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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Accident de la circulation : Près de 1200 camerounais tués chaque année

18 Décembre 2013, 12:33pm

Publié par Hervé Villard

 Selon  Robert Pilo, commandant de la deuxième légion de gendarmerie  du littoral qui révèle ces chiffres, près de trois camerounais  au quotidien  meurent de suite d’accident de la circulation


http://www.etudiant-ados.com/medias/images/accident-tiko-vkm-003-ns-600.jpg

Image très chocante de l'hécatombe de Tiko du 12 octobre 2013. Vivement prudence!!!!

 

L’hécatombe de Tiko  et sont bilan effroyable de 19 mort et de près de 78 blessés graves  survenu le samedi 12 octobre 2013 est encore frais dans les mémoires des  camerounais  de même que nombreux d’autres accidents de la circulation ayant couté la vie à des compatriotes.  En effet les accidents de la circulation au Cameroun  sont un véritable frein à l’évolution sociale et à la croissance de l’économie nationale. En plus de détruire  des vies, de  produire des infirmes et des orphelins en quantité,  ils sont pareillement à l’origine de  la destruction de plusieurs biens économiques et matériels.

Selon  le colonel Robert Pilo, commandant de la 2ème région de gendarmerie pour le Littoral, très engagé dans la lutte contre les accidents de la circulation, près de 1200 cas de décès dus à aux accidents de la circulation sont enregistrés au Cameroun chaque année. Et ce malgré les mesures prises pour  lutter contre le désordre dans le transport et le respect des mesures de sécurité en vigueur. D’après  les statistiques, près de trois camerounais décèdent au quotidien suite à un accident de la circulation. «A ce rythme, si rien n’est fait,  toutes les populations Camerounaises disparaitront de suite d’accident de la circulation» déclare-t-il.

Pour celui qui invite tous les conducteurs de voiture, des cars de transport et tous les usagers de la route en général à respecter les règles de la sécurité routière, 80% de ces accidents de la route sont le fait des usagers eux-mêmes. Le mauvais état de la route  et celui des véhicules représentent seulement 20% des causes restantes. Soit 10% pour chacun d’entre eux. Selon des informations, les infractions les plus courantes commises par les usagers  de la route sont : le défaut de port de ceinture de sécurité, l’excès de vitesse, la surcharge.

Sensibilisation

Pour limiter les dégâts causés par ces accidents de la circulation, une vaste campagne nationale  de sensibilisation des usagers de la route et  de répression vient d’être lancée par les  services de lutte contre l’insécurité routière du ministère des Transports. Depuis quelques semaines, les agents de la prévention routière écument les  différents axes routiers de la république et d’avantage ceux faisant partie du « triangle de la mort ». Ces derniers traquent  sans état d’âme tous les conducteurs véreux qui ne respectent pas les normes de sécurité  en vigueur. Ces derniers selon des informations sont punis à l’immédiat. Les sanctions varient en fonction de l’infraction commises et sont pour la plupart pécuniaire. Cette campagne nationale de sensibilisation et de répression des conducteurs véreux, selon des responsables de la délégation régionale des Transports  pour la région du Littoral,  s’étend jusqu’au mois de janvier. «Et, ne pourra s’arrêter que si le taux d’accident  qu’il y a sur nos routes est réduit », apprend-on.

A l’occasion des fêtes de fin d’année qui s’approche (fête de noël et nouvel an,) cette campagne vient de s’intensifier. Pour permettre aux Camerounais de passer des fêtes de fin d’année dans la paix et sans décès dus aux accidents de la route, des nouvelles mesures ont été prises. Des équipes de prévention routière déjà sur le terrain depuis plusieurs semaines  recevront l’appuie important des éléments des forces de l’ordre.

 

Hervé Villard Njiélé

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Guerre en Rca: Près de 900 camerounais de retour au pays natal

18 Décembre 2013, 12:27pm

Publié par Hervé Villard

Des résidants camerounais qui ont échappé à la guerre en RCA sont heureux d'arriver au pays via le Boeing 737.

Un nouveau contingent de 202 Camerounais a rejoint le bercail ce mardi 17 décembre 2013. Ils sont arrivés à l’aéroport international de Douala via à un vol de la Cameroon airlines company (Camair-co).

 

C’est par  le refrain de l’hymne national suivi d’une  interminable salve d’applaudissement  et des remerciements incessants en l’endroit du chef de l’Etat que,  nos compatriotes établis  en République centrafricaine (Rca)  ont manifesté la joie de retrouver leur pays d’origine,  le Cameroun. C’était ce mardi 17 décembre 2013 aux environs de 13h30 à l’aéroport international de Douala.   A bord de l’avion de la compagnie aérienne nationale spécialement affrétés  sur instructions du président de la République

 Les  uns, les mains levées vers ciel  en  signe de reconnaissance au geste divin qui vient d’être posé ou, faisant tout simplement  le signe de croix,  les autres, baisant tout simplement le sol après leur descente de l’avion, tous , chacun à sa manière,  ont dit merci à Dieu pour ce geste de sauvetage  orchestré  par le président de la République.

 La joie de ces compatriotes,  au nombre de 202 exactement, était autant si grande parce qu’ils ont échappé in-extremis à une mort atroce et certaine. Tous le reconnaissent d’ailleurs. «On serait tous mort si l’avion n’était pas venu nous chercher. Jusqu’à présent, beaucoup de nos compatriotes attendent encore à l’ambassade » déclare-t-il tout en louant le geste du président de la république  son excellence Paul Biya.

«En Centrafrique, les gens égorgeaient les autres, ils les coupaient avec les machettes. Ils  tuaient les femmes enceintes et les éventraient. C’est une situation très grave. C’est la catastrophe là-bas. Ils brulaient des maisons pillaient des choses.  Il y avait des  cadavres partout », raconte  Aboubakar Ahamat,  camerounais  élève en classe de 1èreC au lycée de Cpj de Bangui encore sous le coup de l’émotion.   Rejoindre l’ambassade du Cameroun du Cameroun  où ils sont en sécurité reste l’épineux problème pour les Camerounais de Rca. Car, pour y parvenir  « on attend un peu quand la situation s’est calmé un peu. Et, on utilise les relations qu’on a pour y parvenir », explique Blaise Abanda, un Camerounais comptable en Rca.  Et ceux qui n’ont pas de relation compte uniquement sur le sors ou la protection divine. « Pour sortir de la maison  et rejoindre l’ambassade nécessite beaucoup de courage. On est obligé de courir et de se cacher à chaque fois. Ce n’est pas facile. C’est Dieu qui nous protège » déclare en chœur, Josiane, Judith et Ariane, toutes des étudiantes camerounaises en faculté de Médecine à l’université de Bangui.

Au bas de la passerelle pour les accueillir, on a noté  les responsables de l’autorité aéronautique et quelques responsables du commissariat de  police de l’aéroport.   Conduits dans l’une des salles d’attentes de cette infrastructure aéroportuaire,  ils ont été identifiés   par  un service spécialement  constitué  à cet effet et consultés par  des médecins épidémiologistes de la délégation de la santé de la région du Littoral. Après ces formalités d’usage comme l’a  rappelé le gouverneur de la région Joseph Beti Assomo, obligé d’écourter la réunion de sécurité qu’il présidait avec les différents responsables de la sécurité de la ville de Douala,  ces Camerounais désormais en sécurité au pays doivent rejoindre leur famille.

 

Constitués à majorité des femmes, des  personnes handicapées, des vieillards et des enfants, Les 202 Camerounais au total qui ont été accueillis à  l’aéroport international de Douala ce mardi 17 décembre 2013 portent à environ 900 le nombre de compatriotes déjà rapatriés au pays. Il faut noter que, les  trois premiers vols Camair-co transportaient successivement 326 personnes le 13 décembre 2013, 190 camerounais  le 14 décembre 2013, 178 passagers en date du 16 décembre 2013 et finalement 202 personnes hier mardi 17 décembre 2013.

Selon des informations recueillies, nombreux sont les camerounais qui attendent encore à l’ambassade. Et le plus difficile pour ceux qui n’habitent pas la capitale de la Rca Bangui, c’est d’arriver à l’ambassade camerounaise. 

 

Hervé Villard Njiélé

 

Guerre en Rca

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Crise Centrafricaine: 1 78 camerounais retrouvent le bercail

18 Décembre 2013, 12:08pm

Publié par Hervé Villard

Ils sont arrivés à l’aéroport international de Douala  ce lundi 16 décembre 2013. C’était à bord du Boeing 737 de la Camairco

 

L’arrêt observé par le pont aérien  créé  entre le Cameroun et la république Centrafricaine sous haute instruction du chef de l’Etat,  pour  faciliter  le rapatriement des camerounais en situation de détresse au pays, n’a finalement été que de courte duré.  Après la pause observée ce dimanche 15 décembre 2013, une nouvelle vague des résidents camerounais de Centrafrique vient d’arriver à l’aéroport international de Douala à bord d’un vol de la Cameroon airline company (Camairco).  Le Boeing 737 qui  les transportait  à frôlé le tarmac de l’aéroport international de Douala ce lundi 16 décembre 2013 à 13h 30 minutes  exactement et s’est immobilisé quelques minutes plus tard.

 Les 178 passagers à bord tous des camerounais résidant en Rca  ont remercié Dieu d’avoir revue la mère patrie. « Avec autant  de temps mis en république Centrafricaine, on regrette amèrement ce qui se passe la bas. On a vu l’horreur de nos propres yeux. J’ai perdu mon petit frère dans cette guerre il y a deux jours. C’est regrettable cette situation », déclare Idriss Abdoul Bagui, un jeune camerounais de 22ans, étudiant en 2ème année économie à l’Université  Haute Ecole de Gestion de Bangui.

 Au bas de la passerelle pour les accueillir, on a noté  les responsables de l’autorité aéronautique et quelques responsables du commissariat de  police de l’aéroport.   Conduits dans l’une des salles d’attentes de cette infrastructure aéroportuaire,  ils ont été identifiés   par  un service spécialement  constitué  à cet effet et consultés par  des médecins épidémiologistes de la délégation de la santé de la région du Littoral. Après ces formalités d’usage comme l’a  rappelé le gouverneur de la région Joseph Beti Assomo, obligé d’écourter la réunion de sécurité qu’il présidait avec les différents responsables de la sécurité de la ville de Douala,  ces Camerounais désormais en sécurité au pays doivent rejoindre leur famille.  « Aucun camp pour les refugiés n’a été créé. D’ailleurs on n’est jamais refugié chez soi. L’Etat du Cameroun a pris des mesures pour permettre à chacun d’entre eux de rejoindre leur famille d’accueil ou  d’origine », a rappelé Joseph Beti  Assomo, venu souhaiter un bon retour au bercail à ces derniers. Il était accompagné dans sa suite du préfet du Wouri Naseri  Paul Béa, des responsables de la sécurité dans la région.

Selon des informations, parmi les 178 camerounais arrivés à bord de ce vol Camairco, la troisième du genre depuis la création du pont aérien entre Douala et Bangui, on dénombre cent onze adultes(111), cinquante deux enfants(52) et 15 bébés. D’après ces camerounais fier de retourner au pays, plus d’un millier de nos compatriotes sont encore parqués à l’ambassade du Cameroun à Bangui et attendent d’être rapatriés.  Leur nombre grossit au jour le jour, apprend-on. Ce nouveau contingent de 178 personnes porte à 694 le nombre de camerounais déjà rapatriés au pays sous haute instruction du président de la République

 

Hervé Villard Njiélé

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Crise en Rca : L’unicef condamne la violence faite aux enfants

18 Décembre 2013, 12:02pm

Publié par Hervé Villard

Dans une déclaration faite ce mardi 16 décembre 2013  à New-York le Directeur général de l’Unicef Anthony Lake, a dénoncé les actes de barbarie commis sur les enfants en République Centrafricaine

 http://www.unicef.org/drcongo/french/AnthonyLake.jpg

«Les faits sont devant nous. Ce conflit cruel affecte désormais 2,3 millions d’enfants. Des enfants sont tués parce qu'ils sont chrétiens ou musulmans. Des enfants sont forcés de fuir leur foyer et de se cacher, terrorisés, pour éviter les combattants. Des enfants sont les témoins d'actes horribles de violence. Ces attaques brutales perpétrées contre les enfants sont un affront à l'humanité »   

Cette déclaration est d’Anthony Lake, Directeur général du Fond des Nations Unis pour l’Enfance (Unicef), cette organisation mondiale  qui milite  au quotidien pour le respect des droits des enfants  dans le monde et d’avantage pour leur bien être et leur épanouissement général. Il l’a faite ce 16 décembre 2013 à New York aux Etats Unis au siège de cette institution.

 D’après  le responsable de cette organisation mondiale, très au parfum de la guerre qu’il y a en République Centrafricaine, les enfants sont assassinés, torturés, tués. Ces derniers sont exposés à toutes les horreurs de la guerre qu’il y a dans ce pays frontalier avec le Cameroun à l’Est. Selon des camerounais résidents en Rca rapatriés au Cameroun par des vols spéciaux affrétés sous haute instruction du président de la république, Paul Biya, les enfants en Rca ne peuvent plus aller à l’école. La guerre ayant mis le pays à feu et à sang. «On ne fréquente plus. Tout le monde est à la maison. Les écoles sont fermées, parce qu’il y a la guerre » déclarait Adjawa Mamadou, une camerounaise de 17ans élève en classe de 2ndB  au quotidien  La Nouvelle Expression vendredi 13 décembre 2013 après son arrivée au Cameroun.

 

En plus de l’horreur et les conditions de vie inhumaines dans lesquelles vivent les enfants en Rca, le directeur général de l’Unicef dénonce l’enrôlement forcé  des enfants dans l’armée. «Plus de six mille (6000) d’entre eux sont recrutés de force dans les armées  qui s’affrontent », déclare-t-il. Il s’agit des antis Balaka à majorité chrétiens et des Selekas qui sont des musulmans.

Pour les responsables de cette organisation,  la guerre en Rca est un réel coup pour l’humanité dans son ensemble. Car, Plus d'un demi-million de personnes ont été déplacées jusqu'à présent par le conflit et, trois personnes par heure en moyenne ont péri dans les combats au cours de la seule deuxième semaine de décembre Parmi lesquelles des  enfants. Pour les  protéger, pour leur permettre d’oublier l’horreur subis et d’être à l’abri des nombreuses maladies virales et épidémiques, l’Unicef déclare maintenir les services essentiels pour les familles déplacées dans les régions du pays touchées par le conflit. Notamment à Bangui, Bossangoa et Kaga Bandoro.

Selon des informations, cette organisation et ses partenaires ont déjà vacciné plus de 480 000 enfants de moins de cinq ans contre la rougeole et assisté plus de 47 000 personnes déplacées  pour la plupart à Bossangoa. 

Le 13 décembre 2013, près de 77 tonnes de fournitures diverses : couvertures, savons, jerrycans, médicaments, matériel de purification de l’eau, bâches en plastique, kits de santé et trousses obstétriques.ont été transportés  en Rca. «Il est impératif de protéger les écoles, les établissements de santé et les centres de transit. Et ceux qui continuent à faire du mal aux enfants doivent être tenus responsables » a déclaré le Directeur général de l’Unicef.

 

Hervé Villard Njiélé

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Henriette Ekwe (journaliste nationaliste): « C’est à féliciter, c’est à encourager »

16 Décembre 2013, 22:19pm

Publié par Hervé Villard

 « C’est à féliciter, c’est à encourager »



Je pense que ce n’est pas nouveau ce que le président de la république son excellence Paul Biya viens de faire. Je pense qu’il a suivi les traces de son prédécesseur qui lorsque le Gabon avait chassé les camerounais chez eux, je crois que c’était en 1981, le chef de l’Etat avait affété les trois avions de transport militaire de troupe pour aller  rapatrier les camerounais du Gabon.  Que cela se passe pour une première fois, je pense que c’est une bonne chose.  Mais, il ne faut pas oublier que cela c’est passé en Guinée Equatoriale plusieurs fois cela n’a pas été fais. Cette fois que c’est fait, je le dis c’est une bonne chose que le président de la république décide de venir en secours au compatriote vivant dans un pays où il y a le désordre et où la guerre est en train de décimer plusieurs personnes, je pense que c’est normal. Ce n’est pas de la charité, chaque citoyen se doit d’avoir la protection de son état lorsqu’il se trouve en détresse à l’étranger.  Peut être que la présidence de la république ou le président s’est souvenu de ses devoirs envers ses citoyens. Comme je le disais tantôt ce n’est pas nouveau l’ancien président de la république l’a fait. C’est à féliciter, c’est à encourager, c’est ce que doit faire chaque Etat lorsque ses citoyens sont en danger partout dans le monde.

Réalisé par Hervé Villard Njiélé

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Mamadou Awalou (commerçant):«Il faut qu’on reste en paix comme on n’est là »

16 Décembre 2013, 22:15pm

Publié par Hervé Villard

« Il faut qu’on reste en paix comme on n’est là »



C’est une expérience traumatisante que nous avons vécu en République Centrafricaine. Ce que nous avons vécu dans ce pays, je n’aimerais pas qu’une autre personne vive ce genre de chose un jour.  En Centrafrique, les gens égorgeaient les autres, ils les coupaient avec les machettes. Ils  tuaient les femmes enceintes et les éventraient. C’est une situation très grave. C’est la catastrophe là-bas. Ils brulaient des maisons pillaient des choses.  Ils découpaient des enfants brulaient des maisons.  Il y’avait des  cadavres partout là-bas. Cela a commencé exactement jeudi passé, le matin ont s’est réveillé avec des cadavres qu’il y avait partout dans la rue. On a cru que c’était fini alors que ce n’était que le début. On a vu des hommes entrés dans les maisons avec les machettes. Ils découpaient les femmes et les enfants. C’est donc devenu une affaire de rancune, de vengeance. Entre les musulmans et les chrétiens.  Ce que je voudrais dire  aux camerounais et aux hommes politiques  en particulier, c’est que, quelque soient  les problèmes qu’ils rencontrent, quelques soient leurs divergences d’opinions, de ne jamais choisir ni la force ni la violence. Parce que  ça ne résout jamais le problème. Même pas un tout petit peu.  Ça ne fait qu’aggraver la situation. Il faut qu’on reste en paix comme on n’est là. Et que l’on cherche à résoudre tout nos problèmes toujours pas le dialogue.

Rassemblé par Hervé Villard Njiélé

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Adjaawa Mamadou (camerounaise élève en classe de 2nd B): «Il y avait les cadavres partout sur la route »

16 Décembre 2013, 22:09pm

Publié par Hervé Villard

« Il y avait les cadavres partout sur la route »


Ce que j’ai vu en Centrafrique, c’était vraiment horrible et très horrible. On n’était tous à la maison, on ne sortait plus, on n’allait même plus à l’école. Dans notre quartier, il y avait les cadavres partout sur la route. On voyait les gens s’entretuer avec les machettes. C’était vraiment horrible. Les musulmans et les chrétiens qui bagarrent entre eux et qui s’entretuent.  On ne pouvait plus circuler parce qu’il y avait des cadavres partout sur la route, des cadavres qu’on ne débarrassait même pas. Tout le monde avait peur de sortir dans le rue tout le monde avait peur d’être tué. Toute les écoles étaient fermées plus personne n’y allait de toute façon. C’était vraiment horrible. Par le passé, il y avait des problèmes, il y avait des tensions mais, ça n’avait jamais atteint cette proportion. Avant ça ne perturbait pas la  vie de tout le pays. On ne tuait pas en désordre comme ça se fait maintenant. Il y avait quand même la paix. Maintenant, le pays est gâté. Il n’ya plus d’activité. Les écoles sont fermées, les magasins fermés aussi il n’y a plus de marché, il n’ya plus d’activité. Tout le monde est à la maison et  « les antis Balakas »(les chrétiens) et « les Selekas »  les musulmans sont dans la rue ça fait vraiment peur.  On a passé plus d’une semaine à l’ambassade et on vient d’échapper à ça grâce à l’avion que le président de la république vient de nous envoyer

  réalisé par  Hervé Villard Njiélé

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Réaction: Mbu Joseph (Responsable Marketing) «On était obligé de se cacher dans les plafonds pour survivre»

16 Décembre 2013, 22:04pm

Publié par Hervé Villard

«On était obligé  de se cacher dans les plafonds pour survivre»


 C’est un plaisir  de me retrouver au Cameroun après tout ce que nous avons vécu en république centrafricaine. Je vais d’abord dire merci au président de la république  pour le fait qu’il a demandé qu’on vienne nous chercher et également à l’ambassadeur du Cameroun en Rca qui nous a nourris pendant tout ce temps. C’est une expérience terrible que nous avons eu en république centrafricaine. Nous avons vu des gens mourir devant nous. Nous avons vu des gens tuer à coup de machette, à cause du mécontentement, de la haine. Franchement, c’était une situation pitoyable. En Rca je n’étais pas stable à cause des affaires que je faisais. Je dormais souvent dans les hôtels.  Les évènements ont pris une autre tournure à partir du mardi 10 décembre 2013 et ont embrasé la capitale Bangui le jeudi 12 décembre 2013. Selon des informations  on nous a fait comprendre que les « antis Balaka » ont arrêté un Bororo et l’ont tapé à mort. C’était aux environs de 19h.  A partir de 22h, les barakas ont fait la même chose. Le lendemain, ils ont commencé à brûlé des maisons. Cela a contaminé la capitale Bangui. Dans la cité où j’étais logé, les pillages ont commencé. On nous a agressé on nous a tabassé, on a pris nos téléphones et tout l’argent qu’o avait. On a tué certains. Je n’ai eu la vie sauve que parce que j’étais caché au plafond.  A partir de là,  la situation s’est empiré. Ils ont commencé à fouillé même les taxis et les voitures. Des qu’on savait dans les quartiers musulmans que tu es chrétien on te tuait même chose de l’autre coté. Le matin quand on se réveillait, on voyait comment on a tué des gens. Pour marcher, on sautait sur les corps, C’est vraiment une situation pitoyable. La guerre n’est pas une bonne chose. C’est une satisfaction de rentrer au pays. Car depuis trois semaines que cette situation dure en Rca c’est dans l’avion de Camair-co que j’ai mangé un sandwich et bu un jus.


recueilli par Hervé Villard Njiélé

 

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Itw: «Salomon Kamga:On dénombrait avant notre rapatriement plus de 400 morts et plus de 500 blessés »

16 Décembre 2013, 21:57pm

Publié par Hervé Villard

Etudiant camerounais rapatrié de Centrafrique sous haute instruction du président de la république à cause de la guerre qu’il y’a dans ce pays, il revient sur l’horreur que cette tension crée dans ce pays et décris en passant le calvaire des populations

 

Vous venez de rejoindre le Cameroun par le vol Camair-co affrété sous haute instruction du président de la république  quel réactions ?


Je dois commencer par remercier son excellence monsieur Paul Biya pour nous avoir accordé ce vol, d’voir eu ce sentiment d’amour pour  les camerounais vivant en Centrafrique, pour  ses enfants que nous sommes. Honnêtement on le remercie sincèrement pour son soutien et son intervention. On avait vraiment besoin de ça pendant ces moments difficile que nous avons passé en république centrafricaine. On le remercie grandement.


Peux-tu nous dire exactement ce qui se passe en république centrafricaine ?


Ce qui ce passe en Rca c’est un problème entre anti Balaka et Seleka. Les antis balaka ce sont des chrétiens anciens garde républicains du président Bozize. Ils se sont révoltés contres les rebelles de la Seleka qui sont des rebelles musulmans qui ont pris le pouvoir.  Cela a commencé avec des affrontements dans un quartier qu’on appelle ‘’5kilos’’. Pendant cet affrontement, entre Chrétiens et Musulmans, il y a eu un mort. Cette haine s’est multiplié et a gagné toute la Centrafrique. Dans des quartiers comme «5kilos », on ne voit pas des chrétiens et dans des quartiers où il ya des chrétiens, on ne voit pas des musulmans. C’est une véritable chasse que les musulmans et les chrétiens de Rca se font entre eux. C’est une guerre religieuse.

Pendant ces cinq derniers jours, j’ai travaillé avec les membres de l’association Médecins sans Frontières(Msf). Dans les différents hôpitaux où j’étais appelé à apporter mon aide, je ne voyais que des blessés. Il y en avait assez et partout ailleurs. On dénombrait avant notre rapatriement plus de 400 morts et plus de 500 blessés. Par jour, il fallait soigner en moyenne 200 à 300 personnes ce qui n’était pas facile. Il y avait des cas de blessures atroces qui amenait les uns et les autres  à se demander  si les centrafricains avaient de l’amour pour leur prochain. C’étaient horrible, c’était terrible. Quand on allait accompagner des collègues appartenant à l’équipe Medecins Sans Frontières, quand on traversait des quartiers où la tension était forte, c’est pratiquement sur  des corps que l’on sautait. C’était vraiment de la terreur dans ces endroits. Dans la nuit comme en journée, les populations étaient terrorisées. Il y avait des coups de feu de partout, des gens avec des machettes, s’affrontaient.  Cette situation est aussi grave qu’on se demande si Dieu a créé des humains pour qu’on les abatte comme des animaux.


Comment  les camerounais se sont-ils rassemblés à l’ambassade ?


J’étais dans un quartier de la ville de Bangui. Avec le métier que je fais, (aide médecin), les véhicules de Médecins Sans Frontières m’accompagnaient quand je me déplaçais en journée comme pendant la nuit. Quand la tension est devenue générale dans les quartiers et que les affrontements  que les affrontements devenaient fréquents,  ils  m’ont conduit à la résidence de monsieur l’ambassadeur et ont dit également aux autres camerounais qu’ils doivent se rendre à la résidence de l’ambassadeur par tous les moyens s’ils se sentent en insécurité. Moi j’ai passé 24h  seulement à l’ambassade et l’avion est venu nous chercher. Il y a du moins des camerounais qui y étaient depuis près d’une semaine.


Comment était la Centrafrique bien avant cette guerre ?


J’ai passé un  an onze mois en république centrafricaine et je suis étudiant en deuxième année de médecine. La Centrafrique est un pays ou tout est excessivement cher là-bas. J’ai eu un an d’étude qui s’et transformé en 14 mois au lieu de 12. Par moment, il y a des grèves et par moment pas, les enseignants d’université réclament des arriérés de salaire de 3 à 5ans d’enseignement. Pendant tout ce temps de grève qui dure parfois jusqu’à un mois et demi, il y a parfois des affrontements, des petits mouvements et on se retrouve à des années prolongées. Malgré tout cela, il y avait quand même la paix et j’en profite pour remercier les populations centrafricaines pour leur accueil et pour leur sympathie qui m’a permis de poursuivre mes études là-bas et je rentrerai les achever si Dieu me le permet.

 

Réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

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Crise Centrafricaine: Près de 516 Camerounais rapatriés

16 Décembre 2013, 21:36pm

Publié par Hervé Villard

Ils ont regagné le bercail vendredi et samedi derniers via des vols de la Cameroon airlines Corporation (Camair-Co) affrétés sur hautes instructions du président de la République  

 

C’est par  le refrain de l’hymne national suivi d’une  interminable salve d’applaudissement  et des remerciements incessants en l’endroit du chef de l’Etat que,  nos compatriotes établis  en République centrafricaine(Rca)  ont manifesté la joie de retrouver leur pays d’origine,  le Cameroun. C’était  ce week-end à l’aéroport international de Douala.   A bord des avions de la compagnie aérienne nationale spécialement affrétés  sur instructions du président de la République, ils  ont commencé à manifester leur joie quand le Boeing 767 communément appelé le « Dja »  et le Boeing 737 se sont immobilisés sur le tarmac de l’aéroport international de Douala successivement vendredi 13 décembre et samedi 14 décembre 2013

 Les  uns, les mains levées vers ciel  en  signe de reconnaissance au geste divin qui vient d’être posé ou, faisant tout simplement  le signe de croix,  les autres, égrainant le chapelet tout en récitant le coran, tous , chacun à sa manière,  ont dit merci à Dieu pour ce geste de sauvetage  orchestré  par le président de la République. Et savamment organisé par le gouverneur de la région du Littoral, Joseph Béti Assomo, le patron de cette opération qu’accompagnaient le Directeur général de Camair-co, Frédéric Mbotto Edimo, le directeur de l’aéroport de Douala, Olivier Francis Etoa Mondoman,  l’ensemble des autorités administratives de la ville de Douala et d’avantage les membres de l’équipage du Dja et du Boeing 737 ayant assuré leur transport de la République Centrafricaine pour le Cameroun.


 La joie de ces compatriotes,  plus d’un demi million environ, était autant si grande parce qu’ils ont vécu l’horreur de la guerre dans ce pays frontalier avec le Cameroun pendant plusieurs jours  et, viennent d’en échapper de manière  in-extremis. «Ce que nous avons vécu dans ce pays, je n’aimerais pas qu’une autre personne vive ce genre de chose.  En Centrafrique, les gens égorgeaient les autres, ils les coupaient avec les machettes. Ils  tuaient les femmes enceintes et les éventraient. C’est une situation très grave. C’est la catastrophe là-bas. Ils brulaient des maisons pillaient des choses.  Il y avait des  cadavres partout », raconte  Mamadou Awalou,  commerçant camerounais encore sous le coup de l’émotion. Ce dernier, comme ses autres compagnons, dans un élan de cœur vont prier les Camerounais de ne jamais verser dans ce genre de comportement, malgré les innombrables problèmes qu’ils rencontrent. «S’il y a un conseil que je peux dire aux Camerounais et aux hommes politiques  en particulier, je leur demanderais  de ne jamais  admettre la guerre dans notre pays.  Quelques soient  nos différences. La guerre n’est pas bien », ajoute Mamadou Awalou Il a pareillement dans ses propos  remercié le président de la République pour le geste de sauvetage posé à l’endroit des compatriotes  établis en République Centrafricaine. «Je remercie le président de la République pour  ce geste. Sans lui je suis sûr qu’on serait  mort en Rca, c’est la guerre là-bas », déclare-t-il tout ému.


Le gouverneur à la manœuvre


Pour  accueillir  les ressortissants camerounais   rapatriés de Centrafrique, le gouverneur de la région du Littoral Joseph Beti Assomo au four et au moulin depuis  la décision du chef de l’Etat camerounais,  était accompagné du préfet du Wouri, Naseri Paul Béa, des responsables de Camair-co, des  responsables de l’aéroport international de Douala, du sous préfet de Douala 1er, des responsables de la sécurité dans la région du Littoral et autres responsables de l’administration.

Après avoir souhaité la bienvenue  à tous les compatriotes,  Joseph Béti Assomo a rappelé le cadre de cette mission spéciale  de sauvetage. «Nous sommes venus ici  à l’aéroport de Douala sur la très haute instruction du président de la République. Il a décidé de l’organisation d’un pont aérien entre  Douala et Bangui la capitale  de la République Centrafricaine. Ce pont aérien va consister  en une rotation du Boeing 767, le Dja de notre compagnie nationale la Camair-Co. L’avion se rend  à Bangui en République centrafricaine et sa mission est d’apporter des vivres à nos concitoyens qui sont  en difficultés et  qui se sont regroupés dans notre représentation diplomatique, c'est-à-dire dans notre ambassade en République centrafricaine aux soins de monsieur l’ambassadeur. Ces compatriotes qui  se comptent par centaines et par milliers comme vous le savez sont en Rca depuis plusieurs années » a précisé le gouverneur au moment du départ du Dja


516 camerounais rapatriés


Les résidents camerounais ont été installés dans l’une des salles d’attente de l’aéroport international de Douala pour des formalités usuelles.  «Ici, on identifie tout le monde. On doit avoir  les noms, les  régions d’origine  le village et surtout s’assurer qu’ils ont une famille d’accueil dans la ville de Douala où non. On doit également s’assurer qu’ils ont chacun une pièce d’identification », renseigne un agent  en plein service. Pour  s’assurer de leur  bonne santé,  une équipe sanitaire a été mise sur pied. Cette dernière a pris  en charge tous les  cas de maladies signalés. Il s’agit trois cas de malades de diarrhées signalées parmi les passagers  du premier vol réalisé vendredi 13 décembre 2013, et celui d’une femme enceinte entrée en travail dès son retour au pays. «Dans l’ensemble, l’état de santé des Camerounais est bon », a signalé le gouverneur.

Ayant outre rappelé aux Camerounais rapatriés au pays qu’ils ne sont pas  des réfugiés, il a demandé que l’on libère tous ceux qui ont une famille d’accueil à Douala. Mais ceci, après avoir vérifié qu’ils seront effectivement en sécurité. Ils a également fait savoir que l’État « a pris des mesures pour que chacun d’entre eux rentrent dans son village d’origine au près de ses proches ».

Il faut noter en passant que la délégation camerounaise résidant en Rca  est arrivée en deux vagues. La première vague de 326 personnes est arrivée dans la nuit du vendredi 13 décembre aux environs de 20h15 minutes  à bord  du Boeing 767, le Dja et la seconde de 190 Camerounais,  le samedi 14 décembre 2013 aux environs de 18h 30minutes à bord du Boeing 737. Constitués à majorité des femmes, des  personnes handicapées, des vieillards et des enfants, c’est 516 camerounais au total qui sont été accueillis durant ce week-end à  l’aéroport international de Douala. La majeure partie d’entre eux (3/5) étant originaires du Nord Cameroun, ils ont souhaité rentrer dans leurs villages apprend-on. Les restes, citoyens des autres régions du pays sont également rentrés dans leur village. Selon le gouverneur, cette mission de sauvetage des camerounais par voies aériennes a momentanément été suspendue.

 

Hervé Villard Njiélé

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