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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Transport Aérien : Arikair met le cap sur Kinshasa

6 Décembre 2012, 14:43pm

Publié par Hervé Villard

  

 

Le vol inaugurale pour cette nouvelle destination que dessert  désormais cette compagnie aérienne a eu lieu hier à l’aéroport international de Douala aux environs de 14h 45 minutes. 

 

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Le ciel africain est un véritable marché à conquérir. Et la sous région Afrique centrale  une véritable forêt qui reste à mettre en valeur. Car, se déplacer dans cette zone relève d’une véritable gageure. Les hommes d’affaires, les marchands et autres personnalités de cette sous région sont souvent obligés d’attendre des semaines pour effectuer un vol vers un pays voisin. Car, les compagnies aériennes présentes dans la sous région ne desservent pas  toutes les destinations. Quand bien même elles le font, ce n‘est pas de manière régulière, c’est épisodique.

 Pour permettre aux habitants de la sous région Afrique Centrale et aux hommes d’affaires de voyager paisiblement et de faire aisément leur business, Arikair, une compagnie nationale africaine basée au Nigéria entend désenclaver la zone en desservant toute les capitales. Après la destination Cameroun inaugurée le 31 aout 2012  par la ligne Lagos- Douala et Douala-Lagos  désormais opérationnel, les responsables de Arik Air viennent d’inaugurer la ligne Douala –Kinshassa. Le vol inaugurale pour cette nouvelle ville africaine que va desservir cette compagnie aérienne qui n’a que six ans d’âge a eu lieu hier à Douala. Pour afficher leur détermination à réaliser cette ambition de conquérir l’Afrique,  des responsables de la compagnie aérienne ont eux aussi  effectué ce vol inaugural. Ceci pour non seulement   inspirer confiance  aux clients  ayant pris part à ce vol, mais aussi   et surtout  rassurer ces derniers sur l’atteinte des objectifs fixés. Parmi les passagers de ce premier vol Douala –Kinshassa, on pouvait compter Adebanji Ola, le directeur de la communication d’Arik Air, Fouad Diouman le vice président chargé du marketing et de la planification  de cette compagnie et Henry Trevor, le directeur commercial et managérial d’Arik Air pour ne citer que ceux-ci. A coté de ces derniers, d’autres passagers, une dizaine environ  selon les responsables ont effectué ce vol. D’après Adebanji Ola, le Directeur de la communication  les vols Lagos Kinshassa avec  escale à Douala et vice versa seront désormais possibles. Et, dans un futur proche c'est-à-dire en 2013, la compagnie aérienne entend désservir d’autres capitales des pays de la sous région Cemac.

Créée effectivement en 2002 par Arumeni-Ikhidde un richissime homme d’affaire nigérian. Après sa création, la compagnie aérienne entre en fonction en 2006 et dessert d’abord  le Nigéria. Par la suite, la compagnie a commencé des vols internationaux et a fini par desservir toute la région l’Afrique de l’Ouest.  En 2007, la compagnie s’installe à Londres en Angleterre et  dessert au fur à mesure le continent européen. Son service et la qualité de sa flotte lui permet de s’imposer dans ce continent.  En desservant l’Afrique du Sud en 2009, Arik Air se déploie alors dans les vols taxés longs courriers.  L’entreprise en  profite pour desservir les Etats Unis également. Avec une flotte de 23 avions  parmi lesquels des airbus de plus de deux cents places,  des boeing de 140 places des petits avions de 74 places  des jets privés et autres, l’entreprise entend s’investir en Afrique centrale.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Etat généraux de la communication:Le Snjc maintient le mot d’ordre de boycott

4 Décembre 2012, 19:34pm

Publié par Hervé Villard

 

Malgré l’invitation adressée à Felix Ebole Bola, le président du syndicat national des journalistes du Cameroun(Snjc) pour  participer aux travaux, il n’a pas changé d’avis. Il entend boycotter cet évènement

 

« Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) appelle la corporation à la vigilance accrue autour des Etats généraux de la communication (EGC), qui se tiennent du 5 au 7 décembre 2012 au Palais des congrès de Yaoundé. Il réitère par la même occasion son mot d’ordre de «boycott actif» de ces assises, qui consiste à ne pas laisser le boulevard au gouvernement et à ses affidés, dont l’agenda caché est une reprise en main des maigres espaces de liberté chèrement acquis depuis décembre 1990.

Notre organisation invite, par la même occasion, les journalistes et professionnels des métiers connexes du Cameroun, ainsi que tous les défenseurs des libertés et du droit à l’information, à se masser nombreux le 5 décembre 2012 dès 9h à l’esplanade du Palais des congrès de Yaoundé afin de manifester, de manière pacifique et responsable, leur mécontentement quant à la forfaiture, cette démarche inique et pernicieuse du ministère de la Communication (MINCOM) dans l’organisation desdites assises.

Le SNJC insiste pour constater, et le déplorer, le peu de cas fait aux consultations préalables en vue de l’élaboration d’une base de travail consensuelle. Il rappelle qu’il a fallu le lancement de son mot d’ordre de «boycott actif» pour que le MINCOM consente, enfin, à organiser de prétendues consultations à quelques jours d’un événement prévu depuis 3 ans. Il dénonce le supposé Comité scientifique des EGC, pléthorique et présidé par un cacique du régime dont le passage à la tête du MINCOM a consacré la mafia autour de la fameuse «aide publique à la communication privée» ainsi que le développement d’une presse à gages tenue par des para journalistes suscités, financés et entretenus par la classe dirigeante. Mobilisons-nous contre des EGC scélérats !!!!! »

Ce communiqué est de  Cyriaque Felix Ebole Bola, président du syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc). Il l’a rendu public ce 4 décembre 2012 sur le mail groupe des journalistes du Cameroun. Par ce communiqué, il invite les journalistes du Cameroun et les métiers connexes à boycotter les états généraux de la communication qui débutent ce jour au palais des congrès de Yaoundé.

Selon celui qui invite massivement tous les journalistes à se mobiliser au palais des congrès pour dire non à la «mascarade» d’Issa Tchiroma, rien de sérieux pouvant aider la presse dans son ensemble ne pourra sortir de ce congrès puisque les professionnels de la chose même n’ont pas été contactés. Le ministre de la communication a planifié tout seul ces Etats généraux avec ses thuriféraires et veux par conséquent utiliser la presse pour justifier ses inepties. C’est pourquoi, pour que cela saute au grand jour le président du Snjc invite tous les journalistes à boycotter cet évènement puisque ça ne va servir à rien.

Pour manifester son mécontentement, fasse à ses états généraux le  président du Snjc entend organiser  des manifestations devant le palais des congrès. Sans toutefois dévoiler exactement ce qui sera fait, Felix Ebole Bola laisse entendre que c’est une manifestation pacifique. C'est-à-dire sans casse ni mouvement de violence. C’est mouvement de contestation responsable qui sera organisé.

D’après celui qui a été porté à la tête du Snjc pendant le congrès qui s’est tenu du 3 au 4 novembre 2012, à Douala, c’est  l’annonce du boycott des Etats généraux par le Snjc qui a poussé le ministre Issa Tchiroma à convier le Snjc à ce congrès et à organiser des consultations. Une chose que le Snjc trouve absurde et peu sérieux.   Car, si l’intention du ministre de la communication était effectivement d’organiser et d’assainir le métier de journaliste et celui de la communication en général, il n’aurait pas attendu  quelques jours pour consulter et convier les professionnels de ce secteur.  Ces derniers devaient être au centre même de ces états généraux. Mais ce n’est pas le cas. A la suite de Félix Ebole Bola, Charles Fongang, secrétaire nationale à la communication et aux alertes au  Snjc invite les journalistes à s’opposer à la vaste escroquerie organisée par le ministre de la communication.  « je lance un vibrant appel à tous les journalistes, à tous les corps de métier concerné par les Etats généraux de la communication à venir manifester avec nous devant l’esplanade du palais de congrès pour marquer notre opposition à cette vaste escroquerie qu’organise le ministre de la communication avec l’argent des contribuable » martèle-t-il.

Est-ce que la voix du Snjc sera-t-elle entendu, russiseront-ils à faire tâche d’huile, C’est là tout la question. En attendant, les Etats généraux débute ce jour et vont s’achevé au 7 décembre 2012.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Coopération Cameroun –Autriche:Un géant de l’agro alimentaire autrichien au Cameroun

4 Décembre 2012, 19:21pm

Publié par Hervé Villard

 

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Les produits de la société Fuga ont été officiellement présentés au public  ce samedi 28 novembre 2012 par le délégué régional des petites et moyennes entreprises. C’était  en présence du maire de Douala 5ème et autres hommes économiques importants.

«C’est un honneur pour moi de prendre part à cette cérémonie qui marque le  lancement de la marque Fuga au Cameroun. Depuis les émeutes de la faim,  le gouvernement a lancé une grande campagne  de lutte contre la vie chère. Cette lutte n’engage pas seulement l’Etat elle engage tout le monde. C’est pourquoi, tous les acteurs qui doivent apporter leur modique contribution à ce combat sont la bienvenue. Je suis heureuse que vous ayez choisis notre commune pour accueillir ce mastodonte de l’agroalimentaire. Je ne ménagerai aucun effort pour faciliter les choses. Et, je voudrais que votre action se ressente directement  dans le panier de la ménagère »

Ces propos sont de Françoise Foning, maire de Douala 5ème. Présente à la cérémonie officielle de présentation de la marque Fuga au Cameroun, celle qui se bas au quotidien pour améliorer la vie de ses administrés a apprécié l’initiative et a demandé au géant de l’agro alimentaire autrichien de  respecter le rapport qualité pris pour que les populations de Douala et du Cameroun en particulier puissent avoir de quoi ce mettre sous la dent pendant ces périodes de fin d’années.  Compte tenu du fait que les prix des produits de première nécessité connaissent des hausses vertigineuses  pendant ces périodes, que ces produits sont parfois rares sur le marché, Françoise Foning à recommandé à Cyrille Leutchie, le responsable de Leutchie Sarl qui représente la marque Fuga  au Cameroun de prendre des mesures pour satisfaire  les ménagères.

Gabriel  Alexie Enumedi, le délégué régional des petites et moyennes entreprises pour le littoral qui présidait cette cérémonie  n’a pas caché sa joie de voir les autrichiens investir au Cameroun «c’est la preuve que le climat économique au Cameroun est sein  et que le Cameroun demeure une terre d’accueil. Nous feront usages des moyens qui sont les nôtres pour vous faciliter la tâche. Le partenariat entre Leutchie Sarl et l’entreprise  WariFood  basé à Luzern en Suisse  permet de consolider les relations économiques   entre le Cameroun et l’occident » a déclaré le délégué  des pme avant d’inviter Cyrille Leutchie, le responsable de Leutchie Sarl à  consolider ce partenariat et  à inviter ces frères  camerounais de la diaspora à suivre son exemple.

Comme une balle qu’il saisit au rebond, Cyrille Leutchie  partenaire de Warifood au Cameroun représentant de  la marque Fuga a promis de bien entretenir cette relation commerciale et surtout de l’étendre à d’autre secteur d’activité. «Nous avons trouvé un bon partenaire et nous lui apporterons toujours notre soutien. Pour un premier temps, nous allons importer les produits que nous allons mettre à la disposition des consommateurs camerounais et à prix bon marché. Par la suite, nous transformerons ces produits sur place pour offrir des emplois aux camerounais » a promis le promoteur de Leutchie Sarl. Les produits que l’entreprise va commercialiser sont le riz, la sardine, le lait en poudre, le sucre  la tomate. Pendant cette soirée de présentation de Leutchie Sarl, les artistes tels Mathémétik de petit Pays. Takam II, et plusieurs groupes de danses ont égayé la soirée d’un spectacle alléchant.  Marc Laborgne le directeur de Varifood Thomas Bornhouse, conseil de Surveillance de cette entreprise étaient bel et bien présents à cette cérémonie. Il s ont d’ailleurs  promis d’orienter leur relation commerciale vers le Cameroun. Le Cameroun est le troisième pays de la zone Cemac qui accueille la marque Fuga.

Hervé Villard Njiélé

 

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Presse Sportive Awards: La liste des laureats

4 Décembre 2012, 13:53pm

Publié par Hervé Villard

Voici la liste des lauréats de cette  première édition


Meilleur reportage Presse Ecrite

Joséphine Abiala (Mutations)


Meilleur reportage Radio

Flore Domgne (Crtv Buea)

 

Meilleur Emission Radio Kick-off

André Mirabeau Mahop (Sweet-Fm)

 

Meilleur reportage Télé

Dipita Tongo (Stv)


Meilleur Emission Télé

Sport sur la 2: Alex Lembe (Canal 2 International)

 

Meilleur réalisateur Télé

S.Kouambi(DBS Télévision)


Meilleur Présentateur Télé

 A. Passy Bekolo (Dbs)


Meilleure Image Télé

Gaston Essono (Stv)


Awards du Coeur

Meilleur Footballeur

Joel Moïse Babanda

Meilleur Cycliste:

Yves Nguegock

Meilleur entraîneur Volley-ball:

P. Nono Ndjock

Meilleur entraîneur de Boxe:

J.P Monyeno

Meilleur entraîneur de Basket:

F Youdom

Meilleur Pongiste:

Sarah Ampong

Award Spécial pour l'ensemble de sa carrière décerné à Zacharie Nko

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Press sportive awards: Les premiers lauréats reçoivent leur prix

4 Décembre 2012, 13:28pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Ils ont été  primés lors de la cérémonie de récompense qui s’est déroulée à la salle de spectacle de Douala Bercy hier. C’était en présence du délégué régional des sports et de l’éducation physique pour le littoral et d’autres invités importants. 

 

 Joséphine Abiala, journaliste  au quotidien privé Mutations, agence de Yaoundé, est toute émue. Elle vient de remporter le prix de la meilleure enquête  sportive en catégorie presse écrite de la première édition des Awards de la  presse sportive, édition 2012.  Sur  le podium où elle est attend  de recevoir son trophée, sa joie est  inestimable. Elle ne tient presque plus sur ses jambes tant l’émotion est à  son paroxysme. « je suis très contente de ce prix que je viens de recevoir. Le sujet sur lequel j’ai travaillé portait sur  les Liones oubliées dans la cage. Je suis allée à l’hôtel des lions un  jour, je voulais faire l’interview de Enow Ngatchou leur coach qui n’était malheureusement pas là. J’ai juste senti ce sujet et je me suis lancée(…)», narre-t-elle à l’assistance avec beaucoup de satisfaction. Et de renchérir,  « Et c’est comme ça que ce sujet me permet de gagner un prix ce jour. Je suis vraiment content ».  Non loin d’elle Dipita Tongo, journaliste à la chaine de télévision privée  Stv saute de joie. Il vient lui aussi de remporter son prix. Dans la catégorie Tv, il a remporté le prix du meilleur reportage. Sur les huit  sujets enregistrés dans cette catégorie, son reportage qui porte sur la difficulté de l’équipe nationale de basquet ball a le plus accroché les membres du jury.  « Je remercie les membres de la fédération camerounaise de basquet Ball qui m’ont facilité la tâche pendant ce reportage, je remercie mon épouse et mes deux enfants, merci encore.» déclare-t-il tout content.

 Comme Joséphine Abiala et Dipita Tongo, tous les lauréats de la première édition de la presse sportive Awards étaient débordants de joie  hier après le dépouillement. Leur trophée en main, ils dansaient, sautaient et couraient dans tous les sens pour exprimer leurs émotions. Les cris de joie, les accolades, n’en finissaient plus. Bref c’était une grande première. Et, il fallait la célébrer à sa juste valeur.

Le jury constitué de Dr Atenga, de Dr Madiba tous enseignants au département de  communication de l’université de Douala et  de Yolande Ekoumou, réalisatrice en chef à la Crtv Tv n’ont pas eu la tâche facile.  Pendant trois dures journées de labeur, ils ont évalué 56 dossiers de candidature au total.

 

Absence d’engouement


 A coté de la joie des lauréats, on a également observé le mécontentement des organisateurs. Car, toutes les catégories en lice  n’ont pas été primées. Le jury a décidé de ne pas primer ces dernières parce qu’il n’y avait pas de compétiteurs. «Dans les catégories que nous ne primeront pas ce soir,  on n’a presque pas enregistré de candidat dans ces dernières ou du moins les candidatures enregistrées étaient insuffisantes», déclare la présidente de jury. Dans l’ensemble, huit catégories ont eu la mention néant. Il s’agit de la meilleure enquête presse écrite, de la meilleure enquête radio, du meilleur présentateur radio, de la meilleure enquête télé, du meilleur montage radio, du meilleur montage télé, du meilleur site internet et de la meilleure photo.

Malgré ce manque d’engouement  on a du moins assisté à un évènement qui promet beaucoup de suspens durant les prochaines années.

Dans la suite des  lauréats de ce concours, on a comme meilleurs émission sportive radio André Mirabeau Mahop de Sweet Fm avec l’émission Kick off, Alex Lembe  a eu le prix de la meilleure émission sportive Tv (Sport sur la 2) Alfred Passi Bekolo celui de meilleur présentateur télé, et serge Kouambi de Dbs le prix de meilleurs réalisateurs.

La cérémonie était auréolée de la présence de plusieurs anciens lions indomptables et de parterre de personnalités importantes. Le rendez-vous a été pris pour l’année prochaine.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

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Emmanuel Kunke Ngouaba:« Le chef de l’Etat doit démettre le sous-préfet de Kékem de ses fonctions »

4 Décembre 2012, 13:15pm

Publié par Hervé Villard

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« Le chef de l’Etat doit démettre  le sous-préfet de Kékem de ses fonctions »


Dans une interview accordé à votre blog , Emmanuel Kunke Ngouaba enseignant analyste éducatif et inspecteur pédagogique régional de mathématique dans la région du littoral condamne l’attitude du sous-préfet de Kekem qui a bastonné il y a quelques semaines  un enseignant et dénonce pareillement le flou qui existe au niveau de la gestion des frais d’Apee.


Vous êtes au courant de cet incident survenu au lycée de Bibemi Dans le Nord Cameroun où, des élèves et parents on séquestré le proviseur. Quel commentaire pouvez-vous faire de cette situation ? 

 

Là, il y a un double commentaire. Le premier commentaire c’est qu’il y a une administration qui n’a pas joué  selon la presse, son rôle de fournir le service. Car, il est prévu que, lorsque les parents ont payé pour un service, le proviseur doit fournir ce service là. Mais, il faut par ailleurs faire savoir qu’il y a un prestataire de service informatique qui n’est pas le proviseur. Mais, à la fin, c’est le proviseur qui est interpellé parce que, c’est lui qui est responsable de tout ce qui se passe dans son lycée. Il y a donc un service qui n’a pas été rendu, ce qui n’a pas plu les parents et les élèves. Nous  constatons également là qu’il y a eu violence. Les parents et les  élèves ont choisi la voie de la violence pour résoudre un problème qui est peut être  légitime. Alors  qu’il aurait du plutôt faire recours à l administration. C'est-à-dire, se plaindre chez l’inspecteur départemental ou le délégué régional ou encore porter plainte pour qu’on puisse mener les enquêtes. Puisque, nul ne doit se rendre justice.


Face à ce fait quel devrait être le comportement des parents selon vous ?


Si c’est vrai que l’administration a perçu de l’argent pour les cours d’informatique, et cela parait vrai puisque, dans la plupart des établissements du Cameroun cela se fait. Il faudrait  plutôt chercher à savoir pourquoi le service n’a pas été rendu.  Est-ce que c’est la négociation avec le prestataire du service informatique qui n’a pas marché ?


Face à cette situation, les parents ne pouvaient que  manifester leur mécontentement. Mais, comme je le disais plus haut, après avoir épuisé toutes les voies de recours. Ils devaient rencontrer le délégué départemental, le délégué régional et même porter plainte. Mais, est ce que ces parents l’on fait ? Ils devaient d’abord épuiser ces voies là, avant de rencontrer le proviseur pour poser leur problème. Cependant, il faut rappeler que ces cas là viennent une fois de plus rappeler qu’il y a un flou qui règne au niveau de la gestion des frais d’informatique dans les établissements de même qu’au niveau de la gestion des Apee (association des parents d’élève et enseignants).


Dans mes dernières parutions dans La Nouvelle Expression, j’ai expliqué que lorsqu’il y a un flou au niveau de la gestion des Apee, ça ouvre les portes à toutes les dérives. Ces cas ci doivent interpeller les responsables des ministères  de tutelles pour que l’on mette de l’ordre dans la gestion de ces fonds.


Vous évoquez là les frais d’Apee que l’on dit facultatifs dans nos établissements scolaires pourtant, on constate qu’ils  sont obligatoires. Quelle est la véritable nature de ces frais d’Apee ?


Il y a un imbroglio au niveau de ces frais. Certains disent que les frais  l’Apee sont  facultatifs  parce qu’étant une association, l’Apee est libre. L’administration également nous fait comprendre que ces frais  sont facultatifs. Mais, malheureusement, il y a un problème. L’Etat qui déclare que les frais d’Apee sont libres n’arrive pas à doter les établissements d’infrastructures adéquates.  Or dans nos établissements scolaires, il y a des problèmes fondamentaux. Celui des d’infrastructures, et celui des enseignants.


Puisqu’ils n’ya pas d’infrastructures et d’enseignants suffisants, les chefs d’établissement ont choisi de contourner la loi en  «obligeant » le paiement des frais d’Apee. Ils demandent aux parents de payer d’abord les frais d’Apee avant de payer les frais d’inscriptions. C’est une façon maligne de contourner la loi. Par ailleurs dans certains établissements de nos jours, les proviseurs ont réunis les frais d’apee et les frais d’inscriptions en un seul montant. Quand le parent vient inscrire son enfant, on lui donne juste le montant total à payer sans toutefois l’avoir scindé et surtout sans détail. On ne dit pas aux parents à quoi ce montant renvoie.


 Moi aussi en tant que parent, j’ai payé ce montant au lycée de Biyem Assi à Yaoundé.  Même si les reçus, sont  fragmentés, c'est-à-dire que l’on vous remet les reçus comportant celui  de l’Apee, du livret scolaire, de l’informatique, de l’inscription et autres, il y a lieu de relever qu’il existe un cafouillage au niveau de la gestion de ces fonds.  Si sur le terrain, les parents sont obligés de payer ces frais là, on ne peut donc pas continuer à dire que ces frais  ne sont pas obligatoires. Il faut que l’on dise la vérité aux parents. L’Etat n’a pas les moyens de tout faire seul. Ca ne sert à rien de faire la politique de l’autruche.


En tant que enseignant, analyste pédagogique et inspecteur départemental, quelle est la place de l’Apee dans la scolarité de l’enfant ?


Il faut déjà préciser que l’association des parents d’élèves et enseignants n’est pas là seulement pour le problème d’argent. C’est une erreur grossière. L’Apee doit soutenir l’Etat parce qu’il ne peut pas tout faire seul. Surtout sur le plan financier et de manière claire et constante.  L’Apee doit intervenir dans les problèmes pédagogiques. Or on a constaté que, lorsque cette association a rassemblé un peu d’argent, leur problème c’est construire les écoles, payer les enseignants vacataires et se mettre un peu l’argent dans les poches. Il n’aide pas le chef d’établissement dans la gestion des problèmes pédagogiques, il n’aide par le chef d’établissement à résoudre les problèmes qui peuvent contribuer à l’atteinte des meilleurs résultats scolaires.

A ce niveau, je pense qu’il faudrait que le ministère des enseignements secondaires et le ministère de l’enseignement de base mènent une réflexion sur les questions d’Apee pour faire savoir d’une manière officielle la liste de ceux qui sont appelés à percevoir les frais  d’informatique, de livrets et autres. Il faut qu’il  y ait transparence, lisibilité dans la gestion des fonds.

 

Quelle attitude le parent doit-il adopter face à ces frais d’Apee qui crée de l’imbroglio dans les établissements scolaires du triangle national ?


Il n ya pas que les frais d’Apee. Il y a également  les  frais d’informatique, les frais du livret médical et autres. Pour tous ces frais là, les parents doivent s’organiser pour faire des propositions à l’Etat. Puisqu’il est difficile de ne pas payer ces frais. Les parents doivent d’abord payer ces frais et  par la suite, faire des propositions pour que ces fonds là puissent être gérés de manière transparente.  Ce que font généralement les parents c’est que, ils s’en vont quand ils finissent de payer ces fonds qui leurs sont demandés. Et, on met un bureau sur pied qui gère cet argent de manière cavalière comme si c’était leur argent de poche. Ceci avec la complicité du chef d’établissement. Ce que je ne trouve pas normal déjà. Il faut désormais que les parents s’intéressent à l’utilisation de ses fonds, qu’ils s’impliquent dans les problèmes de la pédagogie, et qu’ils ne viennent pas seulement payer l’argent et partir après. Je pense que ce sera bénéfique pour eux  de faire un suivie.

 

Vous êtes certainement au courant de cette rixe qui a opposé un sous-préfet et un enseignant dans la ville de Nkongsamba il y a une semaine. Est-ce que ce comportement ne traduit pas la colère d’un les parents débordé par ce qui se passe dans nos établissements aujourd’hui ?


L’acte du sous préfet de Kékem est un acte regrettable qu’on ne devrait plus avoir en 2012. Puisqu’aucun problème ne se gère par la violence. Je dis et j’assume ce que je dis, le chef de l’Etat doit démettre ce sous-préfet de ces fonctions. Vous savez l’enseignant est à la base de toutes les formations. Le sous-préfet, les journalistes, le président de la république, tous ont été  formés par des enseignants. Je pense tout simplement que l’enquête du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation (Minadt) a ouverte sera bien menée et que le sous-préfet sera punis.  Puisque l’attitude de ce sous préfet va à l’encontre du processus de décentralisation qui est en marche dans notre pays. Aujourd’hui on parle de préfectorale de développement. C’est à l’époque coloniale que l’on parlait de sécurité et de maintient de l’ordre.  Là maintenant le monde est moderne et on parle de la préfectorale de développement. Lorsque le parent vient dans un établissement puisque le sous-préfet lui aussi est un parent c’est une bonne chose. Et, c’est normal qu’il se manifeste son mécontentement surtout si ses enfants ont de mauvaises notes.

Maintenant, il faut analyser le système qui est mis sur pied pour une bonne collaboration avec les parents. A ce niveau je trouve que le système éducatif camerounais connait une grosse défaillance. Les gens convoquent les parents d’élèves pour leur parler d’argent mais, ils n’impliquent pas ces derniers dans la gestion de l’établissement. Ce fait vient de plus prouver qu’il y a un déficit de communication entre les parents et les enseignants, entre les parents et les établissements.

 Mais, ce déficit de communication ne justifie pas la violence dans un établissement scolaire. Puisque c’est proscrit pas la loi. Il faut que le Minadt tire les conséquences qui s’imposent.

Quelles solutions proposez-vous pour palliez à ce genre d’incident. Comment faire que cela ne se reproduise plus ? 

Il faut que les chefs d’établissement, les enseignants puissent mettre sur pied un système de dialogue avec les parents. Parce que, s’il y avait un réel cadre de concertation ente administration enseignants et parents d’élèves, ce genre de situation ne se serait jamais produit. Je prends à titre d’exemple les établissements missionnaires. J’ai beaucoup côtoyé ces établissements et je pense que ce sont des exemples à suivre.

Dans les établissements tels que Vogt, Libermann pour ne citer que ceux-ci, on met un accent sur le dialogue et sur ce qu’il appelle là-bas l’école des parents. Les parents ont aussi besoin d’être formés. Ce n’est pas parce qu’on est commissaire, ou sous-préfet, tous les parents ont besoin d’être formés. Il faudrait que chaque établissement puisse mettre sur pied une école des parents, pour informer les parents, pour sensibiliser les parents et pour former les parents en vue d’un bon dialogue. En dehors des établissements missionnaires qui le font déjà, les écoles publiques ne le font pas encore pourtant c’est important.

 

 Réalisée par Hervé Villard Njiéle

 

 

 

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Presse Sportive Awards : Les lauréats seront bientôt connus

26 Novembre 2012, 12:08pm

Publié par Hervé Villard

                

 

 

 

 

La cérémonie de présentation des lauréats  de l’opération qui vise à célébrer les meilleures « papiers » dans le domaine du journalisme sportif se tiendra le dimanche 25 novembre 2012 à Douala Bercy, sous le patronage du délégué du gouvernement, Fritz Ntonè Ntonè.

 

Valoriser les journalistes sportifs, permettre à tous ceux qui œuvrent au quotidien dans le développement et la médiatisation des activités sportives. Galvaniser ces derniers et les pousser à faire d’avantage d’effort dans l’exercice de leur activité. C’est entre autres les objectifs visés par la presse Sportive Awards qui gratifie ses premiers lauréats ce 25 novembre 2012 à Douala Bercy.

Organisé par l’association des journalistes sportifs, branche du littoral, cette cérémonie, la première du genre dans l’histoire de la presse sportive camerounaise et l’histoire de la presse en général entend primer les meilleurs journalistes sportifs du Cameroun de même que tous ceux qui contribuent à la médiatisation du sport dans son ensemble. Cette initiative du bureau exécutif que dirige de main de maitre Eric Martial Djomo, son président entend valoriser le travail des journalistes de même que les journalistes eux-mêmes.

Voulant battre du revers de la main l’adage selon lequel  «le cordonnier est toujours mal chaussé» ; l’association des journalistes du Cameroun (Ajsc) a décidé de  remettre des prix aux journalistes qui se seront distingués positivement par leurs travaux au courant de l’année 2012. Malgré la précarité qui hante ce secteur d’activité, ces derniers ont décidé  de prendre le taureau par les cornes et de marquer l’histoire.

Pour cette première édition qualifiée d’édition expérimentale, 12 catégories seront primées. Il s’agit de la meilleure enquête sportive presse écrite, du  meilleur reportage sportif presse écrite, de la  meilleure émission sportive radio,  de la meilleure émission sportive télé,  du meilleure reporter sportif radio, meilleur reporter sportif télé, meilleur présentateur sportif  télé, de la  meilleure  photo sportive,  de la meilleure image sportive Tv,  du meilleur réalisateur des émissions sportives télé et du meilleur site d’information de sports.  Pour complété cette catégorie, la catégorie  Awards de cœur attribués aux sportifs  qui se sont illustrés pendant la saison sportive 2012 a été introduite de même que le spécial prix du jury.

Selon Eric Martial Djomo président de l’Ajsc,  tout a été rassemblé pour que la fête soit belle. « Les petits plats ont été mis dans les grands. Nous sommes en train de faire des derniers réglages pour que tout se passe bien », a-t-il déclaré.

 Au sujet des prix à remettre, il  fait savoir que 12 trophées sculptés à l’aide du bois d’ébène seront distribués aux lauréats. Ces derniers recevront également des gadgets des entreprises sponsors de l’évènement. « Nous avons voulu être libre dans notre choix. Nous avons laissé le choix aux partenaires de ces évènements de remettre les prix qu’ils veulent aux catégories qu’ils auront bien choisies. C’est pourquoi nous n’avons rien imposé à personne» explique Noé Ndjebet Massoussi.

S’agissant du jury qui choisira les meilleurs articles, le mystère reste maintenu à ce sujet. «Par souci de confidentialité de neutralité et surtout d’objectivité, nous avons décidé de maintenir les noms des jury secret » ajoute Nathanaël Njog secrétaire général  de l’Ajsc. «Mais, poursuit-il ils sont au nombre de quatre ».

Parlant des critères de sélection des articles, le comité d’organisation laisse entendre qu’à coté des critères comme l’objectivité, l’originalité du sujet, le respect de la déontologie, les qualités des illustrations et autres, le style et autres éléments d’appréciation que disposent le jury permettront de départager les concurrents.

Pour permettre à tout le monde de participer à ce concours, des urnes ont été déposées dans les rédactions pour faciliter une large participation.

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue à l’hôtel St Edourd au lieu dit « ancien troisième »,  le comité d’organisation a rassuré les uns et les autres sur le bon déroulement des préparatifs. Une vidéo de la maquette des trophées a également été diffusée. Sans s’attarder pendant longtemps sur ce que sera cette évènement qu’’il qualifie « d’inoubliable », les organisateurs ont invité les uns et les autres à être présents pour découvrir cette merveille. Qui seront donc les lauréats de la presse sportive Awards 2012 ? On le saura tous dimanche prochain.

 

Hervé Villard Njiélé

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Lutte contre le diabète : Le Lions club Douala Paradise passe à l’action

26 Novembre 2012, 12:06pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Elle a organisé un diner débat sur  le diabète et les maladies cardiovasculaires ce 21 novembre 2012 au siège du Gicam à Bonanjo.

«On n’est pas diabétique parce qu’on consomme beaucoup de sucres. Mais, parce que l’organisme ne produit pas d’insuline ou parce que la quantité d’insulines produite par l’organisme est assez insuffisante  pour brûler l’excès de  glucoses ou de sucres que l’organisme contient. »

C’est par cette remarque pertinente qui valait tout son pesant d’or que Dr Mesmin Dehayem, médecin interniste, endocrinologue diabétologue à l’hôpital Central de Yaoundé a ouvert la table ronde organisé par le Lions Club Paradise de Douala qui s’est tenue au siège du Gicam  ce mercredi 21 novembre 2012.

Il était question au cours de cet échange qui portait sur le diabète et les maladies cardiovasculaires de démystifier ces maladies et de permettre aux participants de mieux  les connaitre afin de les éviter. Le choix du thème «diabète : protégeons notre futur » n’était pas un heureux hasard. Les membres de cette association caritative qui œuvre au quotidien, à travers ses nombreuses actions, pour le bien de l’humanité, ont mobilisé tous les spécialistes de cette maladies afin qu’ils expliquent de manière simple cette maladie aux invités venus nombreux.

Dr Mesmin Dehayem qui a ouvert le bal des exposés a expliqué d’une manière aussi simple ce que c’est que le diabète.  Il a fait savoir  que le  diabète se manifeste à partir du moment où l’organisme est incapable de transformer ou de brûler le surplus de glucose qu’il contient.

Pour permettre à l’assistance  présente d’être  toujours en éveil et de se prévenir contre cette maladie qui tue une personne après chaque 8 secondes dans le monde, il a dressé une liste de signes annonciateurs  du diabète. Parmi ses derniers, on peut citer ; le taux élevé de glycémie dans le  sang (quand ce taux est supérieur à 1.26), un appétit vorace, une soif démesurée. L’autre symptôme important relevé par le médecin,  c’est la fréquence des urines. «Le sujet pisse plus de huit fois par jour »  

S’agissant du type de diabète existant, il a fait savoir qu’il en existe quatre. A savoir, le diabète de type1, de type2, le diabète néonatal et le diabète gestationnelle. Au sujet des causes de cette maladie, un doigt accusateur a été porté sur l’inactivité physique des sujets et la mauvaise habitude alimentaire. «La civilisation ou du moins le modernisme  a changé les habitudes que les hommes avaient dans les campagnes. Aujourd’hui ils  font moins d’exercices physiques. Ce qui justifie l’accumulation du sucre dans le sang. Aujourd’hui, on mange plus gras que par le passé. Ce qui accroit le risque d’obésité du sujet », a expliqué  Dr Mesmin Dehayem.

Pendant les prestations des Drs Chantal Stuckens, Emilienne Nyouma, Epecka Ewane, on a appris que plus de 366 millions de personnes vivent avec le diabète depuis 2011 et que d’ici 2030 on atteindra le chiffre de 556 millions.  Pour limiter le risque de contracter le diabète, on a conseillé de faire d’avantage le sport. En moyenne trois fois par semaine,  de ne pas consommer  les aliments sucrés, les boissons sucrées ni l’alcool. Le témoignage de  Pascal Onraed, malade du diabète a permis d’édifier les invités.

Sophie Ben Rosalem, la présidente de cette organisation de même que Charlotte Ekoka, présidente de la commission de la collecte de fond  satisfaites n’ont pas caché leur émotions. Elles ont émis le vœu de poursuivre ce combat jusqu’à la disparition de cette maladies. Une levée de fond à l’endroit des victimes de cette maladie a également été fait.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Nkongsamba: Un sous préfet tabasse un enseignant

26 Novembre 2012, 12:00pm

Publié par Hervé Villard

 

La scène s’est déroulée dans l’arrondissement deNkongsamba1er le lundi  19 novembre 2012 dans la mi-journée.


Les populations de l’arrondissement de Nkongsamba 1er ont été témoins d’un fait pas tout à fait anodin ce 19 novembre 2012. Aux environs de 11h ce jour là, nous rapporte notre source, alors que les populations vaquaient paisiblement à leurs occupations respectives,  elles sont alertées par des cris en provenance de Standart bilingual academy de Nkongsamba, une école primaire privée de cette ville du département du moungo.

Rendues sur les lieux de l’incident pour savoir avec exactitude ce qui se passe, elles sont surprises par la scène qui se déroule en ce lieu de partage du savoir. Le sous préfet de  l’arrondissement de Kékem, Daylor Dibango puisqu’il s’agit de lui  est là tout vert de colère. Il vient de  perturber l’ambiance studieuse régnant dans cette école ce matin là, à travers un échange houleux qu’il a eu avec Christopher, l’enseignant de ses enfants fréquentant cette école.  

Selon des témoignages recueillis au près des riverains, le chef de terre de l’arrondissement de Kékem est venu comme tout parent d’élève s’enquérir de la situation scolaire de ses enfants et comprendre pourquoi ses enfants devenaient de plus en plus faibles quand l’irréparable s’est produit. Pendant l’échange qui, selon des témoignages a pris une autre tournure, le sous préfet va rouer l’enseignant de ses enfants de coup et perturber par conséquent tout l’établissement. Suite à cet incident, les responsables de l’établissement vont alerter les autorités de la ville. Le 1er adjoint préfectoral, le maire de Nkongsamba et le commissaire de la ville vont descendre immédiatement sur les lieux pour ramener la paix.

D’après les témoignages toujours, l’échange entre les deux chefs de terre à savoir l’adjoint au préfet du Moungo et le sous préfet de Kékem va plutôt dégénérer à un éclat de voix. Et le premier sous le coup de la colère, va intimer l’ordre au commissaire de raccompagner le second dans son territoire de commandement. Tout en promettant de faire le rapport à sa hiérarchie.

Joint au téléphone par La Nouvelle Expression qui cherchait à avoir sa version des faits et savoir avec exactitude ce qui s’est réellement passé, le chef de terre de Kekem  n’a pas souhaité s’étendre sur ce sujet. «Je ne voudrais pas entrer dans la polémique. Je ne voudrais pas vous donner ma version de fait pour que vous alliez chercher une autre. Quand vous viendrez à Kékem, je pense qu’on aura l’occasion d’en parler plus posément », a-t-il fait savoir.

Selon nos sources, la veille de l’incident c'est-à-dire le mardi 20 novembre 2012, les enfants de Daylor Dibango, le sous-préfet de kékem  ont  été exclus après un conseil de discipline de l’établissement organisé à cet effet.

Quant à l’enseignant tabassé, il a été conduit à l’hôpital régional de Nkongsamba pour des soins. Aux dernières nouvelles, Il aurait déjà regagné son domicile.

 

Hervé Villard Njiélé

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Douala : Plus d’une dizaine de maisons détruites à Ndokotti

26 Novembre 2012, 11:59am

Publié par Hervé Villard

 

 

Ces habitations ont été détruites suite à un litige foncier encore pendant devant le tribunal de première instance de Ndokotti.

 

 «Nous sommes face à une injustice. Nous sommes  installés sur un terrain acquis par notre papa depuis 1966. Il était propriétaire naturel de ce terrain avec trois copropriétaires. L’un d’entre eux n’a pas eu d’enfant et les deux autres  ont laissé beaucoup d’enfant. C’est l’un d’entre eux qui se passe pour  le propriétaire de tout ce terrain qui a ordonné ces casses»

Cette déclaration est celle de l’une des victimes des destructions forcées qui ont eu lieu ce mardi 13 novembre 2012 non loin du quartier Ccc à Ndokoti.  Encore sous le choc des démolitions qui se sont déroulées  ce matin là, celui-ci est incapable de renseigner la presse  sur ce qui s’est exactement passé. Il est d’ailleurs très furieux et refuse de répondre aux questions qui luis sont posées. «Je vais parler à la presse ça va changer quoi ? Ce dont j’ai besoin pour l’instant c’est d’une maison où je vais loger  ma femme et mes enfants », déclare-t-il avec courroux aux journalistes qui tenaient absolument à lui soutirer quelques informations. Tout près de lui, d’autres personnes victimes de cette même situation se lamentent amèrement.

Tandis que les uns fouillent dans les décombres des objets importants qu’ils auraient oublié pendant le déménagement forcé et subite, d’autres moralement abattus sont assis et pleurent leurs sors.  «Ou vais-je aller ? Ou vais-je passer la nuit ? Mes enfants vont faire comment ? Qu’est ce que j’ai fait à Dieu ? » Se lamentaient-ils en chœur. Sur leur visage, se partageaient  la douleur et la colère. La douleur, parce qu’ils étaient  choqués par ce qui venaient de se passer. Et ne savaient pas  par où commencé et la colère, parce qu’ils étaient animés par un esprit de vengeance. Bref, les propriétaires des maisons démolis étaient traumatisés par ce qui s’est passé.

Selon des informations recueillies sur les lieux du drame, un huissier de justice s’est pointé en ce lieu très tôt dans la mâtiné du mardi 13 novembre 2012 accompagné d’une délégation importante des éléments des forces de l’ordre et d’un tracteur. Sous le regard impuissant des habitants du quartier et surtout des occupants de ces domiciles, il va ordonner les casses non sans avoir demandé aux occupants d’enlever leurs objets importants. Malgré la volonté des résidants, de s’opposer aux démolitions, celui-ci va se poursuivre. Toutes les maisons seront détruites sans exceptions.  Ceci au gran dam des habitants qui n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer.

Selon les indiscrétions, la démolition opérée hier, serait la conséquence d’une décision de justice rendue par le tribunal de première instance de Ndokoti. Décision qui selon la même source, n’avait pas arrangé les propriétaires des lieux qui avaient par voie de recours, ramener le problème devant les juges du  même tribunal. Les casses ont été orchestrées alors que le tribunal n’a pas encore rendu le dernier verdict dans cette affaire de litige foncier.  Malgré cela, les victimes de cette démolition forcée n’entendent pas s’arrêter là. Ils promettent saisir les autorités compétentes pour que justice soit faite.

Sur les lieux des l’incident hier, c’était un capharnaüm total. Les débris des murs détruits, les morceaux de lattes issus des charpentes de même que  les tôles déchiquetées  étaient jetés en désordre sur le site.  C’est sur ses débris que les riverains se déplaçaient d’ailleurs pendant qu’ils visitaient les lieux.  En attendant, les victimes sont abandonnées à elles-mêmes. 

 

Hervé Villard Njiélé

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