finalement été acquittée. Parmi les acolytes de cette dernière qui ont été libérés, figurent  le déclarant en Douane Pierre Mbiango, Amadou Tamko, Théophile Nathan Kona. Les autres accusés à savoir ; Diffo Kamga, Eugène Ymelé pour ne citer que ceux-ci, n’ont pas eu la même chance que les autres. Ils ont été  reconnus coupables dans cette affaire qui fait couler beaucoup d’encres et de salives depuis plusieurs mois déjà.

Il faut dire à titre de rappel que,  la deuxième épouse de l’ex-ministre de la communication des années de braises, le maire de Massok Songloulou  Paul Hiol, Pierre Mbianga, déclarant en Douane, Amadou Tamko, Théophile Nathan Kona,  Diffo Kamga, Eugène Ymelé  accusés de faux et usage de faux, ont été internés à la prison centrale de Douala en juillet 2012 dernier.

Transférés discrètement de Yaoundé à Douala sous forte escorte policière, Mme Françoise Kontchou Kouemegni, propriétaire de l’hôtel Franco à Yaoundé, Paul Hiol, le maire de Massok Songloulou et les autres coaccusés ont été immédiatement conduits au parquet du Tribunal de grande instance du Wouri (Tgi). Après avoir fait la navette entre le parquet et le bureau du juge d’instruction ils ont été placés en détention provisoire à la prison de centrale de Douala.

En effet, l’affaire porte sur une transaction douanière de plusieurs centaines de millions Fcfa. Paul Hiol, maire de Massok Songloulou, et dans le civil entrepreneur faisant dans les Travaux publics aurait importé des engins pour un chantier de terrassement et construction des routes dans la région du Sud. Arrivés au Port de Douala, il a confié le dédouanement au déclarant en Douane qui lui aurait rassuré qu’il travaillait avec une société de transit dont le patron a de solides entrées à la présidence de la République et au ministère de Finances. Ce qui va leur permettre une célérité dans la transaction et une révision des coûts. Paul Hiol, qui doit débourser plusieurs centaines de millions Fcfa, à cette proposition de Pierre Mbianda qui ramène sa facture une peu plus d’une centaine millions Fcfa. Il mord à l’hameçon et se jette à l’eau. Il débourse la première tranche (4/5è) convenue, le reste devant être versé après l’exécution du contrat. Le déclarant en douane prend le chemin de Yaoundé et après plusieurs semaines, il revient avec une lettre de la présidence de la République (avec entête et sceau de la République) demandant aux ministres des Finances d’accorder une exonération des frais de douane pour des engins prétendument destinés à la Garde présidentielle. Après les procédures d’usage, Pierre Mbianga réussit à dédouaner les engins et les restituer au véritable destinataire, Paul Hiol. Ce dernier dit qu’il ne se doutait de rien et va solder la facture.

 

Affaire d’Etat

Le pot au rose va être démasqué lorsque, le haut cadre de la Direction des Douanes qui va gérer le dossier, va rencontrer incidemment un haut responsable de la présidence de la république et lui faire part des nouveaux engins qu’ils ont acquis et dont il a permis la célérité du dossier. Le Haut commis de l’Etat en service à la présidence de la République, intrigué, ne se souvient pas d’un achat des nouveaux engins. Il va aller au renseignement et demander que lui soit envoyée la copie de cette demande d’exonération. C’est alors qu’il va constater qu’il s’agit d’un faux. Il s’agit d’une réplique d’un papier entête de la présidence de la République (avec les armoiries de l’Etat) et des cachets ainsi qu’une imitation de signature du Secrétaire général de la présidence de la République. C’est alors que, instruction est donnée pour démanteler le vaste réseau qui se cache derrière cela C’est à la suite de cette enquête que tout le réseau sera démantelé. Et les présumés coupables arrêtés. Il faut noter en passant que, Paul Hiol  le maire de Massouck Song-loulou  inculpé dans cette affaire s’était évadé alors qu’il était interné à l’hôpital Laquintinie.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

 

Voir les commentaires

Profil Haut :Force de l’ordre (Police, gendarmerie, armée)

5 Avril 2013, 15:04pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Pour leur implication active dans la lutte contre l’insécurité au Cameroun et dans la région du littoral en particulier.


Les forces de l’ordre camerounais ont encore marqué un point important la semaine dernière. Après la saisine au port autonome de Douala de deux caisses d’armes de guerre, ces derniers dans la lutte contre le trafic d’armes qu’ils ont lancé sur l’ensemble du triangle national et dans la région du littoral en particulier. On réalisé une belle prise. En effet, dans une perquisition effectuée dans les bateaux stationnés au port autonome de Douala le 24 mars 2013, ils ont saisis un important stock d’armes à feu et de munitions. Il s’agit de Trente sept armes de guerre (37), cent soixante cinq (165) boites de chargeurs et vingt-trois mille soixante dix munitions (23070) exactement. Cette grosse prise qui a été réalisée grâce à l’action concertée de la police, de la gendarmerie et de l’armée est à mettre à l’actif de ses hommes qui ont pour mission principale d’assurer la sécurité des hommes  et des biens sur l’ensemble du  triangle nationale. Si ces forces de l’ordre travaillaient avec autant d’ardeur au quotidien, c’est que l’insécurité criarde qui est en train d’élire son nid au Cameroun devait disparaitre.  Tout en espérant qu’ils maintiendront le cap, on ne peut que les féliciter et leur demander de doubler d’ardeur au travail.  Car, notre sécurité et nos vies reposent entre leur main. Congratulation ! keep on

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

Voir les commentaires

Musique : Odile Ngaska chante la grâce

5 Avril 2013, 14:51pm

Publié par Hervé Villard

 

  

 

 Dans son nouveau bébé «Gracia» cette artiste féminine à la voix suave et teintée de rythmes de chez nous met en avant le côté spirituel de la vie et invite tout le monde à  se confier à Dieu 

 

Depuis la sortie, en 1996, de son premier album baptisé « Dieu tout puissant », Odile Ngaska s’est engagée à donner une grande dimension au Gospel. Elle a ainsi su rehausser et  propulser cette musique en lui redonnant ses lettres de noblesse au Cameroun. Son nouveau « bébé musical » de 9 titres  est déjà dans les bacs. « Gracia », le titre phare de ce nouvel album met en avant le côté spirituel de cette artiste féminine à la voix suave et teintée de rythmes de chez nous.  Dans un rythme varié de ben-skin  de Magambeu  d’assiko et du Bikustsi, elle rend hommage au Dieu tout puissant créateur du ciel et de la terre et surtout à Jésus christ le prince de l’humanité mort sur la croit pour nous sauver. « Fou de jésus « premier titre de cet album qui fait déjà du tabac dans les lieux ce culte et les cérémonies officielle, elle déclare à qui veut l’entendre qui ‘il est difficile voire impossible de vivre sans Jésus Christ. Fervente chrétienne, qui a expérimenté les biens faits de jésus Christ dans la vie de l’humanité, elle invite tout le monde à louer ce prince du monde. Car, avec lui, on a l’assurance vie. « Je ne peux pas vivre sans toi. Avec toi dans la vie, je n’ai plus  peur de rien ». Jésus Christ  étant le pouvoir  et l’incarnation du pouvoir suprême, on ne craint rien quand on est  avec lui. « Je n’ai pas peur de marabout » déclare l’artiste confiante du soutien du saint esprit.

Dans cet album qui est une véritable louange, elle invite par ailleurs tous ceux qui n’ont pas encore cru à donner leur vie à jésus. Car, Jésus est grâce. « Gracia Jésus »  titre phare de cette album revient sur les bienfaits, les miracles que Jésus fait au quotidien dans nos vies. Il nous protège, il nous comble de toutes les bénédictions. Bref, il est notre bouclier et fait notre bonheur. C’est pourquoi comme elle, elle invite tout le monde à porter le choix sur Jésus Christ.  Dans « Mon choix c’est jésus », c’est un hommage parfait qu’elle rend au prince du monde qui s’est offert en sacrifice pour sauver l’humanité de l’enfer et de la ramener à la lumière. « Mon choix c’est Jésus, confirme le choix de sa vie mais surtout invite les hommes à se confier en Dieu, à choisir Jésus comme seigneur et sauveur. Car ; il est la lumière la vérité et la vie. Et seul lui peut délivrer les hommes du pêcher et des différents maux qui minent l’existence de l’homme. De « Ane Nti » à « au nom de l’amour », sans oublier « I believe » « le trône de Grace », Odile  mènent une campagne d’évangélisation, sensibilise les hommes de manière générale, interpelle leur moi intérieur.  Elle leur recommande une vie  paisible en Jésus, une vie harmonieuse en compagnie du prince du royaume des cieux et surtout une vie harmonieuse en sa compagnie. Car, avec lui, on monte sur « le trône de grâce » et on surfe sur le bonheur en contemplant les merveilles du seigneur.  « Gracia » ce nouvel album d’Odile Ngaska est en fait comme la majeure de ces titres, une invitation à la croyance en Jésus Crist.  Avec sa voix suave envoutante, l’artiste ballade le mélomane sur l’ensemble des biens faits de Dieu et de son fils jésus christ dans la vie des hommes. Elle rappelle  aux hommes leur nature, pécheresse et leur recommande, comme panacée à tous les problèmes qu’ils rencontrent, un allié fidèle qui sera  toujours présent et qui ne les quitteront point malgré les différents chamboulements que peut connaitre leur vie.  «Graçia» C’est une galette musicale qu’il faudrait écouter car, cela permet de remettre sa vie en cause. C’est une véritable louange.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Voir les commentaires

Fenasco B:Plus d’une centaine d’athlètes suspendus à Douala

5 Avril 2013, 14:45pm

Publié par Hervé Villard

 

 

  

Ces fraudeurs ont été expulsés des rangs des différentes délégations par la commission de morphologie à pied d’œuvre depuis le  lundi 1er avril jour du début des jeux


Franck Dassie élève en classe de Cm2 à l’école publique de Ndopassi  est dans tous ses états. Assis à même le sol non loin du stade de football du complexe sportif de l’université de Douala, il pleure à tue tête. Les mots de consolation prodigués à son endroit par les membres de la délégation du littoral dont il fait partie n’apaisent point  sa douleur.  Joueur de football qui évolue au milieu de terrain, il vient d’être éliminé du reste de la délégation par les membres de la commission de morphologie, après un contrôle de routine. Il ne pourra donc pas prendre part à cette compétition qu’il a âprement préparée.

Selon des arguments avancés par les responsables de cette commission, Franck Dassie n’a pas quatorze ans et ne peut donc pas prendre part à cette compétition. Argument qu’il-rejette en bloc tout en criant à l’injustice. «J’ai treize ans. Les membres de la commission ne m’ont même pas contrôlé, ils ont contrôlé seulement mes amis » déclare-t-il avec fureur.  Sa plainte et sa colère,  n’ont pas empêché aux membres de la commission de morphologie  de le sortir de la liste des joueurs de football de la délégation du littoral de même que  cinq de ses coéquipiers. Parmi  ces exclus, figurent pareillement les deux gardiens de but de la région du littoral. C’est donc six footballeurs de la région du littoral qui ont ainsi été éliminés.

Du coté de la délégation du centre, c’est le même fait qui se produit. Cinq joueurs de cette délégation sont expulsés pour les mêmes motifs. Ils sont plus vieux que leur âge.  La mission de contrôle de morphologie est stricte.  Car, «il faut sortir des rangs tous les mercenaires qui empêchent aux vrais enfants de s’épanouir. On ne doit faire de cadeau à personne. La commission se doit d’être objective. Il n y a pas de demi-mesure » précise un membre de cette commission.

Dans d’autres délégations où elle est passée, les mêmes effets ont été remarqués. Huit joueuses de l’équipe de la région du Sud ont été éliminées da la compétition, trois dans le centre. Dans les autres délégations, selon le Dr Dieudonné Wassi, président de la commission de morphologie, le travail a été le même. Plusieurs athlètes ont été éliminés. « Des délégations ont été obligées de voir  plus de la moitié de leurs athlètes être écartés de la compétition », précise-t-il.

 Lors de la deuxième journée des jeux qui se déroulait hier. Près de 70 athlètes sur les 150 en compétition ont été éliminés. Ces derniers qui devaient prendre part à la compétition d’athlétisme ont tous simplement été écartés sans état d’âme. En judo, en lutte, en basket-ball, en handball, en volley- Ball, bref dans toutes les disciplines, des athlètes ont été éliminés. Ce qui fâche d’office les coordonnateurs techniques des délégations, qui crient au scandale.

Contestation

« On ne peut pas préparer la compétition toute une année avec des joueurs et on vient comme ça tout un coup les disqualifier. Ça fragilise les autres  puisque, ce comportement désosse les équipes», affirme un responsable sous anonymat. Ce dernier critique par ailleurs cette méthode de contrôle qui est selon lui aléatoire. «On ne peut pas au simple regard déterminer l’âge d’un enfant. Même avec les appareils c’est compliqué », déclare un membre de la délégation du centre courroucé, après l’élimination de ses joueurs.

.

L’âge limite de participation au jeu est fixé à 14 ans. À plus de cet âge là, aucun enfant, même s’il fait encore le primaire ne pourra prendre part  aux jeux. Précise les membres de la commission de morphologie. Pour détecter les fraudeurs, la méthode est simple. Les membres de la commission vérifient, les poils que ces athlètes portent aux aisselles, contrôlent pareillement la dentition de l’athlète de même que la ligne de la taille et du bassin.  Ce qui parait aléatoire selon des témoignages des membres des délégations. Pour éliminer les tricheurs, cette commission s’engage à travailler d’arrache pied pour assainir ces jeux généralement truqués par cette pratique des faux âges.

Lors de la cérémonie officielle des lancements de ces jeux, à l’université de Douala, l’ancien  Lion indomptable François Ndoumbé Lea qui a allumé la flamme des jeux a prescrit le fair-play à toutes les délégations présentes. Yousssouf Adjidja, le ministre de l’enseignement de base a rappelé que les jeux contribuent à l’épanouissement de la jeunesse et a invité tous les participants à plus de sérieux. Le gouverneur de la région du littoral en a profité pour souhaiter la bienvenue à toutes les délégations et surtout a invité tous le monde à faire de cette édition de la Fenasco B un véritable régal.  La 8ème édition de la Fenasco B qui se déroule à Douala se célèbre sous le thème « sport scolaire, facteur de l’émergence en 2035 »

 

Hervé Villard Njiélé

 

Voir les commentaires

Me René Manfo: « La sanction de Iya Mohamed ne peut pas s’étendre à la Fécafoot »

5 Avril 2013, 14:04pm

Publié par Hervé Villard

 

  

 

Le communiqué de la commission discipline et financière (Cdbf) rendu public  par  le conseil supérieur de l’Etat accablant Iya Mohamed directeur général de la Sodecoton de 20 fautes de gestion et de détournement de plus de 9 milliards de franc cfa fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Me Manfo Avocat au barreau du Cameroun, formateur défenseur des droits de l’homme, fait une analyse juridique de cette situation. Il revient sur  les  différentes pistes de solutions qui s’offrent au Dg de la Sodecoton déchu et commente pareillement  en passant les  actions de l’opération épervier en cours dans notre pays depuis plus de dix ans déjà. Il a accepté de répondre aux questions de votre reporter.

 

 Lire cet entretien mené par Hervé Villard Njiélé.

 

 

 

  

Vous êtes au courant de cette décision du conseil supérieur de l’Etat qui inculpe Iya Mohamed  directeur général de la Sodecoton de 20 fautes de gestion. Quels commentaires faits- vous à ce sujet en tant que avocat ?

 

J’estime pour ma part  qu’il s’agit bien d’une l’opération  qui s’inscrit dans le cadre de d’épuration des mœurs et de la sécurisation de la finance publique recommandée par l’Etat camerounais et son chef de l’Etat. Je dois pour ma part relevé pour le déplorer  que ce n’est  pas très tôt. On  ne peut comprendre qu’on nomme un individu comme celui là  à un poste stratégique d’une entreprise comme celle là pour de vingt neuf ans. Et qu’après les 29 ans on s’en tient uniquement aux détournements réalisés pendant une période de cinq ans. Qu’est ce qu’on fait des 24 années de gestion postérieures à cette période de contrôle ?  Ça c’est ma première préoccupation. Ma deuxième préoccupation est que, tout en notant  que l’opération épervier a cours depuis plus10 ans et si l’on ne s’en tien qu’aux derniers cinq années de gestion que feront nous des autres cinq années de gestion ? Notons qu’avant cette période, la gabegie dans ces sociétés d’Etat   était de taille. Je crois que chacun faisais ce qu’il voulait et on n’avait peur de personne. Si on ne s’en tien qu’à ces cinq ans de gestion alors que tous ces gestionnaires étaient au courant de cette opération, vous convenez avec moi qu’ils auraient pris le soin de fermer beaucoup de vannes qui permettaient de faire partir beaucoup de capitaux. Donc ils ont dérobé beaucoup d’argent aux justiciables camerounais.

 

Me qu’est ce qu’une faute de gestion ? Est ce qu’on peut assimiler une faute de gestion à un détournement ?

 

La précision que je peux apporter ici au regard de la loi de 1974  portant  sur les ordonnateurs gestionnaires  et les gérants  et des crédits  publiques  et entreprises publiques et parapubliques, modifiée en 176 c’est que, au chapitre premier, le législateur a parlé d’irrégularité. Et à l’article 3 de cette première section, ces irrégularités ont bien été définies par le législateur lui même. Toutes les fautes de gestion ne peuvent pas être des détournements, parce que, avec texte à l’appui, le détournement selon l’article 184 du code de procédure pénale est définie comme le fait  de garder par devers soit, d’intercepter ce qui est du à une entreprise d’Etat, à une société parapublique et des collectivités. C’est empocher ce qui est du  à une société d’Etat ou une société parapublique. C‘est changer de destination au fonds destinés à ces entreprises là.  C'est-à-dire, mettre l’argent qui  lui est destiné dans ses poches. Voilà ce qui peut être dit au  sujet du détournement.

 Parlant des fautes de gestion, le législateur n’est pas allé dans le même sens que le détournement.   A l’alinéa1 de l’article 3 de la loi suscitée, il cite des exemples de faute de gestion.  C’est le fait par exemple d’avoir engagé une dépense sans avoir qualité pour le faire ou sans avoir reçu dérogation à cet effet. Ce qui signifie que ça ne peut pas être toujours un détournement. Alinéa 2 de la même loi précise qu’est considéré comme faute de gestion l’engagement d’une dépense sans visa, autorisation ou décision préalable de l’autorité compétente. Ça ne peut pas s’assimiler à un détournement.

Au petit f de cette loi on parle également du recrutement  et emploi d’un agent sans avis ni contrôle  de la commission  budgétaire et financière quand ce control est prévu par le règlement, il y’en a comme ça  tout une pléthore que le législateur a bien voulu définir dans le cadre des irrégularités.

Mais, dans le même texte, si nous parcourons l’alinéa « j », de cet article 3 de la loi de 1974 modifiée en 1976, ayant pour décret d’application, le décret N° 2008/028 du 17 janvier 2008 traitant de l’organisation du conseil de discipline budgétaire et financière, est considéré comme faute de gestion, l’utilisation à des fins personnels  des agents  ou des biens publiques appartenant à une collectivité lorsque ces avantages  n’ont pas été accordés  par les lois et les règlementations en vigueur.

Nous sommes bien dans le cadre des fautes gestions bien établies qui s’assimilent à des détournements graves et qui sont punis parles articles 184 du code pénal. A titre de résumé, je peux dire que toutes les fautes de gestion ne peuvent pas faire l’objet de détournement. Mais, part contre, tous les détournements peuvent rentrer dans la catégorie des irrégularités de gestion.

 

Après cette décision du conseil supérieur de l’Etat, quel est la suite logique de cette procédure sur le plan juridique ?

 

Au  regard des textes applicables chez nous, au regard  de l’organisation du conseil de discipline et budgétaire de l’Etat (Cdbf), je dois dire pour ma part  qu’il faut noter qu’à l’article 11 nouveau du conseil de discipline budgétaire et comptable (Cdbc), et  à l’article 17 du décret de 2008 suscité, qui parle de l‘organisation du  conseil de discipline budgétaire et financière Cdbf il est expressément dit que, si l’instruction laisse apparaître des faits successible d’être qualifiés de crime infractions qui sont de nature  de l’ordre des crimes ou délit, le président du conseil transmet le dossier à l’autorité judiciaire. Et, cette transmission vaut plainte au nom de l’Etat. De la collectivité publique, de l’entreprise publique ou de l’organisme public concernés contre l’agent mis en cause.

 

 En clair, après le travail du contrôle supérieur de l’Etat, si les responsables de cette structure se rendent compte que, à l’analyse de certains dossiers comme c’est le cas dans l’affaire Iya, qu’on trouve qu’il  y en a qui sont assimilables aux délits et aux crimes puisqu’il s’agit de cela, le président du conseil transmet le dossier à l’autorité judiciaire. La loi est claire là-dessus. Et, cette transmission vaut plainte au nom de l’Etat. Il n’est plus question sur le plan juridique d’attendre que le chef de l’Etat fasse quelque chose. Qui à ce que l’autorité judiciaire classe ce dossier sans suite ou pas, ce n’est plus son  problème. Mais qu’on me dise qu’on a porté plainte à nouveau, ce n’est pas compréhensible. Puisque, en transmettant le dossier à l’autorité judiciaire, ça vaut plainte. Au regard des dispositions légales que je viens de citer, la seule transmission de ce document au président de la république vaut plainte au nom de l’Etat.

 

Pouvons nous sur ce déclarer sans risque de se tromper que Iya Mahomed est un justiciable en liberté ?

 

Il faut pareillement noter en passant que les décisions de ce conseil supérieur de l’Etat ne sont pas successibles de recours gracieux préalable. Elles peuvent faire l’objet de recours en annulation devant la cours de justice administrative sans que ce recours soit suspendu. Si le dossier a déjà été transmis avant l’introduction du recours, l’enquête suit son cours. Car, ce recours ne suspende pas la décision du (Cdbf). Il faut du moins noter que les mis en cause peuvent bénéficier d’un recours gracieux venant du président la république. S’il est avéré que le président du conseil a transmis à l’autorité judiciaire la copie de ce dossier alors cela à valeur de plainte. D’ailleurs, c’est l’autorité judiciaire qui déclenche le processus judiciaire.

 

Iya Mahomed a pareillement été suspendu  de la gestion des entreprises publiques pendant  une durée de sept ans. Etant pareillement président de la fédération camerounaise de football, peut-il continuer à exercer sans problème ?

                                                 

Ma vision et ma lecture de la chose c‘est que, le Cdbf s’en est tenu aux dispositions de article 14 nouveau de la loi de 1974 modifiée en 1976. L’alinéa « b » de cette loi donne la latitude au Cdbf  d’ordonner la suspension  des responsables à quelque titre que ce soit de la gestion ou la direction de toute entreprise publique et parapublique pendant une durée allant de 5 à 10 ans .

A ma connaissance  et mon analyse, cette sanction ne doit pas s’étendre à la Fécafoot puisque  cet organisme ne répond pas au canon de définition des entreprises d’Etat au sens de l’article 2 de la loi de1974 modifiée en 1976.

 Mais, sur le plan logique, sur le plan  morale, lorsque vous êtes déchus de vos droit, déjà que le pouvoir de déchéance du Cdbf est consigné dans le code pénale, lorsque les déchéances de l’article 30 du code pénale sont retenus contre vous, il vous est même interdit d’être tuteur, et même membre du conseil de votre famille.  Vous voyez donc que même sur le plan morale, vous ne pouvez plus continuer à gérer une organisation aussi sérieuse comme la Fécafoot jusqu’à l’annulation partielle ou totale de cette décision.

 

La publication des résultats  d’enquête du conseil supérieur de l’Etat contre Iya Mohamed s’inscrit dans le cadre de l’opération épervier. Quels commentaires faites-vous de cette initiative ?

 

L’appréciation que je fais de l’opération épervier c’est que je relève pour le déplorer que, depuis qu’elle a commencé, l’Etat continue à en dépenser plus qu’elle en encaisse. Et j’espère que, malgré les critiques qui sont faits au tribunal criminel spécial, que cela va permettre à tous ceux qui ont volé de l’argent de les rembourser. Je crois que ça va encourager les détourneurs, et tous ceux qui sont épinglés dans le cadre de ces opérations, de rembourser cet argent. Je le dis en tant que avocat des droits de l’homme, si tous ce qui a été détourné peut rentrer dans les caisses je pense que ça peut aider les pauvres citoyens  comme nous autres. En tant qu’avocat, je dirai que, c’est vrai nous  avons fait beaucoup de critique aux textes qui ordonnent la mise en œuvre de cette institution. Parce que, on n’a pas compris comment l’Etat pouvait encourager les gros détourneurs de fonds tandis que les petits voleurs croupissent en prison. Il y a plusieurs griefs que nous avons soulignés contre  le tribunal criminel spécial.

 

Voir les commentaires

Insécurité : Des armes de guerre à nouveau saisies au port de Douala

5 Avril 2013, 13:46pm

Publié par Hervé Villard

 

kalachnikov 

 

Le pot aux roses a été découvert pendant une fouille des bateaux orchestrée au port autonome de Douala par les forces de maintien de l’ordre le 21 mars 2013 . 

 

Trente sept armes de guerre (37), cent soixante cinq (165) boites de chargeurs et vingt-trois mille soixante dix munitions (23070) exactement, c’est le nombre total des armes de guerres et munitions qui ont été saisies au port autonome de Douala  par l’armée camerounaise ce 21 mars 2013 . Selon des sources confidentielles, l’important butin a été saisi grâce à une action combinée des forces de l’ordre  à savoir ; de l’armée, de la gendarmerie, de la sûreté nationale et des autorités  administratives.  Ces armes et munitions étaient gardées dans le navire Antares stationné au port de Douala. Et, c’est après une perquisition faites par les forces de l’ordre que le pot aux roses à été découvert. Les dits armes ont été saisis et seraient actuellement entre les mains de l’armée camerounaise.

 

D’après notre source confidentielle, la saisine de ce nouveau stock d’arme de guerre et des munitions  au port autonome de Douala  est le fruit d’une enquête ouverte par l’armée camerounaise depuis plusieurs mois déjà.  

En effet, suite à la saisine au port  autonome de Douala  de cinq caisses d’armes et de deux cent vingt cartouches (220), qui selon des informations confidentielles  auraient transité par l’aéroport international de Douala  et appartiendraient à la société International Sécurity Nework (Isn), une société basée en Allemagne qui fait dans la protection des hautes personnalités et la lutte contre la piraterie maritime, une enquête avait été ouverte par l’armée camerounaise pour connaître l’origine et la destination de ces armes à feu.

La commission d’enquête constituée des hauts responsables des forces de maintien de l’ordre à savoir ; armée, police, gendarmerie s’était alors constituée pour voir clair dans cette rocambolesque affaire qui menace la sécurité dans l’ensemble du territoire nationale. 

Suite aux différentes investigations menées, les bateaux du Port autonome de Douala seront perquisitionnés et d’autres armes  de guerre  (37) et  munitions (23070) découvertes à nouveau  à la surprise générale et saisies.

Dans le cadre de cette enquête,  plusieurs personnes ont été arrêtées et sont actuellement en exploitation par les forces de l’ordre. Il s’agit de Michel Atangana Atangana, directeur de société, arrêté le 12 mars 2013 à Yaoundé,  de Patrick Flavien Essengue, officier de police deuxième grade et de Serges Kayo Bopda, inspecteur de police deuxième grade arrêtés et incarcérés dans les geôles du groupement mobile d’intervention n°2 (Gmi2) à  Bonanjo. Pour l’instant, rien ne filtre sur la suite de cette procédure.

 

Cette  nouvelle saisine importante d’armement de guerre découvert dans un bateau au port de Douala  pose cependant un problème de porosité dans nos ports et aéroports et dans nos frontières en général.  On se souvient que le 26 octobre 2011, un conteneur de matériels militaires contenu dans le navire  « Mv Pélican » avait été saisi au port de Douala. Dans ce conteneur qui appartenait à une femme d’affaire camerounaise originaire de Bamenda.  On avait découvert dans ce conteneur, 58 898 kg de minutions, 3 361 kg d’engins auto propulsant, 234 264 kg de canon, des tenues et des casquettes militaires.

Cependant plusieurs questions se posent. D’où proviennent ces armes ? Comment ces armes réussissent à échapper aux différents  postes de contrôles existants ? A Qui est ce qu'elles  sont destinées ?  On espère tout de même que toutes ces interrogations trouveront des réponses pendant l’enquête qui se poursuit et que le reste de la bande sera arrêté.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

Voir les commentaires

LA liste des 20 fautes de Gestion de Iya Mohamed

31 Mars 2013, 18:48pm

Publié par Hervé Villard

 

A S’AGISSANT DES FAUTES DE GESTION DONT LE PREJUDICE FINANCIER EST EVALUE ET IMPUTE AU MIS EN CAUSE

 

Faute de gestion n° 1:

Dissimulation de recettes provenant de la vente d’huile, ayant induit un préjudice financier, pour la SODECOTON, de 1500195 782 (un milliard cinq cent millions cent quatre vingt quinze mille sept cent quatre-vingt deux) Francs CFA, imputé au Mis en Cause;

Faute de gestion n° 2 :

Dissimulation de recettes provenant de la vente de

Tourteaux, ayant généré un préjudice financier, pour la SODECOTON, de 1360902379(un milliard trois cent soixante millions neuf cent deux mille trois cent soixante dix neuf) Francs CFA, imputé au Mis en Cause;

Faute de gestion n° 3:

Octroi de ristournes, sans l’aval de l’Assemblée Générale, ayant généré un préjudice financier, pour la SODECOTON, de1509871966 (un milliard cinq cent neuf millions huit cent soixante onze mille neuf cent soixante six) Francs CFA, imputés au Mis en Cause.

Faute de gestion n° 4:

Engagement des fonds de l’Entreprise au profit d’une Association sportive, pendant la période de référence, sans autorisation du Conseil D’Administration, ayant induit un préjudice financier, pour la SODECOTON, de 3778045 668 (trois milliards sept cent soixante dix huit millions quarante cinq mille six cent soixante huit) Francs CFA, qui est imputé au Mis en Cause;

Faute de gestion n° 5:

Aliénation du patrimoine de l’Entreprise, sans l’autorisation de l’organe compétent (Conseil d’Administration) et sans recours à une juste évaluation préalable desdits biens, ayant causé un préjudice financier évalué à 339351746(trois cent trente neuf millions trois cent cinquante et un mille sept cent quarante six) Francs CFA, qui est imputé au Mis en Cause;

Faute de gestion n° 6:

Violation du régime des incompatibilités dans l’exercice de la profession de Commissaire aux comptes, à travers l’attribution irrégulière, de gré à gré, d’un marché de conseil   fiscal, ayant entraîné un préjudice financier pour la SODECOTON de 417375000 (quatre cent dix sept millions trois cent soixante quinze mille) francs CFA pour la SODECOTON, dont 208687500

(deux cent huit millions six cent quatre vingt sept mille cinq cents) Francs CFA imputables au Mis en Cause, au titre de sa responsabilité personnelle

Faute de gestion n° 7:

Perception d’avantages indus d’un montant de136675000 (cent trente six millions six cent soixante quinze mille) Francs CFA, qui est imputé au Mis en Cause;

Faute de gestion n° 8:

Fixation, en lieu et place des organes statutairement compétents, du montant de la rémunération du Directeur Général, des allocations mensuelles et des avantages en nature du Président du Conseil d’Administration, ayant généré un préjudice financier pour la SODECOTON évalué à 126 649677(cent vingt six millions six cent quarante neuf mille six cent soixante dix sept) Francs CFA, qui est imputé au Mis en Cause;

Faute de gestion n° 9:

Licenciement de personnels pour fautes lourdes, en violation de la procédure disciplinaire, ayant débouché sur des décisions administratives ou judiciaires génératrices d’un préjudice financier, pour la SODECOTON, de53 148 631(Cinquante trois millions cent quarante huit mille six cent trente un) Francs CFA, qui est imputé au Mis en Cause;

Faute de gestion n° 10:

Modification, en lieu et place des organes statutairement compétents (Conseil d’Administration et Assemblée Générale), des montants des indemnités des membres du Conseil d’Administration, ayant induit un préjudice financier, pour la SODECOTON, évalué à 27301750(vingt sept millions trois cent un mille sept cent cinquante) Francs CFA, qui est imputé au Mis en Cause;

Faute de gestion n° 11

Octroi d’un montant indu d’indemnités de session au Secrétaire de la Commission de Passation des Marchés de la Société, ayant causé un préjudice financier à la SODECOTON, évalué à 8100 000 (huit millions cent mille) Francs CFA, qui est imputé au Mis en Cause;

Faute de gestion n° 12:

Absence d’enregistrement fiscal d’un marché relatif à

la pose de gazon synthétique sur un terrain de football, ayant généré un préjudice financier, pour la SODECOTON, de 3148 593 (trois millions cent quarante huit mille cinq cent quatre vingt treize) Francs CFA, qui est imputé au Mis en Cause.

B) S’AGISSANT DES FAUTES DE GESTION

SANCTIONNEES AU TITRE D’UNE AMENDESPECIALE

Faute de gestion n° 13:

Violation de la réglementation des marchés publics, matérialisée par-la passation en simples bons de commandes des prestations qui auraient dû faire l’objet de Lettres

-Commandes ou de Marchés, pour un montant global de4820304064FrancsCFA

 

-le fractionnement de Lettres

-Commandes en simples bons de commandes, pour un montant total de708310470 Francs CFA;3

 

-le non respect des dispositions relatives au cautionnement définitif pour certains marchés;

-le non respect des dispositions relatives au choix de Maîtres d’œuvre pour certains marchés la violation des dispositions relatives à l’appel à la concurrence dans le cadre de certains marchés d’assurances;

-la violation des dispositions relatives à l’avance de démarrage pour certains marchés;

Faute de gestion n° 14:

Etablissement de certains règlements de la Société portant sur des points substantiels du fonctionnement de l’Entreprise, en lieu et place du Conseil d’Administration, statutairement compétent;

Faute de gestion n° 15:

Nomination de responsables ayant rang et prérogatives de Directeur, sans approbation du Conseil d’Administration;

Faute de gestion n° 16:

Avancements à titre exceptionnel de certains employés de la Société, en violation du délai de deux ans prescrit par le Mémento Administratif;

Faute de gestion n° 17:

Déplacements du Directeur Général, avec prise en charge par la Société, sans ordre de mission;

Faute de gestion n° 18:

 Faiblesse du système de contrôle interne de la Société, caractérisée par le défaut de mise en place, jusqu’en 2009, d’un organe d’audit interne au sein de la SODECOTON, ayant préjudicié à l’amélioration du pilotage de ladite entreprise le défaut de suivi budgétaire

Faute de gestion n° 19:

Dépassement des crédits arrêtés par l’organe statutaire compétent;

Faute de gestion n° 20 :

Engagement de dépenses, sans crédits disponibles



-


Voir les commentaires

Sodecoton : Sale temps pour Iya Mohamed

31 Mars 2013, 18:39pm

Publié par Hervé Villard

 

Le directeur général de Sodecoton vient d’être épinglé pour 20 fautes de gestion par le conseil supérieur de  l’Etat du Cameroun (Consupe)

 

Le vendredi 29 mars 2013 restera à jamais gravé dans la mémoire de Iya Mohamed, le directeur général de la société camerounaise de Coton (Sodecoton). En effet ce jour, celui qui préside aux destinées de cette entreprise et l’unique du territoire nationale qui s’occupe de la culture et de l’exploitation du coton au Cameroun, a été reconnu coupable de 20 fautes de gestion par le conseil de discipline financière et budgétaire  du conseil supérieur de l’Etat du Cameroun.

 

En effet, dans son communiqué rendu public  ce vendredi 29 mars 2013, le Consupe précise que le directeur général de la Sodecoton est par conséquent débiteur de plus 9 milliards cinquante deux millions de Fcfa, représentant le préjudice  financier subit par l’entreprise de son fait pendant  la période de gestion allant de 2005 à 2010. Pour ce fait, il est suspendu  de la gestion de tous entreprises publiques ou les services publiques pendant une durée de sept ans et écope d’une amende spéciale de 2 millions de Fcfa.

Par ailleurs, Pierre Kaptené, gestionnaire du complexe sportif Sodecoton, est quant à lui, épinglé pour avoir pris des libertés dans la gestion des fonds alloués à ce Complexe. Pierre Kaptené, qui a par le passé, occupé les fonctions de Président du conseil d’administration de Coton sport de Garoua, club du championnat d’élite 1 qui bénéficie du sponsoring de la Sodecoton , est déclaré débiteur de 16 millions de Fcfa et s’en tire avec une amende d’un million de Fcfa…

 

Ce n´est pas la première fois que monsieur Iya Mohamed se fait épingler par les autorités camerounaises. Sa gestion de la Fecafoot a été passée au peigne fin par la police judiciaire. Ainsi, "En l'espace de deux ans, il a été convoqué plus de cinq fois à la sous direction des enquêtes économiques de la police judiciaire (Sdeef) pour répondre de la gestion des deniers publics que l'Etat a versé à la Fécafoot".

 

Nos confrères du journal Le Messager révélaient par ailleurs qu" en avril 2004, suite à une sanction de la Fifa infligée aux Lions Indomptables par rapport aux maillots grenouillère de la Can 2004 en Tunisie, l'Etat du Cameroun s'est intéressé aux retombées financières et matérielles du sponsoring, des droits de retransmission audio-visuelle, de la publicité, des participations des Lions Indomptables de football aux diverses compétitions internationales avec en prime, l'apport financier du gouvernement.

 

Il ressort de ce document que les responsables du football camerounais, au premier rang desquels Iya Mohammed, sont soupçonnés d’avoir «dissimulé ou détourné, en usant de faux de cavalerie financière dans plusieurs banques, les différentes recettes générées par ces activités. Après reconstitution des différentes recettes qui ont atterri dans les caisses de la Fécafoot, soit un peu plus de 8 milliards, les enquêteurs déclarent que la Fécafoot n'a pu fournir des justificatifs qu'à hauteur de 5 milliards FCFA. Plus de 3 milliards FCFA ayant pris des destinations inconnues

 

 

Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

9ideas Conférence; l’affluence au rendez-vous

30 Mars 2013, 14:23pm

Publié par Hervé Villard

CIMG8193.JPG


Plusieurs jeunes entrepreneurs ont pris part à cette conférence qui  s’est tenue ce 30 mars 2013 dans l’une des salles de  conférence du Gicam (groupement inter patronal du Cameroun)

La salle de conférence du Gicam qui a accueilli la 4ème édition du 9ideas conférence s’est avérée exigüe pour contenir tous les participants. Partis de tous les quatre coins de la république du Cameroun et même ailleurs, ces derniers  sont venus nombreux  à ce rendez-vous des jeunes entrepreneurs qui depuis trois ans déjà se tient sur le sol camerounais. Et du coup, certains d’entre eux étaient obligés pour ne pas rater les différents exposés  à l’ordre du jour de rester débout. Très attentifs  d’ailleurs  malgré leur posture, ils ont pris part à cette conférence jusqu’à sa fin. Ils n’ont cessé pour comprendre tous ce qui se disait à cette plate forme d’échange de poser des questions et de contribuer au bon déroulement de  la conférence dans son ensemble. 

 

CIMG8207.JPG

Pour  nombreux d’entre eux présents à la troisième édition de ce projet novateur en 2012, il n’était pas question de  passer à coté de la 3ème édition de cet évènement qui se positionne aujourd’hui comme un carrefour ou se  rencontre désormais les jeunes entrepreneurs du Cameroun et d’autres pays pour échanger sur leurs travaux  pour apprécier l’avancer des travaux et pour s’informer sur  ce qui se passe et ce qui se fait autour de nous.  D’où cette  attitude.

Pendant cette conférence qui a vu la participation de Francis Pisani, cet important journaliste qui a fait le tour du monde et qui s’intéresse d’avantage aux avancées technologiques fait dans le monde, plusieurs autres exposées ont eu lieu suivi des échanges houleux et enrichissants.

 

 

 

CIMG8194.JPGC’est d’abord  Rebecca Enonchong  qui donne le coup d’envoie de cette série d’échange. Celle qui est installée de nos jours aux Usa et qui voyage à travers le monde pour proposer ses services est revenue sur le climat d’affaire au Cameroun.  Dans son exposé qui n’a durée qu’une quinzaine de minutes  elle a démontré comment il était difficile de faire le business dans ce pays. Car le système mis sur pied ne facilite pas la tâche aux jeunes entrepreneurs et du business en général. Il y a la corruption, il y a le favoritisme. Et pis encore, tous cela  est accepté par  des populations qui ont épousé cette manière de penser.  Cette dernière pense par ailleurs qu’il est temps qu’il est temps de dire non cette pratique là. Hors une révolution sociale passant par un changement individuelle, elle invite tout le monde à faire le sacrifice qu’il faut pour que cela change. Après cet exposé introductif ; s’en est suivi  plusieurs autres exposés parmi lesquelles celui  de Fritz Ekwog, de Martial gervais  Odem Bella, de Michel Takam.

 

Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Mtn elite One : Unisport du Haut-Nkam prend la tête du championnat

28 Mars 2013, 21:36pm

Publié par Hervé Villard

 

Illustration_Football_Cameroun_UNISPORT_DE_BAFANG.JPG

 

L’équipe de la capitale du département du Haut-Nkam  a battu Renaissance de Ngoumou  ce dimanche 24 mars 2013. C’était à l’occasion de la 5ème journée de la Mtn élite one qui s’est jouée au stade municipal Gaston Ngandjui de Nguenack à Bafang.

 

C’est un tonnerre d’applaudissement qui a retenti au stade municipal de Nguenack ce dimanche 24 mars 2013 après la rencontre qui opposait Unisport du Haut-Nkam  à Renaissance de Ngoumou. Rencontre  qui s’est soldée par la victoire du Flambeau de l’Ouest sur les visiteurs (2-1).


A la fin de cette rencontre âprement disputée par  les deux équipes, les fans de l’équipe du Haut-Nkam n’ont pas cachés leur satisfaction. «Nous avons obtenu les trois point du jour. C’était l’objectif fixé  donc on ne peut qu’être content » déclare un supporter tout joyeux. Non loin de lui, un autre supporter  fou de joie courre dans toutes les directions. Enroulé dans un drapeau aux couleurs rouge et jaune couleurs traditionnelle du Club du Haut-Nkam, il déclare à qui veux l’entendre que, plus rien n’arrêtera le club de son cœur. «Nous avons remporté la coupe du Cameroun l’année dernière, cette fois ci, c’est le titre de champion que nous allons avoir.  Tous nos adversaires auront chaud » lance-t-il sourire aux lèvres.

 

La joie des supporters de  Fambleau Tamkwa est justifiée.  Il y a eu beaucoup de frayeurs dans ce match. En plus des  joueurs de l’équipe de renaissance de Ngoumou qui n’étaient pas facile à manœuvrer, les  milliers de supporters de l’Unisport du Haut-Nkam ayant  fait le déplacement du stade ont cru que la rencontre allait être arrêtée par le quatuor des arbitres dirigeant cette rencontre.

 A environs cinq minutes de la fin de cette rencontre, alors que Flambeau Tamkwa mène au score (2-1), Christophe Ndé Central de cette rencontre suspend la rencontre pour impraticabilité du stade.  Suite à la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Bafang, le stade a pris un coup dur. Pourtant praticable au début de la rencontre à 15h 30 minutes plus précisément il s’est transformé en un bourbier. Une chose qui n’a pas permis aux les vingt-deux acteurs de dérouler le football qu’on leur reconnait. Pis encore,  ce sont les lignes du stade qui sont presqu’invisibles et les goals des  deux gardiens de buts inondés.  Après concertation avec les autres arbitres et le directeur du stade, les goals sont vidés de leurs eaux et le stade retracé.


 Pendant que la rencontre  qui est relancée quelques minutes plus tard reprend son cours, le central interrompt à nouveau la rencontre suite à la plainte du portier de Renaissance de Ngoumou menée au score (2-1). Celui-ci déclare une fois de plus que ses goals sont inondés. Avec l’accord du commissaire du match, ces derniers  sont vidés une fois de plus des eaux qui y ont élu domicile et la rencontre s’est poursuivie. Ce en dépit des nombreuses plaintes du banc de touche de Renaissance de Ngoumou qui, demandent l’interruption de cette rencontre. D’où la joie des supporters après le retentissement du coup de sifflet final de l’arbitre central Christophe Ndé

 Unisport011210-500.jpg

Le match


S’agissant du match proprement dit, c’est l’Unisport de Bafang qui ouvre la marque le premier dans cette rencontre. Evoluant sur  ses propres installations, Flambeau Tamkwa avait pour objectif de tuer le match dès l’entame.  Ce qu’ils ont fait en inscrivant le premier but à la 4ème minute. Suite à une belle phase de jeu,  l’un des attaquants du Flambeau de l’ouest bénéficie d’un bon ballon dans la surface de réparation de Renaissance de Ngoumou. Alors qu’il cherche à se défaire de son vis-à-vis, il est fauché par un défenseur et l’arbitre  sanctionne la faute par un pénalty. Jean Parfait Tchoubia qui se charge de son exécution bat d’un plat de pied parfait le portier  Zacharie Njiehe de Renaissance de Ngoumou.

 Unisport qui a l’avantage au score multiplie des occasions de buts. Mais, ses attaquants ne trouvent pas le cadre. Face à ses nombreux ratés de son adversaire du jour,  Renaissance de Ngoumou  reprend confiance et fonce à l’attaque. Ce qui lui réussit. A la 31ème minute. Suite à une belle phase de jeu, Ntolla Nguena (2)  d’un coup de pied magnifique égalise pour son club. C’est sur ce score que les deux équipes vont à la mi-temps.

 

A la reprise, les poulains de Pierre Ndjili le coach d’Unisport  se repositionne. Ils prennent le match à leur compte. Après plusieurs actions nettes de but vendangées, Michael Nsoul inscrit le second but de Flambeau Tamkwo. Sur un coup franc qu’il tire à quelques mètres de  la surface de réparation  et dévié par la défense de renaissance de Ngoumou, un  cafouillage  se crée dans la surface de réparation de Renaissance de Ngoumou. Le ballon qui rebondit arrive sur Michael Nsoul (21) qui le pousse au fond des filets. Pour deux pour Unisport de Bafang et un pour Renaissance de Ngoumou. Malgré la pluie qui a perturbé un tout petit peu, cette rencontre, Unisport du Haut-Nkam par cette victoire s'adjuge désormais la place de leader de ce championnat  avec 13 points désormais.

 

 

Dans la suite des autres rencontres  Douala Athlétic club, le nouveau promu en élite one qui jouait à Douala a eu raison de coton sport de Garoua (1-0) Dans le même stade Astres de Douala qui recevait  son frère ennemi  New-Stars a perdu (0-1). A bagangté, panthère a eu raison de Njalla Quan sport Academy de Limbé (1-0) tandis que Canon et sable de Batié se neutralisaient  (1-1) à Yaoundé. En match avancé  Union de Douala qui croisait le fer avec Fovu de Baham vendredi dernier a laminé les visiteurs (3-0)

 

Hervé Villard Njiélé envoyé spécial à Bafang

 

 

 

Voir les commentaires