Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Port autonome de Douala: Menace sur la rentrée scolaire

28 Août 2014, 18:28pm

Publié par Hervé Villard

D’après les importateurs de fournitures scolaires, les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent lors du dédouanement de leurs marchandises depuis plusieurs mois risquent affecter les prix de manuels scolaires.

A quelques jours seulement de cette grande échéance, plusieurs d’entre eux qui disent avoir passé les commandes des marchandises depuis les mois de mars et avril, déclarent n’avoir pas encore reçu leurs marchandises. Pourtant les produits contenus dans ces différents conteneurs encore en attente devaient déjà être sur le marché. Ce qui n’est pas le cas. Les commerçants déclarent  exposer le reste des marchandises de l’année dernière. «Nous n’avons pas de nouveaux produits. Les cahiers et les autres fournitures scolaires qui sont exposés ne sont que le reste de stock. Nous n’avons pas encore de nouveaux produits sur le marché », déclare Evariste Ngassa, commerçant. Une affirmation qui est partagé par Bonaventure Ndepa un autre commerçant. Selon lui, leurs yeux sont au jour le jour rivés vers le Port de Douala où ils espèrent à tout moment l’arrivée de leurs conteneurs.

D’après celui qui est au parfum des difficultés existant au Port Autonome de Douala,  ces difficultés ont connu leur vitesse de croisière depuis le mois de novembre 2013. Au moment où ils attendaient les marchandises pour la période de noël de l’année 2013. A cause du  portique qui était  en panne, c’est plutôt en février 2014 que ces marchandises ont été dédouanées et  ont  pour la plupart stockées, pour attendre la fin d’année 2014.

 

S’agissant des manuels scolaires qui préoccupent tous les investisseurs du secteur de la papeterie, le risque de voir moins de designs  ou de qualité de cahier est grand. «Tout ce que nous avons importé n’ont pas encore été dédouané. Les premiers conteneurs qui sont arrivés sont encore stockés. Ils attendent d’être dédouanés. Or, ces produits  devaient déjà être sur le marché mais hélas», fait savoir tout déçu, Charles Kamgo, commerçant. «On risque de revoir à la hausse certains manuels si les choses venaient à ne pas changer», déclare-t-il.

 

Pour ces derniers qui crient de colère, les fournitures scolaires risquent connaitre un flux durant  la rentrée scolaire prochaine à cause de ces problèmes là. Puisque, tous  les importateurs faisant dans ce secteur se plaignent du fait que les commandes qui sont attendues depuis le mois de juillet risquent d’être dédouaner plutôt en décembre. Une chose qui ne sera pas sans conséquences. C’est davantage le passage au scanner de toutes les marchandises qui viennent d’Asie et le doublement de leur frais de dédouanement qui choquent davantage ces commerçant qui menacent de licencier tous leurs employés si toutes les situations décriées ne changent pas.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Voir les commentaires

Rentrée scolaire 2014: Quand l’inquitude s’empare des parents

28 Août 2014, 18:21pm

Publié par Hervé Villard

Elèves à l'école
Elèves à l'école

A quelques jours de la rentrée scolaire 2014-2015, plusieurs parents affirment n’avoir pas encore inscrit leurs progéniture faute de moyens financiers.

«Je suis encore entrain de préparer la rentrée scolaire  parce que je n’ai pas les moyens. Je ne travaille plus depuis dix. Et  les activités que j’ai entreprises pour fuir le chômage  ne marchent pas. Honnêtement je ne sais comment faire pour inscrire mes enfants à l’école».

 

Cette déclaration est de  Cyrille Tsafack, un parent d’élève rencontré au marché centrale de Douala. Assis derrière son comptoir où sont exposés des vêtements  de toutes sortes,  il affirme n’avoir pas encore inscrit ses enfants ni, acheté le moindre manuel scolaire et n’en est d’ailleurs pas sur de le faire. Je ne sais comment faire pour scolariser mes enfants cette année. Le temps est de plus en plus  difficile et le coût de vie élevé », déclare ce père de six enfants. Parmi les enfants qu’il se bat au quotidien pour nourrir et  éduquer,  deux d’entre eux font l’université et quatre autres l’enseignement secondaire.

 

 Christine K. quant à elle, ne sait plus à quel saint se vouer. Depuis le début du mois d’Aout cette mère de cinq enfants n’a presque plus le sommeil. Elle est hantée par  cette rentrée scolaire qu’elle n’a pas encore préparée. «J’inscrivais toujours mes enfants au mois d’Aout. Avant cette période, j’étais déjà prête. J’avais déjà acheté les vêtements, cousu les tenues des enfants et acheté quelques fournitures scolaires. Mais, jusqu’à présent, je n’ai encore rien fait. Je suis sérieusement inquiète», affirme cette secrétaire comptable exerçant à Akwa.

 

Pour cette mère de cinq enfants qui compte encore sur l’argent de la tontine pour inscrire ses enfants à l’école d’ici la fin du mois d’aout, la vie est devenue chère au Cameroun depuis un certain temps et l’éducation très couteuse. «Les temps sont difficiles et les écoles coutent chères au Cameroun. Les fournitures scolaires aussi. Nous attendons la dernière minute parce qu’on n’a pas le choix. Nous comptons  sur les crédits scolaires pour sauver  les meubles», explique –elle.

 

Comme Cyrille T et Christine K., c’est la quasi-totalité des parents qui  sont stressés à la veille de la rentrée scolaire 2014-2015. Ces derniers pour la plupart pas encore prêts, accusent  tous le chômage ambiant au pays, le coût de vie exorbitant et d’avantage le manque de moyens financiers qui caractérisent  la presque totalité des ménages au  Cameroun. «Tout est chère dans notre pays. Quand bien même on a trouvé le travail le salaire est insuffisant et est payé de manière hasardeuse. Ce n’est pas facile pour nous de préparer la rentrée scolaire des enfants », affirme Mouandjo,  la mère de Champion qui  ira à l’école pour la première fois cette année.

D’après Antoine Kabiwa, qui plaide pour que le gouvernement  revoie au rabais les frais de scolarité dans les écoles et les collèges d’enseignements secondaires privés,  ces coûts sont très élevés et ne sont pas à la porté de tout le monde. Il plaide pareillement pour que l’Etat s’assure de l’effectivité de la gratuité de l’école primaire publique au Cameroun telle qu’annoncée par le chef de l’Etat.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Réactions

Marie Noel Mazigui (infirmière)

«La rentrée scolaire est vraiment difficile»

 C’est une rentrée en colère  parce que nous n’avons pas  encore d’argent pour payer la scolarité et les fournitures scolaires. J’ai trois enfants   qui vont à l’école un au lycée et deux à l’école primaire. En dehors des chaussures et quelques cartables que j’ai achetés, je n’ai encore rien acheté comme fournitures scolaires. Nos enfants fréquentes dans les établissements privés qui sont ma foi couteux. L’Etat avait déclaré la gratuité de l’école primaire mais, ce n’est pas effectif. Pour être honnête, j’ai fait un tour au marché et les fournitures scolaires sont chères. C’est à la rentrée que j’irai au lycée supplier le proviseur pour un moratoire  pour mon fils. C’est vraiment difficile et on espère qu’on n’aura l’argent pour préparer cette rentrée.

 

Tefe  Comfort  (Secrétaire Comptable)

«Les temps sont vraiment dures»

La rentrée scolaire est compliquée pour nous autres puisqu’il n’ya pas de marché. C’est quand les parents achètent les marchandises que nous pouvons facilement inscrire nos enfants à l’école et préparer sereinement la rentrée scolaire. Vous constaté qu’il n’ya pas d’affluence dans nos magasins. On peut faire deux à trois jours voire même une semaine sans vendre. Et, à ce rythme là, nous ne pouvons rien. Nous avons acheté les marchandises qui sont encore stockées de nos jours. On croyait les revendre pour mieux préparer cette rentrée qui accoure à grand pas. Mais, hélas. Le marché ne passe pas et on est bloqué. A coté de cela, il y a la pluie qui est venu s’ajouter et a compliqué la situation. J’ai quand même pu inscrire mes enfants. Et j’espère que je pourrai vendre dans les jours avenirs pour acheter le reste de fournitures scolaires manquant.

 

Rassemblées par Hervé Villard Njiélé 

 

 

Voir les commentaires

Education de base: Près de 9000 maitres de parents bientôt recrutés.

19 Août 2014, 19:35pm

Publié par Hervé Villard

Selon la ministre de l’Education de Base, Youssouf Hadjidja Alim qui a fait cette déclaration le 1er aout 2014, cette mesure du gouvernement vise à renforcer l’éducation des jeunes camerounais.

Dans le cadre du renforcement de la qualité de l’éducation un recrutement de près de 9000 instituteurs vient d’être annoncé par le gouvernement Camerounais. Ce recrutement massif qui permet de doter chaque salle de classe d’un instituteur vise à améliorer le niveau de la scolarisation dans notre pays et surtout de sortir des enseignants de la situation de bénévolat dans laquelle ils sont plongés depuis plusieurs années.
Selon la ministre de l’éducation de base, Youssouf  Hadjidja Alim qui précise l’action du gouvernement camerounais, ce deuxième programme de contractualisation des instituteurs, concerne dans sa première phase uniquement les «maitres des parents».  C'est-à-dire,  des enseignants recrutés par les associations des parents d’élèves généralement en fonction dans les zones rurales et exerçant dans les écoles publiques, avec un salaire de misère très sporadique et dans une précarité évidente.
 D’après des informations,  ces instituteurs sont prioritaires pour la première phase  de ce recrutement qui concerne 3000 instituteurs environs.
Pour leur recrutement une option qui se veut décentralisée  a été choisie. Le ministère de l’Enseignement de Base entend associer  des collectivités territoriales décentralisées dans le processus de recrutement de ces enseignants. Car, « elles maîtrisent bien les besoins des écoles, notamment en zone rurale que quiconque », apprend-on.
 Les instituteurs recrutés dans cette  première phase  de recrutement qui prend effet à compter de maintenant ne souffriront de rien. Puisque, d’après Youssouf  Hadjidja Alim, la question de leur prise en charge financière est réglée. Et, Ils  recevront leur premier salaire au mois d’octobre 2014 prochain.  Une enveloppe de 26.5 milliards pour ces fins  est disponible. Les fonds  en question sont octroyés par le partenariat mondial pour l’éducation  placée sous la supervision de la banque mondiale.
Les diplômés des Ecoles Normales des Instituteurs de l’Enseignement Générale également concernés par ce programme seront pris en charge lors de la deuxième ainsi que la troisième vague de ce recrutement.
Gratuité de l’école primaire.
 Selon des informations,  la  contractualisation des 9000 instituteurs qui vient d’être lancée à travers les 10 régions du pays vise à rendre l’école primaire gratuite dans tout le Cameroun comme l’avait annoncé le président de la république. Car, en contractualisant tous ces enseignants pris en charge par les parents à travers les frais des Apee, l’Etat contribue à alléger ces frais très exorbitant pour les parents d’élèves. «Les parents payaient cher les frais des APE sous prétexte de la prise en charge salariale de cette catégorie d’enseignants. En reversant les maîtres des parents dans le portefeuille de l’Etat, les Ape n’auront plus de raison d’exiger des frais élevés aux parents (…) L’opération va permettre d’avoir une vue claire sur les Ape et les possibilités de la baisse pour l’année suivante», commente le directeur des Ressources humaines au Minedub, Paul Valentin Emog, dans Cameroun Tribune de ce mardi 5 aout 2014.
Parlant de ce recrutement massif qui s’étend jusqu’en 2016, le Minedub précise que l’opération en cours concerne presque «exclusivement» les maitres des parents.  Ainsi, 3060 instituteurs seront contractualisés en 2014 et 2970 l’année suivante. Les candidats formés dans les Écoles normales d’instituteurs de l’enseignement général (Enieg) devront patienter jusqu’en 2016 pour voir «une frange» recrutée avec les maîtres des parents l’année d’après.
 
Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Manidem: Dieudonné Yebga, succède à Abanda Kpama

19 Août 2014, 18:38pm

Publié par Hervé Villard

Celui-ci a été porté à la tête de ce parti politique à l’issue d’une réunion de coordination du Manidem qui s’est tenue le 2 aout 2014 à Bafoussam.

Le décès d’Abanda Pkama encore président du Manidem le 30 janvier 2014 à Paris est désormais consommé par les membres de son parti. Celui qui présidait aux destinées du Manidem bien avant de quitter ce monde, vient d’être remplacé par Dieudonné Yebga, désigné  comme nouveau président de ce parti.  
Selon des informations, la décision a été prise   par  le Bureau national de coordination de ce parti et, celui-ci exercera jusqu’en janvier 2015 prochain. D’après Charles  Ngah Nforgang, secrétaire à la communication et à la mobilisation du Manidem qui a relayé cette information,  il était question de mettre fin à la vacance de poste à la tête du Manidem.  C’est donc pour permettre à ce parti encore sous le choc de la disparition d’Abanda kpama de reprendre vie et de continuer à fonctionner comme ce fût  le cas par le passé que, cette initiative a été prise par le Bureau de coordination nationale. En de hors du poste de la président  occupée désormais par Dieudonné Yebga, les autres postes restent inchangées apprend-on.
Pour ce nouveau promu qui connait bien le parti dont il va désormais présider  aux destinées, c’est un véritable challenge puisque,  son parti à beaucoup à faire pour être parmi les principaux partis de l’opposition au Cameroun. La bataille s’annonce donc très  rude et la route longue.
 
Biographie
 
Né le 30 décembre 1958 dans l’arrondissement de Matomb, département du Nyon et Ekelé dans la région du centre, Dieudonné Yebga est un militant nationaliste  de la première heure. Militant de l’Upc Clandestine en 1989, puis de l’Upc-Manidem en 1991, le nouveau président du Manidem est membre fondateur de ce parti en 1995. C'est-à-dire, trois ans seulement après les années de braise au Cameroun. Militant à la base, il gravite successivement tous les postes à pouvoir dans ce parti politique de l’opposition. Il devient membre du bureau politique élu au 2è congrès du Manidem de Février 2009, puis Secrétaire aux affaires économiques du Manidem la même année. Dieudonné Yebga est candidat malheureux à l’élection du Président du Manidem en 2010. Directeur de campagne du candidat du Manidem à l’élection présidentielle de 2011, Dieudonné Yebga a pareillement été la tête de liste du Manidem aux élections municipales dans la circonscription électorale de Matomb en 2013. Même si jusqu’à présent  il n’a pas encore glané de lauriers par rapport à son combat, il ne désespère pas. Car, sa présence à la tête du Manidem pourra lui permettre d’implémenter d’avantage ses marques et de servir le Cameroun. Informaticien et d’avantage analyste des Systems de gestion à la société nationale d’électricité depuis 1995, Il occupe depuis juin 2005 le poste de  Chef de Division du Système d’information au sein de cette entreprise devenu Aes Sonel de nos jours.
 
Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Douala: Trois blessés graves dans un écroulement de maison

19 Mai 2014, 21:36pm

Publié par Hervé Villard

 Douala: Trois blessés graves dans un écroulement de maison

L’incident s’est déroulé au quartier Akwa Nord le vendredi 9 mai 2014 aux environs de 18h

L’émotion est encore grande au quartier Akwa Nord  à Douala ce samedi 10 mai 2014. Les populations de ce quartier ne se sont pas encore remis  de l’incident qui s’y est déroulé la veille et qui a fait trois blessés graves parmi lesquels un enfant de 11 ans.  Rassemblée non loin du lieu du drame, ils commentent sur  la catastrophe et l’ampleur des dégâts  que cela  a causés.

C’est que,  le vendredi 9 mai 2014 aux environs de 18h, un immeuble de cinq niveaux en construction situé non loin de  la pharmacie de l’harmonie s’est effondré en blessant au passage trois personnes. Parmi les personnes blessées, on dénombre deux ouvriers en service sur le chantier et un petit garçon de 11ans qui se trouvait sur le site au moment  de l’incident.   Ceux-ci  ont immédiatement été conduits d’urgence  à l’hôpital  Laquintinie pour  les plus graves et l’hôpital du district de Deido pour des soins l intensifs.

 Pendant l’effondrement, l’immeuble en question a endommagé le toit et la charpente de deux maisons voisines. Plusieurs murs, sur le coup et le poids des décombres effondrés  ont connu plusieurs fissures. En plus des dégâts sus évoqués, les escaliers permettant d’accéder au premier niveau  d’une des maisons voisines ont été détruits, le compteur d’Aes Sonel arraché et les adductions d’eau cassé. «On  regardait la télé aux environs de 18h, il y a eu  comme un tremblement de terre. On avait trop peur. On a été pris de panique quand  on constaté que c’était la maison d’à coté qui s’écroulait », Explique Yopa Jacqueline, une riveraine  toute éplorée. «On n’a pas dormi dans cette maison hier », poursuit-elle.

« J’étais à la boutique quand ma fille m’a alertée. Quand, je suis arrivé à la maison, il fallait me rassurer que personne n’était touchée et que la maison était en sécurité », narre madame Samba, une riveraine en présentant la toiture de sa maison endommagée et les murs de son domicile cassés pendant cet incident. «C’est vrai que nous avons passé la nuit à la maison. On était juste étendu mais on n’a pas dormi » précise Salomon Samba encore sous le coup de l’émotion.

Pour l’instant, aucune information ne filtre sur les causes de l’effondrement de  cet immeuble d’Akwa Nord. Mais, la piste de  la mauvaise  qualité des matériaux de construction est évoquée. Mais, rien encore n’a été confirmé.

Selon des informations, le bâtiment donc la construction a repris  il y a environ cinq mois, était abandonné depuis plusieurs années, faute de moyen financier. Après cet incident, les sapeurs pompiers sont descendus sur le lieu de même que  les autorités de la ville.  A savoir, le sous préfet de Douala 5ème  et Fritz Ntone Ntone. Sur le lieu de l’incident, les gravats jonchaient encore le sol de même que des morceaux de planches jetés en désordre.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

Voir les commentaires

Grève des enseignants:L’amélioration des conditions de travail à l’origine de ce mouvement annoncé se dérouler du 28 avril au 2 mai 2014

29 Avril 2014, 09:46am

Publié par Hervé Villard

Les principaux syndicats des enseignants du Cameroun, réunis au sein d’une plate-forme, ont lancé un mot d'ordre de grève du 28 avril au 02 mai pour protester contre la non prise en compte de leurs revendications par l'Etat.

 

 

Grève des enseignants:L’amélioration des conditions de travail  à l’origine de ce mouvement annoncé se dérouler du 28 avril au 2 mai 2014

Les syndicats concernés que sont le syndicat national indépendant des enseignements de base (Snieb), le Mouvement national pour l’intégration sans restriction des instituteurs du Cameroun (Monicam), le Tac (Teacher assiociation of Cameroun), le Cattu (Cameroun teacher’s trade Union) le Syndicat des instituteurs contractuels et maitres des parents pour ne citer que ceux-ci, réclament, entre autres, la signature et l’application des accords et textes concernant l’intégration, le traitement et l’amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants.

"Nous avons âprement négocié pendant 24 mois au sein du Comité ad-hoc mis en place par le Premier ministre, où nous avons examiné et fait de nombreuses propositions de solutions aux multiples problèmes des enseignants", rappelle Roger Kaffo Fokou, Secrétaire général du Syndicat national autonome de l’enseignement secondaire (SYNAES ?) et porte-parole de la plate-forme constituée de 9 syndicats. Seulement, poursuit-il, «ces négociations ont débouché sur de nombreux accords et permis l’élaboration de plusieurs textes soumis dès avril 2012 à la signature des plus hautes autorités de l’Etat, notamment le texte signé par le Premier ministre camerounais organisant l’attribution des palmes académiques aux enseignants ».

Pour ces leaders syndicaux, qui dans un cadre d’échange avec la presse sont prêts à tout pour que l’Etat les écoute, d’autres textes plus importants encore sont attendus et relèvent du ressort du président de la République. Parmi ces textes, on signale des textes portant rééchelonnement indiciaire des enseignants, des textes portant sur intégration des enseignants d’Education physique et sportive (EPS) et des conseillers de Jeunesse dans les corps de l’Education nationale, intégration des professeurs et instituteurs contractuels. Des textes portant revalorisation de la prime de documentation et de recherche.

Les leaders des neuf syndicats d’enseignants, qui affirment avoir déjà saisi le chef de l’Etat, Paul Biya, promettent de paralyser les établissements scolaires dans les semaines à venir, si leurs revendications ne sont pas prises en compte. Ils menacent également de retenir les notes d’évaluation pour les 5ème et 6ème séquences et de refuser la confection de tout document administratif pendant cette période.

Seulement pour l’instant le mouvement d’humeur n’est pas encore suivi par les enseignants de la ville de Douala.

Hervé Villard Njiélé

 

Voir les commentaires

Mouvement d’humeur: Les enseignants de Douala boycottent la grève

29 Avril 2014, 09:08am

Publié par Hervé Villard

Mouvement d’humeur: Les enseignants de Douala boycottent la grève

Personne d’entre eux n’a pris part au mouvement d’humeur des enseignants du secondaire lancé par le collectif des syndicats des enseignants de l’éducation de base qui devait débuter ce lundi 28 avril 2014.

La grève des enseignants du secondaire annoncée en grande pompe par les médias nationaux et étrangers n’a pas été effective ce lundi 28 avril 2014 dans la ville de Douala comme prévue. Les différents établissements d’enseignements secondaires de la capitale économique du Cameroun ont fonctionné normalement sans la moindre interruption. Les programmes se sont déroulés ? et les horaires de travail respectés à la fois par les élèves et les enseignants sans anicroche. «Le préavis de grève ne s’annonce pas à la télé. Il n’y a pas de grève au lycée d’Akwa. Nous sommes en train de composer », déclare Madeleine Akono, le proviseur du Lycée d’Akwa, rencontrée par La Nouvelle Expression hier matin dans son établissement. Dans ce lycée pareillement concerné par ce mouvement d’humeur des enseignants, tout se déroule plutôt bien. Les élèves, plus d’une centaine en uniforme de l’établissement, se baladent dans la cour. Certains sont agglutinés devant leur salle de classe et discutent paisiblement. Dans un coin de cet établissement réservé pour la cantine, d’autres élèves achètent des pains et autres aliment à manger. En classe ? 4ème Allemand1, des élèves encore en salle composent l’épreuve d’étude de texte. Dans la salle de 6e et 5ème de cet établissement, c’est le même scénario qui s’observe. «Depuis le matin, nous sommes en train de composer les épreuves de la 6ème séquence. Ce lundi, nous avons composé en mathématiques, en étude de texte et en dictée », déclare toute heureuse une élève de la 4ème Allemand 1. Pour cette dernière qui reconnait que les épreuves étaient abordables, tout se déroule plutôt bien.

Au lycée bilingue de Deido, c’est une ambiance studieuse qui s’observe dès l’entrée. Le vigile qui assure la sécurité est bien présent et empêche aux élèves retardataires d’entrer dans l’enceinte de l’établissement. A l’intérieur, en dehors d’une dizaine d’élève aperçus dans la cour de l’école, tous sont dans leur salle de classe. Ils suivent attentivement les cours dispensés, par des enseignants bien présents. Certains d’entre eux et plus précisément ceux des classes intermédiaires composent en plusieurs matières les épreuves de la 5ème séquence.

« Il n’ya pas de mouvement de grève dans mon établissement. Mes élèves sont en train de composer. Aller vous-même vérifier. Tout le monde est en poste », déclare le proviseur de cet établissement. Un argument partagé par Joseph Nguémhé, professeur d’anglais en service à la scolarité du lycée Bilingue de Deido. «Tous nos enseignants sont là. Certains ont hésité ce matin à prendre du service mais ils sont là », affirme celui qui est pareillement secrétaire exécutif national de l’Organisation nationale des enseignants (Onec). D’après ce syndicaliste de première heure qui déplore la mauvaise organisation de ce mouvement d’humeur des syndicats des enseignants du secondaire, « une telle action devait être concertée » pense-t-il.

A l’Institut des enseignements secondaires de Bonajindje (Iesb) de Deido, c’est un calme studieux qui s’observe. Dans la cour de l’établissement, des élèves s’adonnent à l’épreuve de saut en hauteur. Tout ceci sous l’appréciation des enseignants et la supervision du délégué régionale des sports et de l’éducation physique pour le Littoral, Emmanuel Nguidjo Nguidjo. «Ici chez nous c’est un collège privé d’enseignement laïc. Nous n’avons pas été saisis pour ce préavis de grève. Les cours se déroulent normalement. Nous ne sommes pas concernés par cela. Nos enseignants sont en train de parachever les programmes de l’année scolaire. Puisque, nos enfants composent à partir de la semaine prochaine », avoue Paul Padawou Chef service de scolarité dans ce collège. Comme dans ces lycées et collèges, les cours ont été effectifs dans tous les autres établissements secondaires de la ville de Douala. Selon des informations, le mouvement d’humeur annoncé du 28 avril au 2 mai 2014 par le regroupement des syndicats des enseignants du secondaire au Cameroun n’aura certainement pas lieu.

Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Décès de l'honorable Mpacko: réactions

14 Avril 2014, 19:00pm

Publié par Hervé Villard

Décès de l'honorable Mpacko: réactions

Théodore Datoua (vice président de l’assemblée nationale)

« C’est une étoile qui vient de disparaitre dans la région du Littoral »

Cinq mois seulement après les élections législatives, la mort a frappé l’assemblée nationale en enlevant l’un des membres les plus dévoués. Il me revient actuellement la lourde responsabilité de lui rendre hommage au nom du président de l’assemblée nationale, au nom de tous les députés de l’assemblée nationale. Elu pour la première à l’assemblée nationale en 2007, l’honorable Mpacko Kotto avait été réélu pour la seconde fois le 30 septembre 2013. Seulement, la mort va l’empêcher de poursuivre ce second mandat. Titulaire de la médaille de commandeur de l’ordre de la valeur, c’est une étoile qui vient de disparaitre dans la région du Littoral. Tes paires que nous sommes te remercient pour ta contribution à la bonne marche des affaires de notre cité. Je souhaite à ses proches et à ses deux fils particulièrement les condoléances de toutes l’assemblée nationale et de tout le groupe parlementaire »

Morgane Grâce Hermine Mpacko (fille du défunt,

« Je comprends en fin ce qu’il me disait »

«J’ai perdu ma mère le 11 mars 2005. J’étais tout jeune. C’est au près de mon père que j’ai grandi et tout appris. Ces neuf derniers mois, mon père a voulu que je sois au près de lui. Savait-il qu’il allait mourir, je ne sais pas. Mon père a toujours aimé et protégé tous ceux qu’il aime. Il me disait toujours : Ma fille je ne serais pas toujours là. Et aujourd’hui, je comprends la profondeur de ses propos. Je comprends en fin ce qu’il me disait. Il s’en ait allé retrouver sa femme neuf ans après son décès. Ils sont décédés tous deux pratiquement le même mois. Mon père était certes malade mais, il ne le laissait pas paraitre. Il est pratiquement mort de la même manière. C’est vrai quand on perd son père, on souffre. Mais papa, je te promets de faire ce que tu aimais, ce que tu nous as appris »

Réalisés par Hervé Villard Njiélé (de retour de Mangamba)

Voir les commentaires

Mediation Press Trophies 2014: On attend déjà les candidatures.

21 Mars 2014, 18:06pm

Publié par Hervé Villard

 L’annonce a été faite pendant la  conférence  de presse marquant le lancement de  la 7ème édition de ce concours qui prime les meilleurs journalistes au Cameroun  ce jeudi 13 mars 2014 à Douala.

 

mediation-Press-Trophies-copie-1.jpg

Promouvoir  le respect des règles éthiques et déontologiques de la profession de journaliste au Cameroun,  restaurer au plus beau métier du monde ses lettres  de noblesses. Célébrer le métier du journaliste. Éviter le nivellement par le bas dans ce métier et  promouvoir l’excellence journalistique. Voilà présenter de manière succincte, les objectifs  visés par le  concours médiation Press trophies qui  est rendu à sa 7ème édition cette année.

Pendant la conférence de presse  de lancement de  la nouvelle édition de ce concours, les organisateurs sont revenus sur la particularité et  les innovations de cette 7ème  édition.  Parmi ces dernières,  on note l’organisation d’une marche sportive à travers les artères de la ville de Douala. Cette marche d’après Marion Obam, présidente de l’association Médiation Press Trophies, aura pour objectif de lutter contre les maladies cardiovasculaires, véritables tueuses silencieuses. «Nous voulons pendant cette marche sportive, sensibiliser  les journalistes et les populations sur cette maladie qui attaque nombreux d’entre nous, nos frères et nos parents» précise la présidente.

Comme autres innovations de cette 7ème édition, c’est la nationalisation de ce concours. Pour permettre aux journalistes répartis sur l’ensemble du  territoire national d’y prendre part,  le comité d’organisation a multiplié les points de dépôt des dossiers dans presque toutes les régions du Cameroun. Une page  facebook  visant à  informer tous les journalistes désireux de prendre part à cet évènement a d’ailleurs été crée. Et, les candidats peuvent via cette page télécharger la fiche d’inscription et postuler pareillement par internet.

S’agissant du concours lui-même, la date butoir de dépôt des dossiers est fixée  le 5 mai 2014. Et, ne seront  validés  que des travaux produits dans la période allant de mars 2013 à mars 2014.  Parlant  des  catégories en compétition, on note ; la meilleure enquête presse écrite,  le meilleur reportage presse écrite, radio, télévision et  journalisme en ligne. Le meilleur magazine radio et télé, le meilleur site d’information en ligne, le meilleur dessin de presse, et la meilleure photographie de presse.

Bilan 

Pendant cette conférence de presse, les organisateurs  ont pareillement fait le bilan des six dernières éditions de ce concours. On a noté en passant  que,  plus  de 1800 journalistes ont déjà pris part à ce concours.  Que 2100 personnes ont été sensibilisées sur le métier de journalisme et que 27 écoles et 3 universités du Cameroun ont été visitées par les organisateurs. On a  pareillement appris que 2800 exemplaires du manuel de guide du journalisme ont été distribués de même que 2000 nouveaux codes de procédures pénales.  84 trophées, 45 ordinateurs, 80 dictaphones numériques, 30 appareils photo numériques et 10 packs de rapidographes ont déjà été distribués, durant ces six dernières années.

Etaient  présents à cette conférence, Denis Kwébo, Roland Tsapi, Charles Ngah Forgang, Eric Ronand Koungou, Lazare Kolyang, Gustave Azébazé, tous membres du club Médiations Press trophies et un parterre important de journalistes.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

Voir les commentaires

Decès de Lapiro de Mbanga: les témoignages des riverains affligés

19 Mars 2014, 16:56pm

Publié par Hervé Villard

Essame Roger  (proche de la famille)


«C’était un  très grand conseiller »


Il y a de cela six mois que nous sommes au parfum de son état de santé chancelant. Nous avons appris que sa maladie était sérieuse puisque les rapports qui nous parvenaient faisaient état de ce qu’il était vraiment malade. J’étais  en déplacement quand j’ai appris la triste nouvelle. C’est mon épouse qui m’en a informé. Sa disparition nous écœure. Car, cela laisse un vide parmi nous. Lapiro de Mbanga nous montrait la route à suivre. Avant son départ aux Usa, il nous a réunis et nous a fait comprendre qu’il  viendra nous pendre en charge. Aujourd’hui, il nous laisse orphelin. Il demeure le chef de quartier qui a impulsé le développement quartier 12 à Mbanga. Je retiens de lui l’image d’un bon père de famille, l’image d’un visionnaire, d’un très grand conseiller et surtout l’image d’un rassembleur.

 



Bebe Ekosso (ami du défunt)


« C’est une grosse perte pour moi »

 


Lapiro de Mbanga était un père pour moi. Son décès ne m’as pas du tout surpris. Parce que, le 8 mars 2014, il y a eu une fausse rumeur de son décès qui a circulé. Comme j’étais en contact avec son épouse, elle m’a fait savoir que la nouvelle était fausse et que Ndinga man était dans le coma depuis trois semaines. Quand Lapiro était vivant, il m’appelait chaque fois qu’il avait besoin d’un service et je le lui rendais. Je n’ai pas trop été surpris de son décès, je savais qu’il pouvait mourir d’un moment à l’autre. Il m’a dit un jour que ce sont les remèdes qui le maintenaient en vie. Et, qu’il souffrait d’un cancer des os qui avait atteint une certaine propension. Et que si j’entendais qu’il est mort que cela ne me surprenne pas. Il m’avait prévenu. Il était plus qu’un père pour moi, un véritable conseiller. J’ai presse que été élevé par lui. C’est une grosse perte pour moi.

 


Boh Nyake Antoine (1er fils du défunt)



« Qu’on nous laisse enterrer notre père »


J’ai appris la nouvelle de la maman qui le garde depuis qu’il est malade. Je souffre énormément depuis que j’ai appris cette nouvelle.  Mon père avent d’aller  en prison n’était pas malade. Je paris fort qu’il a choppé  cette maladie en prison. C’est à cause du gouvernement camerounais qu’il est décédé. Mon père était un homme droit, un homme du peuple, un homme qui savait dire la vérité. J’accuse le gouvernement parce que ce sont eux qui ont envoyé mon père en prison pour rien. Mon opère s’est battu pour la liberté des gens. C’est aussi vrai que c’est Dieu qui décide sur tout. Mais, beaucoup de chose se sont passées à la prison. Mon père est un martyr au rang des Um Nyobe. Le combat qu’il a fait est un combat que Dieu seul le lui a confié. Notre père nous a appris comment vivre dans la dignité. Il nous a appris le respect du prochain. Son combat sera continué par les autres. Nous pleurons parce que nous avons perdu un homme de poigne. Tout ce que je demande c’est qu’on nous laisse enterrer notre père. Nous avons perdu un homme  de poigne, un père exemplaire. Que la terre de nos ancêtres lui soit légère.

 

Rassemblées par Hervé Villard Njiélé de retour de Mbanga

 

Voir les commentaires