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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Braquage à Ecobank : Les témoins racontent la tragédie

12 Mars 2013, 10:41am

Publié par Hervé Villard

braquage ecobank

 

 Les différents témoins  de cette affaire sont tous revenus sur le film de ce hold up spectaculaire pendant l’audience qui s’est ouverte hier au  Tribunal militaire de Douala.


 On se croirait dans une salle de cinéma où se diffusent les films Hollywoodiens ce 11 mars 2013 au Tribunal militaire de Bonanjo. La quatrième  audience de l’affaire Ecobank qui se tenait dans ce tribunal ce jour là  a permis aux différents  témoins victimes de ce braquage spectaculaire de revenir sur  le film de ce malheureux évènement  qui s’est déroulé à Bonabéri dans la nuit du 18 au 19 mars 2011.

Pendant ce procès basé sur l’audition des différents témoins de l’accusation, l’histoire de ce film épouvantable a été contée par les différents témoins ayant déposé devant la barre.   De tous les témoins présents  à l’audience, cinq uniquement ont témoigné.  Parmi les  dépositions, bien que variantes les  unes des autres par endroit, l’histoire  narré par  Jean Paul Djiengogoué, agent de sécurité G4s  qui a vécu le braquage en direct a retenu l’attention à la fois du tribunal, des  deux parties et du public venu nombreux à cette audience. 

Ce récit qui paraissait plus proche de la vérité  a refroidi la salle archicomble et bruyante du tribunal militaire, et plongé  toute l’assistance au cœur de  ce holdup extraordinaire. «J’étais assigné à la zone de Bonabéri ce soir là. Je faisais une patrouille rapide. Il n y avait rien d’anormal quand je suis arrivé. Mon agent était bien  en place » introduit-il. «Au moment où je demande  au chauffeur de faire la marche arrière pour poursuivre la patrouille, j’entends des coups de feu. J’ai d’abord cru que c’était des pétards. Quand je me retourne, j’aperçois une bande de personnes armées qui nous canardent. Ils étaient habillés comme des enfants de la rue et étaient tous armés.  Seul leur chef portait un gilet pare balles au couleur militaire. Une balle a cassé la pare Brise du véhicule et j’ai ouvert la portière et sauté à l’extérieur. J’ai roulé pour  esquiver la balle. Quand j’ai été atteint à l’épaule, je me suis couché comme mort. Je n’ai plus  bougé. Mon chauffeur resté dans le véhicule a tenté de sortir lui aussi quand il a été atteint  par plusieurs balles. Il est tombé mort. L’un d’entre eux s’est rapproché de moi, il m’a brulé les mains avec le canon de son fusil et m’a botté les cotes. Celui qui dirigeait l’opération a donné l’ordre qu’on me fouille puis a proposé qu’on réquisitionne notre véhicule. Ils ont continué à tirer.  J’ai été atteint par un éclat de balle. Un autre groupe est descendu vers le bas en tirant tandis qu’un autre remontait vers le haut. J’étais couché et je ne bougeais pas. J’ai entendu les bruits de gyrophares et l’un d’entre eux  a déclaré en pidgin (langue locale camerounaise parler dans les zones anglophones) « na dem di come »  qui signifie les voilà qui arrive et le chef de répondre  « let them come fire go be » ce qui signifie laisse les venir il y aura  guerre ou il y aura feu. Pendant ce temps poursuit  jean Paul Djiengogoué, ils se sont d’avantage rapproché de la banque et continuaient à tirer. Quelques minutes plus tard, un sac plein d’argent est sorti,  puis un second et ils sont partis à bord de notre véhicule et d’un cargo de couleur blanche. C’est alors que je me suis levé et je suis allé alerter ma base. Ils sont venus avec  le véhicule et j’ai été transporté à l’hôpital de la garnison militaire où j’ai été interné. J’ai été traumatisé parce que c’était la première fois que je vivais ce genre de chose là. C’étais la première fois que je voyais un collègue être assassiné.» raconte-t-il avant de démontrer à la barre comment il a pu s’extirper du véhicule pendant qu’on leur tirait dessus. Après avoir présenté à la cour, son carnet de santé, il a rappelé que son entreprise a investit beaucoup d’argent pour sa santé et pour sa rééducation. Bien avant la déposition de jean  Paul Djiengogoué, dame Bernadette  Mangang  et  Daniel Ngachili tous des passagers à bord de car de transport en commun faisaient la  leur. Selon la première, elle était à bord du car quand des hommes armés ont ouverts le feu sur leur véhicule et elle a reçu deux balles à la jambe. Pour Daniel Ngachili, le bus de l’agence Feric Voyage  laissait un passager quand tout s’est passé. «J’ai  aperçu deux hommes en tenu avec des armes et quelques secondes après, j’ai entendu des coups de feu. C’était la débandade. J’ai été atteint par trois balles, l’une derrière la tête, l’autre au bras et une dans les cotes. J’ai perdu connaissance  et je me suis retrouvé à l’hôpital de la garnison militaire pendant l’opération.» racontent-ils en montrant  au tribunal les impacts de balles sur son corps.

Comme Jean Paul, Bernadette et  Daniel, les cinq  témoins victimes de ce braquage  qui ont témoigné devant  la barre ce 11 mars 2013 ont subit tous des traumatismes pendant ce braquage. Certains ont perdu des membres de familles et d’autres portent encore des stigmates de ce cambriolage. Tous ont émis le vœu de voir cette affaire s’achever car ils  continuent d’en souffrir.   L’audience de ce 11 mars 2013, a permis pareillement aux accusés dans cette affaire de plaider pour une accélération de ce dossier qui dure depuis deux années déjà. L’audience qui s’est finalement achevée à 17h30 minutes  a été renvoyée au 25 mars 2013.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Journée internationale de la femme: Les femmes avocats aux chevets des femmes détenus de la prison centrale de New-Bell

6 Mars 2013, 12:04pm

Publié par Hervé Villard

 

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Elles ont  promis venir en aide aux prisonniers de la spéciale 17 ce mardi 5 mars 2013. C’était  à l’occasion de la visite de réconfort  effectuée à la prison centrale de New-Bell.

La visite effectuée ce mardi 5 mars 2013  à la prison centrale de New-Bell par les femmes avocats membres de l’ordre des avocats au barreau du Cameroun s’est transformée en une véritable séance d’écoute  ou de consultation. Les femmes prisonnières de la prison centrale de New-Bell bénéficiaires  de cette visite de courtoisie, ont saisi cette occasion  comme une balle au rebond, pour se confier à leurs sœurs mères. Elles ont  exposé chacune sur l’objet et le motif de son incarcération.  Elles  sont toutes  revenues  sur les difficultés rencontrées au début de la procédure en question  avant de décrier pour la plus part  les raisons de leur incarcération. Bien que  bénéficiant  d’un traitement humain et digne de leur statut de femme à la prison centrale de new-Bell, elles veulent être libérer d’où leurs différentes plaintes. Parmi des doléances posées, on a recensé des femmes emprisonnées  pour des problèmes fonciers,  pour assassinat, des  femmes incarcérées pour vol pour ne citer que ces dernières. Bref, les doléances soumises étaient nombreuses.

Pour leur assurer leur soutien, les  femmes  avocats par la voix de Me Ngoula  qui conduisait la délégation, ont promis se pencher sur les dossiers de plusieurs d’entre elles.  Elles ont promis faire ce qui est en leur pouvoir pour soutenir ces femmes, et ces filles emprisonnées  à la prison  Centrale de New-Bell.

Bien avant cette séance d’échange, clou de la visite, l’initiative des femmes avocats a été saluée par  les femmes détenues.  «Nous disons merci à toutes les femmes avocats. Nos remerciement vont également  à l’endroit de Me Ngoula qui est toujours aux cotés de la femme détenues. La femme privée de liberté de la prison centrale de New-Bell ne subit aucune violence. Nous avons le droit à la santé, le droit à l’épanouissement personnel » a laissé entendre  Liliane Lobe, le  chef de la cellule 17, le quartier féminin. Cette satisfaction était pareillement partagée par le représentant du régisseur de la prison. «Je suis ému de constater que la fête de la femme ne s’arrête pas aux portes de la prison centrale de New-Bell. On ne peut que vous dire merci. Merci spécialement à Me Ngoula qui a drainé ici un nombre important de femmes avocat » a affirmé le représentant du régisseur.

Tout en situant le cadre de cette visite à la prison centrale de New-Bell, Me Dominique  Fousse  représentant du bâtonnier de l’ordre des avocats, a rappelé que cette visite à la prison n’est qu’un point du programme de la semaine des femmes avocates.  «Celle-ci a débutée par une conférence à la cour d’appel du littoral et est encore longue. Nous avons conduit cette délégation ici pour vous faire bénéficier de ce don » a déclaré l’avocat. Bien avant la remise des dons, l’association des femmes avocates par la voie de Me Ngouala s’est portée garante de payer la caution de 70.000 fcfa en vue de la libération de  Pauline Edimo Mabo  qui vient de purger entièrement  la peine de six mois qui lui avait été infligée. 

 

La cérémonie a été rehaussée  par la prestation artistique des détenus.ces dernières ont  gratifié leurs  visiteurs d’un spectacle alléchant.

 

Hervé Villard Njiélé   

 

 

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Journée internationale de la femme : La présidente des femmes du Port dénonce la naïveté de ses sœurs

6 Mars 2013, 11:56am

Publié par Hervé Villard

  

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Dans une intervention poignante, elle a invité les femmes à dénoncer avec énergie les différents problèmes qu’elles rencontrent dans leur environnement au quotidien.

«Les femmes sont hors sujet par rapport à cette fête. J’ai l’impression qu’elles n’ont rien compris. On nous demande de lutter contre les violences faites à l’égard des femmes et que faisons-nous ? On nous  tue tous les jours, dans notre pays, qu’est ce que nous avons fait par rapport à cela ?  On enlève nos organes et nous ne faisons rien. Nos enfants sont kidnappés, tués, brulés tous les jours et qu’est ce qu’on a fait. J’apprends qu’il y a des journées de banquet, des journées gastronomiques et  comment il faut s’habiller. A quoi ça nous sert tout ça ?  Moi je pense que les femmes sont en deuil.  Normalement on  devait marcher même nu ou en tenu de deuil comme dans nos tributs pour démontrer notre mécontentement. La danse et le fait de soulever les kabas ne nous avantage pas.»

Cette déclaration est de Nwagin épouse Dihouta, présidente de l’association des femmes dauphines du port autonome de Douala. Pendant la cérémonie de lancement officielle de la 28ème édition de la semaine internationale de la femme dans la région du littoral, cérémonie qui s’est déroulée dans  la salle des banquets de la région du littoral en présence du secrétaire générale du gouverneur, Etienne Ludovic Mgbwa,  du délégué régional de la délégation régionale de la promotion de la femme et de la famille ,des délégués départementales, elle n’est pas passée par quatre chemins pour fustiger le comportement de la majorité des femmes des associations  et les différents programmes concoctés à l’occasion de cette semaine dédiée à la gente féminine.

D’après cette dernière, les femmes passent plus de temps à discuter des  sujets moins importants pour elles que des vrais problèmes la concernant. Et, elles mettent de coté les réels problèmes qu’elles rencontrent. C’est pourquoi elle invite les femmes à défiler avec des pancartes portant des messages pour exprimer leur colère même si c’est interdit. «Si on ne défile pas avec des pancartes, on va exprimer notre colère avec quoi ? » s’interroge-t-elle.

A sa suite, la présidente des femmes aveugles a imploré l’administration à soutenir les projets créateurs de revenus qu’elles initient pour gagner de l’argent et être indépendantes. Bref, les femmes se sont saisies de cette tribune pour poser leurs nombreux problèmes parmi lesquels, celui du Kaba. Entre autres problèmes soulevés, on a noté celui de la sensibilisation des femmes rurales sur le bien fondé de la journée de la femme et les actions à mener, l’éducation des autres femmes et surtout l’appui aux associations des femmes qui œuvres au quotidien et sans moyen pour le bonheur des femmes et des enfants.

Face à toutes ces sollicitations, Etienne Ludovic Mgbwa, le secrétaire générale du service du gouverneur, dans son discours, d’ouverture, a rappelé aux femmes que l’administration soutient vivement toutes les actions que mènent les femmes et qui contribuent à leur épanouissement.  Tout en rappelant quelques statiques, il a fait savoir que la femme est violentée au quotidien. «C’est pourquoi il faudra la protéger contre ces violences là. Elle est violentée dès son enfance, sa jeunesse, au foyer dans la rue bref partout » a laissé entendre le Sg en invitant  ces dernières à doubler d’ardeur au travail.

Pendant cette cérémonie, Mme Bilong,  le délégué régional du Minproff, s’est servi de cette tribune pour présenter le programme de cette semaine qui s’achève avec la parade le 8 mars à la place de l’Udeac.

 Ainsi durant cette semaine, on aura, une marche sportive  le dimanche trois mars, une causerie éducative sur le thème de la semaine se tiendra au cercle municipal de Bonanjo, le mercredi 6 mars entre autres. Cette 28ème édition de la journée internationale de la femme se célèbre sous le thème «Elimination  et prévention de toutes formes de violences à l’égard des femmes et des filles»

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Frank William Batchou: «C’est une bonne chose mais, il faut faire du porte à porte»

6 Mars 2013, 11:44am

Publié par Hervé Villard

Franky.jpgQue pensez-vous de la  multiplication des points  mobile d’inscriptions sur les listes électorales ?

 

Frank William Batchou (journaliste à Emergence)

« C’est une bonne chose mais, il faut faire du porte à porte »

Le regard de citoyen que je porte sur la multiplication des points d’inscription mobile d’Elecam  c’est que, c’est une bonne chose. Parce que les populations à la base sont réticentes par rapport à ses inscriptions sur les listes électorales. Les camerounais n’avaient réellement pas de temps pour aller dans les agences d’Elecam pour se faire enregistrer. Mais maintenant, ils peuvent le faire sans problème. Mais, maintenant, il faudrait voir comment la procédure se déroule. On nous  a fait savoir qu’en 5minutes on pouvait s’inscrire. Mais, dans certains  de ces points vous pouvez passer plus de quinze minutes à attendre voir même plus pour pouvoir vous inscrire. Sachant que nous sommes dans une ville économique où, chacun a des activités rémunératrices qu’il mène, nul ne veut perdre ce temps là. C’est vrai qu’ils sont proches des populations, mais, peu de gens accourent pour se faire inscrire parce qu’ils courent après l’argent.

Le problème en fait c’est le nombre de kits qui disposent les agents d’Elecam qui sont sur le terrain. Si avec cinq Kits on veut inscrire cinq milles personnes, vous pouvez comprendre la difficulté que cela comporte. Si on augmentait le nombre de Kits et on faisait du porte à porte, cela arriverait à augmenter le nombre d’inscrit sur les listes électorales. Il faut que l’on passe du simple au quadruple puisqu’ on sait que, le littoral aujourd’hui, selon le classement des inscrits par région n’occupe un rang honorable. Il n’est ni à la tête ni à la queue et même pas au milieu. Ça traine encore les pas. Moi je propose du porte à porte.


 

Recueillis par Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

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Fabrice Watchueng: «Ça permet à tous ceux qui ne sont pas encore inscrits de le faire facilement »

6 Mars 2013, 11:37am

Publié par Hervé Villard

 

 Recueillis par hervé Villard Njiélé

 

 

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Inscription sur les listes électorales: Quand Elecam traque les électeurs

6 Mars 2013, 11:24am

Publié par Hervé Villard

 

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L’atteinte du chiffre de  près de sept millions d’électeurs avancé à l’origine de cette chasse ouverte qui se déroule sur l’ensemble du triangle national.

 

 Carrefour Brazzaville au quartier Dakar ce mardi 27 février 2013. Il est environ 12h.  Tout près du rond point qui dessert ce quartier, c’est une ambiance peu habituelle qui se vit.  Autour d’une tente aménagée à cet endroit, des personnes se bousculent. Et ce, malgré la chaleur accablante qu’il fait ce jour là. Personnes ne décourage d’ailleurs. Ce qui suscite la curiosité. En se rapprochant d’avantage, on découvre que, des agents d’Election Cameroun(Elecam) chargés d’enregistrer les populations  sur les listes électorales ont aménagé leur quartier à cet endroit.  Sous une tente aménagée  au milieu de la chaussée, ils  sont à pied d’œuvre.

Assis derrière six kits disposés à cet effet, les agents d’Elecam sont imperturbables. Ils n’ont pas  de moment de répit. Car, il y a du monde et il faut inscrire le maximum de personnes avant  que la nuit ne  tombe.  Un Tout prêt de la tente, un autre agent un haut parleur en main, harangue la foule  et invite cette dernière à venir s’inscrire sur les listes électorales.

Pour limiter les bousculades, des mesures ont été prises. Des coupons portant des numéros sont distribués à tous en fonction de leur ordre d’arrivée.  Et, en respectant la même logique, ces derniers sont enregistrés au fur et à mesure. Ne dérogent à cette règle préétablis que les femmes enceintes, les personnes handicapées et quelques personnes du troisième âge apprend-on au passage.

 

 

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Succès

 L’installation de ce point mobile d’inscription sur les listes électorale semble porter fruit car, il y a plus d’affluence que d’habitude.  «On s’est installé ici parce que, c’est ouvert. C’est au carrefour. Nous inscrivons  des gens jusqu’à 19h 30. Bref, ça dépend de la forme physique du jour et de l’affluence. Depuis que nous sommes installés ici l’affluence a augmenté. On ne peut pas évaluer le nombre d’inscrit journalier parce que nous n’avons pas le mot de passe pour accéder à la base des données. En plus, nous ne sommes pas permis de faire cela.  Mais, je peux vous dire que les chiffres sont importants » déclare Ngono, chargé de la caravane pour le quartier « Madagaskar ».   D’après ce responsable,  c’est depuis environ un mois que cette caravane mobile d’inscription sur les listes électorales a été établit à cet endroit.

Comme au carrefour Brazzaville à Dakar, quartier de l’arrondissement de Douala 3ème, les points mobiles d’inscription sur les listes électorales sont  presque partout à Douala. Tous les points chauds de la capitale économique du Cameroun sont pris d’assaut par ces «chasseurs d’électeurs» qui sont devenus insatiables. Les carrefours, les marchés, les agences de voyages, les commissariats sont envahis par ces derniers. Ils établissent  également leur quartier  tout près des grands évènements qui se déroulent dans la ville.  Ils sont présents  au carrefour feu rouge, au rond point Deido, à l’entrée du portail de l’université de Douala, au marché central, le marché Mboppi, la Chambre des commerces, les carrefours Malah et Makepè Missokè, pour ne citer que ceux-ci. Les équipes mobiles se déploient pareillement dans les différents quartiers de la ville de Douala  pour permettre à tous ceux qui ne sont pas encore inscrits d’accomplir ce devoir civique. Les commissariats, les lieux de cultes et les services publics et parapublics ne sont pas en restes.  «Nous allons dans les commissariats parce que la gratuité des cartes nationales d’identité fait courir un grand monde dans le littoral.  Les équipes mobiles d’inscription sur les listes électorales,  se déportent vers les lieux des cultes après autorisation du pasteur ou du prêtre » déclare Ghislain Gangue, chargé de la communication de l’antenne régionale d’Elecam pour le littoral. Le chargé de la communication justifie ce fort déploiement par le souci pour l’organe en charge de l’organisation des élections au Cameroun (Elecam) d’inscrire le maximum d’électeurs. «  Cette stratégie a été mis sur pied le 17 janvier 2013. Nous sommes partis d’un constat selon lequel les chiffres d’inscriptions dans le littoral oscillaient entre 30%. On a donc pensé qu’il fallait aller vers les électeurs en créant des postes mobiles d’inscription  dans les  espaces publiques et parapubliques et cela porte des fruits. Nous allons d’ailleurs continuer à la faire jusqu’à la convocation du corps électoral » déclare Gislain Ngangue.  La stratégie est pareillement  appréciée par  les populations. «Le fait pour Elecam de venir vers les populations est une bonne chose.  Vous savez qu’on oublie parfois vide. Quand ils viennent comme ça, on se rappelle qu’on ne s’est pas encore inscrit» affirme tout joyeux Christelle Ngang  qui vient de s’inscrire. Et Joseph Ndoumbe d’ajouter. « Je ne pouvais pas aller à Elecam pour m’inscrire faute de temps. Maintenant qu’ils sont dans tous les coins de la rue, chacun peut le faire.»

 Malgré ces efforts, plusieurs autres jeunes demeurent sceptiques à ce processus. Pour eux, «l’élection ne sert plus à rien au Cameroun.  Tu votes où tu ne votes pas, ça ne change rien. Ça ne sert à rien d’aller s’inscrire sur les listes électorales » déclarent-ils. Avec la prorogation de la date butoir d’inscription sur les listes électorales désormais fixée au 29 mars, Elecam entend intensifier son action pour inscrire le maximum de camerounais.

 

Hervé Villard Njiélé

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Emeutes de la faim : Les causes de ce violent mouvement de contestation toujours d’actualité cinq après

6 Mars 2013, 11:11am

Publié par Hervé Villard

 

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 La vie chère principale cause des émeutes de la faim, la contestation de la modification de la constitution par le président de la république  et  la hausse du prix du carburant constituent à nos jours  le quotidien des camerounais qui ne cessent de se plaindre

25 février 2008, 25février 2013, il y a cinq ans éclatait dans la république du Cameroun un violent mouvement de contestation  baptisé « émeute de la faim ». Ce violent mouvement de consternation qui a débuté par la ville de Douala s’est propagé dans les autres villes du pays avant de se généraliser.  Cette révolution a entrainé l’assassinat de plusieurs camerounais et la destruction de plusieurs biens. Même si le bilan exact des décès varie en fonction des sources d’information, il faut du moins noter que de source officielle, le ministre communication avait déclaré que plus d’une trentaine de personnes avaient perdu la vie dans  ce vaste mouvement revolutionnaire. Et que, des biens meubles et immeubles avaient été détruis, des offices publiques et bâtiments administratifs vandalisés.

 

Retour sur ce mouvement de contestation populaire qui garde ayant bouleversé toute la république              

 

Tout part  d’un  mécontentement  orchestré par la  hausse du prix des carburants. En effet après la qualification de l’équipe nationale pour  la finale de la CAN 2008  qui se déroulait en Egypte, le 7 février 2008,  les conducteurs de taxi de mototaxi et les transporteurs, sont surpris en allant carburé que le prix du carburant a augmenté et de manière clandestine. A ce moment où, le panier de la ménagère est pratiquement vide, à cause de la crise économique ambiante, la tension est vive. Et les transporteurs dans l’ensemble lance un préavis de grève. Ils promettent de descendre dans la rue si n’est fait le 25 février 2008  Après deux semaines de tractation, le gouvernement ne cède pas. Il maintient le prix du carburant et la colère des transporteurs double.   A cette hausse de carburant efficiente, s’ajoute également une imminente hausse du prix du pain, qui fait monter la colère d’un cran et généralise le malaise.

A cette tension déjà ambiante, s’ajoute une autre  latente. Il s’agit de  la vive opposition au sujet de la modification de la constitution par le président Paul Biya.  Pour des mesures de sécurités dit-on, le gouverneur de la province du Littoral a interdit systématiquement les manifestations de l'opposition, principalement  ceux du SDF, opposé  à la révision de la constitution. Le 23 février 2008 alors que Jean Michel Nintcheu  député Sdf du Wouri Est organise un meeting au carrefour Madagascar.  Seulement, au moment ou celui-ci s’apprête à donner sa communication devant une foule nombreuse, des forces de l’ordre  interdise la tenue de cet évènement et disperse la foule. Pendant cet exercice pas aisé dans ce conteste tendu, un gendarme ouvre le feu sur les populations et sur le tas, on note des morts et des blessés graves.   Comme du feu mis à une poudrière,  les populations furieuses protestent et commencent les casses. C’est un affrontement entre les policiers et les populations. Les jeunes courroucés, choqués par cet acte barbare, détruisent une station service et mettent le feu à un bus de Socatur.   Sur coup, plusieurs jeunes sont arrêtés et maltraités. Beaucoup sont conduits dans des centres de détention, et des prisons. La nouvelle se transmet telle une trainé de poudre et embrase d’autres quartiers de Douala. Bonabéri, Bépanda, New-Bell, Makéa, Bessengue, Bilongue brûle. Des jeunes barricades des voies publiques et mettent du feu sur des roues en pleine chaussé. Douala est sous tension. Le 26 février 2008 date du début de la grève, la machine est lancée et ne peut plus s’arrêter. Ce malgré le sursoit  fait à ce mouvement. Les jeunes sont dans la rue. Fous de rage, ils cassent et brulent sur la chaussée, les comptoirs de Pmuc, les palettes, les roues de véhicules. Les voies sont barricadées, la circulation est coupée. Les véhicules ne circulent plus. Dans les différents quartiers, c’est l’affrontement avec les forces de l’ordre. On enregistre, des morts, et des blessés graves. De tous les cotés car, la police et la gendarmerie tirent à balle réelles. Le pillage s’intensifie de même que les mouvements d’humeurs. Le nombre de mort grossie. D’autres villes s’embrasent,  Bamenda, Limbé, Buea, Bafoussam, Loum, Djombé ,  Penja, Bafang, Yaoundé et les autres. Le mouvement est national. Face  au pillage qui s’intensifie, l’Etat qui ne maitrise pas le mouvement décide de  sécurité des édifices et des entreprises. A Douala pour assurer le ravitaillement des populations. Les boulangeries et des pharmacies à Douala  sont Placées sous protection militaire. A Yaoundé, la manifestation prend une autre tournure. Le commissariat du quartier Mokolo a été incendié. Le même sort était réservé à la mairie de Tsinga, à certains comptoirs au marché central, Mokolo et Essos. À la poste centrale, des manifestants ont brulé des pneus sur la chaussée pour empêcher toute circulation.

A Douala, des manifestants présents sur le pont de Bonabéri sont contraint de se jeter dans le Wouri par la police qui tire à balles réelles. Les bilans font état des dizaines de morts par noyade.

Selon le bilan officiel, annoncé le 5 mars 2008 par le ministre camerounais de la communication, il y aurait eu 24 morts dont un policier ; la police aurait procédé à plus de 1 500 interpellations ; certains manifestants seraient toujours recherchés par la police. Ils sont considérés comme leaders des manifestants du quartier briqueterie à Yaoundé, la capitale politique. La radio RFI avait dressé un premier bilan de 170 morts le 27 février 2008.

 

Cinq ans après, rien n a véritablement changé. Au contraire, la situation va s’empirant. A coté de la crise économique, des problèmes électoraux, de la hausse des prix du carburant, s’ajoute aujourd’hui un problème de coupure intempestive d’électricité. Coupure qui au jour d’aujourd’hui a déjà fait 7 morts suite aux incendies. Donc, quatre à Douala au quartier dit Carrefour Ypa et trois au quartier Minboman à Yaoundé. Il se pose également un problème criard d’approvisionnement en eau potable. Des quartiers passent des mois sans eaux à Douala et à Yaoundé. On voit tous les jours des camions de sapeurs pompiers livrés de l’eau dans les quartiers. Une situation  qui laisse penser qu’on n’est pas loin  d’une autre crise sociale. Du moins l’Etat a intérêt que cela ne se répète plus.  Car, des stigmates de cette crise sociale sont encore perceptibles. Plusieurs prisonniers de cette crise sociale comme Paul Eric Kingue  sont encore en prison. Il paie les frais de ce mouvement pourtant ils ne sont pas à l’origine. Des sources concordantes déclarent  que la faute de l’ex maire de Njombé Penja serait le fait qu’il a déclaré sur  les ondes de radio équinoxe le nombre exact de mort qu’il y a eu à Njombé pendant cette crise sociale.

Hervé Villard Njiélé

 

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Prumos Anya Ejimeh:«Nous voulons améliorer nos recettes financières et les rapports avec nos contribuables»

6 Mars 2013, 10:52am

Publié par Hervé Villard

 

 

 

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Inspecteur des impôts  et chef  de centre divisionnel  des impôts de Douala XII, dans la région du littoral, Prumos Anya Ejimeh,  rencontré à l’occasion des journées portes ouvertes organisées  pour édifier les commerçants et les contribuables sur la loi des finances, explique ici le bien fondé de cette initiative qui le suit partout où il va. 

Qu’est ce qui justifie l’opportunité d’une journée porte ouverte au centre des impôts de Douala XII ? 

Je vais d’abord remercier le chef de centre des impôts du littoral 1 qui m’a donné l’opportunité d’organiser cette journées porte ouverte pour expliquer les enjeux et les innovations des lois de finances 2013 à tous les contribuables. Il faut savoir que, la loi des finances 2013 n’a  pas connu la création d’un nouvel impôt. On a tous simplement élargi les assiettes fiscales. On n’explique pas toute la loi des finances aujourd’hui, mais, c’est le code général des impôts qui sera expliqué. Cette journée porte ouverte a plusieurs objectifs.  Nous voulons  présenter la nouvelle assiette fiscale à nos contribuables, leur  expliquer  les différentes modifications contenues dans la loi de finance 2013. Notamment mes articles 7,21, la fiscalité locale.   Nous voulons leur faire savoir que le centre divisionnel des impôts de Douala XII est informatisé et  leur dire qu’ils payeront désormais  leurs  impôts par ordre de paiements et par chèque. Ils doivent pareillement savoir que la carte de contribuable est obligatoire à tous les contribuables du secteur public et privé.

C’est également l’opportunité pour le centre divisionnel des impôts de Douala XII d’évaluer le rapport qu’il a avec ses contribuables et  de fixer les nouvelles stratégies visant à améliorer notre recette.  Etant donné que l’objectif de 2013 est élevé par rapport à 2012 on a intérêt à développer  nos rapports avec nos contribuables. En 2012, on avait un objectif  budgétaire de 626 914 140 on a réalisé 574 222 227fcfa  soit un taux de réalisation de 90.1%.  En ce qui concerne  les objectifs non budgétaire, on avait un objectif de près de 175 millions, on a réalisé 158.357 178 soit un taux de réussite de plus de 84%. Avec l’explication de la loi de finance de 2013 ; et la mise à jour des nouvelles stratégies, on peut atteindre l’objectif de 2013 qui s’élève à 630 millions

Depuis quand est ce que le centre divisionnel des impôts de Douala XII organise les journées portes ouvertes ? 

Cette initiative a commencé depuis 2005 quand j’étais chef de centre divisionnel des impôts de Douala XIII à Bonamoussadi. J’ai fait cela pendant deux ans à Bonamoussadi et c’est depuis six ans que cela se tient au centre des impôts  « Dakar ». C’est une journée qu’on organise chaque année après la publication de la loi des finances, pour expliquer cette loi là, aux usagers, aux contribuables de notre centre des impôts. C’est mon initiative personnelle mais, je le fais toujours avec l’appui de ma hiérarchie et cela contribue à l’amélioration des recettes de l’Etat.  C’est une très bonne stratégie.

Quelles sont vos attentes ? 

Les attentes sont simples.  C’est tout simplement l’amélioration des recettes fiscales. Compte tenu du fait que l’objectif de cette année à connu une augmentation,  il faut mettre sur pied des stratégies pour atteindre les objectifs fixés. Les dépasser  si c’est possible. Pour mettre sur pied ces stratégies, il faut donner la possibilité aux contribuables de poser les problèmes qu’ils rencontrent, et si possible, des moyens  appropriés pour les résoudre. Si au cours des échanges, il y a des propositions de solution à adoptées qui ne sont pas de mon niveau de compétence, je vais les transmettre à ma hiérarchie.

Pour faire simple, c’est pour améliorer notre recette financière et les rapports avec nos contribuables que les journées portes ouvertes  ont été créées. C’est pourquoi, vous allez constater que le thème n’a pas changé. C’est presque le même thème qui revient chaque fois. Car, quand  il y a une nouvelle loi, il faut bien l’expliquer aux contribuables. Leur faire savoir ce qui a changé et comment ils vont procéder.

 

Propos recueillis par Hervé Villard Njiélé

 

 

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Douala : La loi de finance 2013 aux centre des débats

6 Mars 2013, 10:35am

Publié par Hervé Villard

  

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Les nouvelles mesures fiscales contenues dans cette loi de finance ont été expliquées aux populations et aux contribuables  de Douala. C’était à l’occasion de la journée porte ouverte organisée au centre des impôts de Douala XII 

  

« La loi des finances 2013 n’est pas un nouvel impôts créé. C’est juste un élargissement de l’assiette fiscale. Il n’ya pas eu la création  d’impôt nouveau ni aggravation de l’assiette fiscale. La reforme de 2013 vient compléter celle de 2012.Je voudrai vous souhaiter à tous une bienvenue à cette journée porte ouverte »

C’est par cette phrase introductrice que Prumos Anya Ejimeh  inspecteurs des impôts et chef du centre   divisionnel des impôts de Douala XII a planté le décor de la 6ème édition des journées portes ouvertes qui  s’est déroulée ce vendredi 22 février 2013 à Dakar quartier de Douala. Devant un parterre d’invités constitués à majorité des contribuables, il a présenté les motivations de cette journée.  «La journée porte ouverte  qui est à sa sixième édition cette année 2013, nous permet d’échanger et  de discuter avec les contribuables.   C’est pendant cette journée que nous mettons sur pied des bases d’une bonne collaboration et d’une bonne cohabitation. Pour faire du centre des impôts de Douala XII  le meilleur à Douala, nous devons  travailler  main dans la main. Et cela n’est possible que durant ces occasions » a rappelé le chef de centre dans son discours d’ouverture. 

L’exposé  du jour l’un des temps forts de cet évènement a connu une mobilisation particulière.  Ayant pour thème  «enjeux  et les innovations de la loi de Finances  2013 » ce moment important  de cet évènement a permis à tous les participants de comprendre les méandres de cette loi, véritable pomme de discorde entre les commerçants et les agents des impôts.  Pendant ce moment d’échange,  l’exposant Nonga Nonga, inspecteur des règles financières en service au centre des impôts de Douala XII, va faire savoir que la loi de finance 2013 n’est pas une nouvelle loi. Que, les dispositions de cette loi complète plutôt la loi de finance de 2012.

Dans son exposé, on apprend par exemple que l’immatriculation est désormais gratuite à la fois pour les personnes physiques et morales. Que, toutes les entreprises qui  feront des dons et des sponsorings  au club de football, verront ces frais être déduits de leur impôts. Mais,  à condition que ces fonds soient justifiés.  La valeur de la déduction  selon l’expert équivaut à 5% du chiffre d’affaire. Autres informations relevées, c’est  le paiement de la Tva  par les  machines à sous, de même que les machines de jeux de hasards. Les camerounais  étant des férues de ces activités là, l’Etat a imposé des taxes à leur propriétaire. « La loi des finances a également  fait des reforme sur la publicité et les frais de Tva à payer. Ces frais  varient de 2et 3% », ajoute-t-il.  Nonga Nonga   fera également savoir que l’engouement des camerounais à la consommation des boissons alcoolisées à pousser l’Etat à reclasser les marchands de boisson colisées. Ils sont désormais classés à la catégorie D de la loi de finance 2013.

 Pendant la phase des questions réponses, Hélène Villa Sontou, inspecteur  principal des impôts en service à la brigade régionale de contrôle et de vérification des entreprises au centre des impôts du littoral 1, a permis au public de comprendre cette loi. Elle a pareillement invité les contribuables à se rapprocher du service des impôts pour tous les problèmes qu’ils rencontrent et de s’approprier cette loi, pour éviter d’être arnaquer par des agents véreux.

A la suite de cet exposé enrichissant, des prix ont été remis aux meilleurs contribuables de cette zone et aux personnels dévoués de ce centre d’impôts.


Hervé Villard Njiélé

 

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Culture : Le carnaval de Douala s’internationalise

4 Mars 2013, 12:04pm

Publié par Hervé Villard

  

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Les communautés togolaise et nigériane prendront part à la10ème  édition de cet évènement culturel qui se déroulera à Douala le 2 mars 2013 prochain.


C’est l’arrondissement de Douala 1er qui accueillera l’évènement cette année. Le défilé carnavalesque qui  a pour mission principale de valoriser la gent féminine et  de rendre hommage à toutes les femmes du monde d’Afrique et du Cameroun  se déroulera dans les artères de cet arrondissement de la ville de Douala. Selon  l’itinéraire de se défilé carnavalesque communiqué pendant la conférence de presse, la parade partira du lycée d’Akwa pour la place du gouvernement. Elle passera cependant par le boulevard du 27 aout, l’ancien cinéma le Wouri, la cathédrale Saint Pierre et Paul de Bonadibond et l’agence Air France.  Un trajet réduit par rapport à celui de la dernière édition, pour permettre aux femmes et enfants de prendre  massivement part à cette grande fête qui rend hommage à la femme mère de l’humanité. Pendant cette caravane constituée de groupes de femmes d’origines et de fonctions diverses il y aura comme par le passé des animations diverses.


Selon  Théodore Kayece, membre de l’organisation de ce carnaval, des togolaises et des nigérianes prendront part à cette parade. «La communauté togolaise sera de la partie de même que le Nigéria » a-t-il déclaré. Une  participation qui donne à cet évènement crée depuis 2004 par la styliste Made Jong un caractère international.


.Ayant pour  principale mission d’unir les femmes et les peuples par un esprit d’excellence et de développer les liens d’amitié et de solidarité entre les différents peuples vivant au Cameroun et dans la capitale économique Douala plus précisément, c’est un thème fédérateur  riche en symboliques à la fois sur le plan culturelle et artistique  qui a été choisi pour la célébration du 10ème anniversaire du Carnaval de Douala ,Image de reine.  « Patchwork » puisqu’il s’agit de lui, est une technique qui consiste à rassembler plusieurs morceaux de tissus de taille  de forme et de couleurs différentes pour fabriquer un vêtement. Si en couture c’est une technique d’assemblage, Made Jong voudrait à l’occasion des 10ans de ce festival, unir toutes les femmes, de Douala, du Cameroun, d’Afrique et du monde. Elle voudrait unir tous les peuples autour de ce carnaval afin qu’il ait la dimension de celui de Rio. « C’est plutôt un thème fédérateur qui a été choisi. Le thème prône la vie en symbiose», précise les membres de ce projet.


Au chapitre des innovations, on note  l’organisation d’un mini tournoi entre les femmes qui se déroulera au stade annexe omnisport et l’organisation d’un plateau final avec des musiciens de renoms tels  Hugo Nyame, Njorheur, Narc6 Prize et autre encore. Le plateau  qui se déroulera à la place du gouvernement à Bonanjo permettra à tout le monde de finir en beauté cette 10ème édition du Carnaval de Douala Image de reine. Etant à Paris en France pour des raisons professionnelles, Made Jong, la mère du carnaval de Douala n’était pas présente à la conférence de presse. Elle a du moins par téléphone, rassuré tout le monde sur la réussite de cette édition anniversaire. Bien avant cet échange sur le festival, un vidéogramme de 25 minutes portant sur le carnaval a été diffusé. Le rendez-vous a été pris pour le 2 mars 2013


Hervé Villard Njiélé

 

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