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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Nécrologie:Omer Nguewa quitte la scène

6 Février 2012, 21:32pm

Publié par Hervé Villard

 

Omer Nguewa quitte la scène

 

L'ancien président de l'Union sportive de Douala (Usd) est décédé dans la matinée du 22 janvier 2012 à Douala, de suite d’arrêt cardiaque. Selon les amis et proches de la victime, celui-ci dans ces derniers moments manifestait des signes de maladie.

 

La nouvelle est tombée comme un couperet au sein de la famille des Nassaras Kamakaï  et la communauté sportive de la ville de Douala hier en journée. Plusieurs proches et amis de la victime qui ont appris la triste  nouvelle ont  mis assez de temps pour se rendre à l’évidence.  Certains  se sont d’ailleurs déplacés au domicile du défunt pour accepter la triste  réalité. Omer Nguewa récemment porté au poste de  coordonnateur général du comité de gestion provisoire de l'Union sportive de Douala, après  le départ forcé de son président Faustin Domkeu est décédé hier à son domicile à Douala vers 6h du matin. Selon David Mayebi  un proche de la victime, joint par la rédaction de La nouvelle Expression hier, Omer Nguewa a mortellement été frappé par une crise cardiaque qui a eu raison de lui hier à Douala.

 

Plus connu au Cameroun à travers le football, Nguewa Omer était pharmacien de formation. Il était un ancien élève du Collège Vogt de Yaoundé. En 2004, il a été président de la commission de relecture des textes de base de la Fécafoot. Septuagénaire , Omer Nguewa était membre du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC)

Pour la dernière actualité, Nguewa Omer était le coordonnateur général du comité de gestion provisoire de l'Union sportive de Douala, lors de la crise que vient de traverser ce club, avec le départ forcé de son président Faustin Domkeu. Poste qu’il n’aura  malheureusement pas le temps d’exercer. Paix à son âme et que le Dieu du football l'accueille pour tout ce qu'il a fait pour ce sport.

 

 

 

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Foire humanitaire du livre:Plus de 48000 ouvrages exposés à Douala

6 Février 2012, 21:30pm

Publié par Hervé Villard

 

Foire humanitaire du livre

Plus de 48000 ouvrages exposés à Douala

 

La 6ème édition de cet évènement culturel qui  encourage la lecture et le développement de la culture s’est  déroulée  du  le 23  au 29 janvier 2012 au parc des princes de Bali.

 

 

 

Le parc des princes de Bali s’est mué en une librairie et en un centre de documentation depuis le 23 janvier dernier.  Tous ceux qui  visitent cet  espace de la capitale économique du Cameroun, sont agréablement surpris par le décor et le spectacle qui s’offre à leurs yeux dès qu’ils franchissent le portail d’entrée de ce site.   Sous plusieurs tentes dressées, sont exposés des milliers d’ouvrages concernant des domaines variés.  Ces ouvrages attirent la curiosité des visiteurs qui arrivent au compte goutte. «Je suis à la recherche des livre ou des informations portant sur les métiers de l’humanitaire et la solidarité. Les livres ici sont à de très bon prix et je pense que c’est une bonne initiative  parce que ça permet aux Camerounais qui n’ont pas assez de moyen de se documenter. » Affirme Nathalie Foka, commerciale dans une entreprise de la place. Kotto Dibango, étudiant en faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Douala lui aussi présent, recherche des livres d’histoire. «Je suis ici par curiosité intellectuelle. Je suis intéressé par la lecture. Tout ce qui touche à l’histoire ou la culture attire mon attention » ajoute-t-il, tout en feuilletant certains ouvrages.

 

A l’occasion de la 6ème édition de la foire humanitaire du livre, évènement qui se célèbre du 23 au 29 janvier  2012, les membres  de l’association Ecoles sous l’arbre humanitaire, une Ong à caractère humanitaire basé en France, ont bien voulu faire du Parc des Princes à Bali un centre de documentation. Ceci,  pour permettre aux habitants de la ville de Douala d’entrer en possession des ouvrages de leur choix à moindre de coup. Le prix unitaire des livres  étant de 2500 francs, les organisateurs entendent vendre près de quarante mille livres pendant la durée de l’exposition.  Selon Charles Ntolla, président de l’association Ecole  sous l’arbre humanitaire, près de 48000 livres sont disponibles durant cette 6ème édition. Les œuvres exposés concernent des domaines variés tels que  les sciences, le droit, l’économie, l’informatique, la littérature, la sociologie, les mathématiques la religion, la chimie, la physique, la philosophie, le droit les bandes dessinés et d’autres.

 

 D’après Desiré Piim une  gérante de stand rencontrée «tous les livres ne sont pas exposés parce que la foire est à ces débuts.  On déballe progressivement et toutes les spécialités sont représentées » affirme-t-elle toute confiante.

 

Au niveau de l’affluence, les organisateurs affirment déjà leur satisfaction «Il y avait affluence dès le lancement le matin, les stands se sont plutôt vidés. Pour un premier jour, je pense que c’est bon. Je pense que c’est parce que les prix de vente de tout livre est à 2500 francs que l’on connait cette affluence » affirme Yaulande Alotse, gérante du stand. « Physique, chimie et  mathématique. »

 

Au niveau des innovations, en plus du prix du livre qui est passé à 2500 francs, Charles Ntolla affirme que «plusieurs ouvrages sont neufs et sont d’actualité ». Pour permettre à tout le monde d’avoir des ouvrages, le comité d’organisation interdit la vente des mêmes ouvrages aux visiteurs. Après Douala, la 6ème édition de la foire humanitaire du livre se tiendra tour à tour à Yaoundé plus particulièrement  à l’esplanade arrière de la communauté urbaine du 31 janvier au 05 février 2012, à Dschang, à la cour d’honneur de l’Université, du 07 au 09 février 2012, enfin à Buea, dans la cour d’honneur de l’université, le 10 février 2012.

 

 

 

Hervé Villard Njiélé

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Entreprise:X-Maleya nouvel ambassadeur de la marque Malt up

6 Février 2012, 21:24pm

Publié par Hervé Villard

 

Entreprise


X-Maleya nouvel ambassadeur de la marque  Malt up


Le contrat de partenariat de cette nouvelle alliance entre  le groupe X-Maleya et  la marque Malt Up a été signé le 19 janvier 2011 à Douala dans une boite de nuit de la place.

 

«Le partenariat que nous avons signé avec Malt Up vient à point nommé. En fait, les brasseries du Cameroun à travers cette marque  vont nous accompagner dans notre prochain projet et le rendre plus ambitieux. Nous travaillons depuis des années. Il était donc temps pour nous d'avoir un partenaire aussi puissant  pour continuer de nous soutenir. Nous avions besoin de cette force supplémentaire pour atteindre des niveaux plus hauts. Malt Up va faire grandir tous nos rêves.»

Ces par ces mots pleins de satisfaction que Roger, l’un des membres du groupe X-Maleya a manifesté ouvertement sa joie et celle de son groupe  jeudi  19 janvier 2012 dernier au cabaret Host à Douala. C’était  après  la signature du nouveau contrat de partenariat qui lie désormais son groupe  et la boisson Malt-Up. Devenu une référence dans le style  Afro-Pop  au Cameroun, il était temps pour le groupe de musicien qui travaille dur depuis des années de récolter le fruit du dur labeur abattu.  La signature de ce contrat est pour les membres du groupe une forme de récompense. «Ça va leur permettre non seulement de travailler d’avantage, mais surtout de réaliser nombreux de nos projets. »

 Selon les membres du groupe très heureux ce soir là,  le groupe a choisi de s'associer avec la marque Malt Up , parce que cette boisson «représente parfaitement nos valeurs ». Affirment-ils.  Argument partagé par Myriam Ayangma chef de produit Malt Up. « Depuis quelques temps, ce groupe réveille en tout un chacun une énergie positive à chacune de leur prestation. Leur volonté et leur force de travail, rythment bien avec ce que Malte Up réveille en nous », indique-t-elle.

La signature du contrat  de  partenariat  qui intervient quelques jours avant le départ du groupe qui a contribué à la composition de l’hymne de la Coupe d’Afrique des Nations qui se déroule à la fois au Gabon et en Guinée Equatorial était  un véritable régal pour les invités présents. Durant ce moment inoubliable de leur carrière artistique, le groupe X-Maleya  accompagné de Pit Baccardi, Responsable du Label Empire et Producteur du dernier  Album de ce groupe baptisé  "Tous ensemble" ont gratifié les invités d’un spectacle alléchant. L’humoriste Major Assé présent  a fait autant. Avec son numéro « Mes copines !! », il a mis tout le cabaret Host en émoi.  Selon Jacques Elimbi, Directeur marketing à la  SABC présent à cette cérémonie «Le partenariat de Malt'Up avec le groupe X-Maleya traduit la volonté des Brasseries du Cameroun de soutenir un groupe de jeunes qui travaille et qui représente certaines valeurs de notre marque Malt'Up. Donc, soutenir ce groupe c'est les aider à faire des scènes d'un niveau hautement professionnel qui manquent dans notre milieu artistique depuis un bon moment. » Affirme-t-il.

La présentation officielle de ce partenariat s’est faite en présente des Guillaume Sara le directeur général des brasseries du Cameroun, de l’artiste Petit Pays  des nombreux invités et hommes de Médias.

 Après les Lions indomptables, l'artiste Petit Pays et le basketteur Luc Richard Mbah à Moute. Les trois membres du groupe du X-Maleya sont actuellement le quatrième ambassadeur de la marque Malt'Up.  Lancée sur le marché Panafricain il y a un plus d'un an, Malt'Up est entrain de s'engager vers une nouvelle stratégie de communication. « Nous allons vous surprendre avec Malt'Up », promet le Chef de Produit.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Interview: Appolinaire Abena Mfana: «Le bilinguisme au Cameroun a de beaux jours devant lui »

6 Février 2012, 21:20pm

Publié par Hervé Villard

 

Interview
Appolinaire  Abena Mfana



«Le bilinguisme au Cameroun a de beaux jours devant lui »
 
Rencontré à l’occasion du lancement de la 7ème édition de la semaine du bilinguisme dans la région du littoral, Apollinaire Abena Mfana, proviseur du Lycée polyvalent de Bonabéri  fait une appréciation du bilinguisme au Cameroun.



Monsieur le proviseur, quelle évaluation pouvons nous faire du bilinguisme au Cameroun?

 
Je peux dire que le bilinguisme évolue au Cameroun de nos jours. Car, il  y a de plus en plus la création des établissements bilingues et nous voyons le plus souvent des parents francophones qui envoient leurs enfants  se former dans les établissements bilingues et vice versa.  Ce qui fait dire à mon avis que,  la situation évolue. Le bilinguisme a des lendemains meilleurs au Cameroun.  Près de dix ans après le lancement de la culture au Cameroun, je peux vous dire que le bilan est positif.  C’est vrai que nous n’avons pas encore atteint un bilinguisme intégral mais, nous y allons effectivement. Parce que, on voit de plus en plus des  anglophones qui veulent parler français et des francophones qui veulent parler anglais. Ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est une réalité. Moi aussi, j’ai été formé dans un système francophone, mais c’est naturel que  je veuille à tout prix maitriser autant l’anglais que le  français.

Quelles sont les avantages qu’offre le bilinguisme ?

Pour un pays comme le notre, la pratique du bilinguisme représente  un très gros avantage. Il n ya qu’à prendre notre sous région. Je veux dire l’Afrique.  Nous avons l’avantage de parler  deux langues parmi   les plus parlées dans le monde, je veux dire le Français et l’Anglais. L’anglais étant d’ailleurs la langue parlée par la majeure partie du monde. C’est un grand avantage pour les camerounais, un avantage que nous n’imaginons  pas. Il suffit de faire un tour dans les pays  Francophones de l’Afrique de l’Ouest pour  comprendre  que, eux même  là-bas,  ils  n’ont pas la notion de ce que nous appelons ici bilinguisme. Ce qui voudrait par exemple  dire que, lorsqu’on fait un journal on utilise inversement les deux langues. Si c’est un journal bilingue on fait le journal en anglais et en français et tout le monde suit. C’est juste pour dire que c’est un gros avantage pour le Cameroun et pour les Camerounais et que l’on saisisse d’avantage cette opportunité.

Le thème de la 7ème édition de la semaine du bilinguisme au Cameroun s’intitule «Le bilinguisme pour une citoyenneté responsable ». Quels commentaires faites-vous de ce thème ?



Je me dis tout simplement que la paix commence  au moment où on observe celui qui est en face de soi. Le Cameroun a une grande diversité  linguistique. Cela part de nos propres langues maternelles  et de nos deux langues officielles. Et il ne  faudrait pas que, lorsque  on est en face de quelqu’un qui parle  anglais qu’on le voit comme une personne entièrement à part. Ou, quand on est devant quelqu’un qui parle français qu’on l’identifie comme un camerounais à part. Au contraire lorsque  vous avez devant vous un anglophone qui parle l’anglais  pendant que vous êtes francophone, que vous le prenez comme un camerounais et un francophone qui parle français  alors que vous êtes anglophone que vous le prenez comme un Camerounais tout court. Ce qui fait que le bilinguisme ne doit pas nous faire coller une identité sur celui qui est en face de nous. Il faut dépasser cela. Et cela est opérationnel de nos jours parce que, quand on voit des francophones envoyé leur enfants dans les écoles anglophones cela signifie que les camerounais on dépassé ce cap là. Que l’anglais et le français  soit parlée par tous les  camerounais et de la manière la plus parfaite.



Qu’est ce qui empêche le bilinguisme d’être effectif de nos jours au Cameroun ?



Il y a un déséquilibre naturel qui voudrait qu’une grande partie du Cameroun soit francophone et une petite partie anglophone. Je ne sais pas si c’est un handicap. S’il y avait une égalité est ce que cela n’aurait-il  pas provoqué une adversité ?  Là, je ne sais pas. Mais cette inégalité fait que  les  anglophones ont beaucoup plus de courage d’apprendre à  parler français parce  que, c’est cette langue  qui est parlé dans la majeure partie du pays. Mais, nous les francophones, nous n’avons pas cette chance.  Il faut parfois arriver à un certain poste de responsabilité pour comprendre que c’est une chance que d’avoir à parler couramment les deux langues. Ce qui fait que,  étant francophone on ne  se sent pas obliger de maitriser l’anglais  ceci à cause du fait qu’on n’a pas toujours devant nous des personnes avec qui on va  s’exprimer  en anglais. Selon moi, je pense que c’est un peu ça qui fait que le bilinguisme  ne soit  pas encore parfait au Cameroun. Quand les élèves s’exprimaient pendant les différentes prestations, on avait de la peine à savoir s’ils étaient  francophones ou anglophones Car, ils s’exprimaient autant  bien en français qu’en anglais. Ce n’était pas un anglais maculé ou un mauvais anglais. Donc, avec ça je puis dire que le bilinguisme au Cameroun a de beaux jours devant lui.

Entretient réalisé par Hervé Villard Njiélé.

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Bilinguisme au Cameroun: Sous le signe de la continuité

6 Février 2012, 21:11pm

Publié par Hervé Villard

 

Bilinguisme au Cameroun

 

Sous le signe de la continuité

 

La 7ème édition de la semaine du bilinguisme a été lancée dans la région du littoral hier. C’était en présence de  Jean Jules Ebongue Ngoh le délégué régional des enseignements secondaires pour le littoral.

 

C’est le gymnase du lycée polyvalent de Bonaberi qui a servi de cadre de lancement de la 7ème édition de la semaine du bilinguisme dans la région du littoral. C’était  lundi 30 janvier 2012 aux environs de 9h. Très tôt ce jour, le personnel administratifs de cet établissement d’enseignement secondaire, les enseignants, les élèves et le parterre d’invités conviés à cette évènement d’envergure national étaient  présents au lieu de la cérémonie. Il était question pour eux de contribuer efficacement au lancement de la semaine du bilinguisme qui se déroule du 30 janvier au 3 février 2012 sur l’ensemble du triangle  national.  Jean Jules Ebongue Ngoh, le délégué régional de l’enseignement secondaire pour le littoral présent à cette cérémonie, s’est saisi de cette occasion pour sensibiliser toute la communauté éducative du littoral sur l’importance du bilinguisme. « Le lancement de la semaine du bilinguisme dans la région du littoral consiste en la vérification de ce que, chaque élève de la région du littoral, chaque écolier, et chaque enseignant de la région du littoral est devenu plus bilingue que l’année passée lors du lancement de la sixième édition » a affirmé le délégué des enseignements secondaires. Représentant Faï yengo Francis, le gouverneur de la région du Littoral empêché, jean jules Ebongue Ngoh bien avant le lancement  des activités a rappelé à l’ensemble de la communauté éducative le message à lui transmis par le gouverneur «Le gouverneur m’a chargé de demander à chaque citoyen de la région du littoral de suivre son exemple  puisqu’il est  parfaitement bilingue. Il  veut que chaque citoyen de la région du littoral soit à mesure de bien s’exprimer à la fois en français comme en anglais. » A-t-il mentionné.

Pendant cette cérémonie ponctuée des  interprétations et des play-back, des écoliers et élèves des différents établissements représentés ont présentés des sketches et des récits invitant l’assistance à cultiver le bilinguisme. « Bilinguisme sans toi nous ne pouvons pas avoir d’emploi. Avec toi nous pouvons voyagez à la fois dans les pays anglophones et francophones. Bilinguisme avec toi, nous pouvons vivre mieux» exaltaient-ils à travers les différents chants, sketches et récits présentés.

Le  thème de cette 7ème édition « le bilinguisme pour une citoyenneté responsable » invite tous les jeunes camerounais à se mettre à l’école du bilinguisme afin de contribuer à la bonne marche de la nation dans le futur. «Cette année, nous avons au niveau de l’enseignement secondaire une pédagogie pour l’avènement d’une société citoyenne. Nous formons des citoyens pour qu’ils deviennent  accomplis sur tous les plans. Le bilinguisme c’est un élément parmi tant d’autres qui fera de chaque camerounais un citoyen responsable. C’est pourquoi nous invitons tous les camerounais à apprendre à faire usage des deux langues » A expliqué   Jean Jules Ebongue Ngoh  au sorti de cette cérémonie.

 Parlant du programme de la semaine, il est meublé  par des conférences et des débats animés par des élèves dans les différents établissements scolaires de la région. Etaient présents à cette cérémonie, les proviseurs des différents lycées et collèges de la région, le maire de l’arrondissement de Douala 4ème des inspecteurs pédagogiques régionaux et départementaux,  des enseignants et des élèves.  Ceux-ci se sont séparés tout en promettant tout mettre en jeux pour accroitre le niveau du bilinguisme au Cameroun durant cette année.

Hervé Villard Njiélé

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Patrick Mboma: C'est tout le monde qui va insuffler un vent nouveau à cette dynamique »

6 Février 2012, 20:58pm

Publié par Hervé Villard

 

Patrick Mboma

 

«  C'est tout le monde qui va insuffler un vent nouveau à cette dynamique »

 

 

Rencontré au stade omnisports de Bépanda le samedi 14 janvier 2012, jour de lancement du tout premier championnat professionnel du Cameroun, le mythique goleador des Lions Indomptables du Cameroun s'est prononcé sur la professionnalisation du football en cours au pays de Roger Milla.

 

Qu’est-ce que ça vous fait d’être dans un anonymat total ?

J’ai toujours cherché à me comporter comme monsieur tout le monde. C’est vrai que l’anonymat n’est pas total. Je n’ai pas cherché à faire savoir que j’allais arriver, de peur d’être avec une ribambelle des journalistes derrière moi. Je pense être un peu plus simple. Je ne cherche pas faire parler de moi. Je suis tout à fait satisfait du contact que j’ai avec les camerounais. Et je suis content de pouvoir m’asseoir normalement. Vous savez, j’ai souvent envie de marcher dans la rue, de respirer l’air comme tous les autres  Camerounais.

 

Un mot sur la professionnalisation du football au Cameroun ?

 

 

Aujourd’hui, on a un élément nouveau. On entre dans une phase de professionnalisation qui doit avoir besoin de beaucoup de soutiens. Mais, cela concerne tout le mouvement sportif camerounais. C'est à dire, du spectateur, à l’arbitre en passant par les médecins, et bien entendu les joueurs qui sont les principaux acteurs, sans oublier bien sur, les encadreurs. C’est tout le monde qui doit insuffler un vent nouveau à cette dynamique. Et il faut notamment que les gens viennent au stade, c’est évident.

 

Qu’est-ce que Patrick Mboma compte faire pour que la professionnalisation du football soit effective au Cameroun ?

Je compte faire beaucoup de choses, si j’ai le crédit pour le faire. Je n’ai pas envie de parler et de balancer plusieurs plans d’action et les vivre à cinq milles kilomètres d’ici. J’ai déjà lancé plusieurs fois, vous le savez un appel dans ce sens.

 

Rigobert Song, team manager des Lions Indomptables, vous inspire un commentaire ?

 

Bien entendu. Rigobert Song est plus qu’un ancien coéquipier, c’est plus qu’un frère avec toutes les aventures que nous avons eu en sélection et en club. Maintenant, c’est bien que Rigobert ait un poste de responsabilité eu égard à ce qu’il a donné pour le football camerounais. Et ensuite, ça permet d’ouvrir la porte aux footballeurs dans un mouvement qui est en plein évolution. On le voit aujourd’hui. Il faut profiter de cet élan pour ouvrir encore un peu plus la porte aux footballeurs qui ont de part leur expérience et leur vécu marqué notre football. Je pense qu’il est normal que les footballeurs se mêlent à la bonne marche du football. Pas de façon désordonnée, pas n’importe qui, pas n’importe quand, ni n’importe comment.

 

On donne plusieurs fonctions à Patrick dans les Lions Indomptables, mais rien n’est encore effectif.

Je suis citoyen comme les autres à ce jour. Je ne participe pas officiellement à l’émergence du football camerounais.

 

Le quotidien de Patrick Mboma…

Mon quotidien c’est beaucoup de voyages.

 

A la CAN qu’est-ce que vous allez faire ?

 On va la regarder, on va la commenter pour certains médias

 

Entretien réalisé par Hervé Villard Njiélé

 

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Université de Douala: La faculté des sciences juridiques et politiques célèbre le droit.

6 Février 2012, 20:30pm

Publié par Hervé Villard

 Université  de Douala

La faculté des sciences juridiques et politiques célèbre le droit.

 

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A l'occasion des journées Capitant qui se sont déroulées au sein de l'université de Douala du 30 au 31 janvier 2012, le droit civil camerounais et français ont été revisités d'une manière générale.

 

« J'ai passé deux jours d'intense formation sur le droit Civil Français et Camerounais. Avec les exposés des différents intervenants, qui étaient des experts en droit pour la plus part, j'ai beaucoup appris. Il y a des notions sur le droit de la famille que je n'avais pas bien assimilées en première année quand j'étais encore à l'université que j'ai parfaitement compris. Grâce à ces travaux. Je remercie le doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques et l'association Henri Capitant qui a initié cette entreprise. Je souhaite tout simplement que des initiatives comme cette dernière soient multipliées pour le bonheur des étudiants camerounais que nous sommes ».

 

Siantou Wantou, étudiant en master 2 droit des affaires à l'université de Douala est tout ému. Au sorti des journées scientifiques de la facultés des sciences juridiques et politiques auxquelles il a pris part, il ne cache pas sa satisfaction. «Je pleure le sors de mes camardes qui ne sont pas venus. J'ai beaucoup appris» affirme-t-il le sourire aux lèvres. Nadège P. étudiante en master1 sciences politiques dans la même université reconnaît avoir révisé la majeure partie de ses cours de droit en deux journées. « J'ai eu l'impression en assistant au journées scientifiques qu'on me refaisait mes cours de licence. En tout cas j'ai éprouvé du plaisir à être là. Puisque c'était enrichissant. » déclare-t-elle.

Comme ces deux étudiants, tous ceux qui ont pris part aux journées scientifiques organisées par la faculté des sciences juridiques et politiques (fsjp) de l'université de Douala qui se sont déroulées au sein cette institution universitaire du 30 au 31 janvier 2012, en ont eu pour leur compte.

Nombreux d'entre eux sont repartis satisfaits. Car, le séminaire leur a permis de découvrir pour des uns ,des aspect du droit civil qu'ils ignoraient. Pour les autres, de combler leurs lacunes. . « c'était l'occasion pour beaucoup d'entre nous de faire un recyclage et à moindre coup . « Car, manipuler le droit n'est pas chose aisée quand on ne le maitrise pas. » a affirmé un magistrat au sortir du séminaire.

 

Organisé par la faculté des sciences juridiques et politiques de l'université de Douala de concert avec l'association Henri Capitant, l'association des amis de la culture juridique française basée en France, ces journées scientifiques se sont déroulées sur le thème « Mutations du droit civil en France et au Cameroun ».

Selon Denis Mazeaud le président de cette association, le choix de ce thème se justifie par le fait « qu'il fallait choisir un thème accessible à tout le monde, un thème qui comporte plusieurs sous thèmes et devait permettre à la communauté scientifique camerounaise de pouvoir s'exprimer ». D'après celui qui déclare avoir rêvé « d'une conférence pleine au sens propre du thème, avec des praticiens curieux et exigeants et des étudiants passionnés et volontaires, » il a été satisfait parce que « mon rêve s'est réalisé » affirme-t-il tout ému.

Accueilli en héros par les étudiants en droit, qui tenaient à le connaître après avoir lu plusieurs de ses œuvres, il a affirmé qu'il n'est pas déçu de son voyage à Douala

S'agissant du séminaire proprement dit, des exposés sur les systèmes d'arbitrage en droit camerounais, la reforme du droit de l'arbitrage, la reforme du droit de prescription ont été évoqués. Sans oublier bien sur, les reformes du droit de la famille du droit extrapatrimonial de la famille et le droit successoral. La reforme du droit des contrats dans l'avant projet du code civil, la reforme du droit des suretés, la reforme du droit de la responsabilité civile dans l'avant projet du code civil n'était pas en reste.

Bref plusieurs aspects du droit civil ont été évoqués au cours de ces journées.

Le professeur Henry Bebey Mody Koko, le doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques satisfait par la qualité des exposés a remercié les membres de l'association Capitant et les enseignants de son département qui se sont sacrifiés pour la réussite de ces journées. « Nous venons de réaliser un grand festin. La qualité des travaux conduit pendant ces deux jours m'envoie ravie » affirmé le doyen visiblement ému. ont pris part à ces travaux, le Dr Ethy Nyake, Dr Etienne TanekeMe jean Claude Dubarry, les professeurs Cyril Grimaldi, jean Gatsi, Fréderic Bicheron, Emmanuel Bokalli, doyen de la faculté de droit de l'université de Yaoundé 2-soa, Roger Mevoungou Nsana, Denis Mazeaud, André Akam Akam, Adolphe Minkoa She, heni désiré Modi Koko Bebey, des nombreux magistrats des juristes d'entreprises et des étudiants. Ces journées scientifiques ont pareillement servi de prétexte pour relancer en Afrique noir et au Cameroun les activités de l'association Capitant. Une antenne a d'ailleurs été créée à Douala et sera animée par les enseignants et les étudiants de la faculté de droit

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Education: Les enseignants boycottent le préavis de grève à Douala

6 Février 2012, 15:29pm

Publié par Hervé Villard

 

Education

 

Les enseignants boycottent le préavis de grève


Annoncée pour le 6 février 2012, la grève des enseignants prévue hier  sur l’ensemble du triangle nationale  n’a pas eu  lieu à Douala. Les cours se sont déroulés normalement dans les différents établissements publics de la capitale économique du Cameroun.


Lycée d’Akwa ce lundi 6 février 2012. Il est  11h 30. Dans  un angle de la cour de l’établissement, certains élèves en tenu  de classe discutent paisiblement. Ces derniers un peu plus préoccupé par de la fête de la jeunesse discutent sur les différentes activités qui aura cours au sein de leur établissement pendant cette semaine. Dans l’une des classes de 6ème, le professeur de mathématique explique des leçons aux élèves. Ces derniers sont d’ailleurs très attentifs. En Classe de 1ere D1 du même établissement, les élèves affirment avoir fait le cours de science naturelle et de mathématique dans la matinée.  Pendant que ceux-ci révisent leurs leçons, leurs camarades  de Tle C  corrigent les exercices de mathématiques avec l’appui de leur enseignant.


A l’école publique située non loin de là, les élèves du primaire qui fréquentent le matin sont entrain de rentrer. Ils ont fini leur journée de cour. «On a fait le cours de français et  de  mathématiques le matin. Ensuite,  on a fait les entrainements du défilé » affirme une écolière. Au lycée bilingue de Deido, à l’école publique du même lieu, l’ambiance est la même. Les cours se sont déroulées normalement contrairement à ce qu’on attendait. C’est que la grève générale des enseignant  des établissement d’enseignement public annoncée par le collectif des syndicats des enseignants du Cameroun en date du 27 janvier 2012 n’a pas été suivie. Alors que tout le monde s’attendait à un arrêt systématique des cours  dans les établissements publiques de la ville, rien ne s’est passé. Tous ont vaqué à leur occupation sans anicroche.


Selon certains enseignants sous anonymats,  le mot d’ordre qui devait arriver de Yaoundé ne leur est pas parvenu. C’est pourquoi, ils ont poursuivi les enseignements comme d’habitude. Déclare-t-ils.  D’autres par ailleurs affirment que les leaders syndicaux sont en pourparlers avec les responsables du gouvernement à Yaoundé. Et, c’est au sortir de cette concertation que les actions à mener seront décidées pensent-ils. Au lycée Joss où beaucoup d’élèves ont été aperçu dans la cour de récréation, la préparation des activités de la semaine  de la jeunesse est la raison de leur présence en ce lieu.   Dans certaines classes pourtant, des enseignants sont présents et dispensent des cours.


Comme motifs du mouvement de grève des enseignants prévu hier, on cite notamment le paiement de la  prime de documentation et de recherche. Mais également des avantages afférents à ce décret tels que le rééchelonnement indiciaire et l’attribution des palmes académiques. D’autres revendications, purement corporatistes, concernent cette fois l’intégration des instituteurs contractuels comme fonctionnaires, la signature de la convention collective de l’enseignement privé, la convocation d’un Forum National de l’Education et l’intégration des enseignants d’Education physique et sportive (Eps) dans le statut particulier de 2000

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mtn élite One: Union et coton se neutralisent à Douala

6 Février 2012, 11:07am

Publié par Hervé Villard

 

 Mtn élite One

Union et coton se neutralisent à Douala

une phase de match union contre Coton sport à Douala

Le top match de la 3ème journée de la Mtn élite one qui opposait  Les Nassaras  Kamakaï à coton sport de Garoua, s’est soldé par un match nul d’un but partout.

 

C’est dans un stade omnisports de Bépanda archi comble, que la rencontre  qui opposait Union de Douala à Coton sport de Garoua s’est déroulée. Venu nombreux vivre en direct cette rencontre de choc, qui opposait  deux ténors   du championnat  national de  première division de football  du Cameroun, les spectateurs ont eu de quoi se mettre sous la dent. Car la qualité de jeu, et la technicité des vingt deux acteurs présents,  ont fait vibrer les milliers de supporters de la première à la dernière minute de la rencontre.

Des le coup d’envoi, ce sont les cotonculteurs qui passent à l’attaque grâce à son attaquant fétiche Jacques Haman (9). Avec sa pointe de vitesse et des dribles exceptionnelles, il prend de court à plusieurs reprises la défense d’Union de Douala avant de manquer d’ouvrir le score.  A la 22ème minute de la première manche, la véritable occasion de but de  Coton sport de Garoua est gaspillée par son attaquant fétiche. Jacques Haman,  après avoir éliminé Jacques Nguémaleu le capitaine d’Union de Douala, son tir que le public croit au fond des filets est déjoué  en corner par Mounchili Mfombam, le gardien de but des Nassaras solidement resté sur ses appuis.

La fièvre monte d’un cran, tous les supporters de coton sont debout la main sur la tête tout et regrettent cette occasion ratée  «Ce n’est pas vrai ça ! » s’exclame un supporter de coton sport, qui avait crié « but ! » bien avant que l’occasion ne soit ratée.

 Cependant, quatre minutes plus tard, les supporters de coton sport seront récompensés.  A la 26ème minute plus précisément  Boukana Kaya ouvre la marque et permet à à son équipe  de mener au score.

 Sur un centre parti du coté droit des buts du portier Mounchili Mfombam de  Union de Douala, Boukana Kaya, voté homme de match à la fin de cette rencontre,  bien positionné dans la surface de réparation des Nassaras, loge le cuir au fond des filets.

 L’ouverture du score donne un peu plus du tonus à la rencontre. Des deux cotés, on sent une envie de dominer mais, les dernière passes sont soient interceptées par les défenseurs, soient mal ajustées.  L’avantage est en faveur des cotonculteurs qui ne concrétisent malheureusement pas leurs nombreuses  actions de but. Djonkep Bonaventure le coach  d’Union  de Douala repositionne ses poulains. Ces derniers blessés dans leur orgueil propre veulent refaire le retard avant la fin de la première manche. Ce qui intervient dans les arrêts de jeu à la 48ème minute plus précisément. Sur un coup franc tiré dans la surface de réparation,  Babanda  Joël saute plus haut que les défenseurs de coton  sport et dévie le ballon dans  les filets. Union vient de revenir à la marque. Le stade tonne, tout le monde se lève pour saluer le coup de génie du butteur. Et, c’est  sur ce score que Juenkou Aurélien, le central de cette rencontre  va mettre fin à  la première manche.

 La deuxième mi-temps est à l’image de la  première.   Union comme Coton veulent faire plier la rencontre. Mais, toutes les  velléités offensives sont stoppées  par les défenseurs  très bien en jambe. Car, il n’est pas question de perdre la rencontre. Malgré l’envie de gagner qui anime les deux équipes, c’est ce score de parité d’un but partout qui va sanctionner cette rencontre.

Au delà du score, le public s’est régalé. «C’était une belle rencontre, je crois que le championnat national camerounais est entrain d’évoluer. Si chaque dimanche, les joueurs nous servent un spectacle comme ce que nous avons eu ce soir, je suis sur que le public reviendra au stade » a affirmé un technicien de football.

Parlant  des autres rencontres de cette  3ème journée de la Mtn élite one, les Astres de Douala et News Star Academy ont fait jeux égale de 2buts partout hier au stade omnisports de Bépanda.   A Yaoundé, le  Canon de Yaoundé a arraché son premier point en contraignant   Unisports de Bafang  à  un score de parité de deux buts partout. (2-2) Entre temps, Yong sport Academy  et Njalla Quan se sont neutralisés sur le score d’un but partout   tandis que Scorpion  de Bé laminait Tiko United  par trois buts à zéro (3-0). Panthère de Bagangté pour sa part, est allée battre aigle à domicile sur le score d’un but à zéro alors que, sable et Renaissance de Ngoumou se séparaient sur un score nul de zéro but partout.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Appolinaire Abena Mfana:«Le bilinguisme au Cameroun a de beaux jours devant lui »

1 Février 2012, 15:30pm

Publié par Hervé Villard

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Interview
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«Le bilinguisme au Cameroun a de beaux jours devant lui »
 

Rencontré à l’occasion du lancement de la 7ème édition de la semaine du bilinguisme dans la région du littoral, Apollinaire Abena Mfana, proviseur du Lycée polyvalent de Bonabéri  fait une appréciation du bilinguisme au
Cameroun.




Monsieur le proviseur, quelle évaluation pouvons nous faire du bilinguisme au Cameroun ?


 
Je peux dire que le bilinguisme évolue au Cameroun de nos jours. Car, il  y a de plus en plus la création des établissements bilingues et nous voyons le plus souvent des parents francophones qui envoient leurs enfants  se former dans les établissements bilingues et vice versa.  Ce qui fait dire à mon avis que,  la situation évolue. Le bilinguisme a des lendemains meilleurs au Cameroun.  Près de dix ans après le lancement de la culture au Cameroun, je peux vous dire que le bilan est positif.  C’est vrai que nous n’avons pas encore atteint un bilinguisme intégral mais, nous y allons effectivement. Parce que, on voit de plus en plus des  anglophones qui veulent parler français et des francophones qui veulent parler anglais. Ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est une réalité. Moi aussi, j’ai été formé dans un système francophone, mais c’est naturel que  je veuille à tout prix maitriser autant l’anglais que le  français.

Quelles sont les avantages qu’offre le bilinguisme ?

Pour un pays comme le notre, la pratique du bilinguisme représente  un très gros avantage. Il n ya qu’à prendre notre sous région. Je veux dire l’Afrique.  Nous avons l’avantage de parler  deux langues parmi   les plus parlées dans le monde, je veux dire le Français et l’Anglais. L’anglais étant d’ailleurs la langue parlée par la majeure partie du monde. C’est un grand avantage pour les camerounais, un avantage que nous n’imaginons  pas. Il suffit de faire un tour dans les pays  Francophones de l’Afrique de l’Ouest pour  comprendre  que, eux même  là-bas,  ils  n’ont pas la notion de ce que nous appelons ici bilinguisme. Ce qui voudrait par exemple  dire que, lorsqu’on fait un journal on utilise inversement les deux langues. Si c’est un journal bilingue on fait le journal en anglais et en français et tout le monde suit. C’est juste pour dire que c’est un gros avantage pour le Cameroun et pour les Camerounais et que l’on saisisse d’avantage cette opportunité.

Le thème de la 7ème édition de la semaine du bilinguisme au Cameroun s’intitule «Le bilinguisme pour une citoyenneté responsable ». Quels commentaires faites-vous de ce thème ?

Je me dis tout simplement que la paix commence  au moment où on observe celui qui est en face de soi. Le Cameroun a une grande diversité  linguistique. Cela part de nos propres langues maternelles  et de nos deux langues officielles. Et il ne  faudrait pas que, lorsque  on est en face de quelqu’un qui parle  anglais qu’on le voit comme une personne entièrement à part. Ou, quand on est devant quelqu’un qui parle français qu’on l’identifie comme un camerounais à part. Au contraire lorsque  vous avez devant vous un anglophone qui parle l’anglais  pendant que vous êtes francophone, que vous le prenez comme un camerounais et un francophone qui parle français  alors que vous êtes anglophone que vous le prenez comme un Camerounais tout court. Ce qui fait que le bilinguisme ne doit pas nous faire coller une identité sur celui qui est en face de nous. Il faut dépasser cela. Et cela est opérationnel de nos jours parce que, quand on voit des francophones envoyé leur enfants dans les écoles anglophones cela signifie que les camerounais on dépassé ce cap là. Que l’anglais et le français  soit parlée par tous les  camerounais et de la manière la plus parfaite.



Qu’est ce qui empêche le bilinguisme d’être effectif de nos jours au Cameroun ?



Il y a un déséquilibre naturel qui voudrait qu’une grande partie du Cameroun soit francophone et une petite partie anglophone. Je ne sais pas si c’est un handicap. S’il y avait une égalité est ce que cela n’aurait-il  pas provoqué une adversité ?  Là,je ne sais pas. Mais cette inégalité fait que  les  anglophones ont beaucoup plus de courage d’apprendre à  parler français parce  que, c’est cette langue  qui est parlé dans la majeure partie du pays. Mais, nous les francophones, nous n’avons pas cette chance.  Il faut parfois arriver à un certain poste de responsabilité pour comprendre que c’est une chance que d’avoir à parler couramment les deux langues. Ce qui fait que,  étant francophone on ne  se sent pas obliger de maitriser l’anglais  ceci à cause du fait qu’on n’a pas toujours devant nous des personnes avec qui on va  s’exprimer  en anglais. Selon moi, je pense que c’est un peu ça qui fait que le bilinguisme  ne soit  pas encore parfait au Cameroun. Quand les élèves s’exprimaient pendant les différentes prestations, on avait de la peine à savoir s’ils étaient  francophones ou anglophones Car, ils s’exprimaient autant  bien en français qu’en anglais. Ce n’était pas un anglais maculé ou un mauvais anglais. Donc, avec ça je puis dire que le bilinguisme au Cameroun a de beaux jours devant lui.



Entretient réalisé par Hervé Villard Njiélé.

 

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