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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Lions Indomptables : Jean Paul Akono déjà à pied d’œuvre

16 Septembre 2012, 22:23pm

Publié par Hervé Villard

 


jpakono

 

 


Le nouvel sélectionneur de l’équipe nationale du Cameroun a commencé la supervision des joueurs locaux par la ville de Douala ce 16 septembre 2012.

Invité surprise de la rencontre qui a opposé les Atres de Douala et l’Union sportive de la même ville(01), Jean Paul Akono, le nouvel sélectionneur des Lions Indomptables du Cameroun était bel et bien à Douala ce Week-end.  

 

 

 

 

Assis à la tribune présidentielle, tout près de Faustin Domkeu, le président de New Stars de Douala, le nouveau coach  des Lions a vécu en direct les deux  rencontres programmées ce week-end à Douala.

 

 

 

Nommé par Adoum Garoua, le ministre des Sports et de l’Education Physique ce 13 septembre 2012 en remplacement de Denis Lavagne suspendu, Jean Paul Akono est déjà à pied d’œuvre. Avec Pour mission  principale, qualifier le Cameroun à la coupe d’Afrique des Nations au soir du 13 octobre 2012 à Yaoundé, le nouveau coach affirme être venu superviser  les joueurs qui  évoluent dans le championnat national. «Le travail d’un sélectionneur c’est de venir dans les stades et superviser ces joueurs locaux qui sortent du lot. Donc c’est ce qui justifie ma présence au stade de la réunification de Bépanda ce jour. Surtout que, à l’occasion de la 23ème journée de la Mtn élite one, il y avait deux matches à Douala. Et des matches qui mettaient aux prises trois des meilleures équipes de notre championnat. Il n’ya pas de barrière, le travail d’un sélectionneur c’est de choisir les meilleurs joueurs. C'est-à-dire à la fois ceux qui évoluent dans le championnat local que ceux qui évoluent dans les championnats internationaux. Il faut dire que notre championnat cette année a un très bon niveau et certains joueurs comme je le disais peuvent frapper à l’œil du sélectionneur que je suis.» a déclaré le coach à La Nouvelle expression.

 

 


D’après celui qui compte  bâtir une équipe nationale à base des joueurs locaux et internationaux, la proportion des joueurs évoluant au terroir dépendra de leur performance. «Si ce sont les joueurs locaux qui sont le plus en forme on aura plus de joueurs locaux dans l’équipe nationale  et si ce sont les internationaux, ceux-ci seront les plus nombreux » a relativisé le coach.

 

 

 

 

 Conscient du fait que sa mission est difficile et « très difficile d’ailleurs, » celui-ci pense que ce n’est pas une mission impossible.  C’est pourquoi, il invite tous les camerounais où qu’ils se trouvent, de soutenir massivement les lions Indomptables. «J’invite tous les camerounais à soutenir les Lions et à venir au stade ce jour, j’espère qu’avec le soutien de tous, on y parviendra,» pense le coach.

 

 

 

 

Pendant les différentes rencontres que celui-ci a regardées à Douala. Il était d’ailleurs très attentif. De temps à autres, on observait un sourire sur ses lèvres durant de bonnes phases de jeux. C’est avec beaucoup de réserve que celui-ci n’a pas applaudit pendant la rencontre Astres -Union qu’il a d’ailleurs apprécié.   Rencontré à la fin de ce premier match, Jean Paul Akono a d’ailleurs pronostiqué qu’Union de Douala  sera champion cette année.

 

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Lions Indomptables : Jean Paul Akono déjà à pied d’œuvre

16 Septembre 2012, 22:19pm

Publié par Hervé Villard

 

 


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Le nouvel sélectionneur de l’équipe nationale du Cameroun a commencé la supervision des joueurs locaux par la ville de Douala ce 16 septembre 2012.

Invité surprise de la rencontre qui a opposé les Atres de Douala et l’Union sportive de la même ville(01), Jean Paul Akono, le nouvel sélectionneur des Lions Indomptables du Cameroun était bel et bien à Douala ce Week-end.  Assis à la tribune présidentielle, tout près de Faustin Domkeu, le président de New Stars de Douala, le nouveau coach  des Lions a vécu en direct les deux  rencontres programmées ce week-end à Douala.

 

 


Nommé par Adoum Garoua, le ministre des Sports et de l’Education Physique ce 13 septembre 2012 en remplacement de Denis Lavagne suspendu, Jean Paul Akono est déjà à pied d’œuvre. Avec Pour mission  principale, qualifier le Cameroun à la coupe d’Afrique des Nations au soir du 13 octobre 2012 à Yaoundé, le nouveau coach affirme être venu superviser  les joueurs qui  évoluent dans le championnat national. «Le travail d’un sélectionneur c’est de venir dans les stades et superviser ces joueurs locaux qui sortent du lot. Donc c’est ce qui justifie ma présence au stade de la réunification de Bépanda ce jour. Surtout que, à l’occasion de la 23ème journée de la Mtn élite one, il y avait deux matches à Douala. Et des matches qui mettaient aux prises trois des meilleures équipes de notre championnat. Il n’ya pas de barrière, le travail d’un sélectionneur c’est de choisir les meilleurs joueurs. C'est-à-dire à la fois ceux qui évoluent dans le championnat local que ceux qui évoluent dans les championnats internationaux. Il faut dire que notre championnat cette année a un très bon niveau et certains joueurs comme je le disais peuvent frapper à l’œil du sélectionneur que je suis.» a déclaré le coach à La Nouvelle expression.

D’après celui qui compte  bâtir une équipe nationale à base des joueurs locaux et internationaux, la proportion des joueurs évoluant au terroir dépendra de leur performance. «Si ce sont les joueurs locaux qui sont le plus en forme on aura plus de joueurs locaux dans l’équipe nationale  et si ce sont les internationaux, ceux-ci seront les plus nombreux » a relativisé le coach.*

 


 Conscient du fait que sa mission est difficile et « très difficile d’ailleurs, » celui-ci pense que ce n’est pas une mission impossible.  C’est pourquoi, il invite tous les camerounais où qu’ils se trouvent, de soutenir massivement les lions Indomptables. «J’invite tous les camerounais à soutenir les Lions et à venir au stade ce jour, j’espère qu’avec le soutien de tous, on y parviendra,» pense le coach.

Pendant les différentes rencontres que celui-ci a regardées à Douala. Il était d’ailleurs très attentif. De temps à autres, on observait un sourire sur ses lèvres durant de bonnes phases de jeux. C’est avec beaucoup de réserve que celui-ci n’a pas applaudit pendant la rencontre Astres -Union qu’il a d’ailleurs apprécié.   Rencontré à la fin de ce premier match, Jean Paul Akono a d’ailleurs pronostiqué qu’Union de Douala  sera champion cette année.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Mtn Elite one : Et de neuf pour Union de Douala

14 Septembre 2012, 16:36pm

Publié par Hervé Villard

 

union-douala 

Cette équipe de la capitale économique du Cameroun vient de réaliser sa neuvième victoire d’affilée en  battant  le canon de Yaoundé (2-0). C’était hier lors da la 22èmejournée  de la Mtn élite, one au stade de la réunification de Bépanda.

 


C’était la joie totale au sein de l’Union  sportive de Douala hier après midi. Les supporters, les joueurs, les membres du staff technique, les membres du staff administratif n’ont pas pu dissimuler leur émotion. Tous  ont dansé au rythme de  la fanfare de cette équipe après leur victoire sur  le Canon de Yaoundé (2-0). Sur la piste de danse improvisée au siège de cette équipe, situé non loin du  stade de la Réunification de Bépanda, on pouvait  distinguer Franc Happy, le président de l’Union de Douala, et plusieurs autres membres de l’administration. Dans un rythme effréné et saccadé, ces derniers ont célébré au vu et  au su de tous, cette victoire amplement méritée, synonyme de rapprochement vers le titre de champion.  La joie des unionistes était encore plus grande  parce que, c’est le redoutable  Canon de  Pierre Wome Nlend t qu’ils ont battu. 

 


Le match

C’est l’équipe de Yaoundé qui donne le ton de la rencontre dès l’entame. La Frappe puissante de leur capitaine Wome Nlend est déviée en corner par le Portier Youthe (22) de Union de Douala. Confortée par la sérénité qui règne au sein du club, les poulains de Djonkep Bonaventure ne paniquent pas. Ils développent leur jeu et ouvre le score grâce à Joel Babanda (12ème). Sur une phase de jeu bien ménée, Faî Collins (3) fait un centre que Joel Babanda, bien placé à l’entrée de la surface de réparation dévie au fond des filets.

 

 

 Le jeu se densifie au milieu de terrain. Le canon tente à plusieurs reprises de revenir à la marque. Mais, bute sur la défense d’Union bien organisée et surtout confiante. Wome Nlend, le poumon d’acier du Canon, est surtout les flancs. Tantôt en défense tantôt au couloir, ou encore au milieu du terrain. Il fait jouer son expérience pour faire flancher la balance. Mais, rien. Il passe néanmoins  à coté de l’égalisation. Ce coup franc que l’on croyait au fond des filets, échoue sur la barre transversale.

 


Après cette action phare de Canon, c’est union qui manque d’aggraver le score.  D’abord le coup de tête de Joël Babanda sauvé de justesse sur la ligne de but par un retourner acrobatique du défenseur de Canon (36ème). Et, ensuite un tir d’Edoa Nga dans un face à face,  dévié en corner  par le portier de Canon (38ème).  C’est sur ce score que les deux équipes regagnent le vestiaire.

 


A la reprise le spectacle est idem. Mais, le Canon est  un peu plus entreprenant. En voulant à tout prix rétablir l’équilibre, ils sont surpris dans le cours du jeu par le second but d’Union estampillé  Edoa Nga (52ème). L’expulsion de Wome Nlend sur un tacle jugé non régulier, va entacher cette rencontre très courue par le public. Décidément union va vers le titre.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Résultat 22journée Mtn élite one 

 

Union 2  -  0 Canon  

  

Njalla Quan  2- 0 Unisport  

  

Scorpion 2  - 3 Sable  

  

Panthère 3- 0     Tiko 

  

  Yosa      0 – 0  Aigle 

  

Renaissance 2  - 2 Astres  

 

 

 

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Opération épervier : Le maire de Njombé- Penja innocente Paul Eric Kingue.

14 Septembre 2012, 16:26pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Paul-Eric-Kingue.png

 

Ngolle Jacques Antoine a reconnu devant la barre ce 10 septembre 2012 que les travaux d’adduction d’eau ont bel et bien eu lieu  à la mairie de Njombé-Penja et que il n’y a pas eu détournement de fond public


«Quand Nous arrivions à la mairie de Njombé Penja, nous avons fait  un état des lieux. Il n’y avait pas d’eau ni d’électricité à la mairie. Mais, quelque temps après, monsieur Kingue  a fait mettre l’eau et l’électricité. Si à la mairie, il y a l’eau, c’est que la commune n’a rien perdu ».

 

Cette déclaration est de Ngolle Jacques Antoine, l’actuel maire de Njombé Penja. Appelé à citer comme témoin dans cette affaire pour laquelle Paul Eric Kingue a été condamné à vie par le Tribunal de grande instance du Moungo, il a déclaré à l’intention des juges que sa commune n’a rien perdu dans cette affaire. Selon lui cette circonscription administrative a plutôt bénéficié de l’adduction d’eau. Conseiller municipal  pendant que Paul Eric Kingue était maire de Njombé-penja, il a reconnu qu’il n’y avait ni eau ni électricité dans cette mairie au moment de l’investiture de Paul Eric Kingue.

 


A la question de savoir s’il y a eu détournement de la somme de 4.960.555fcfa, celui-ci va laisser entendre que ce n’est pas lui qui a accusé Paul Eric Kingue dans cette affaire. Et, qu’il faut demander à dame Bebey qui a assuré l’intérim quand Paul Eric Kingué était emprisonné. «Je suis mal placé pour répondre à cette question. Il faut demander à celui qui à assuré l’intérim du maire», a-t-il déclaré à la cour d’appel.

 

Emboîtant le pas à l’actuel maire de Njombé-Penja, le chef de centre de Snec de Njombé, Ekambi Kingue dans son témoignage  va reconnaître l’effectivité du branchement d’une extension de la Snec à la mairie de Njombé –Penja Tout en brandissant à la barre  le dévie chiffré de ladite extension d’eau, le numéro du compteur et les factures de paiement de ces travaux, il déclarera qu’ « il n’y a pas de problème de paiement de l’extension de d’eau à la mairie de Njombé-Penja. Je n’ai pas encore entendu ça. »

 


Contrairement aux deux premiers témoins, David Clément Saba, ex receveur municipal de cette commune soutiendra la thèse du détournement de la somme de 4.960.555fcfa. Pour celui qui a embarrassé le tribunal  pendant l’audience, le seul fait que l’argent donné par la Spm (société des palmeraies de la Mbome) ne soit pas passé par sa caisse suffit à prouvé qu’il y a eu  détournement.

Selon celui qui a fait dans du dilatoire durant l’interrogatoire, il fallait que le maire obtienne le quitus du conseil municipal. «L’argent  a été détourné parce que ça n’a pas été versé à la caisse municipale. La mairie n’a qu’une seule caisse. Et le maire reçoit  l’avis du conseil municipal avant de faire toute dépense », soutient-il.


Samuel Dikam, agent administratif et de recouvrement  à la mairie de Njombé-Penja,  un autre témoin, est resté évasif durant l’audience. Celui-ci a été incapable de dire à la cour s’il y a effectivement l’eau à la mairie de Njombé -Penja

Dans l’ensemble, c’est sept témoins qui ont cité devant la cour d’appel lors de l’audience de ce 10 septembre 2012

Parmi les témoins  absents, on note cite le maire de Dibombari, Frédéric Nguimbé Ekollo, et de Eboungou Flobert, responsable technique de la Spm.

Durant cette phase du débat, les témoins ont été interrogés sur le détournement de la somme de 4.960.555 fcfa  donc de la Spm et sur le détournement des frais de  location de la niveleuse de la mairie de Njombé-Penja qui s’estime à près de 5 millions fcfa.

Paul Eric Kingue et son avocat étaient bel et bien à la barre.  Tous les deux ont interrogé les témoins qui ont cité. Rappelés à l’ordre à plusieurs reprises par le tribunal ces derniers ont promis confondre leurs adversaires pendant la plaidoirie.

 

Le non de l’ex secrétaire général de cette  mairie du département du Moungo, Tsala Ndedi Ruth Chantal. Pour la manifestation de la vérité, et l’accusé Paul Eric Kingué a émis le souhait de la voir témoigner. Il était soutenu par une centaine de villageois venus du  département du Moungo pour assister à l’audience. Celle-ci a été renvoyée au vendredi 21 septembre 2012

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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Ramadam : Les Tikar de Douala fêtent leur chef

14 Septembre 2012, 16:15pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 photo-chef-tikar-Douala.JPG

 

Abubaka Njifoki Mbuan a été officiellement présenté comme chef la communauté Tikar de Douala 19 aout 2012 au camp Yabassi.


 

C’est aux environs de 20h alors que la danse battait son plein à la fête organisée par la communauté Tikar musulmane que le prince Guiwa Souleimane de la chefferie supérieure de Bankim c’est levé pour prononcer la phrase qu’on attendait. « Nous avons déjà choisi notre nouveau chef, le voici ». Cette phrase a été accueillie par des cris de joie. La foule qui C’est alors que la fête a pris de l’ampleur. « C’est ce qu’on attendait depuis », s’est écrié un participant.

 


Le chef des Tikar ressortissants du nord ouest Mbouah Robert l’un des doyens présents c’est levé pour saluer l’acte. « C’est ce qu’on attendait. Nous avions besoin de quelqu’un qui peut encadrer les Tikar et je pense que nous venons de poser un acte historique ».

 


Il faut dire que compte tenu du fait que les Tikar viennent de quatre régions à savoir l’Adamaoua, le Centre, l’Ouest et le nord ouest, l’équipe chargé de trouver le successeur du chef Moutchi Ousseini décédé il y a un peu plus d’un an, avait opté pour une élection. Deux candidats avaient alors été retenus, Aboubaka Njifoki Mbuan et Ngandji Nyakong Moussa. L’élection prévu pour une première fois le 17 juin a été bloquée par le candidat Ngandji Moussa qui face à son impopularité avait sollicité l’intervention du sous-préfet de Douala 1e.  

 

 

 

Lui-même Ngandji proposera un report de deux semaines. L’élection devait alors avoir lieux le 1e juillet. Ce jour il a également saisis les autorités de Douala 1e et des antigangs ont été signalées à l’école maternelle du feu rouge Bessengué où devait avoir l’élection. La communauté Tikar en avait assez. « Une personne ne peut pas nous empêcher de nous organiser ici à Douala, surtout qu’il n’est inscrit dans aucune réunion de famille Tikar.

 

 

Même pas dans la réunion des ressortissants de son propre village », pouvait-on entendre de part et d’autres. La communauté Tikar de Douala se retrouvait dos au mur, puisque le sous-préfet de Douala 1e est même allé jusqu’à interdire tout regroupement des Tikar dans le cadre des concertations concernant la chefferie de la communauté.

 


La fête du Ramadan 2012 a donc été l’occasion pour les Tikar de Douala de se retrouver dans l’arrondissement de Douala 2e chez le feu chef pour mettre fin au suspense.



Dans sa première intervention après sa présentation officielle, Abubaka Njifoki Mbuan a promis de mettre un accent sur l’unité des Tikar. Il a également promis de poursuivre son combat pour la promotion de la culture Tikar. Grâce à lui, les Tikar avaient remporté le premier prix lors du carnaval du Ngondo en 2011.


Le tout premier acte posé séance tenante par le nouveau chef a été la désignation de Mme Hounga née Ngnimon Emilienne comme reine mère. Elle est par ailleurs présidente des femmes Tikar à Douala.

La fête s’est poursuivi jusqu’au matin. Le nouveau chef a pris part à un spectacle musical où le peuple Tikar était représenté par les artistes Prince Tikar et Chaleur Système.

 

 

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Incendie à La prison de New-Bell :Le régisseur revient sur les circonstances de cet incident malheureux

14 Septembre 2012, 16:09pm

Publié par Hervé Villard

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 Dans une interview accordée à votre blog préféré, Dieudonné Engonga Mintsang, le régisseur de La prison Central de New-Bell explique ce qui s’est exactement passé ce jour là.


Qu’est ce qui s’est réellement passé ?


Aux environs de 3h du matin il y a un incendie qui s’est déroulé dans la cellule 20 et la cellule 18. Et ces cellules contiennent  majoritairement des détenus qui sont poursuivis pour le détournement des deniers publics. La cause du feu c’est un coup circuit. Le feu est parti d’une cellule de fortune que l’on appelle généralement les quitos et les flammes ont facilement atteint le plafond de la cellule 20. Les flammes se sont propagées à la vitesse éclair et se sont étendues à la cellule 18. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, personne n’a été brulé, il y a eu moins de blessé mais, les dégâts matériels sont importants. Puisque le contenu de ces cellules a été  entièrement consumé par les flammes. Les tôles, les documents, la toiture, tout a volé en éclat sous l’action des flammes. Je voudrais saluer ici, l’action des forces de l’ordre, les sapeurs pompiers de base aérienne, qui ont travaillé pendant près de 2h30, pour limiter l’action des flammes et  pour sécuriser le secteur. Pour l’instant, la paix est revenue, le cordon de sécurité a été  mis sur pied. Les détenus sont allés au parquet  pour l’instant nous vaquons à nos occupations.


Qu’est ce qui peut justifier cet incident ?


Le premier mal de la prison centrale de Douala  c’est  qu’elle est vielle.  Les installations  sont obsolètes et nous avons déjà attiré l’attention de notre hiérarchie sur le fait que la prison est vielle et que les installations sont dépassés. Au départ, la prison était construite pour contenir 900 personnes, mais aujourd’hui, nous comptons plus de 3000 détenus. Donc il y a une surabondance de l’énergie électrique  et le moindre tripatouillage  engendre  ces incendies qui surviennent de  manière récurrente. Concernant  les détenus dont les cellules ont été calcinées, nous allons les recasés. Nous allons leurs accordés une cellule des mineurs, le temps que les travaux soient effectués dans leurs cellules habituelles.


Quel message à l’endroit de votre personnel ?

Je voudrais saluer le courage et la bravoure des détenus et du personnel pénitencier qui n’ont pas paniqué face à cette situation. Nous avons félicité les détenus qui ont participé à l’extinction du feu même de même tous les corps qui ont volé à notre secours. L’action menée a été une action de synergie  c’est certainement ce qui a fait à ce que nous n’ayons pas de perte en vie humaine.

 

Réalisée par Hervé Villard Njiélé.

 

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Tribunal : Quatre personnalités devant la barre

9 Septembre 2012, 15:21pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 

Paul Eric Kingue,  l’ex maire de Njombé Penja et trois autres coaccusés seront devant la cour d’appel du littoral ce lundi 10 septembre 2012.

 

 

La  troisième audience de l’affaire Paul Eric Kingue l’ex maire de la commune de Njombé Penja se tient ce lundi 10 septembre à la cours d’appel du littoral. Condamné à vie à NKongsamba, Paul Erick Kingue avait crié à l’injustice. Et avait interjeté appel. Depuis bientôt un mois, cette affaire a été rouverte par cette juridiction. Pour donc prouver leur innocence et surtout montrer au public que le tribunal de nkongsamba s’était trompé à leur sujet, l’ex maire de Njombé-Penja sera devant la barre ce lundi. Il sera accompagné par  l’ancien receveur municipal de Loum, le chef de centre de la Snec, Charles Ekambi Kingue, de cette ville et le maire de Dibombari, Frédérique Nguime Ekollo tous coaccusés dans cette affaire de détournement de deniers publics.,

Il faut noter que  le maire de Dibombari, Frédérique Nguime Ekollo, et le chef d’agence de ce qui s’appelait autrefois Snec de Penja, Charles Ekambi Kingue, invités à se présenter à la Cour d’appel du Littoral, sont deux témoins clé dans l’affaire de «détournement d’argent » mettant en cause l’ancien maire de la commune de Njombe-Penja, Paul Eric Kinguè.

Comme autres témoins importants  dans cette affaire, l’actuel maire de Njombe- Penja, Jacques-Antoine Ngolle. Il a été également cité à comparaître, sa commune s’étant constituée partie civile dans cette affaire. Mais, celle-ci était absente à l’audience du 29 août 2012.

 

 

Au cours de cette audience, la deuxième en appel de ce procès qui est en appel à Douala, le Ministère public a estimé ne pas pouvoir comprendre le dossier en l’état, et a donc invité la partie civile à venir motiver son accusation. Le parquet avait également insisté sur la présence, lors de la prochaine audience, de David Clément Nsaba, l’ex receveur de la commune de Penja, qui avait dénoncé l’ancien maire dans la présente

 

Paul Eric Kingué est accusé du détournement 4 966 000F Cfa; argent remis par la Société des plantations de Mbanga (SPN) pour installer le réseau d’eau à l’hôtel de ville, alors nouvellement construit, de la commune

 

 

Hervé Villard Njiélé

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Incendie à la prison de New-Bell : Les procès de l’opération épervier perturbés

9 Septembre 2012, 14:32pm

Publié par Hervé Villard

Ngamo Hamaniforjindam 2

 



 

En plus des audiences qui n’ont pas eu lieu à cause de cette incendie,  Ngamo Hamani  a eu de la peine à présenté sa défense lors de la énième audience de son procès qui s’est ouverte hier au Tribunal de grande instance de Bonanjo

 

L’incendie qu’il y a eu  à la prison Centrale de New-Bell  de Douala très tôt ce lundi 3 septembre 2012 aux environs de 3h,  n’a pas encore fini d’égrainer le chapelet de ses conséquences. En plus des nombreux dégâts matériels causés dans ce pénitencier, les effets de ce sinistre affectent aussi les procès de l’opération épervier qui sont pendant  devant les tribunaux de la capitale économique du Cameroun.

Depuis  cet incident qui fait couler beaucoup d’encres et de salives et pour lequel une valse des autorités de la république a été observée à la prison Centrale de New-Bell, les procès de l’opération épervier sont de plus en plus perturbés. En plus du fait que certains de ces procès n’ont pas eu lieu, les accusés dont les pièces et documents de la procédure ont disparu suite à l’incendie peine à soutenir leur défense devant le tribunal.

Parmi les  audiences qui ne se sont pas tenues à cause de cet incendie, on peut citer l’affaire Scdp et ministère des Finances contre Nguini Effa et compagnie. Programmée à l’annexe  du Tribunal de grande instance du Wouri ce 3 septembre 2012, elle a du être reportée. Car, l’accusé Nguini Effa n’a pas pu se rendre au tribunal. Victime comme nombre de ces congénères de la spéciale 18 et 20 de cet incendie, il a lui aussi presque tout perdu.  C’est pourquoi il n’est pas allé au  tribunal «Il n’avait plus que  le pyjama.  Pendant l’incendie, les prisonniers ont tout volé. On a tout pillé  dans notre cellule. Il n’est d’ailleurs pas la seule victime. Nous avons tous perdu des objets importants », témoigne un prisonnier logé à la spéciale 18, rencontré hier.  

D’après un proche du collège d’avocat  qui assure sa défense, l’ex Dg de la Scdp, a été traumatisé par l’incendie. Et, n’était  pas à même de se défendre. « C’est pourquoi, l’affaire est renvoyée au 5 septembre 2012», justifie-t-il. Avant d’ajouter que «la majorité des affaires qui étaient enrôlées dans les tribunaux de la ville hier ont été renvoyées. ».

Dans la suite des défections, Zacchaeus Mungwe Forjindam lui aussi n’était pas devant la barre ce 3 septembre 2012. Pourtant, la troisième affaire dans laquelle il est impliqué, était programmée ce jour là. Madame Massot, son coaccusé,  était seule devant la barre. «Que Voulez-vous que je vous dise. M. Forjindam a tout perdu dans l’incendie qu’il y a eu à la prison. Ses habits, ses effets personnels, ses documents. C’est pourquoi, il n’était pas présent à la barre», déclare Me Baombé, l’un des avocats qui assurent sa défense. D’après Me Dieudonné Happi, «dame Massot s’est présenté à la barre hier parce que l’incendie était plutôt dans le quartier des hommes», pense-t-il.

S’agissant des victimes de l’opération épervier qui ont eu de la peine à se défendre à cause de l’incendie qui s’est déclaré à New-Bell, Ngamo Hamani est la parfaite illustration.  Celui qui a criblé le tribunal de preuves lors de l’examination in chief, a eu de la peine à répondre aux questions du procureur lors de la cross examination qui a débuté ce 4 septembre 2012. C’est parce qu’il maîtrise son sujet que l’ex Dg de la Camair  s’est d’ailleurs présenté au tribunal. « J’ai tout perdu dans cet incendie. Mes documents personnels, mes notes d’audience, mes documents personnels, me vêtements aussi. Les habits que je porte là, c’est un enfant que j’encadre qui a protégé ça pendant l’incendie. La chaussure que, je porte, on me l’a apportée ce matin.  C’est vrai qu’on a tout perdu. Mais, on est en vie. C’est l’essentiel. Je ne peux pas demander que l’on renvoie l’audience. Ça doit se tenir. Je vais seulement faire des photocopies des pièces à nouveau. Je n’ai pas le choix », déclare Ngamo Hamani dépité.

Pendant l’audience qui s’est tenue au Tribunal de grande instance hier, l’ex Dg de la Camair  était obligé, à chaque fois qu’une question lui était posée, de recourir aux pièces que disposait le tribunal. Ce qui freinait l’audience.  A force de faire recourt à ces pièces, le tribunal a rappelé à la défense de Ngamo Hamani  qu’il devrait avoir des copies des dites pièces. « Ce n’est pas le tribunal qui a mis le feu à la prison de New-Bell. Vous devriez avoir ces pièces Mes » a déclaré le juge pendant l’audience.

Conscient du fait que l’incendie à consumer toutes les pièces importantes pour leur défense, l’un des prisonniers de la spéciale 18 pense qu’il sera difficile pour eux d’assurer leur défense: « on pourra aisément nous condamner maintenant puisque nous n’avons plus rien pour nous  défendre», a-t-il déclaré au passage.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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PREMIÈRE LETTRE OUVERTE DE MARAFA HAMIDOU YAYA PAUL BIYA

9 Septembre 2012, 11:41am

Publié par Hervé Villard

 

Monsieur le président de la République,


Le lundi 16 avril 2012, j’ai été convoqué par le juge d’instruction du Tribunal de grande instance du Mfoundi et écroué à la prison centrale de Kondengui, sans autre forme de procès.

Vous avez certainement dû apprendre que j’ai demandé la récusation de ce juge d’instruction qui était venu me voir de son propre chef et qui, avec instance, m’a sollicité pour que nous nous « arrangions » afin qu’il instruise le dossier dans un sens qui me serait favorable ! J’ai tout naturellement refusé sa proposition.

Je vous en  avais rendu compte en son temps, pensant que le président du Conseil supérieur de la magistrature s’en serait ému.

Est-il besoin de vous le rappeler, monsieur le président de la République, que c’est moi qui vous ai sollicité, par correspondance en date du 7 mai 2008 à vous adressée, pour être entendu par les instances judiciaires compétentes, afin d’apporter mon témoignage et contribuer à la manifestation de la vérité dans cette scabreuse affaire que vous connaissez mieux que quiconque parce que régulièrement informé de ce processus d’acquisition de votre avion, que vous suiviez au jour le jour.

Vous savez bien que mon incarcération n’a rien à voir avec cette affaire pour laquelle je ne suis coupable d’aucun délit et surtout pas de celui que vous avez instruit que l’on m’impute. J’espère que les débats à venir permettront à nos compatriotes de savoir quel est le rôle joué par tous les intervenants, et cela à tous les niveaux. Vous savez également ce que je pense de certaines de ces arrestations spectaculaires. Wikileaks s’en est d’ailleurs fait largement l’écho.

Monsieur le président de la République,

Le 06 novembre 1982, j’ai couru derrière votre cortège du carrefour Warda jusqu’au rond-point de l’école de Bastos. J’étais alors un jeune haut cadre de la Snh ; et à ce moment-là, j’étais fier de mon pays. Par la suite j’ai été séduit par votre discours et je me suis engagé corps et âme derrière vous, convaincu de participer à l’édification d’une société de paix et de justice. J’ai essayé de toutes mes forces de travailler dans  ce sens. Et vous le savez. Nos compatriotes également l’apprendront.

Vous m’avez donné l’opportunité de servir notre pays à un très haut niveau. Je l’ai fait avec enthousiasme, engagement et je l’espère modestement, avec une certaine compétence. Comme je vous l’ai dit dans le message de vœux de nouvel an que je vous ai adressé le 30 décembre dernier, je continuerai à servir à l’endroit où vous m’assignerez pour contribuer à faire de notre pays un pays de paix et de Justice. Et de là où je suis, je puis vous affirmer que mon enthousiasme et mon engagement pour ces nobles causes restent intacts.

J’ai été votre proche collaborateur pendant dix-sept (17) années sans discontinuer. D’abord comme conseiller spécial, ensuite comme secrétaire général de la présidence de la République et enfin comme ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation pendant près d’une décennie.

Je vous ai servi avec loyauté, sincérité et sans préjugé. Comme vous le savez bien, pendant toutes ces années, j’ai toujours refusé d’être un courtisan. (A titre d’exemple, j’ai constamment refusé de m’associer aux folklores des différentes éditions de « l’Appel du peuple »). J’ai toujours préféré  garder une liberté qui me permettait de vous donner, en toute indépendance d’esprit, des avis vous permettant de gérer les affaires de l’Etat dans le plus grand intérêt de notre pays.

Ce n’était pas une position facile à assumer pour moi, dans un environnement et un contexte qui sont les nôtres, car je n’étais pas un de vos proches de longue date, ni originaire de votre aire culturelle. J’ai cependant eu l’impression que cette position, même si elle vous agaçait quelquefois, était malgré tout appréciée de vous, ce qui justifierait l’exceptionnelle durée et je dirais même l’intensité de notre collaboration.

 

Cette indépendance d’esprit m’avait permis de vous dire, après l’élection présidentielle de 2004, que ce septennat devrait être le dernier pour vous et que nous devrions tous nous mobiliser pour le succès des « grandes ambitions » afin que votre sortie de la scène politique se fasse avec fanfare, que vous jouissiez d’un repos bien mérité, à l’intérieur de notre pays.

Etait-ce un crime de lèse-majesté ? C’est possible ! Mais j’exprimais sincèrement ce que je pensais à l’époque être dans votre intérêt et dans celui de notre pays. Ma conviction à l’époque était qu’un mandat supplémentaire serait le mandat de trop. Comme nous allons le voir, le harcèlement et la vindicte à mon égard, datent de ce temps-là ; aujourd’hui, je paye peut-être pour cette lucide franchise.

Cette liberté m’a également permis de vous exprimer une opinion sincère, comme l’illustrent les trois exemples suivants, concernant le gouvernement de la République :

a) Après la formation du gouvernement consécutif à l’élection présidentielle de 2004, vous m’avez accordé une audience au cours de laquelle vous m’avez demandé ce que les gens pensent du gouvernement.

Je vous ai répondu qu’ils pensent qu’avec un effectif d’environ soixante-cinq (65) ministres et assimilés, le gouvernement est pléthorique et manquerait d’efficacité.

Entre agacement et irritation, vous m’avez tenu ces propos : «…Monsieur le ministre d’Etat, vous êtes combien de ministres dans ce gouvernement ? Peut-être dix (10) ou quinze (15) tout au plus. Le reste, ce sont des fonctionnaires à qui j’ai donné le titre ».

Je vous ai répondu : « … C’est peut-être vrai, monsieur le président de la République. Mais le problème, c’est que ces fonctionnaires eux, se prennent pour des ministres ».

Le dialogue à ce sujet s’est arrêté là.

b) De même, à la veille d’un remaniement, vous m’avez fait l’honneur, au cours d’une audience, de m’interroger sur un compatriote. Je vous ai répondu que ce monsieur ne méritait pas de siéger au gouvernement de la République. Vous avez développé des arguments qui m’ont convaincu que votre décision était déjà prise. Je vous ai alors dit : « …Monsieur le président de la République, au cas où vous le nommeriez au gouvernement, ne lui confiez surtout pas un département ministériel ». Nous connaissons la suite.

c) Enfin, après la formation du gouvernement au sein duquel monsieur Issa Tchiroma est devenu ministre (afin de contrecarrer mes ambitions, aux dires de certains), vous m’avez accordé une audience au cours de laquelle vous m’avez demandé ce que les gens pensent du nouveau gouvernement. Je vous ai répondu sans détour que monsieur Issa Tchiroma ne mérite pas de siéger au gouvernement de la République. Vous et moi et d’autres (y compris lui-même) savons à quoi je fais référence. Je vous ai dit en outre que je ne collaborerai jamais avec lui.

Jusqu’à présent, les gens pensent que notre « inimitié » est d’ordre politique car nous sommes adversaires dans la même circonscription. Cela n’a rien à voir et l’avenir le prouvera.

Monsieur le président de la République,

Lorsque la vindicte à mon égard a commencé, j’ai traité avec indifférence les ragots faisant état de ma déloyauté à votre égard et je me suis abstenu de vous en importuner. Mais lorsque votre entourage le plus proche est rentré dans la danse, j’ai cru devoir à chaque fois, m’en ouvrir à vous.

Ainsi, lorsqu’en novembre 2007, il a été demandé au préfet du département du Mfoundi de « prolonger la garde-à-vue administrative de quinze (15) jours renouvelables »concernant vingt (20) personnes dont dix-huit (18) sont des militaires de divers grades, j’ai instruit le gouverneur de la province du Centre et le préfet du département du Mfoundi de ne pas s’exécuter et de se conformer strictement aux dispositions de la loi. Je vous en ai rendu compte par note en date du 21 novembre 2007. Ces personnes auraient été libérées quelques mois plus tard sur vos instructions.

Quelques jours après le refus de l’administration territoriale de cautionner cette mascarade, j’apprendrai qu’il vous a été rapporté que les personnes concernées seraient mes complices dans une tentative de déstabilisation des institutions de la République.

Devant cette accusation extrêmement grave et devant la récurrence des rapports systématiquement négatifs qui vous parvenaient à mon sujet de la part de certaines officines et sur lesquels vous ne me disiez rien, j’ai dû prêter une oreille attentive à l’une des nombreuses offres d’emploi qui m’étaient faites régulièrement au niveau international. J’espérais que mon départ permettrait de préserver la qualité des relations que j’ai eu l’honneur d’entretenir avec vous. Je vous en ai fait part ainsi que de mon désir  de quitter le gouvernement au cours d’une audience en date du 30 novembre 2007. Vous m’avez expliqué que vous aviez encore besoin de moi et qu’en ce qui vous concernait, vous me faisiez encore entièrement confiance.

Je me dois cependant de rappeler à votre attention, quelques faits suivants, entre autres :

a) Après les émeutes de février 2008, les rapports négatifs à mon encontre se sont intensifiés. Pour mes détracteurs, mon refus constant d’interdire ou de saisir les journaux et mon approche des problèmes consistant à éviter une réponse exagérément et inutilement violente ainsi qu’une répression systématique, prouvaient à suffisance mon manque de loyauté à votre égard.

A nouveau, je vous ai saisi par note en date du 5 mars 2008 pour vous rappeler que le département ministériel à la tête duquel j’étais, est trop délicat pour avoir à sa tête quelqu’un qui ne jouirait pas de votre confiance.

J’ai également saisi l’occasion de cette note pour porter à votre attention les relations incestueuses qui tendaient à se développer entre l’Etat et le parti Rdpc, au vu d’une correspondance me concernant adressée par le ministre de la Justice au secrétaire général de ce parti.

b) Dans un rapport cousu de fil blanc, en date du 24 juillet 2008, le député Mvondo Assam, vice-président de la Commission de défense et de sécurité à l’Assemblée nationale et par ailleurs votre neveu, faisant référence à « différentes notes antérieures », vous souligne « l’ambition d’un grand destin national » qui m’anime ainsi que ma « stratégie de conquête du pouvoir ».

Je vous ai saisi par note en date du 17 septembre 2008 afin de « solliciter respectueusement l’ouverture d’une enquête sur ces graves accusations ».

Au cours d’une audience ultérieure, j’ai évoqué la nécessité de diligenter cette enquête, vous m’avez dit que votre neveu ne sait pas ce qu’il fait ; vous m’avez chaleureusement renouvelé votre confiance et vous m’avez demandé de ne pas tenir compte de cet incident.

Je vous ai remercié tout en vous disant que si le député Mvondo Assam ne sait pas ce qu’il fait, il ne devrait pas occuper un poste aussi sensible à l’Assemblée nationale.

c) En février 2010, j’ai fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national. Cette mesure illégale a été grossièrement rendue publique alors que je présidais à Bertoua la commission mixte de sécurité entre le Cameroun et la République centrafricaine, à la tête d’une délégation camerounaise de cinq (5) membres du gouvernement face à sept (7) membres du gouvernement centrafricain. J’ai stoïquement fait face à mes responsabilités.

A mon retour à Yaoundé, j’ai sollicité une audience au cours de laquelle je vous vous ai à nouveau présenté ma démission. A cette occasion, je vous ai renouvelé l’impérieuse nécessité de nommer à la tête du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation une personne qui non seulement jouirait de votre confiance, mais aussi que l’on laisserait travailler en toute sérénité. A nouveau vous avez refusé ma démission et vous m’avez renouvelé votre confiance.

d) Avant la convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle du 9 octobre dernier, vous m’avez fait recevoir par le Directeur du cabinet civil. Une première ! Celui-ci m’a dit qu’il me recevait en votre nom et que vous vouliez savoir si j’allais me présenter contre vous à cette élection. J’ai été choqué car ce faisant, vous donniez du crédit à la rumeur qui vous avait été maintes fois rapportée selon laquelle j’aurais créé un parti politique clandestin.

J’ai dit au directeur du cabinet civil de vous dire que j’étais blessé aussi bien par le contenu du message que par la manière dont il a été délivré. Je lui ai dit par ailleurs de vous rassurer, par souci de responsabilité et pour éviter toute crise inopportune, que je ferai tout mon devoir pendant la période délicate avant, pendant et après les élections, afin que la paix soit préservée dans notre pays. Mais qu’après cette élection, compte tenu de l’effritement continu de la confiance depuis bientôt (07) ans et finalement de la perte manifeste de celle-ci, je n’entendais plus continuer ma collaboration avec vous au niveau du gouvernement.

J’ai fait part à mes proches de cette blessure ainsi que de la décision de ne pas figurer au gouvernement après l’élection présidentielle.

Après la clôture du dépôt de candidatures et ayant constaté que la mienne n’y figurait pas, le directeur du cabinet civil m’a à nouveau reçu  pour me dire de ne pas surinterpréter votre message qui est allé au-delà de votre pensée et que vous me recevriez bientôt pour lever toute équivoque. Je lui ai répondu que je n’étais  pas demandeur d’une audience et que ma décision de ne plus faire partie du gouvernement après l’élection présidentielle était non négociable. J’avais alors mesuré toute la portée de ces paroles de Fénelon à Louis XIV : «Vous êtes né, Sir, avec un cœur droit et équitable, mais ceux qui vous ont élevé ne vous ont donné pour science de gouverner, que la méfiance».

e)    Après mon départ du gouvernement, une certaine presse en furie et aux ordres, s’est mise à préparer l’opinion (comme il est désormais de coutume) pour mon incarcération à venir, faisant fi au passage des intérêts de notre pays.

C’est ainsi que le monde entier apprendra que je suis à la tête d’une armée de 6.000 rebelles ! A ce jour, je n’ai pas été interrogé sur cette volonté affichée de déstabilisation qui aurait été éventrée. A ma connaissance, ceux qui ont publié cette grossièreté ne l’ont pas été non plus. On se serait limité à dire que la grossièreté se le dispute à la bêtise si ce n’est que c’est notre pays qui souffre de cette image pré insurrectionnelle.

De même, cette obsession à me lier à la France alors que c’est du Cameroun qu’il s’agit ! Des notes de renseignements vous parviennent selon lesquelles l’ambassadeur de France à Yaoundé viendrait souvent à mon  domicile en cachette, dans une voiture banalisée, afin que nous élaborions des plans de déstabilisation de notre pays.

Aussi, des informations sont distillées dans le public sur mes prétendues relations avec un grand industriel français qui viendrait souvent clandestinement à Garoua me rencontrer pour le même objet. Notre pays serait-il devenu une passoire pour que l’on y pénètre sans visa ou y faire atterrir des aéronefs sans une autorisation préalable de survol du territoire ?

Monsieur le président de la République,

Vous me connaissez très bien. Je ne cache ni mes opinions ni mes agissements.

Vous comprenez donc qu’ayant recouvré ma liberté de parole car n’étant plus tenu par une quelconque obligation de solidarité ou de réserve, je puisse exposer, échanger et partager avec tous nos compatriotes mes idées et mes réflexions que je vous réservais en toute exclusivité ou que je ne développais qu’au cours des réunions à huis clos. Ces idées et ces réflexions portent particulièrement sur la paix et la justice.

Et avant de terminer, permettez-moi de vous assurer, que du fond de mon cachot, je n’ai ni haine, ni regrets, et que je ne nourris ni mélancolie, ni amertume. Surtout, je n’ai aucune pulsion suicidaire. S’il m’arrivait quelque chose par inadvertance, ce ne serait ni de mon fait, ni du fait des repas que je me fais livrer par ma famille. Bien que n’ayant pas particulièrement peur de la mort, j’aimerais que si cette fâcheuse éventualité survenait, les responsabilités soient bien établies.

 

Marafa Hamidou  Yaya

 

 

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DEUXIÈME LETTRE OUVERTE DE MARAFA HAMIDOU YAYA AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

9 Septembre 2012, 11:30am

Publié par Hervé Villard

 

Monsieur le président de la République


Vous avez promulgué la loi n°2012/001 du 19 avril 2012 portant code électoral. Permettez-moi de relever les insuffisances et les omissions contenues dans cette loi avant d’aborder la problématique du code électoral et celle de la succession à la tête de l’Etat, afin de préserver la paix dans notre pays.

I-Insuffisances et omissions de la loi du 19 avril 2012

En ma qualité d’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, j’ai lu cette loi avec attention.

J’ai noté pendant les débats à l’Assemblée nationale, la sagacité des députés qui ont empêché que cette loi soit adoptée en catimini et qui vous ont également évité le parjure en s’élevant contre la disposition anticonstitutionnelle du mandat impératif.

D’autre part, les insuffisances et les omissions ci-après contenues dans cette loi méritent d’être adressées :

a)Article 70 (3) et (4)

Le récépissé remis au moment de l’inscription est source de conflits. C’est un document non sécurisé. Il peut être dupliqué, photocopié ou fabriqué par qui le voudra. Aussi, les électeurs pourront, le moment venu, brandir plusieurs récépissés en leur nom ou un même récépissé délivré à plusieurs personnes. Il y aurait donc lieu de remettre à chaque électeur sa carte électorale au moment de son inscription sur la liste électorale.

b) Article 75 (3)

Cet article dispose qu’«en cas de refonte, le Directeur général des élections peut proroger la période…pour une durée n’excédant pas trois mois ». C’est-à-dire concrètement que cette période pourrait aller jusqu’au 30 novembre.

Dans ce cas, la loi devrait aménager les autres délais se rapportant à cette opération. En particulier :

-le délai de transmission au démembrement départemental du procès-verbal des travaux de la commission de révision des listes électorales, fixé au plus tard le 20 octobre (article 78 (1)) ;

-le délai de transmission du fichier électoral provisoire du département pour affichage, fixé au plus tard le 20 octobre (article 78 (2)) ;

-le délai de transmission du procès-verbal des opérations rectificatives, fixé au plus tard le 10 novembre (article 79 (1)) ;

-le délai de transmission du fichier électoral révisé, fixé au plus tard le 10 décembre (article 79 (2)) ;

-le délai de publication de la liste électorale nationale, fixé au plus tard le 30 décembre (article 80).

c) Article 87 (1)

Il y aurait lieu de mettre fin à la campagne électorale l’avant-veille du scrutin à minuit afin de permettre à toutes les parties prenantes (candidats, partis politiques, administration, Elecam et commissions locales de vote notamment) de préparer sereinement le jour du scrutin.

d) Article 122 (2)

Un certificat médical devrait figurer dans les pièces devant accompagner les déclarations de candidature à la présidence de la République.

e) Titre VI

Nulle part dans la loi l’on ne trouve les dispositions relatives à l’exécutif communal (maire et adjoints), à son élection et au nombre d’adjoints aux maires. Elles devraient être réintroduites.

f) Article 219 (1)

Il y aurait lieu de préciser que seuls les partis politiques ayant pris part aux élections générales dans la région concernée peuvent participer aux élections partielles, comme cela a été pour les élections des députés (article 155 (4)) ; des conseillers municipaux (article 174 (1)) et des conseillers généraux (article 268 (3)).

II-La problématique du code électoral

A la veille de l’élection présidentielle de 2004, j’ai parcouru les dix (10) provinces de notre pays et j’ai tenu des réunions publiques dans chaque capitale provinciale avec l’ensemble des parties prenantes concernées par les élections. Ces réunions, parfois houleuses, ont vu la participation des chefs des partis politiques et de leurs responsables à la base, des députés, des conseillers municipaux, des chefs traditionnels, des responsables de la société civile et naturellement de la presse.

A cette occasion, j’ai recueilli les doléances de nos compatriotes portant sur le processus électoral. Celles-ci portaient particulièrement sur l’amélioration de la législation électorale et sur le retrait de l’administration du processus.

En février 2006, je vous ai soumis la toute première mouture d’un code électoral.

Au cours de l’année 2006, des missions d’étude ont été envoyées dans certains pays et ont abouti à l’élaboration de la loi du 29 décembre 2006 portant création, organisation et fonctionnement d’ «Elections Cameroon » (Elecam).

En février 2008, je vous ai soumis une mouture définitive du projet de code électoral en vous suggérant que le Premier ministre organise des consultations avec les partis politiques et la société civile, leur remettre le projet de code électoral afin qu’ils l’enrichissent éventuellement pour aboutir à un document consensuel devant être adopté par voie de référendum.

C’est ainsi que la loi fixant les procédures du référendum a été adoptée par l’Assemblée nationale et promulguée le 13 avril 2010.

Monsieur le président de la République,

Des élections mal organisées ou dont les résultats sont contestés sont sources de conflits et de rupture de la paix sociale.

Un code électoral devrait être consensuel afin :

-d’encourager la participation d’un maximum d’électeurs ;

-de permettre des élections justes et transparentes donnant toute leur légitimité aux élus ;

-de favoriser une culture d’acceptation des résultats.

Ce n’est malheureusement pas le cas du code objet de la loi du 19 avril 2012.

D’autre part, vous connaissez mes réserves maintes fois exprimées concernant l’organisation et le fonctionnement d’Elecam. Nous avons tous été témoins des dysfonctionnements de cet organisme à l’occasion de la dernière élection présidentielle. Ce qui a obligé l’administration de reprendre en main au dernier moment, le processus électoral afin de sauver la paix dans notre pays.

Je persiste à dire que tel qu’organisé et tel qu’il fonctionne, Elecam ne pourra pas organiser les élections législatives et municipales. Des propositions d’amélioration de l’organisation et du fonctionnement de cet organisme vous ont été faites en son temps ; elles méritent d’être prises en compte afin de préserver la paix dans notre pays.

Peut-être que mes inquiétudes sont infondées puisque les élections législatives et municipales sont renvoyées aux calendes grecques frustrant nos concitoyens de leur droit de choisir leurs représentants.

Nous en arrivons ainsi à ce paradoxe : les pays en crise se débattent pour organiser des élections afin d’en sortir. Notre pays s’abstient d’organiser des élections et prend de ce fait le risque d’être précipité dans une crise.

III- La problématique de la successionà la tête de l’Etat

Le 3 septembre 2010, je vous ai fait parvenir une note (cf. annexe ci-joint) suite à des informations qui m’étaient parvenues et selon lesquelles vous auriez l’intention de faire modifier la Constitution en vue de créer un poste de Vice-président de la République, avec droit de succession à la Magistrature Suprême de notre pays.

Dans cette note, je vous faisais part de ce que « la lisibilité d’un successeur est tout à fait concevable dans un système politique de parti unique fermé où tous les acteurs politiques sont soumis à une discipline stricte d’acceptation des choix de leur chef. Et même dans ce cas-là, des difficultés surgissent, mettant en danger la stabilité du Pays ». Notre pays en a d’ailleurs fait l’amère expérience.

Je vous suggérais « de renforcer les structures qui, le moment venu, doivent gérer une éventuelle succession ».

De côté, parti dominant auquel nous appartenons tous les deux, « devrait voir le collège (Bureau politique ou autre organe) chargé de designer l’éventuel candidat à la Magistrature Suprême en cas de vacance, renforcé et enrichi d’hommes de qualité ».

D’un l’autre côté, le « les organes constitutionnels devraient être mis en place avec à leurs têtes, des hommes très soucieux de l’intérêt national (Conseil Constitutionnel et Présidence du Sénat notamment) ».

Les deux ou trois de mes proches à qui j’ai fait part de ce qui précède ont désapprouvé ma démarche, au motif que j’aurais pu être le bénéficiaire d’une éventuelle désignation.

Je leur ai répondu que je n’avais aucune envie d’être nommé Président de la République.

En effet, je suis porteur d’un projet mettant en avant les exigences de PAIX et de JUSTICE permettant de batir une société de confiance.

D’autres Camerounais sont certainement porteurs d’autres projets. Il me semble naturel et sain que le moment venu, chaque prétendant à la Magistrature Suprême, soumette son projet, l’explique et le défende devant nos compatriotes qui, à travers une élection libre et transparente, choisiront celui ou celle qu’ils voudront mettre à la tête de l’Etat. L’heureux bénéficiaire de leur confiance aura ainsi toute la légitimité nécessaire pour conduire son action pendant la durée du mandat qui lui sera confié.

Monsieur le Président de la République,

Les Camerounais sont un peuple majeur. Laissez-les choisir leurs représentants et leurs dirigeants en toute liberté et en toute transparence. C’est la seule manière d’assurer à notre pays un avenir dans la paix.

En ce qui concerne, de là où je suis, je continuerai à parfaire le projet dont je suis porteur et à le soumettre, chaque fois que cela est possible , à la critique de nos compatriotes auxquels je propose d’ores et déjà que nous nous mobilisions tous pour bâtir une société de confiance.

Yaoundé le 13 mai 2012.

Yaoundé le 03 septembre 2010

Marafa Hamidou Yaya

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Note

Pour Monsieur Le président de la République

Je vous prie de bien vouloir me pardonner de devoir distraire votre très haute attention, en évoquant l’importante question d’une éventuelle modification de la Constitution dans un avenir plus ou moins proche.

En effet, il m’est revenu que le vice-Premier ministre, ministre de la Justice ainsi que le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, ont fait des indiscrétions, le premier à des journalistes internationaux lors de son séjour à Brazzaville à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance du Congo, et le second à quelques amis, sur votre intention prochaine de créer un poste de vice-Président de la République , avec droit de succession à la Magistrature Suprême de notre pays.

Si leurs allégations étaient avérées, je vous livre très humblement une modeste réflexion sur cette question importante de la vie de la Nation.

En effet, depuis que vous avez installé le Cameroun dans la modernité en faisant de lui un pays démocratique et ouvert, la lisibilité du successeur potentiel du Président de la République devient un facteur d’instabilité et perturbateur en ce qu’elle pourrait organiser de façon permanente, de petits trafics d’influence et de spéculations. Par ailleurs, la personne désignée fera de la part de certains de vos fidèles et inconditionnels, l’objet d’ « attaques » systématiques, quand ce ne sont pas les originaires d’autres tribus, frustrés de la non-désignation d’un des leurs ; qui s’en chargeraient. Tout ceci est de nature à parasiter et à paralyser un système politique en quête d’efficience pour la réalisation des grands projets de développement qui vous tient à cœur.

La lisibilité d’un successeur est tout à fait concevable dans un système politique de parti unique fermé où tous les acteurs politiques sont soumis à une discipline stricte d’acceptation des choix de leur chef. Et même dans ce cas-là, des difficultés surgissent, mettant en danger la stabilité du pays.

 

Par contre, il serait peut-être probablement plus indiqué de renforcer les structures qui, le moment venu, doivent gérer une éventuelle succession. Ces structures concernent le parti dominant qui devrait voir le collège (Bureau politique ou autre organe) chargé de désigner l’éventuel candidat à la Magistrature Suprême en cas de vacance, renforcé et enrichi d’hommes de qualité. Simultanément, les organes constitutionnels devraient être mis en place avec à leurs têtes, des hommes très soucieux de l’intérêt national (Conseil constitutionnel, Présidence du Sénat).

 

Dans un pays comme le notre, cette solution de renforcement de structures (organes constitutionnels et parti) , offre l’avantage d’évacuer, sinon diluer le débat sur la succession qui ne serait plus cristallisé sur un seul individu. L’exemple du Gabon, pour lequel vous avez joué un rôle stabilisateur important, est éloquent à cet égard ; alors que celui du Nigéria, où le successeur est d’emblée lisible (quoique élu sur le même ticket que le président de la République), est porteur d’importants germes de déstabilisation.

 

Monsieur le Président de la République,

 

Ma modeste contribution a aussi pour avantage de placer le Chef de l’Etat, et lui exclusivement, au cœur du système politique jusqu’au bout ; tous les acteurs politiques significatifs ne réalisent le consensus qu’autour de sa personne.

Je serai honoré de pouvoir mieux exposer et densifier ma suggestion à l’occasion d’une prochaine audience, lorsque le calendrier de Monsieur le Président de la République le permettra.

 

Yaoundé, le 03 Septembre 2010

Marafa Hamidou Yaya



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