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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite africaine et mondiale

Immigration : 63 Camerounais expulsés du Gabon

2 Mars 2010, 14:11pm

Publié par hervy

 

 

Près de 400 immigrés en situation irrégulière viennent d'être reconduits aux frontières.

Pendant plusieurs jours, les éléments de la Direction générale de la documentation et de l'immigration (Dgdi) ont lancé l'estocade contre les immigrés clandestins, et, le moins que l'on puisse dire, c'est que la pêche a été fructueuse. Dans tous les grands carrefours et les lieux névralgiques de Libreville, la capitale gabonaise, ils essaimaient en civil en interpellant toutes les personnes.
Il fallait montrer pâte blanche ou se voir embarquer manu militari dans leur bus. Certains immigrés s'arrangeaient à l'amiable avec des agents pour une rondelette somme de 100.000 Fcfa. Cette opération a installé plusieurs " sans-papiers " dans une psychose permanente. Jusqu'à présent, les rescapés se calfeutrent chez eux dans une peur bleue de se faire prendre. "Je reviens de loin, c'est grâce à une petite fille qui est venue m'informer que les agents du Cedoc arrêtaient les sans papiers, je me suis enfui pendant des heures", affirme Hélène, une Camerounaise âgé de 45 ans et tenancière d'un bar à Libreville.

Rapatriements
Au total, et selon les informations officielles, 358 clandestins ont été interpellés, après leur garde à vue, ils ont été expulsés pour plusieurs motifs : les détenteurs de titres de séjour de courte durée, qui, après expiration, continuent de séjourner au Gabon, ceux qui ne possèdent aucun titre de séjour et certains dont les cartes de séjour expirées depuis longtemps sans être renouvelées. Ainsi, 63 Camerounais ont été reconduits à la frontière à Kye-Ossi, 80 Maliens, 30 Burkinabé, 26 Guinéens (Conakry), 21 Nigérians, 20 Nigériens, 17 Togolais, 15 Béninois, 8 Sao toméens, 4 Congolais (Brazzaville), 6 Congolais (Kinshasa), 2 Tchadiens, 2 Equato-guinéens et 25 ressortissants d'autres pays.

C'est un navire battant pavillon Saotoméen qui a été réquisitionné par la Dgdi pour débarquer au port de Calabar au Nigeria avec 231 Ouest africains. Seuls les 38 Sénégalais devraient bénéficier du confort de l'avion grâce aux dispositions prises par les autorités de leur pays. Selon toute vraisemblance, cette opération ne serait qu'un prélude à d'autres actions d'envergure qui viseraient à expurger le pays de la "vermine" que constituent pour les autorités gabonaises le nombre très élevé des clandestins. D'ailleurs des mesures ont déjà prises à cet effet: tous ceux qui ont bénéficié d'un visa court séjour ne peuvent plus prétendre à une carte de séjour, tout comme des personnes âgées de 60 ans ne verraient pas leur titre de séjour renouvelé. Pour la plupart, débrouillards, ont du mal à débourser la rondelette somme de 500.000 Fcfa pour se faire délivrer la carte de séjour. "Quand j'aurai réuni cette somme, je plierai bagage pour le pays car j'aurai un fonds de commerce", affirme Jules Deffo dans une hilarité plutôt étonnante.
Cette  triste situation quelques jours seulement après le rapatriement de la Guinée Equatoriale d'environ 37 étrangers donc 17 camerounais des nigérians et des maliens. ceux-ci avaient échoué au large de Kribi et avaient benéficié de l'assistance du sous-prefet de cette localité qui, après les avoir accordé l'hospitalité les a mis dans un bus pour la destination Douala où chacun d'eux allait rejoindre les membres de sa famille. Décidément les camerounais sont dévenus indésirables.

Hervé Villard Njiélé

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Rwanda : Nicolas Sarkozy demande des excuses

25 Février 2010, 16:36pm

Publié par hervy

 Lors de sa visite ce jour à Kigali la capitale rwandaise, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré que la France a fait des erreurs lors du génocide Rwandais de 1994 et a annoncé sa volonté politique de bâtir  "une coopération économique, politique, culturelle" entre les deux pays.

"Ce qui s'est passé ici est inacceptable, et  oblige la communauté internationale, dont la France, à réfléchir à ces erreurs qui l'ont empêchée de prévenir et d'arrêter ce crime épouvantable", a déclaré le président français  lors d'une conférence de presse en présence du président rwandais Paul Kagame à Kigali.

Le président français a notamment évoqué de "graves erreurs d'appréciation", une "forme d'aveuglement" et des "erreurs dans une opération Turquoise engagée trop tardivement" par Paris lors du génocide.

"Des erreurs d'appréciation, des erreurs politiques ont été commises ici et elles ont eu des conséquences absolument dramatiques", a-t-il affirmé.

Nicolas Sarkozy a souligné la "très forte portée symbolique" de sa visite au Rwanda, qui a pour objectif, a-t-il assuré, de "tourner une page extrêmement douloureuse" de l'histoire des deux pays. Il a ainsi invité Paul Kagame au sommet Afrique-France de Nice en mai.

"A partir de toutes ces erreurs, de tous ces drames, nous allons essayer de construire une relation bilatérale", a-t-il déclaré, évoquant "une coopération économique, politique, culturelle qui ne ressemblera sans doute à aucune autre"  a conclut Nicolas Sarkozi.

 Il faut rappeler que depuis  la crise diplomatique survenue entre ces deux Etats en 1994, aucun président français ne s’était rendu dans ce pays. Le passage de Sarkozy, selon les observateurs avertis de la scène politique internationale mettra sûrement un bémol à cette crise. Avant de se rendre au Rwanda, Nicolas Sarkozy s’était rendu hier au Gabon où, il a visité la tombe du feu président Bongo et s’est entretenu avec Ali Bongo le président Gabonais. Cette deuxième visite  de sarkozy  en Afrique depuis son élection a pour but  de normaliser les relations entre la France et ses anciennes colonies.   

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Francophonie : la conférence interparlementaire sur la diversité des expressions culturelles se tiendra au Québec en 20011

25 Février 2010, 15:53pm

Publié par hervy

 

 

L’annonce a été faite le 4 février dernier par le président de l’assemblée nationale du Québec et président de l’assemblée parlementaire de la francophonie(APF) Yvon Vallières

 

La conférence interparlementaire sur la diversité des expressions culturelles se tiendra du 30 janvier au 4 février 2011 au Québec.  

Une partie importante de la conférence sera consacrée aux politiques visant à développer et à soutenir les industries culturelles. L'Assemblée nationale est fière d'accueillir cette conférence interparlementaire portant sur la mise en œuvre et le suivi de la Convention de l'UNESCO sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles. Cette rencontre permettra, entre autres, d'affirmer et de renforcer le rôle dynamique de la Francophonie dans l'enjeu de la diversité des expressions culturelles auprès de la communauté internationale", a précisé M. Vallières.

 

Cette conférence sera organisée par l'Assemblée nationale du Québec et l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, en partenariat avec l'Organisation internationale de la Francophonie et l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

 

Les sections membres de l'APF seront invitées à participer à la conférence de Québec. De plus, certaines organisations interparlementaires et des représentants de la société civile seront invités à titre d'observateurs. La Conférence se déroulera parallèlement à d'autres réunions statutaires de l'APF, notamment le Bureau et la Commission de l'éducation, de la communication et des affaires culturelles.

 

L'APF regroupe des parlementaires de 77 parlements ou organisations interparlementaires répartis sur les 5 continents.

 

Hervé Villard Njiélé

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Télécommunication : le Tchad passe de la numérotation de 7 à 8 chiffres en mars

25 Février 2010, 15:23pm

Publié par hervy

A partir du 15 mars, la numérotation téléphonique passera de 7 à 8 chiffres au Tchad.
Selon l'Office tchadien de régulation des télécommunications (OTRT), ce changement intervient pour conformer le pays aux standards internationaux en matière de numérotation, mais également pour répondre aux besoins du marché de la téléphonie fixe et mobile.
Ainsi, les numéros de l'opérateur Zain doivent êtres précédés du chiffre 6, le 9 pour l'opérateur Tigo, le 7 pour l'opérateur Salam, et le 2 pour Sotel et Tawali.  Les abonnés de la téléphonie mobile tchadienne devront se conformer à cette nouvelle norme qui sera bientôt opérationnelle.  Le Tchad rejoint ainsi le Cameroun qui est passé à la numérotation à 8 chiffres depuis 2007.

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Cameroun : Grèves de la faim, révolte contre l’injustice ou chantage judiciaire

25 Février 2010, 10:34am

Publié par hervy

Cameroun : Grèves de la faim, révolte contre l’injustice ou chantage judiciaire 

 

La liberté d’expression quoique sujette à question, a considérablement évoluée au Cameroun. Nous sommes partis des motions de soutien à l’honneur du prince aux marches pacifiques, puis progressivement des settings à la révolte par les violences de la rue et dernière trouvaille en date, aux grèves de la faim.

 

L’ex-secrétaire d’Etat au ministère des Enseignement secondaires, Catherine Abena, interpellée le 08janvier dernier dans le cadre d’un dossier de détournement présumé de fonds publics, en est l’expression la plus récente. Depuis son arrestation. Elle a observé une grève de la faim qui lui a permis d’échapper momentanément à l’univers carcéral de Kondegui, où elle avait été admise à faire valoir ses droits judiciaires. Son acte visait à contester les accusations portées contre elle, qui n’était que le second d’un ministre encore en poste.

Aujourd’hui, impossible de ne pas remarquer la présence des éléments de l’administration pénitentiaire, en faction devant le bloc de « réanimation et soins intensifs » de l’hôpital Central de Yaoundé. Catherine Abena  y est hospitalisée depuis vendredi 15 janvier 2010 après être tombée dans les pommes à la prison de Kondegui.

Elle est poursuivie pour faute de gestion, après les conclusions d’une enquête du Conseil de discipline budgétaire et financière qui lui impute une perte de deux cent cinquante  millions Fcfa. Pour s’insurger contre cette « injustice », la fille de Manga Pauline Jacqueline et de feu Abena Hubert Claude, Administrateur civil et ancien préfet, se  refusait à toute consommation d’eau et de nourriture.

Depuis, l’ex-secrétaire d’Etat aux Enseignements secondaires a recommencé à s’alimenter après avoir observé une grève de la faim pendant environ dix jours. Le 19 janvier 2010,  Catherine Abena a décidé de renouer avec les délices de la cuisine sur conseil  des médecins.

 

Ondo Ndong aussi

 

Elle n’est pas la première qui ait ainsi tenté cette forme de protestation. Malgré les charges qui pesaient sur lui, l’ancien Directeur général du Feicom, condamné en 2007 à 50 ans, avait au départ de son aventure carcérale décidé de repousser les repas qui lui étaient offerts.

Ce n’était pas encore officiellement une “ grève de la faim ”, mais ça y ressemblait. Les visiteurs et les geôliers de Emmanuel Gérard Ondo Ndong ont noté qu’il avait décidé de repousser les repas proposés, sans qu’aucune source ne se hasarde à s’étendre formellement sur les raisons de cette décision. C’est tout juste si on supputait sur une éventuelle corrélation entre les décisions du tribunal de grande instance de Yaoundé et cette option de M Ondo Ndong. Tentative de contestation du verdict de la justice, ou forme de “ guerre psychologique ” contre un système rattrapé par ses contradictions ?

Ondo Ndong, Catherine Abena s’affirment comme des figures symboliques d’un régime, dont l’un des traits caractéristiques se cristallise autour d’un pouvoir qui encourage les atteintes les plus féroces à la fortune publique, favorise les mœurs les plus licencieuses en matière de gouvernance, promeut la privatisation des ressources publiques par une élite prédatrice, sans rien négliger du détournement des richesses publiques au bénéfice du parti au pouvoir ou à la jouissance débridée des “ criminels à col blanc ”, dont le président Paul Biya disait le 21 juillet 2006, du haut de la tribune du 3e congrès extraordinaire du Rdpc qu’ils devraient “ rendre gorge ”.


Rouge gorge ?


Si l’aventure de Ondo Ndong a été perçue comme un pet de lapin, un chroniqueur estime que « Catherine Abena a prouvé une chose : l’action punitive du Pouvoir est creuse parce que manquant de socle moral. Personne d’autre que Catherine Abena n’a réussi à faire vaciller l’édifice de la fameuse « Opération épervier » avec autant de vigueur que l’ex-secrétaire d’Etat l’a fait, il y a quelques semaines ».

Avec Mme Abena, ajoute le chroniqueur décidemment en verve, « le pays a découvert, quelque peu ahuri, que la dissidence est possible : que quelqu’un peut refuser de se résigner, dire non, en faisant valoir une force de caractère autonome, rare. On doit donc à cette Femme d’avoir engagé l’un des premiers vrais tournants de cette affaire, celui qui fait triompher la seule détermination morale devant des tractations politiciennes dont personne n’a jamais eu la maîtrise des contours ».

D’où l’embarras du Pouvoir. « Qui se retrouve en face d’une difficulté inédite : être obligé de construire une justification publique de son action (ce qu’il avait toujours refusé de faire, jusqu’alors) pour répondre à un individu qui a posé son corps dans la conscience de tout un pays, comme une jurisprudence qui métaphorise l’injustice et l’aberration, comme une remise en cause brutale de tous les fondements d’une « punition collective » que les damnés sont censés accepter sans mot dire. En cela, la mort de Boto’o à Ngon avait déjà été, pour les meneurs de cette « opération », un choc, un coup moral. Catherine Abena, si elle avait emprunté le même chemin, aurait terriblement aggravé la situation et déstabilisé, en son cœur, les fondements de cette mise en scène ».

 

L’ex-secrétaire d’Etat a frappé les imaginations, en infligeant une défaite pour le moins cinglante à Amadou Ali et, surtout, à Paul Biya en personne. Etait ce le but recherché ? « Une défaite au système entier parce qu’elle a gravement accentué le discrédit qui pèse depuis longtemps sur cette « opération ».

 

Marque déposée

 

Quelques soient les motivations profondes de Catherine Abena, elle n’a hélas pas la marque déposée de ce genre de protestations. Malfrat en col blanc ou feyman, chacun a ses objectifs. Il y a quelques années, arrêté en possession de photocopie de billets de 500 francs français en noir et blanc, Olivier Kamga Monkam avait écopé de vingt ans de réclusion criminelle au Maroc, pour «falsification de monnaie».

Après plus de cent jours de grève de la faim, Olivier Kamga Monkam, âgé de 25 ans, avait perdu 33 kg. Il ne se levait plus, souffrait d'hémorragies intestinales, de dysfonctionnements rénaux et d'hallucinations. «La nuit, lorsque les démons viennent me visiter, je me sens brusquement immobilisé, mes membres se raidissent et je n'entends plus. C'est alors que je vois apparaître l'ombre d'êtres insaisissables, des bêtes aux pieds fendus, dansant à un rythme barbare et essayant de se jeter sur moi», écrit-il ainsi de sa prison, le 17 janvier 2002.

Plus près de nous, des personnes se réclamant du SCNC avait été contraints à la grève de la faim en 2007, après leur interpellation. En juillet 2008, des enseignants de l’Université de Douala étaient entrés en grève de la faim

L’université de Douala a été paralysée en partie par une grève de la faim « illimitée » des enseignants de cette institution supérieure qui décriaient les mauvaises conditions de travail mises en place par le recteur, et exigeaient entre autres, leur reclassement de chargé de cours à Professeur.

Les grévistes au nombre de neuf, avaient déclaré que les « manigances orchestrées du recteur » ont amené l’administration à revoir à la baisse, leur indice à la fonction publique, en témoigne le cas d’un chargé de cours, Amadou Monkaré qui dit avoir été recruté en 2001 à l’indice 635, mais qui a été ramené  à 530, alors « qu’en temps normal, il devrait être au-delà de 750 ».

Des universitaires sur le macadam


En dehors des deux grévistes de la faim, sept autres enseignants qui dénonçaient « la gestion à la petite semaine du recteur » avaient souligné qu’ils allaient rejoindre leurs collègues en commençant une grève de la faim. Durant les émeutes de la faim de 2008, six morts avaient été enregistrés à Loum. Parmi ces derniers, Aya Patrick Lionel, onze ans, élève au Lycée de Loum. C’est le fils de Joe La Conscience, un activiste qui manifestait pour dire “ Non à la modification de la Constitution ”. Ce dernier s’était rendu devant l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun à Yaoundé où il avait entamé une grève de la faim pour exiger la réouverture de Equinoxe radio et télévision.

 

 

 

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Développement des infrastructures sanitaire : Les Iraniens au chevet de l’Afrique de l’Ouest

23 Février 2010, 09:53am

Publié par hervy

Présenter, promouvoir et démontrer la technologie iranienne de fabrication du médicament et du matériel biomédical à l’ensemble du marché Ouest-Africain à partir de la Côte d’Ivoire voilà résumé d’une manière brève  l’objectif poursuivit par la délégation iranienne qui a séjourné en Côte d’Ivoire du 15 au 17 février dernier. Pour atteindre cet objectif visé, la délégation Iranienne en partenariat avec le ministère de la santé de Côte d’Ivoire et la première dame  de ce pays ont organisé  à la CAISTAB de Côte d’Ivoire, du 15 au 17 février dernier, le Forum international du médicament et du matériel biomédical.

En marge de ces travaux, les participants ont été reçus en audience par l’épouse du président de la République, à sa résidence privée d’Abidjan Cocody. La délégation reçue par Mme Simone Ehivet Gbagbo comprenait les responsables des industries et entreprises iraniennes du secteur de fabrication du médicament et du matériel biomédical, les dirigeants du secteur de la banque de développement des exportations, les promoteurs de Fonds d’investissements.

A cette importante délégation iranienne dirigée par le vice-ministre iranien de la Santé et son Excellence M. Tiéti Roch d’Assomption, ambassadeur de Côte d’Ivoire en Iran, il faut ajouter les 12 délégués venus des six (6) pays africains (le Togo, le Niger, le Cameroun, la Guinée, la Mauritanie…). Au nom de tous les participants, c’est le vice ministre iranien de la Santé qui a expliqué à la première dame, les objectifs du forum Africa Health.

L’autorité iranienne a indiqué que ‘’Africa Health’’ est destiné à « jeter les bases d’un partenariat permettant aux pays d’Afrique de l’Ouest d’accélérer leur industrialisation à partir de l’expérience et du soutien financier et stratégique de l’Iran ». Le vice-ministre iranien a dit que son pays fera en sorte de construire des industries de fabrique de médicaments.

La première Dame a salué le futur partenariat entre les pays de l’Afrique de l’Ouest et la République d’Iran. Elle a expliqué que cette opportunité est la bienvenue. Mme Gbagbo a surtout indiqué aux délégués que la Côte d’Ivoire a prévu de mettre en œuvre une politique d’accès à la santé à travers l’AMU. En introduction aux échanges, l’ambassadeur Tiéti Roch d’Assomption a expliqué que le forum résulte de la nécessité de permettre à la Côte d’Ivoire et à d’autre pays africains, de mettre en place une politique sanitaire. A l’ouverture des travaux de ‘’Africa Health’’, c’est l’ancien ministre ivoirien de la Santé, Abouo N’Dori Raymond, qui a représenté la première Dame. Faisant le point, Abouo N’Dori a expliqué les difficultés de la Côte d’Ivoire et des pays africains en général qui se résument à l’accès aux soins et aux médicaments.

Hervé Villard Njiélé

 

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RDC: les enseignants en grève

23 Février 2010, 09:33am

Publié par hervy

Les enseignants de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), en République Démocratique du Congo réunis au sein de l’association des professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) sont en grève depuis hier.

 

Le président de l'APUKIN, le professeur Antoine Kitombole, l'a indiqué à la presse et a précisé que la décision a été prise au cours de l'assemblée générale tenue samedi dernier  à Kinshasa.

 

« Nous sommes en pourparlers avec le ministère de tutelle. Nous demandons l'amélioration des conditions de travail et la dignité des professeurs », a-t-il affirmé aux médias.

 

Les professeurs membres de l'APUKIN exigent l'exécution du barème adopté en première lecture par le Parlement, qui leur accorde une enveloppe de rémunération conséquente et la promulgation du statut particulier des professeurs d'université.

 

L'assemblée générale de l'APUKIN, tenue le 20 février 2010, s'est dite déçue des tergiversations du gouvernement qui n'ont pas donné satisfaction à leur mémorandum du 12 février dernier sur les revendications des professeurs.

 

L'APUKIN, rappelle-t-on, avait accordé un délai de 15 jours, à partir du 1er  janvier 2010, au gouvernement pour répondre à ses préoccupations. On remarque qu’en RDC, Un professeur ordinaire touche un peu plus de 1.000 dollars (près de 5 50 000 F CFA par mois).

 

Cette grève des enseignants en RDC vient une fois de plus remettre sur la sellette le problème de salaire des enseignants dans les universités en Afrique francophone. Déjà en janvier dernier au Bénin, les enseignants étaient en grève. Ces derniers revendiquaient une augmentation de salaire. On se souvient aussi qu’en 2009, les enseignants de l’université de Douala au Cameroun et de Libreville au Gabon avaient débrayé pour des mêmes raisons.

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Coup d’Etat au Niger : Les putschistes prennent le pouvoir

22 Février 2010, 16:43pm

Publié par hervy

Comme précédemment annoncé, un coup d’Etat a bel et bien eu lieu hier au Niger. Dirigé par un officier nigérien le commandant Adamou Harouna, les putschistes ont pris d’assaut le palais présidentiel hier soir pendant que Mamadou Tandja achevait un conseil de ministre avec les membres de son gouvernement. Selon les informations en provenance de la capitale Niamey où l’opération s’est déroulée, le président Mamadou Tandja  ainsi que ses ministres ont été arrêtés et seraient à cet instant dans une caserne militaire située à une vingtaine de kilomètres de la capitale. Dans  une communication faite sur les antennes de la radio nationale hier dans la soirée, les dirigeants du putsch ont annoncé, la suspension de la Constitution et la dissolution de toutes les institutions. La déclaration a été lue par le colonel Goukoye Abdul Karimou, porte-parole du « Conseil suprême pour le rétablissement de la démocratie », le  mouvement formé par les putschistes et responsable du coup d’Etat. Pour l’instant selon les informations relayées par lepoint.fr  les activités ont repris leur cours normal, les écoles les banques ont ouvert ce matin.

 Pays pauvre du Sahel mais troisième producteur mondial d'uranium, le Niger traverse une grave crise politique depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous l'an dernier le Parlement et obtenu une prolongation de son mandat.

Après le boycott des législatives de octobre dernier par l'opposition, le Niger a été suspendu  à la fois par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et l'Union européenne qui lui a suspendu son aide au développement. Les frontières de cet Etat sont jusqu’à lors restées fermées.

Hervé Villard Njiélé

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Des milliers de nigériens soutiènnent les putschistes.

22 Février 2010, 16:19pm

Publié par hervy

Deux jours après le coup d'Etat au Niger, des milliers de personnes ont manifesté samedi à Niamey leur soutien aux militaires putschistes qui ont promis de "restaurer la démocratie" malmenée par le président renversé, Mamadou Tandja.



Rassemblés devant le parlement, environ 10.000 manifestants, selon une estimation d'un journaliste de l'AFP, ont répondu à l'appel lancé la veille par la Coordination des forces démocratiques pour la république (CFDR).

Cette coalition qui rassemble, outre des partis politiques, des organisations de défense des droits de l'Homme et des syndicats, s'était depuis des mois vivement opposée aux initiatives de M. Tandja pour rester au pouvoir coûte que coûte.

"C'est une manifestation de soutien au coup d'Etat, c'est le renversement de la dictature Tandja que nous célébrons", a déclaré à l'AFP Soumana Sanda, un ancien député présent dans la foule.

"Merci de nous avoir délivrés de la dictature!" lançait une manifestante à des soldats.

Jeudi, un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSRD, junte) a déposé M. Tandja à l'issue de combats autour du palais présidentiel qui ont fait au moins trois morts.



La junte, qui a dissous le gouvernement et suspendu la constitution adoptée en août 2009 dans un climat de vive controverse, a assuré vendredi avoir le contrôle de la situation et annoncé la création prochaine d'un "conseil consultatif" pour travailler à l'avenir du pays.

Elle ne s'est pas encore prononcée quant à la tenue d'élections, réclamées par la communauté internationale.

Le porte-parole du CSRD, Goukoye Abdoulkarim, a assuré que le président déchu se trouvait "dans de très bonnes conditions" et était "régulièrement suivi par son médecin". Il n'a pas précisé combien de temps serait retenu M. Tandja ni les projets le concernant.

Le vaste pays sahélien est plongé dans une grave crise politique depuis que M. Tandja, 71 ans, dont le dernier quinquennat s'achevait normalement en décembre, avait décidé de se maintenir au pouvoir à tout prix, faisant adopter en août une nouvelle constitution prolongeant son mandat.

Il n'avait pas hésité à dissoudre le parlement et la Cour constitutionnelle pour arriver à ses fins et s'était attiré les critiques de la communauté internationale.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait suspendu le pays et l'Union européenne interrompu son aide au développement.

La communauté internationale a néanmoins condamné le coup d'Etat et réclamé un retour rapide à des règles démocratiques.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a ainsi appelé au respect de l'état de droit et des droits de l'homme, emboîtant le pas à la France, l'UE ou encore l'Afrique du Sud. L'Union africaine a suspendu le Niger vendredi et demandé le retour à la situation constitutionnelle d'avant août 2009.

Dès vendredi, le parti de M. Tandja, le MNSD, a reconnu la prise de pouvoir de la junte et d'autres dirigeants politiques ont dit espérer que l'éviction du président déboucherait rapidement sur une démocratisation.

Le Niger est un des Etats les plus pauvres du monde, mais c'est aussi le troisième producteur mondial d'uranium.

La France a des intérêts importants dans le pays, notamment dans l'extraction de l'uranium et compte quelque 1.500 ressortissants au Niger.

Le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet a estimé vendredi qu'il n'y avait "aucune raison de craindre" une remise en cause du partenariat entre l'Etat nigérien et le groupe nucléaire Areva.

 

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