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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Ligue1 : Ums de Loum Champion du Cameroun

29 Août 2016, 20:59pm

Publié par Hervé Villard

Les joueurs exultent de joie
Les joueurs exultent de joie

Les poulains d’Adolphe Ekeh ont battu New-stars de Douala ce lundi 29 aout 2016 au stade de la Réunification de Bépanda. C’était lors du match en retard de la 32ème journée du championnat national de première division

 
 
La joie  des supporters d’Ums de Loum était au paroxysme. A la fin de  la rencontre  de la 32ème journée de la ligue 1, rencontre remportée  par  l’équipe du département du Moungo qui croisait  le fer  avec  New-stars de Douala par deux buts contre un,  les  dirigeants et les supporters ont explosé de joie.
Courant  dans  tous  les sens en criant et en dansant, ils  étaient tous  heureux. Pendant que les uns pleuraient de joie, les  autres  dansaient en signe de satisfaction. La joie de ces derniers était aussi grande  parce que, le club qu’ils portent en cœur  vient de remporter pour  la première fois, le trophée le plus convoité du Cameroun trois ans  seulement après  son accession en ligue1. Une  performance pas encore réalisée par  une  équipe camerounaise.
Après  la coupe du Cameroun remportée la saison dernière, voilà  le  club du président Pierre Kouemo dont  les méthodes de travail ont été dénoncées avec véhémence au début du championnat, qui vient à nouveau de remporter  un sacre. Et ce devant des clubs de référence comme Coton sport de Garoua, Union sportive de Douala, New-Start de Douala... En trois ans  d’existence, le club de  la ville de Loum  vient d’égaler le palmarès  d’Unisport du Haut-Nkam, qui totalise depuis plus d’une vingtaine d’année d’existence  une seule  coupe du Cameroun et un titre de champion.
Le match
Après un début de rencontre assez timide ce lundi 29 aout 2016 à cause du stade  assez mouillé et la forte  pluie qui  s’est abattue  sur la ville de Douala, c’est Ums de Loum qui trouve le chemin des filets à la 20ème minute.  Sautant plus  haut que toute de la défense de New-stars  assez attentiste depuis le début de la rencontre, Willy  Namedji  dévie dans  les buts le corner bien  exécuté  par un  de ses coéquipier pour  l’ouverture du score. (1-0)
A la 62ème  minute le club de la ville de Loum déjà champion avant  la  rencontre, grâce à la défaite de Coton sport de Garoua son poursuivant immédiat  face à Botafogo (0-2), déroule aisément son jeu et inscrit  le second but. Abouem maya est  la conclusion de  cette belle phase offensive. Par un sursaut d’orgueil New-star de Douala réduit la marque. Leonard Acha à l’entrée de la surface de réparation lobe le portier d’Ums. Ce but n’empêche malheureusement pas au club de Pierre Kouémo de goutter aux délices du titre de champion. Et au coach Adolf Ekeh  de savourer son sacre « Les grandes  émotions sont  muettes. Je n’arrive pas à réaliser cela.  Le football  c’est  le plus  beau métier du monde. Ce sacre  confirme  ce que  j’ai  toujours  pensé de  cette  discipline et du métier de l’entrainement.  Je dédie  ce titre au président, c’est  lui  le mentor, le mécène puisqu’il y  met de son argent. Je crois qu’il avait besoin de cette  victoire  pour  récompenser  tous  les efforts qu’il fait.  Mais cette  victoire ne  nous empêche pas de continuer  notre campagne en coupe du Cameroun. J’ai ma petite idée sur le  match retour ici  contre Coton sport de Garoua. Nous  avons  pris  trois buts au match aller c’est  vrai. Mais Coton qui a déjà encaissé 4 buts à  domicile  peut encore en prendre », a déclaré le coach  tout  heureux.
 
Hervé Villard Njiélé

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Ligue 2: Dynamo de Douala dans le coma

24 Août 2016, 14:52pm

Publié par Hervé Villard

 Ligue 2:  Dynamo de Douala dans  le coma

Le club du quartier Nkogmondo évoluant en ligue 2 est secoué par une crise interne orchestrée par la démission de la présidente Marthe Mouaha alias Dinaly. Entre

 
Dynamo de Douala croise le fer  avec  Fovu de Baham  ce mercredi 24 août 2016  dans  le cadre du match en retard de la 29ème journée de la ligue 2. Le club de  la ville de Douala qui joue à Bafoussam à quitté  la capitale économique du Cameroun ce mardi 23 aout 2015. Il est question pour  l’équipe d’arracher une victoire durant cette rencontre. Au pire des cas, un match  nul  pour multiplier  les chances de maintient  en ligue 2. Car  classé 12ème  avec 32 points au marquoir, Dynamo de Douala est seulement à 7 points du  premier relégable  Dynamic Fc de Buea qui  totalise 25 points. Pour résister à la fougue de Fovu de Baham classé 4ème  du championnat avec 46 points, la volonté  et  l’enthousiasme  des  joueurs de  Dynamo qui  tient absolument à se maintenir en ligue 2 ne doivent pas suffire. 

 

Car,  Said  Ngapout le capitaine de Dynamo et ses coéquipiers,  sont handicapés par la crise  qui secoue le club du quartier Nkongmondo. Après  l’accident de  la circulation survenue dans  la nuit du 30 au  31 juillet 2016 accident au cours duquel plusieurs joueurs et entraineurs ont été  blessés et traumatisés, l’équipe n’est pas encore au top de sa forme.  Pire encore  la démission de Marthe  Mouaha alias Dinali la présidente de ce club est venue déstabiliser davantage  cette équipe déjà assez  fragile.

 

 Depuis le départ de celle qui a déclaré  qu’on  l’avait abandonné  avec l’équipe,  ce n’est  pas  la  grande sérénité au sein du club. Malgré la mobilisation autour de l’équipe et de quelques efforts fournis par les responsables, les joueurs  sont   diminués. Ils n’ont plus de primes de matches, plus de salaires. Ils se débrouillent comme ils peuvent pour  récupérer  les énergies dépensées après  les  matches et les entrainements. «Depuis que Dinali est partie, aucun problème n’est résolu. Les salaires ne passent pas  les primes  de match  ne passent pas,  nous avons  des  problèmes et on ne fait que  multiplier des  promesses », affirme un  joueur de  Dynamo de Douala. Rencontré après le match contre  National polytechnic de Bambui, une rencontre perdue  par Dynamo(0-1),  celui-ci a reconnu que  tous  les joueurs  sont  encore secoués par tout ce que  le club  traverse. « Nous sommes  encore affectés  par  tout ce que  nous  avons subi.  Mais, on essaye de tout donner pour oublier ça. Et  aller de l’avant », confie-t-il tout en reconnaissant que seules leurs primes d’entrainement  sont payées. «Nous avons des  problèmes et on ne fait que multiplier des promesses. C’est avec les primes d’entrainement que nous récupérons», précise le joueur
Joseph Antoine Bell à la rescousse ?
En plus du  problème financier  que rencontre  l’équipe,  Dynamo de Douala sur  le plan technique et  professionnel est diminuée. Son  banc de touche est vide  
En plus du coach  principal Abel Nlend qui a passé avec succès l’opération de sa hanche, Paul Michael, l’entraîneur des gardiens, Calice Djousseu le coach adjoint, ne peuvent plus revenir  sur le terrain cette saison.  Ils sont  grièvement blessés. En  plus, tous les entraineurs de  cette équipe sont hors service. Ils ne pourront être à mesure de travailler que l’année  prochaine. Ce qui  complique encore plus la situation. L’équipe dirigeante en place n’a pas recruté de nouveaux encadreurs techniques pour achever le championnat. Depuis deux journées, c’est le directeur sportif du club Laurent Ernest  Mpondo qui  est sur  le banc de touche et officie comme entraîneur. Lors du  dernier match,  il a partagé son poste avec Joseph  Antoine  Bell venu à la rescousse de ce club. «Dynamo  connait  des problèmes  comme  dans  un  orphelinat  celui qui a bon cœur  peut  passer. J’ai  donc  un  bon cœur et  je suis  passé. Les gestes  que l’on  fait dans  les  orphelinats, on n’ameute pas la presse. Moi aussi  je ferai  un geste dans  Dynamo  mais  je ne  vous dirai  pas   en quoi consistera ce geste», a laissé entendre  l’ancien gardien  de but des Lions indomptables.
Le calme
Malgré  cette  situation difficile,  Albert Bapa Eder le secrétaire  général de  Dynamo football club  est stoïque.  Malgré  la démission de Dinali,  le  club d’après lui continue  à  fonctionner  normalement. La preuve l’objectif reste celui du maintien en ligue2. « Après  la démission de la présidente Dinali  l’équipe  n’est pas  restée  orpheline. Les gens  ont directement réagit. Les gens sont à coté des joueurs  il y a le président du comité des sages, Hervé Emmanuel Nkom, les Emmanuel Nloga, les Joseph  Antoine Bell. Même si vous  ne  les voyez pas, ils sont  là », affirme-t-il.
Tout en  précisant que  les  joueurs  perçoivent  normalement  leurs différentes  primes, il ajoute que  l’équipe se porte  mieux. « Il ne faut pas que les  gens  pensent que comme  la présidente à démissionner  tout  va s’arrêter. Non nous allons  jouer. Elle fait ce qu’elle  pouvait faire, elle donner  ce qu’elle a pu  mais  l’équipe  va  continuer à jouer », déclare  le secrétaire  général.
Après  l’accident de  la circulation et  la démission de Dinali, il faut dire que Dynamo peine à renouer avec la victoire. En deux sorties sur ses propres installations, le club de Kongmondo a réalisé deux défaites,  des résultats qui sont contraires à l’objectif de maintien que  nourrit  le club.
Hervé Villard Njiélé

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Ligue1 : Ums de Loum file vers son premier sacre

22 Août 2016, 13:32pm

Publié par Hervé Villard

 Ligue1 : Ums de Loum file vers  son  premier  sacre

L’équipe de la ville de Loum a battu les mangwa boys de Bamboutos lors de la 31ème journée de la ligue1. C’était au stade municipal de Loum dimanche dernier. Score de la partie (2-1)

 
 
Encore une  victoire  et  le club de la ville de  Loum  sera sacré champion du Cameroun  pour  la première  fois de l’histoire du football camerounais. Lors de  la 31ème  journée de la Ligue 1 le club du  président  Pierre  Kouémo  qui  occupe  la première  place au  championnat depuis  la  fin de la  phase  aller , a mis  toutes les chances de son coté. Croisant  le  fer avec  Bamboutos de Mbouda  les  poulains de  Adolph Ekeh ont  dominé  la partie sur  le score de (2-1).
 Animés  par l’ambition d’être  champion qui  les hante depuis, les coéquipiers du capitaine Romuald Monthé ont démarré la partie en  trombe. Alliant  technique  cohésion et surtout réalisme,  ils  multiplient des occasions de buts et trouvent  très tôt  le chemin des buts à  la 13ème  minute. Sur un centre  d’Alphonse Tientcheu, Brillant Mformi   à la reprise, cloue d’une  frappe magnifique le portier de Bamboutos de Mbouda. (1-0).
 Blessés dans leur amour propre, Bamboutos de Mbouda qui était sur une  série de 9 matches  sans défaite tente de  rétablir  l’équilibre. Mais  c’est  sans  compter  sur la fougue des  poulains  de Aldolph  Ekeh  décidé à ne laisser aucun  point  sur le chemin.  Suite à une  faute  sur  le  virevoltant Dang A Bissene dans  la surface de réparation, Ums  bénéficie  d’un  penalty. Alphonse Marie Tientcheu à la manette le concrétise  allègrement (24ème).   A  force de  pousser, Bamboutos de  Mbouda   réduit la marque  par Raph Amores à la 35e minute. Le reste  de  la rencontre  s’est déroulée  sans changement et c’est  sur ce score de (2-1) qu’elle s’est achevée.
La place africaine
Si Union des  mouvements sportifs de Loum  est  en pole position  pour  le poste de  champion du Cameroun, il est directement suivi par Coton sport de Garoua  confortablement assis  au fauteuil de  second du championnat. Même si  le club de  la ville de  Garoua  lorgne aussi  le titre en comptant sur  un  faux  pas de l’Ums,  il  a  pris  la peine de protéger  ses arrières en laminant Les Astres de Douala lors de  cette 31ème  journée par  5 buts à zéro. Union de  Douala  qui  tient à sauver sa  saison en obtenant une place africaine s’est  difficilement  débarrassée de  l’Unisport du Haut-Nkam aspirant aussi à ce poste par 2buts contre 1. Les Nassaras Gamakaï ont profité du  match nul de Yong sport  Académique de Bamenda face à Eding Sport  de la Lekie (0-0) pour se  rapprocher de  son objectif. Avec 49 point désormais,  Union de Douala  n’est plus  qu’à 1 point de Yong  sport  qui a 50 points.
 La bataille pour le maintient
Dans  le  fond  du tableau pendant que  Canon sportif de yaoundé tenait  en échec Racing de Bafoussam sur  ses propres installations à Bafoussam, à Douala  c’est  Botafogo qui  veut absolument se maintenir qui se rapprochait de son objectif.  L’équipe  conduite  par  Anicet Mbagra Foe a battu  Cosmos de Bafia  déjà  condamné à  évoluer en  ligue 2 la saison prochaine par trois  buts à zéro. Avec désormais 30 points  au marquoir, le club de  la ville de Douala  compte réaliser d’autres victoires  durant les trois dernières journées pour sauver  sa saison.  Dans  les reste  des résultats  on  assisté   à  la  défaite de New-stars de Douala face à Dragon de Yaoundé un but contre 3, de  la défaite de Panthère  devant Apejes de Mfou (1-2) et du match nul de Lion Blessé face à Aigle de la Menoua (0-0).
 
Hervé Villard Njiélé
 
Résultats
APEJES          2         -  1     Panthère Sportive PAN
 Botafogo FC           3 -  0  Cosmos FA COS
Union des Mouvements Sportifs2 -1  Bamboutos FC
Yong Sports Academy  0 -  0  Eding Sport
Racing FC    1 -  1   Canon Sportif
COT Coton Sport FC   5 -  0  Les Astres FC
Lion Blessé   0 -  0  Aigle Royal AIG
DRA Dragon Club  3 -  1  New Stars FC NEW            
USD Union Sportive         2-  1   Unisport FC 

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Attentat suicide: Près de 5 morts à Mora

22 Août 2016, 11:47am

Publié par Hervé Villard

Attentat suicide: Près de 5 morts à Mora

L’attentat à la bombe s’est déroulé très tôt ce dimanche 21 août 2016 non loin du marché de la capitale du département du Mayo Sava

 
 
 
 
Près de  cinq  personnes  parmi lesquels  quatre civils et  un  kamikaze  sont  décédées  très tôt ce dimanche matin  à  Mora,  la capitale du  Mayo Sava après  l’attentat suicide qui survenu  non  loin  du marché  de cette  localité.  L’incident  s’est  produit  très  tôt  hier dimanche  matin au environ de 7h. Le  kamikaze qui était  à  bord  d’une  moto  a  fait exploser  sa  charge  explosive  à coté  d’un attroupement de  personnes.
 En  plus des  personnes  décédées, on signale  plus  d’une  vingtaine de  blessés dont  huit dans un état très  critique.   Selon  les riverains,  le kamikaze  s’est fait explosé sur  un  pont  situé  à proximité du marché de Mora. Et  le bilan  de cet attentat devrait s’alourdir dans les prochaines heures, car  certains  personnes   grièvement blessés et étaient inconscients quand  on  les transportait  à l’hôpital
 Quelques  heures  après   l’incident,  les forces de  défense  basées dans  la région se sont déployées  sur  le  lieux de  l’incident  avec  l’appui de certains riverains,  les secours  ont été  organisés pour sauver  rapidement  la  vie des blessés. Ces derniers  ont été  conduits  à  l’hôpital de Mora  et  les plus  graves  selon des  informations  seront  évacués à Maroua  pour  une prise en charge   plus adéquates. Une enquête a pareillement été  ouverte et  la sécurité renforcée dans  la ville. Les autorités  venus s’enquérir de  la situation ont  invité  les  populations  à  plus de calme et de vigilance.  Après  les mots de  condoléances  les  corps des victimes identifiés  ont été remis à  leur  famille pour  inhumation.
Trois attentats
L’attentat  suicide de dimanche  matin  à Mora  survient à un  moment  où on  croyait  le Cameroun désormais  à l’abri de la secte  terroriste et  l’ennemi  Boko Haram affaibli. Car, depuis  plusieurs semaines   en dehors de quelques  cas d’agressions signalés dans  les  villages de  la région de l’Extrême Nord,  le Cameroun n’avait plus  connu d’attentat à la bombe. Ceci grâce aux actions  des  éléments de  la 4ème  région  militaire  créé  dans  cette  partie du Cameroun, à la bravoure des  soldats  de la Force  multinationale  mixte (Fmm) basée à Mora, de  la brigade d'infanterie motorisé (BIM) et au travail de  fourmi qu’abattent  les différents comités de vigilance  basés dans les  différents village de la région.  « Cette  nouvelle attaque suicide  invite les autorités  militaires  à redoubler de vigilance  «car l’ennemi  ne dort  jamais », commente  un  confrère  de la région du Nord choqué par  ce  nouvel attentat suicide
Située près de la frontière avec le Nigeria, et à  80 km exactement de la ville de Maroua le chef  lieu de la région de l’Extrême Nord,  Mora est un véritable carrefour où les commerçants viennent  se ravitailler en oignons pour les marchés du Sud du pays et des pays  de la sous région.  Avec plus de 60 000 habitants, l’arrondissement de Mora  n’est  pas  à sa première attaque terroriste. La  première a eu  lieu  le dimanche 20 septembre 2015 autour de 7h du  matin. Deux kamikazes, de sexe féminin, ont déclenché des engins explosifs causant la mort de cinq personnes dont un policier, deux civils. Le 11 octobre 2015, un autre double attentat suicide survenait  dans le village Kangaleri dans la matinée faisant près de 10 morts et blessant grièvement plus de 29 autres.
Hervé Villard Njiélé

 

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Mama Abakaï Maire de Lagdo « Nous devons nos vies à Dieu »

20 Août 2016, 15:08pm

Publié par Hervé Villard

J’ai retrouvé  ma  maison  comme  je  l’avais  laissé. Je trouve  même  qu’elle s’est embellie. Je n’en reviens pas. Mon épouse et  mes enfants  sont restés  très forts  dans cette épreuve difficile. Je rends  particulièrement grâce à tous ceux qui se sont  mobilisés pour soutenir  ma famille et celles des autres ex-otages. Nous devons  nos  vies  à Dieu qui nous a donné la force et  l’énergie durant cette  épreuve. Je suis également reconnaissant au  président de la république et toutes  les autorités qui se sont particulièrement impliqués pour que nous recouvrions la liberté. J’avoue que  j’ai été  traumatisé par cette épreuve,  mais je suis un homme et  je ne devrais  pas trahir ma famille et  tous ceux qui  comptent sur  moi. C’était  un feuilleton  triste. Je pense que  le moment est  venu  simplement de tourner  la  page Notre  situation était désespérée Certains ont  même voulu  profiter  pour régler  leur comptes. Mais, je remets  tout au très  haut qui  nous a permis  de tenir. Comme  le gouverneur  l’a dit dans  son  propos, au  cours de  la cérémonie, je pense  qu’il  faire table rase, remettre  tout à Dieu et avancer.

Herve Villard Njiélé

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Otages de Lagdo Le maire Mama Abakaï et ses 10 compères retrouvent leur famille

18 Août 2016, 11:03am

Publié par Hervé Villard

Le maire enfin libre
Le maire enfin libre

Ces derniers ont été reçus dans l’arrondissement de Lagdo le dimanche 14août 2016 à l’occasion d’une cérémonie solennelle organisée en leur honneur

 

 
C’est avec beaucoup d’émotion que le maire de Lagdo Mama Abakaï et  ses homologues Camerounais détenus en captivité en République centrafricaine depuis plus de 16mois, ont retrouvé leur  domicile  respectif et  les membres de leur famille. Heureux de respirer à nouveaux l’air paisible de la ville de Lagdo, et  surtout de jouir à nouveau de leur liberté, c’est avec les yeux pétillants de bonheur que ces derniers ont rejoint leur famille après une cérémonie  solennelle d’accueil présidée par le préfet du département de la Bénoué Mamoudou  Haman
Pour souhaiter la bienvenue à ces Camerounais considérés comme «des ressuscités» parce que annoncés pour mort à plusieurs reprises,  une forte délégation administrative  constituée  du des  sous-préfets et  maires de  la région du Nord et quelques parlementaires. Plusieurs  autres responsables politiques étaient également de la partie de  même que les  proches amis et  membres de la famille des victimes venus massivement vivre cet évènement inédit et  historique dans cette  partie du Cameroun.
Prière œcuménique
Arrivés dans l’arrondissement de Lagdo aux environs de 14h 30 minutes, les «ressuscités», ont été accueillis  sur des  cris  de joie et  des youyous du  public  nombreux  présent  à  cette  cérémonie. Après  ce bref  moment d’euphorie qui a un  peu perturbée la grande fête organisée à cet effet, c’est par une prière œcuménique que cette dernière a débutée. Les hommes  de Dieu d’obédiences  religieuses différentes, se sont  associé pour remercier  le tout  puissant d’avoir protégé  les  leurs  durant  cette épreuve  difficile. Et  de  les avoir  ramenés  à  la maison.ces derniers ont aussi prié  pour le repos de  l’âme des otages disparus pendant ce périple  infernal.
Prenant  la parole à cette  cérémonie,  le gouverneur de la région du Nord a invité  le  maire  et  les conseillers désormais libres de se mettre  résolument au travail. Tout en rappelant qu’il ya eu beaucoup de pressions pour qu’ils soient remplacés à leurs différents postes, Jean Abate Edi’i va  demander à ses derniers de  confier  leur vie à Dieu et  de lui dire  incessamment merci  de même qu’au président de la république à  l’origine de leur  libération. «Dieu  n’a pas  voulu que  vous mouriez. Il  a voulu que  vous veniez retrouvez  vos  fonctions. Elevez  vous comme un grand homme  pour  pardonner  à tous ces  gens. Vous devez  vos  vies à Dieu  au chef de l’Etat et à votre  foi », a affirmé  le gouverneur de la région du  Nord en souhaitant  la bienvenue  aux désormais ex otages.
Si tous  ces otages  louent Dieu ou Allah  pour  leur  libération,  ils  ne manquent pas de féliciter le gouvernement camerounais et  le président de la République pour les efforts fournis depuis  leur enlèvement jusqu’à leur  libération   «Nous disons  sincèrement  merci à notre chef de l’Etat. Nous sommes  chez nous au Cameroun. Nous lui exprimons toute notre gratitude », a déclaré avec beaucoup d’émotion Mama Abakaï  le maire de  la commune d’arrondissement de Lagdo. 
 Le  moment  le plus  émouvant de cette  cérémonie  a été  la rencontre  des ex-otages et  leur  famille dans leur domicile  respectif. Beaucoup d’entre eux ont   coulé des larmes de joie  et de  peine  à  la vue des  leurs. Car, pendant  qu’ils étaient en captivité,  certains ont  perdu  des proches. C’est le cas de  Florence Tchambia qui a perdu son époux et deux de ses parents. Seulement   les pleurs  qui  n’ont duré que quelques instants ont cédé la place à la joie et aux réjouissances populaires.
 Tout en serrant sa femme dans  les bras, le maire de Lagdo reconnait que l’espoir de revoir le Cameroun et  les  membres de  leur famille s’était estompé après 16 mois de captivité dans  la souffrance totale. «On menaçait de tous nous tuer  tous  les jours si  le gouvernement camerounais  ne verse pas  la rançon demandée par  les preneurs d’otages. On a fait  12 campements  durant  notre captivité. On, était  enchaîné deux à deux. Chaque  couple  n’avait qu’un litre d’eau à boire par jour. Vous ne pouviez aller au toilette  qu’à partir de 10h», se souvient-il.
Contentes du  dénouement du film de la prise d’otage du maire de Lagdo et les 13 autres personnes, les populations de  l’arrondissement de Lagdo ont  loué  Allah et  le  président de  la république pour  les efforts  fournis
Libération
Enlevés le 19 mars  2015  le  maire Mama Abakai et  ses compères ont été remis aux soldats de la Mission des Nations Unis pour la sécurisation de la Centrafrique (Minusca) le samedi 9 juillet 2016 en République centrafricaine (Rca). 
Arrivés dans  la ville de Yaoundé  dans   la soirée du  dimanche  17 juillet 2016 ils ont immédiatement été conduits à l’hôpital général de Yaoundé pour  des soins intensifs. Après trois semaines de soins, ces derniers attendaient d’être  reçus par le président de la république Paul Biya.  Mais c’est  plutôt  Philémon Yang le premier  ministre, qui  les a reçus à l’immeuble étoile  vendredi 12 aout   2016 dernier  au non du chef de  l’Etat.
Dès  15 otages enlevés à  l’Est Cameroun  le 19 mars  2015 dernier, seuls 13 personnes  sont encore vivantes. Deux d’entre eux ayant perdu la  vie. A savoir Jacqueline Nene et  le sieur Youssouffa.
 
Hervé Villard Njiélé
La liste des otages de Lagdo désormais libres
1- Mama Abakaï, maire de Lagdo
2- Jacqueline Nene, présidente de la section RDPC Lagdo Sud 2 (décédé)
3- Dama, Infirmière et présidente du réseau des femmes
4- Sylvie Djenam, Conseiller municipal à la commune de Lagdo
5- Odile Tchambia, opérateur économique
6- Oumarou Sadou, chef traditionnel de 3e degré
7- Alidou Abba, chef traditionnel de 3e degré
8- Danda, chef traditionnel
9- Alhadji Oumarou Liman, commerçant
10- Alhadji Souaïbou, commerçant
11- youssouffa (décédé)
12- Aboubakar Abdoulaye, commerçant
13- Hamadou, chauffeur
14- Inoussa Malkaba, membre du comité local de vigilance
15- Robert Ndinga, membre du comité de vigilance
 
 
 
 
 
 
 

 

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Otages de Lagdo : Les proches des victimes toujours dans l’incertitude

7 Août 2016, 16:35pm

Publié par Hervé Villard

Ces deniers qui attendent avec entrain le retour des ex otages de l’arrondissement de Lagdo ne sont pas toujours fixes sur le jour et la date effective du retour de ces deniers

C’est une ambiance pleine d’émotion qui règne dans l’arrondissement de Lagdo depuis plus de deux semaines. Depuis le retour au bercail des responsables de cette communauté pris en otage par les rebelles centrafricains, c’est une inquiétude qui s’est emparée des populations de la contrée. Ces dernières qui croyaient revoir et embrasser le plus rapidement possible leurs poches portés disparus depuis plus de 16 mois sont encore dans l’attente de ce moment plein d’émotion.
 
Plus de deux semaines  après  l’arrivée des otages au Cameroun, Ils scrutent encore le ciel en espérant qu’ils reverront vivant tous les otages encore sous soins à l’hôpital général de Yaoundé.
 
Cependant cette attente qui s’avère déjà longue pour les populations de l’arrondissement de Lagdo et pour les membres des familles de ces ex otages n’est pas sans mécontentement. Puisque les familles sont impatientes et anxieuses. « Les  populations sont  vraiment  inquiètes dans l’arrondissement de Lagdo. Depuis la libération des otages elles sont impatientes de les voir. Chacun voudrait les rencontrer, les voir, les toucher du doigt et surtout écouter le film de leur enlèvement », affirme une source dans l’arrondissement de Lagdo.
 
D’après celui qui fait savoir que l’inquiétude est d’avantage liée au manque d’information sur le jour et la date exacte du retour des otages à Lagdo, les populations voudraient au moins être renseignées sur la date   du retour des otages dans  leur  village  natal.
«Peu sont ceux qui ont eu la chance de voir les otages. En dehors par exemple de quelques membres de la famille du maire qui ont  fait  le déplacement à Yaoundé, la plupart des proches de ces ex otages se contentent tout simplement des images qu’ils diffusées de temps en temps  à la télé », déclare Ibrahim un habitant de l’arrondissement de  Lagdo.
 
D’après celui qui déclare que la mort de deux de ces otages à savoir ; le sieur Youssouffa et dame Nene Jacqueline est venue créer la panique au sein des populations, tout se passait jusque là bien avec l’annonce de la libération des otages. « Chacun dans  l’arrondissement de Lagdo veut toucher palper et voir ces otages de ses propres yeux pour savourer effectivement leur retour au pays », affirme-t-il
 
Au sein de la famille de Mama Abakaï qui a eu l’occasion de lui rendre visite à Yaoundé, on n’attend plus que son retour au bercail pour tourner la page de ce triste souvenir. « J’attends avec impatience son retour à la maison. J’étais à Yaoundé et je l’ai rencontré. Il se portait bien. Malgré le fait qu’il avait maigri. Il avait le moral. C’est vrai que l’attente est  longue pour nous aussi. Mais, ça ne nous gène pas parce qu’ils sont entre de bonnes mains à Yaoundé. Les soucis sont finis et nous arrivons  à bien dormir »,  affirme Mariam AbakaÏ la fille du maire de Lagdo toute heureuse de la libération de son père.
 
Retour en fanfare
C’est une grande fête qui attend  les 13 ex otages de l’arrondissement de Lagdo. Selon des informations en provenance de cette partie du pays,  des préparations vont bon train. Le préfet de la Bénoué Mamoudou Haman,  le sous-prefet de Lagdo  Saidou Bouba et Alioum Fadil, député Rdpc de la Bénoué Sud-Est multiplient des réunions pour préparer l’accueil de ces ex-otages.
 
D’après  nos sources, la première réunion s’est tenu le 19 juillet 2016 et la seconde le vendredi 22 juillet. Plus d’un million de francs  cfa ont déjà été collectés par  les populations pour l’organisation de cette fête. Une prière œcuménique et une motion de soutien au président de la république pour la libération des otages  font  partie  de l’ordre du jour de cette  grande cérémonie.
 
 
Hervé Villard Njiélé 

 

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Otages de Lagdo: Un mort parmi les rescapés

13 Juillet 2016, 11:42am

Publié par Hervé Villard

 le maire de Lagdo parmi  les victimes
le maire de Lagdo parmi les victimes

Mme Néné Jacqueline, membre du Bureau national de l’Ofrdpc qui se trouvait parmi les 16 otages camerounais enlevés le 19 mars 2016 dernier a rendu l’âme des suites de maladie

 

 

La nouvelle du décès de Jacqueline Nene, membre du bureau national de l’Organisation des femmes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Ofrdpc) et  présidente de l’Ofrdpc de l’arrondissement de Lagdo, s’est propagée telle  une trainée de poudre. D’après  des informations en provenance de cette partie du triangle  national, ce sont les  pleurs des  membres de la famille de  la défunte  alertés qui ont attiré l’attention des voisins qui ont aussitôt accouru pour s’enquérir de la nouvelle.

 Selon des informations  de sources concordantes, Jacqueline  Nene  qui faisait partie des trois otages camerounais malades et  dans un état critique au moment de leur libération, a rendu  l’âme   dans   la nuit de lundi à mardi en République centrafricaine. Celle qui était sous soins intensifs selon  nos sources, a rendu  l’âme  sans avoir  bénéficié  des soins  qu’on  lui administrait. Après  son décès, d’après nos sources, sa dépouille a immédiatement été acheminée au Cameroun pour des obsèques  funèbres. La dépouille de cette dernière a transité  par Garoua Boulaï pour arriver au Cameroun. Elle est en route  pour rejoindre  l’arrondissement de Lagdo.

Pour  limiter  le nombre de décès parmi des otages qui n’attendent que d’être  acheminés au Cameroun, le commerçant Alhadji Souaïbou lui aussi dans un état critique  et interné en République centrafricaine (Rca), a été évacué à Garoua Boulaï pour des soins sanitaires  intensifs.

En dehors  de ces deux otages arrivés au Cameroun, l’un les pieds devant et  l’autre dans un état critique sérieux, rien ne filtre sur le reste des 14 otages  libérés.

 Des informations  font états de ce que  ces derniers seraient encore entre la Rca et  la ville de Garoua  Boulaï. Aucune  autre précision  n’est donnée  sur leur état de santé ni  sur  le  lieu exacte de  leur résidence encore moins  sur  le jour et l’heure de  leur acheminement vers  le Cameroun

 Psychose générale

 Entre temps dans l’arrondissement de Lagdo, c’est  la psychose générale. Selon des informations, la lueur d’espoir qui animait les familles des différents otages de l’arrondissement de Lagdo s’est transformée en une tristesse générale. En plus de  la famille de  la défunte endeuillée, c’est tout l’arrondissement de Lagdo  et les membres du parti des flammes qui sont touchés par  la disparition de cette  dame de poigne. « Tout  Lagdo est en deuil la  famille de  la victime a même commencé à faire le deuil en attendant la dépouille. C’était une dame très populaire. Elle était ancien adjoint au maire de la commune de Lagdo. C’est  la tristesse générale », déclare  un habitant de  l’arrondissement de Lagdo

 D’ après  celui qui déclare  que  la colère des populations s’agrandit au fur et à mesure que le temps passe, ces derniers sont impatients de retrouver les membres de leur  famille libres. « Ils discutent avec eux tous les jours au téléphone, mais ne savent pas pourquoi on ne peut pas  les ramener au pays. C’est surtout ça qui  les embête », déclare-t-il.

D’après  des indiscrétions,  les otages camerounais  sont libres depuis  vendredi 8 juillet 2016. Et que, c’est l’Etat du Cameroun  qui voudrait s’attirer les lauriers de  leur libération qui seraient en train de retarder leur  retour pour une cérémonie en grande pompe au pays.

 

Hervé Villard Njiélé


 

 

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Pratique du journalisme: L’avenir de la profession est sombre

3 Mai 2016, 20:09pm

Publié par Hervé Villard

Les violations fragrantes de la liberté de la presse et la précarité parmi les multiples menaces qui freinent l’épanouissement des médias et des journalistes au Cameroun

Les violations fragrantes de la liberté de la presse et la précarité parmi les multiples menaces qui freinent l’épanouissement des médias et des journalistes au Cameroun

 

 

C’est avec beaucoup de retenues  que les journalistes membres du syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) réunis à Douala  à l’occasion de la célébration de la 23ème édition de la liberté de la presse  ce 3 mai 2016 n’ont pas coulé de larmes. Après le  bilan de la pratique de cette profession au Cameroun, bilan qui est connu de  tous, les participants ont souri. Ce sourire malheureusement ne traduit pas la joie comme l’on pouvait s’y attendre. Mais plutôt  la déception. Et plus encore, la prise de conscience collective  de ce que l’avenir les conditions de vie des journalistes exerçants au Cameroun, sont de plus en plus précaires et  les journalistes de plus en plus exposés.

Parmi les différents facteurs qui menacent l’avenir de la profession de journaliste au Cameroun, les différents participants ont dénoncé de manière unanime le non-respect  de la convention collective, les nombreuses violations de la liberté de la presse, les salaires insignifiants, la non affiliation à la Caisse nationale de la prévoyance sociale (Cnps), le non-paiement des primes de risque pour ne citer que ceux-ci. Bref la condition sociale du journaliste  de la presse privée au Cameroun est tellement précaire qu’il ne permet pas à ce dernier d’exercer librement cette profession. «Mon fils a déclaré qu’il ne pourra jamais être journalistes comme moi. A la question de savoir pourquoi, il me déclare qu’il ne peut pas être pauvre comme son père», raconte Charles Cacharel Ngah Nforgang durant la célébration de la 23ème édition de la journée  internationale de la liberté de la presse.

 

Difficile de s’épanouir

 

D’après le responsable de la communication et des alertes au Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) qui parle avec humour de la mauvaise condition sociale des journalistes de la presse privée au Cameroun, il est difficile de s’épanouir dans cette profession au Cameroun. Un argument partagé par l’ensemble des journalistes présents et par Roland Tsapi «Le journaliste est le seul employé qui exerce mais ne travaille pas. C'est-à-dire qu’il ne bénéficie d’aucune condition d’un travailleur normal qui a un salaire décent, qui est affilié à la Cnps qui bénéficie de l’assurance maladie. Il ne bénéficie rien de tout cela», décrie avec beaucoup d’amertume l’ancien chef service société du quotidien Le messager. D’après celui qui milite pour la revalorisation de la condition du journaliste au Cameroun, «il faut que des choses soient faites pour que le journaliste se sentent protégé qu’il est une vie décente et exerce convenablement cette noble profession», déclare Roland Tsapi  tout en regrettant ce qui se passe. 

Si les responsables de cette situation sont nombreuses, l’Etat et les patrons de presse sont les premiers sur qui un doigt accusateurs est pointé.  Parlant de l’Etat,  celui-ci d’après Denis Nkwebo, président du Syndicat national des journalistes du Cameroun, ne joue pas son rôle de médiateur et de régulateur. Pis encore, il enfonce d’avantage le clou en réduisant l’aide publique à la presse privée. 

D’après des informations publiées par le Snjc, cette aide publique à la presse privée au Cameroun est parmi les plus  insignifiants de la sous-région Afrique centrale. Puisqu’elle est de 100 millions Fcfa  au Tchad, de 275 millions Fcfa et à plus de 500 millions Fcfa au Gabon.

Pour Mathieu Nathanaël Njog, secrétaire général du Snjc, cette situation de précarité, encourage la corruption dans la profession et amène les journalistes à ne plus être objectifs. Elle est aussi à l’origine d’autres dérives telles la manipulation, le  journalisme à gage et plein d’autres encore. Avec cette situation, concluent les membres du Snjc, «le journaliste ne peut pas bien informer et ne peut être un acteur de développement de sa société»

 

Hervé Villard Njiélé

 

 Pratique du journalisme:   L’avenir de la profession est sombre
 Pratique du journalisme:   L’avenir de la profession est sombre

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Economie: La cimenterie turque bientôt opérationnelle

18 Septembre 2015, 11:53am

Publié par Hervé Villard

Economie: La cimenterie turque bientôt opérationnelle

En construction au quartier Essengue à Douala cette nouvelle cimenterie compte enrichir de 600.000 tonnes l’offre annuelle du ciment au Cameroun

Si tout se passe comme prévu, les premiers sacs de ciment de la cimenterie turque en phase  terminal de construction au quartier Essengue à Douala livrera ses premiers sacs au  mois de septembre 2015.

 

Selon l’ambassadeur de  la république de Turquie au Cameroun  qui a dévoilé l’information lors de la visite qu’il a rendu à Joseph Beti Assomo le gouverneur de la région du Littoral la  fin de la semaine dernière, les travaux  de  construction de cette cimenterie sont suffisamment avancés.   « Les premiers sacs seront livrés d’ici le mois de septembre 2015 puisque les travaux de construction  de l’usine de production  ont dépassé les 90% », a déclaré Omer Farouk Dogan, l’ambassadeur turc qui se félicite de la bonne santé des relations entre la république du Cameroun et son pays, à l’origine de se projet qui va bientôt voir le jour.

Parlant du retard observé dans la production des  premiers sacs de ciment annoncée pour le mois de mars 2015 puis  juin 2015 au moment du lancement de ce projet, Taha A. Ozbey, le directeur du projet de cimenterie du groupe turc Eren Holdings a regretté  le non respect de ce calendrier. Il  a  déclaré  que  les travaux de construction  de cet entreprise  a accusé un retard  directement corrigé. «Les premiers sacs de ciment seront disponibles d’ici septembre 2015 », a reprécisé ce dernier  tout en rassurant que les travaux se déroulent  très bien. « Nous avons déjà importés le matériels pour la fabrication du ciment mais cela va se faire en terre camerounaise parce que nous voulons que le Cameroun tire profit de cette entreprise », a ajouté l’ambassadeur de la Turquie plutôt heureux de ce que  ce projet est  en train de prendre définitivement corps.  « Pour les premières années, nous envisageons de produire 600.000 tonnes de ciment  et  l’augmentation de la quantité se fera dans les années avenirs », a affirmé  Taha A. Ozbey, le directeur du projet de cimenterie groupe turc Eren Holdings dont  les bâtiments de la filiale locale Mecdem Cameroon sont  déjà visibles au à partir du Port autonome de Douala.
 
 
Il faut dire  que la cimenterie turque  bientôt opérationnelle  dans la capitale économique du Cameroun, Douala est la quatrième cimenterie du Cameroun après Cimencam du groupe Lafarge, Cimaf du groupe marocain, Addoha  et Dangote Cement du milliardaire nigérian Aliko Dangote.
 
Signée  entre les autorités camerounaises et les hommes d’affaires turcs, en septembre 2014  dernier, la convention d’investissement et de construction de la cimenterie turque Mecdem Cameroon, est un investissement d’un montant total de 13 milliards de francs Cfa, qui a bénéficié des avantages prescrits par la loi portant incitations à l’investissement privé au Cameroun. Ce projet en cours de finition selon des informations permettra de faire gagner des emplois directs à plus de 200 camerounais
 
Avec la mise en service de cette nouvelle cimenterie, qui produira  à elle seule près de 600.000 tonnes de ciment par an, la production annuelle du  ciment au Cameroun pourrait atteindre 4,3 millions de tonnes. A  savoir, 1,6 million de tonnes pour Dangote Cement, le même volume de production pour Cimencam, 500 000 tonnes pour Cimaf et 600 000 tonnes pour le Turc Medcem Cameroon.
 
Seulement,  si la production de ciment a plus que doublé au Cameroun depuis 2013, date de la fin du monopole de Lafarge sur ce marché avec l’arrivée de Cimaf, la concurrence n’a pas encore permis d’infléchir les prix de ce produit, qui continuent d’osciller entre 4500 et 4600 francs cfa le sac de 50 Kg produit localement, contre 5000 francs Cfa pour le ciment importé.
 
Hervé Villard Njiélé

 

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