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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Opération épervier : Sept ans de prison ferme pour trois gardiens de prison

6 Février 2013, 11:08am

Publié par Hervé Villard

 

Poursuivi pour complicité d’évasion avec un détenu, ils ont été  condamnés  par le Tribunal de première instance de Bonanjo. C’était vendredi 1er février 2013

  

Le ciel vient de s’abattre sur la famille, les proches et les amis de trois gardiens de prison en service à la prison centrale de new-Bell. Accusés de complicité d’évasion avec le maire Paul Hiol détenu à la prison centrale de Douala depuis août dernier pour complicité de détournement de 800 millions de fcfa, ces derniers, viennent d’être condamnés à sept ans d’emprisonnement ferme. Le verdict infernal  de cette scabreuse affaire est tombé ce vendredi 1er février 2013 au Tribunal de première instance de Bonanjo.

 

 Les arguments apportés par  Ngangue Kingue, infirmier à la prison centrale de new-Bell, Godfied Ngwang gardien chef  et superviseur des gardes prisonniers et  du gardien de prison Philipe Odoh  n’ont pas  convaincu les juges de ce tribunal qui, les ont finalement condamnés à purger sept années de prison.

 

Pourtant, pendant toute  le procès, ces derniers ont tous  plaidé non coupables  et ont clamé sans cesse  leur innocence dans cette affaire.  Seulement  cela n’a pas suffit pour les libérer. Ils ont immédiatement été conduits à la prison centrale de New-Bell, leur ancien lieu de service, pour purger leur peine. Une situation qui fâche certains gardiens de prison amis aux détenus. « C’est une injustice grave. Ce n’est pas sérieux ce qui vient de sa passer. Mes collègues n’ont rien fait » déclare-t-il avec courroux. « On ne peut pas condamner des gens comme ça pour rien. Moi aussi, j’ai été de garde à l’hôpital Laquintinie. Je vous rassure que c’est extrêmement compliqué. On ne peut pas demander à trois gardes prisonniers de surveiller onze malades internés à l’hôpital. C’est très difficile, puisque, les malades ne sont pas dans  le même pavillon. Il faut de temps en temps se déplacer pour aller vérifier. Donc ce n’est pas juste ce qui vient de se passer » déclare ce dernier avec courroux. Son collègue Charles, maitrise mieux le sujet. « Les gardiens de prison souffre beaucoup. Déjà nous sommes en sous effectifs  à la prison centrale de New-bell ce qui n’est pas évident vous comprenez donc que ce genre de chose peut arriver rapidement. A qui la faute ? À nous, ou à l’administration pénitentiaire ? Mes amis paient pour ce qu’ils n’ont pas fait alors que le problème aurait été évité si on avait un effectif considérable, » s’interroge-il désespérément.

 

 La condamnation de ces trois gardiens de prison, en service à la Prison centrale de Douala, à savoir  les gardiens de prison chef Ngwang et Kingue et du gardien de prison Serges Odoh à sept ans de prison vient rallonger la liste des gardiens de prisons condamnés pour complicité d’évasion. On se souvient que quatre autres gardiens de prison ont été condamnés par le tribunal de première instance de Yaoundé. C’était le 21 juin 2012 dans l’affaire  Polycarpe Abah  Abah. Tous ils  étaient reconnus coupables du délit de complicité d’évasion. Il s’agissait du chef d’escorte Minkala Minkala qui a écopé de de 06 ans de prison comme l’ex-Minefi,  et de trois autres gardiens Atangana Eyebe, Ngomo Noah et Mbo’o Mengue, tous reconnus condamnés solidairement à 03 ans de prison chacun.

 

 

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Douala : Un gang de malfrats stoppé par la police

6 Février 2013, 11:02am

Publié par Hervé Villard


 

Les hors de la loi ont été cueillis ce dimanche 3 février 2013 par les éléments de la brigade anti criminalité de la police judiciaire de Bonanjo

 

Henri Njoh alias mambassa, Michel Mandeng, Thomas Minka Djom, Daniel Wabo et  Oumarou Daïbou  méditent actuellement sur leur sort dans les geôles de la cellule  de la police judiciaire de  Bonanjo. Tous  membres d’un important gang de malfrats  qui semaient la terreur dans toute la ville de Douala, ils y ont été   conduits  par les éléments de la brigade anti criminalité de la police judiciaire de Bonanjo. 

 

Selon l’officier de police Zéti ,le chef des  opérations, c’est d’abord le chef de ce gang Henri Njoh, alias Manbassa qui a été arrêté en premier. C’était le dimanche 3 février 2013 dans un hôtel au quartier kassalafarm à New-Bell, aux environs de 15h. Le présumé malfrats était bien installé en ce lieu quand il a été cueilli par les éléments de la police judiciaire alertés. Son exploitation  minutieuse a permis de mettre  la main sur les  quatre autres membres de ce gang qui couraient toujours.  Ils ont aussi été arrêtés à New-Bell apprend-on

 

 Selon des informations  de source proche de l’enquête, le gang qui vient d’être démantelé  était recherché depuis plus de six mois. Et, c’est après des enquêtes minutieuses et un véritable  travail de fourmis qu’ils ont finalement été stoppés. La même source affirme que, ce gang est responsable de la plus part des vols à main armés qu’il y a eu dans la ville de Douala. Pour l’instant les présumés malfrats sont en garde à vue à la police judiciaire où, une enquête a été ouverte. Cette action de la police qui mérite d’être saluée  à juste titre  contribue à faire  régner la  paix et la sécurité  dans la ville de Douala, reconnue comme véritable  terroir des malfrats.  On ne peut que souhaiter que ce type d’action s’étende dans d’autres quartiers de la ville afin de permettre aux populations de se déployer sans crainte dans la ville de Douala.

 

Le démantèlement de ce nouveau gang de malfrats  vient rallonger la liste  des hommes sans foi ni loi  mis hors d’état de nuire par la police judiciaire de Douala, véritable poison pour les brigands dans la capitale économique du Cameroun. On se souvient  qu’en juillet 20012, les éléments de cette même brigade  avaient  démantelé  Un redoutable gang de malfrat qui  semait la terreur dans les quartiers Maképé, Bonamoussadi et Logpom.

 

Ce gang lourdement armé  a été   présenté à la presse le vendredi 20 juillet 2012 à Douala

 

 

 

 

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Mairie de Douala 3ème : La réunion de conciliation renvoyée à une date ultérieure

4 Février 2013, 21:44pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Le lancement de la journée nationale du bilinguisme dans de l’arrondissement de Douala 3ème à l’origine de se report.

 

La réunion de conciliation annoncée par le sous-préfet de Douala 3èmeZakariaou Njoha, pour trouver des voies de sortie au mouvement de grève lancé par les employés de la mairie de Douala 3ème ne s’est pas tenue ce 28 janvier 2013 comme prévue. Venus très tôt à la mairie pour défendre leurs intérêts menacés depuis plusieurs années déjà, les employés de la mairie de Douala 3ème ont tout simplement  constaté que la dite réunion n’avait plus lieux.  Ils ont tout simplement regagnés leur domicile en attendant la prochaine réunion prévue pour le mercredi 30 janvier prochain.  Les raisons de ce report son fondées. A l’occasion du lancement officiel de la semaine du bilinguisme dans la région du littoral, lancement qui a été fait  ce lundi 28 janvier 2012 à  la mairie de Douala 3ème    par le gouverneur de la région du littoral, l’enceinte de cette  mairie était occupée par les différentes manifestations y afférentes. Ce qui a obligé le sous préfet de Douala 3ème à reporter le rendez-vous au mercredi 30 janvier 2013. «Le lancement de la semaine nationale du bilinguisme dans la région du littoral s’est déroulé à la mairie de Douala 3ème. Le maire a pris part à cette cérémonie, c’est pourquoi, la réunion a été renvoyée à mercredi » déclare  David Ngahat, delegué du personnel dans cette mairie. Très compréhensifs, les employés en grève n’ont pas piqué de crise de colère. Ils ont décidé tout simplement d’attendre la prochaine réunion prévue mercredi. Mais en attendant, ils ne restent pas bras croisés. Pour mettre toutes les chances de leur coté, le président du syndicat des travailleurs des communes du Wouri  va rencontrer ce jour l’inspecteur de travail pour discuter de leur conditions de vie.

Revendication

Le mouvement d’humeur qui s’est déroulé à la mairie de Douala a pour principale mission  de dénoncer le mauvais traitement du personnel de cette  mairie et de  pousser les  responsables de l’administration à résoudre les nombreux problèmes qu’ils rencontrent. Parmi ces  nombreuses difficultés minent le quotidien de ces employés, on note, les retards récurrents  de paiement des salaires, l’apurement de la dette vis-à-vis de la caisse nationale de la prévoyance sociale, la non convocation de la commission paritaire d’avancement et de reclassement, l’application discriminatoire de la délibération portant détermination de la contribution de la mairie à l’organisation des obsèques d’un membre, du personnel, son ou sa conjointe, ses ascendants et descendants directs, l’organisation du recouvrement par le receveur municipal et la non immixtion  de certains membres de l’exécutif dans le recouvrement. Le rendez-vous a été pris pour la réunion de conciliation de lundi 30 janvier 2013.  

A coté de cette situation de malaise générale des employés de la mairie de Douala 3ème, il ya également le refus de paiement des droits de  Jean Fotso  ex employé de cette mairie recruté et mis au service de la sous-préfecture au poste de planton. Depuis plusieurs années déjà, il réclame  plusieurs années de salaires impayés à cette mairie. Malgré toutes les lettres de recommandation administratives  faites par les autorités administratives de la ville de Douala, malgré  les décisions de justice obligeant le maire à payer au sieur  Jean Fotso  ses droits, Oumarou Fadil n’a jamais respecté cela. Monsieur Fotso après onze ans de loyaux services est aujourd’hui fatigué de courir après cet argent qu’on ne veut d’ailleurs pas lui donner. Les employés de la mairie qui ont mis une pause à leur grève subiront-ils le même traitement ? On ne perd rien à attendre.

 

Hervé Villard Njiélé

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Douala 3ème : le Sous préfet désamorce la bombe

28 Janvier 2013, 18:16pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Zakariaou Njoha  a invité les employés de la mairie de Douala 3ème en grève ce jeudi 24 janvier2012 à une réunion de crise prévue ce lundi 


N’eut été la descente du sous-préfet de Douala 3ème à la mairie de cet arrondissement ce matin aux environs de 10h, la grève engagée par les employés de cette circonscription administrative qui a débuté ce 24 janvier 2012 aurait fait mouche. C’est du moins ce que l’on peut dire après avoir assisté au spectacle qui s’est déroulé en ce  lieu.   Très tôt ce matin, comme ils l’avaient annoncé dans le préavis de grève adressé au maire  et donc les copies ont été déposées dans les différentes rédactions de la ville de Douala, les employés de la mairie de Douala 3ème ont bel et bien respecté leur mot d’ordre de grève. Très tôt ce matin, ils ont envahi l’esplanade de la cours de l’hôtel de ville de cette mairie et ont débuté leur mouvement de revendication.  Pancartes à main et chantant tous en chœur des chants de ralliement des associations syndicales, ces derniers tenaient non seulement à perturber le service dans cette mairie mais aussi et surtout, à faire entendre leur colère. Car, « trop c’est trop » comme ils l’ont eux même écrit sur les pancartes. Les uns assis  sur les escaliers des pancartes à la main, les autres, débout et discutant de leur condition de travail pas trop enviable, ces employés sont venus comme un seul homme dire non à ce traitement qu’ils qualifient d’inhumain.

 A l’absence d’Oumarou Fadil, le maire et patron de cette mairie qui aurait selon les commentaires des grévistes, ignoré et minimisé leur mouvement de revendication, c’est le sous-préfet de Douala 3ème qui est venu mettre le calme à la mairie de Douala 3èmeen pleine ébullition. Zakariaou Njoha,  le chef de terre de cette circonscription administrative, informé de ce désordre qu’il y a dans son territoire de commandement, est venu mettre de l’ordre. Dans un dialogue franc qu’il a eu avec les responsables des employés en grève, il a imploré ces derniers à surseoir à ce mouvement de grève et les a invités à prendre part à une réunion de conciliation qui aura lieu le lundi 28 janvier 2012. Cette réunion, selon les déclarations du sous-préfet de Douala 3ème qui a joué les sapeurs pompiers, « on ne peut pas résoudre un problème quand toutes les parties prenantes ne sont pas présents.je vous invite à vous calmer. C’est au cours de la réunion de lundi qu’on pourra parler effectivement et trouver des solutions à votre problème» a déclaré le chef de terre pendant cette médiation. Ngaha David, Théophile Ngatat et Jean otti tous délégués du personnel à la mairie de Douala 3ème qui ont pris part à cet échange ont  décidé de suspendre provisoirement le mouvement de grève le temps du dialogue. Ils ont également promis reprendre le mouvement d’humeur si des solutions ne sont pas apportées à leur revendication.

Revendication 

Organisé par les employés de cette commune de commun accord avec le syndicat des travailleurs de commune, le mouvement d’humeur qui s’est déroulé à la mairie de Douala 3ème  ce jeudi a pour principale mission  de dénoncer le mauvais traitement du personnel de cette  mairie et de  pousser les  responsables de l’administration à résoudre les nombreux problèmes qu’ils rencontrent.

 Parmi les  nombreuses difficultés minent le quotidien de ces employés, on note, les retards récurrents  de paiement des salaires, l’apurement de la dette vis-à-vis de la caisse nationale de la prévoyance sociale, la non convocation de la commission paritaire d’avancement et de reclassement, l’application discriminatoire de la délibération portant détermination de la contribution de la mairie à l’organisation des obsèques d’un membre, du personnel, son ou sa conjointe, ses ascendants et descendants directs, l’organisation du recouvrement par le receveur municipal et la non immixtion  de certains membres de l’exécutif dans le recouvrement. Le rendez-vous a été pris pour la réunion de conciliation de  ce lundi 28 janvier 2013. Affaire à suivre.

 

Hervé Villard Njiélé

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Les avocats témoignent Me Marthe Massot

28 Janvier 2013, 14:47pm

Publié par Hervé Villard

 Pendant les obsèques de Me Marthe Massot Endale décédée de suite de maladie à l'hopital général de Douala, les avocats réunis comme un seul homme, ont rendu d'une manière honorable hommage à cette dame de coeur et de poigne qui a rendu sa robe le 14 janvier 2013 jour de son décès. Malgré son décès, ses  oeuvres lui survivent. Voici quelques témoignages donnés par des avocats qui ont cotoyé l'illustre disparu.

 

Réactions

Me Dieudonné Happi (Avocat au barreau du Calmeroun)

« Je suis sans voix »

« Il est extrêmement difficile de parler de Me Massot en quelques mots. C’est une consœur que j’ai rencontrée dans la profession il y a une trentaine d’année. Je la connais particulièrement parce qu’on était un peu plus proche. Comme vous l’avez entendu dans les différents témoignages des confrères pendant la veillée, c’était le prototype d’avocat qui n’avait pratiquement pas d’âge. Autant elle avait des amis très jeunes dans la profession et même en dehors, elle avait des amis moins jeunes et des vieux avocats aussi. C’était une personne avec un degré d’humanisme très poussé. Le barreau perd là quelqu’un qui sera difficilement remplaçable aujourd’hui. Je ne suis pas sure qu’on aura encore les avocats de la trempe de Me Massot. Je suis personnellement touché. Je suis sans voix.»

 

 

Me Tchakounté Patié (Avocat au barreau du Cameroun)

 

« C’est une grande figure du barreau »

C’est un moment de tristesse puisque Marthe Massot était une icône du barreau, c’est une grande figure du barreau que nous perdons. C’est un moment de reconnaissance parce qu’à travers son décès et de l’hommage qui lui a été rendu, ce sont les valeurs de l’ordre national des avocats du Cameroun qui se voit ainsi réhabiliter. C’était une avocate respectueuse de son serment, une avocate dans l’âme. Pour tout dire une avocate. Le fait de baptiser la prochaine promotion des avocats en fin de formation « promotion Marthe Massot est une idée géniale. Quand le bâtonnier a parlé, il n ya pas de commentaire C’est une grosse perte pour le barreau.

 

Odette Weguela (Avocate Douala)

« On aura de la peine à trouver des avocats comme elle »

De me Massot, je garde une grande idée d’elle. Me Massot était une vraie avocate au sens propre du terme compétente, conviviale. Elle communiquait le bien être. Le barreau du Cameroun vient de perdre une avocate de qualité, une grande femme, le genre de personne qu’on rencontrerait de moins en moins dans cette profession. Elle était une avocate très compétente, très intègre et travailleuse. On aura de la peine à trouver des avocats comme elle. Nous pleurons une grande dame. Je n’avais pas des relations particulières avec elle mais, on n’avait pas besoin d’être proche d’elle pour la connaitre pour l’aimer. C’est une grand sœur que j’ai rencontrée dans la corporation mais qui malgré la différence d’âge ne le faisait pas savoir. Chaque fois qu’on se rencontrait elle s’arrêtait et cherchais toujours à savoir si j’allais bien et mon travail aussi. Elle ne mettait jamais l’argent en avant, elle ne mettait jamais l’âge en avant. C’était une femme vraiment conviviale.»

 

Me Manfred Biyick (Avocat)

« Me Marthe Massot est une grande dame »

« Me Massot a eu prêt de trente ans de carrière, et il sera pratiquement impossible pour moi et compte tenu du laps de temps que vous me donner de parler d’elle de manière véritable. Comme nous ne cessons de le souligner, Me Marthe Massot est une grande dame, c’est une brillante avocate, c’est une dame très sociable très conviviale surtout quelqu’un de très professionnel. C’est la trempe d’avocat pour qui l’argent ne servait qu’à vivre, pour qui l’argent n’avait plus autre fonction. C’était une brillante avocate qui recherchait d’avantage le savoir que l’argent. Elle se contentait d’avantage du bien être même si elle n’avait rien dans ses poches. Elle était toujours aux premières loges de tous les combats que le barreau a eu à mener. Nous regrettons son départ mais, vous le savez, c’est la finalité de tout le monde. Nous ne

pouvons qu’implorer le repos paisible de son âme. »

 

Recueillis par Hervé Villard Njiélé

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Nécrologie : Me Marthe Massot sur le chemin de non retour

28 Janvier 2013, 14:33pm

Publié par Hervé Villard

Décédée le 14 janvier 2013 à l’hôpital général de Douala Marthe Endale Massot, a été inhumée le 26 janvier 2013 au cimetière du «bois des Singes » à Douala

 

Tous n’avaient qu’une seule phrase aux lèvres, samedi dernier, au cimetière du bois des singes. «Adieu Marthe Massot. Que la terre de nos ancêtres te soit légère.» Malgré la présence du pasteur de l’église évangélique du Cameroun qui priait pour le repos de  l’âme de l’imminente avocate  et pour le réconfort des personnes affligées par son décès, cette phrase si lourde, si difficile à prononcer ne s’échappait  pas sans des larmes. La famille, les  amis, les collègues de service et les proches de la victime, venus nombreux l’accompagner dans sa dernière demeure, ont pleuré à chaudes larmes. Tant la douleur de la disparition de Marthe était si profonde.  Au  moment de la mettre sous terre, et plus précisément à cet instant fatidique, c’était les lamentations générales.  Car,Ils venaient de réaliser de manière unanime que, celle qui était toujours à l’écoute  de tout le monde, était réellement décédée et qu’ils ne la reverront plus jamais. Tristesse, stupeur, émotion se lisaient sur  les différents visages ayant fait le déplacement du cimetière du «bois des singes ». 

Tous Vêtus de robe  noire comme dans le prétoire, les avocats, du Cameroun, massivement représentés et  la famille de la victime était inconsolables. «Weh !! Marthe pourquoi tu nous fais ça. On t’a fait quoi ? Pourquoi tu nous quitte ? Seigneur pourquoi nous ? »  marmonnait  Michelle Massot la benjamine de la famille Massot abattue. Rose Massot, Serges Nicolas Massot, Mara Endale et les autres étaient énormément chagrinées. Sa maman croulant sous le poids de l’âge ne tenait plus sur les deux jambes fatiguées par la douleur.

Un hommage digne

 

La grandeur de Me Massot ne se dit pas  seulement de bouche. Cela s’apprécie  pareillement  par le monde présent à ses obsèques. De la levée du corps à la morgue  en passant par la procession devant la cours d’appel, la veillée et l’enterrement, plus d’un demi milliers d’avocats se sont mobilisés pour rendre un hommage mérité à celle qu’ils baptisent «d’avocat sans pareille ». Ils sont partis du Nord du centre de l’ouest,  de l’Est bref de tout le pays pour dire au revoir à Me  Marthe Massot. «Je ne suis pas sure que si c’était un autre avocat qui décédait, on devait autant se mobiliser » a déclaré Me Salomon Ekwa, venu de Yaoundé. 

Dans l’ensemble, c’est tout le corps judiciaire  qui était présent au dernier voyage de Marthe M.  Parmi les présents, on pouvait distinguer, le premier président de la cour d’appel du littoral, le président de l’ordre des greffiers du Cameroun, l’un des présidents du tribunal de grande instance du Wouri, le bâtonnier de l’ordre des avocats du Cameroun Me Sama et nombreux autres personnes pour ne citer que ceux-ci.  Le bâtonnier qui a pris la parole pendant les obsèques, a décidé pour immortaliser  l’imminente avocate, de baptiser la prochaine cuvée des avocats « promotion Marthe Massot. « Me Massot s’en va mais l’avocat reste. En vertu de l’article 12 du règlement de l’ordre, Nous répétons que l’avocat n’est pas morte Nous réclamons encore à la famille Massot un autre avocat.  La prochaine cuvée des avocats qui sortira dans quelques semaines sera baptisée  promotion Marthe Massot » a déclaré le bâtonnier.

Portrait

Avant l’enterrement de Me Marthe Massot Endale, des nombreux témoignages ont été faits pendant la veillée qu’il ya eu à son domicile le vendredi 25 janvier 2012. On apprendra par ailleurs que l’avocate camerounaise est née le 14 février 1952 à Douala. Elève à l’école primaire Nantes La jolie à paris, elle fait ses études secondaires au Lycée Leclerc de Yaoundé. Son cursus secondaire sanctionné par un baccalauréat lui ouvre les portes de l’université de Yaoundé où, elle s’inscrit en faculté de droit. Elle entre comme avocat stagiaire  au cabinet de Me Etienne Bonard en 1978. Et deux ans après, c'est-à-dire en 1980, elle prête serment comme avocat pleine.

 

Des lors, s’ouvrent les portes d’une longue et brillante carrière d’avocat qui  lui permettra  de se déployer sur la quasi-totalité des prétoires du triangle nationale. Célibataire et sans enfants, Marthe Massot apprend-on  par ailleurs avocate au barreau du Cameroun était le père et la mère de ses frères et sœurs cadets. Toujours très proche et prête à résoudre tous les problèmes. Elle était maternelle et aimait sa famille. Elle a passé toute sa vie à soutenir ses frères et sœurs. Elle n’avait d’ailleurs, pas le choix  puisque,  le sens du devoir et l’amour poussé qui l’animaient l’y obligeaient.

 

Me Marthe Massot a terminé son combat sur la terre. Un  combat qu’elle remporte à haut le bras malgré sa disparition. Son parcours est parsemé de trophée.  Le dernier et le plus important, elle l’a remporté le 25 octobre 2012 en libérant sa sœur Rose Njoh Massot, ancienne  directrice des ressources humaines au chantier naval et industrielle du Cameroun (Cnic), incarcérée depuis quatre années à la prison centrale de New-Bell. Malgré sa maladie elle a réussi  comme par un tour de passe passe à obtenir l’innocence de Rose Massot dans trois grosses affaires de l’opération épervier  qui l’opposait  au chantier Naval.  Marthe Massot s’en va  en laissant la famille judiciaire du Cameroun  éplorée.  Que la terre de nos ancêtres lui soit légère !

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

 

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Opération épervier : Nguni Effa transféré à la prison de Kodengui à Yaoundé

28 Janvier 2013, 11:00am

Publié par Hervé Villard

 

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L’ex Dg de la Scdp a été conduit dans ce pénitencier de la capitale politique du Cameroun très tôt le jeudi 17 janvier 2013 aux environs de 5h du matin à bord d’un véhicule de la prison centrale de New-Bell.

 

 C’est sous  la forme d’une rumeur que  la nouvelle du transfert de l’ex directeur général de la Scdp, Jean Baptiste de La Salle Nguini Effa, s’est répandue  dans la ville de Douala très tôt ce jeudi 17 janvier 2013 matin.  Cette rumeur faisait état de ce que Nguini Effa a été enlevé manu militari de sa cellule à la prison centrale de New-Bell et qu’il a été conduit  vers une destination inconnue. Cette information un peu surréaliste a permis à La Nouvelle Expression d’ouvrir une enquête  sur cette affaire.   Au bout de cette enquête minutieuse, il ressort qu’effectivement l’ex directeur général de la Scdp, Jean Baptiste de La Salle Nguini Effa  n’est plus gardé à la prison centrale de New-Bell. Il  a été transféré  à la prison centrale de Yaoundé Kondengui ce jeudi 17 janvier 2013 matin. Contrairement à ce qui a été allégué,  ce  transfert ne s’est pas fait manu militari, mais d’une manière normale. Il a été conduit à Yaoundé par le directeur administratif et financier de la prison  sans aucune brimade ni frustration.  Le directeur administratif et financier de la prison était accompagné de  quelques gardiens de prison de ce pénitencier. Le transfert s’est fait   à bord du nouveau véhicule de la prison centrale de New-Bell, qui permet de transporter les prisonniers Vip dans les tribunaux, pour le suivie de leurs différentes affaires.

 

A la question de savoir pourquoi l’ex Dg de la Société camerounaise des dépôts pétroliers(Scdp) a été transféré à Yaoundé, nul ne donne avec exactitude les raisons de ce transfert.

 

Me Suzanne Bateki, avocat de Nguni Effa est peu disserte sur le sujet. «Mon client est à Yaoundé pour des besoins de procédure. Je préfère avoir de retenu pour ce dossier. C’est un accord que j’ai obtenu de mon client. Je préfère pour son intérêt, ne pas faire de commentaire sur ce sujet. Mais je vous rappelle que mon client n’a pas été enlevé. Nguini Effa est partie de la prison centrale de New-Bell pour celle de Yaoundé pour des besoins d procédure » ; fait savoir celle qui défend l’intérêt de l’Ex Dg de la Scdp.

 

 Selon une source très proche de ce dossier, Nguini Effa a été conduit à Yaoundé dans le cadre d’une autre affaire le concernant. Cette affaire  qui  porte sur les titres vendus, oppose la Scdp à la Caisse autonome d’amortissement (Caa). D’après notre source, l’ex Dg de la Scdp est transféré à Yaoundé parce qu’on pense qu’il a une responsabilité pénale dans cette affaire. C’est pourquoi, il devra répondre de ses actes.

 

Parlant de cette affaire de titre, la même source révèle qu’à l’époque des faits en 2006, Jean Baptiste Nguini Effa encore Dg de la Scdp avait été entendu par le juge Pascal Magnaguemabe. Sa responsabilité avait été dégagée dans cette affaire. «On l’avait rassuré de l’absence de sa responsabilité pénale dans l’affaire. Pendant qu’il croule en prison et prépare son dossier pour la précédente affaire pour laquelle il a été condamné à trente ans d’emprisonnement ferme, il est rappelé à nouveu pour cette même affaire», argumente notre source

 

Selon des informations en provenance du Tribunal de grande instance du Wouri, la procédure du transfèrement de Jean baptiste Nguini Effa de la prison centrale de Douala à celle de Yaoundé Kondengui, avait débuté depuis le mois de novembre 2012. A l’époque des faits nous dit-on, l’ex Dg de la Scdp avait demandé qu’on lui laisse du temps  pour  préparer sa défense  dans l’affaire pour laquelle il a été condamné à trente ans d’emprisonnement ferme.  Selon cette source toujours, la pression de la commission nationale des droits de l’homme sur la justice camerounaise, aurait contribué à retarder le transfert de Jean Baptiste Nguini Effa qui s’est en fin déroulé hier.

 

Mais alors, des questions se posent. Va-t-il arrêter la rédaction du  mémoire ampliatif de la récente affaire pour lequel il a été condamné à 30ans qu’il rédigeait, pour cette nouvelle affaire ? Comment cela va-t-il se passer ? Comment est on arrivé à relancer ce dossier que l’on croyait terminer ? Est ce un acharnement contre l’ex Dg de la Scdp ? Seule  la suite de cette affaire nous le dira.

 

 

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Affaire Ecobank:Les accusés nient les faits

22 Janvier 2013, 15:02pm

Publié par Hervé Villard

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Ils ont tous plaidé non coupables devant le juge du Tribunal militaire de Douala. C’était lors de la deuxième audience de cette affaire qui s’est  déroulée dans cette juridiction ce lundi 21 janvier 2013

 

L’affaire ministère public et Ecobank contre  Ndéke Nestor et compagnies s’est  à nouveau ouverte  ce 21 janvier 2013 au Tribunal militaire de Douala. Pour la deuxième audience de cette affaire qui a drainé autant de foule dans ce tribunal, il était question conformément à l’ordonnance de renvoie  du 7 janvier 2013 de  notifier aux  différents accusés  dans cette affaire, les différentes charges ou chefs d’accusations  qui pèsent contre eux.

Pendant cette audience qui a duré plus de huit heures d’horloge avec deux pauses d’environ trente minutes chacune, le ministère public a présenté les différentes raisons pour lesquelles ils étaient poursuivis. Parmi  les différents chefs d’accusations prononcés, on a pu noter que  ces  derniers sont poursuivis pour coaction de vol avec port d’arme à feu, assassinat, pillage en bande avec port d’armes et munitions de guerre, espionnage et violation de consignes, complicité de vol pour ne citer que ceux-ci. Parmi les accusés au nombre de treize au total, se dénombraient six militaires dont le capitaine de corvette Nestor Ndeke, le maître principal Honoré Oundi Assamba, les premiers maîtres Charles Ukum, et Joseph Waniebele, le maître Ngwayi Cosmas Edi et Mbappe et sept civiles parmi lesquels Dieukumo Atiedukuwo,Igieron Churchill, Emmanuel Fanka, Dominique Wirkom, Obih Siméon, et Etonde Gyysso, la seule femme du groupe.

Au moment de la notification des chefs d’accusation qui pesaient contre eux, tous les différents accusés pourtant présents devant la barre, ont  nié les faits. Ils ont tous déclaré non coupable des faits qui leurs sont reprochés.

Pendant cette audiences, les différentes personnes victimes de ce braquage et qui voulaient se constituer partie civile, afin d’obtenir des dommages et intérêts en guise de réparation du préjudice subit, se sont fait enregistrés par le ministère public. Le président du tribunal a d’ailleurs fait savoir  que cette liste reste ouverte à toutes les victimes du braquage d’Ecobank de Bonabéri qui voudraient se constituer partie civile dans cette affaire. Les différents témoins des accusés ont pareillement  été identifiés et enregistrés.

Au cours de ce procès, on a noté plusieurs plaintes venant des avocats des différents accusés. Ces derniers ont d’abord déploré le fait que c’est au cours de l’audience d’hier que le tribunal a notifié aux accusés l’objet de l’ordonnance de renvoie. Ces derniers se sont également plaints du fait qu’on n’apportait pas de soins à leur client malgré les nombreuses demandes de soins sanitaires introduites. Ils ont pareillement émis le vœu de voir le procès se dérouler rapidement.

L’audience a été suspendue et sera reprise le 25 février 2013 pour ouverture du débat par l’accusation.

Cette  deuxième audience  de l’affaire Ecobank enrôlée au greffe du tribunal militaire a ravivé la douleur des proches des victimes de ce malheureux incident qui avait couté la vie à six camerounais à Bonabéri le 11 mars 2012 et au cours duquel on avait enregistré plusieurs autres blessés par balle et le vol d’une somme de plus  de 206 millions de francs cfa. Venus en nombre hier au parquet, ils tenaient non seulement à dévisager  ceux qu’ils déclarent responsables de la mort de leurs proches mais surtout, réclamer justice.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Nécrologie : Etame Kouoh, la nouvelle récrue du journal de l'au-delà

17 Janvier 2013, 11:33am

Publié par Hervé Villard

  

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Le journaliste du quotidien Le Messager à rendu l’âme très tôt ce 16 janvier 2013 à l’hôpital de district de Deido où il était interné depuis quelques jours. 

 

La nouvelle s’est répandue telle une trainée de poudre très tôt le matin du mercredi 16 janvier 2012. Elle s’est confirmée au fur et à mesure que le soleil se levait et a fini par être admise comme vrai, après les différents journaux radio et télévision qui ont relayé cette information. Ceux qui doutaient encore se sont rassurés en passant des coups fils.  Etame Kouoh, journaliste en service au quotidien Le Messager  est décédé très tôt dans la matinée du mercredi 16 janvier 2013 aux environs de 5h. Interné dans ce centre hospitalier depuis quelques jours suite à un malaise qui la torturé durant presque tout le mois de décembre 2012,  celui que les confrères appelait fraternellement «le Maudit » a finalement rendu l’âme  entre les mains de sa sœur ainée à son chevet depuis son hospitalisation. Son corps a été déposé à la morgue de l’hôpital de la garnison militaire de Douala.

Consternations 

Dans les différentes rédactions de la ville de Douala, c’est la consternation totale. Les journalistes qui l’ont connu sont presque tétanisés en apprenant la triste nouvelle. Ils ne réalisent pas que celui qui s’est taillé une place de choix au quotidien le Messager  de part son travail soit mort d’une manière si brutale.  Ils n’en reviennent pas.

Au quotidien Le Messager, l’entreprise qui l’embauchait, c’est une tristesse totale. Tout est calme. Ses anciens collègues sont presqu’aphones. Ils supportent mal le décès de celui qu’ils espéraient parmi eux dans quelques semaines. Blaise Pascal Dassie, Valgadine Tonga, Edouard Kingue Govinette Boulimou, Joseph Olinga sont dans tous leur états. Jacques Doo-Bell, l’un des doyens de cette rédaction est dépassé et préfère garder le silence.

Selon Alain Njipou coordonnateur de cette rédaction, Etame Kouoh qui travaillait pour le quotidien le messager  était malade depuis trois semaines. Ce mal a commencé par le bras puis le pied. C’est quand cela s’est aggravé qu’il a été interné à l’hôpital de district de Deido. « C’était un  collaborateur volontaire, bon journaliste. Il était hyper productif. C’est un pilier centrale de la rédaction que nous avons perdu » affirme  Alain Njipou lui aussi abattu.

A la rédaction du bihebdomadaire Aurore plus  ou exerce Catherine Biloa, sa femme? Tout le personnel a déserté la rédaction. Car traumatisé par le décès d’Etame Kouoh. Linda Mbiappa, qui connait bien le décédé et son épouse est abattue.   Les autres journalistes de la rédaction ont la mine moite. Ils connaissent bien Etame Kouoh pour l’avoir eu comme collègue en 2004.  Ils s’apprêtent  d’ailleurs à aller rendre visite à leur collègue Biloa durement éprouvée.

Portrait

Surveillant général au collège Esao  Etame embrasse la carrière de journaliste grâce à l’appui d’Honoré Foimekon. Il travail tour à tour pour Global football, un journal spécialisé qui faisait  dans la diffusion des informations sportive. Après cette aventure, il rebondit à Aurore Plus où il apprend véritablement à écrire.  Sous la botte de Moussala, il s’adapte vite et deviens un produit fini. Il dépose ses valises au quotidien Le Messager où il décède après trois années de service. Selon Moussala le Directeur de Publication de Aurore Plus qui l’a connu, Etame était un collaborateur disponible. « C’était un garçon à la bonne humeur  C’est Eyoumanto qui me l’a amené. Il a fait presque dix ans avec moi ici » regrette le directeur de Publication. Etame laisse une femme qu’il a épousée officiellement le 16 juin 2012 dernier avec un enfant.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Coopération Cameroun /Usa :Une nouvelle session de formation pour les militaires au Cameroun

16 Janvier 2013, 12:21pm

Publié par Hervé Villard

Africa Endeavor Douala 2012 

 La nouvelle session d’exercices militaires lancée par le Département américain de la Défense et le ministère Camerounais de la Défense se tiendra de la mi-janvier à la fin du mois de Février 2013 dans plusieurs villes camerounaises. 

 Selon un communiqué rendu publique par la section presse de l’ambassade des Etats Unis parvenu à la rédaction du quotidien La Nouvelle Expression hier, le Département américain de la Défense et le ministère de la Défense du Cameroun entendent  recycler les militaires  camerounais et africains  à travers des exercices militaires pratiques qui vont durer  près d’un mois.

Selon des informations, ces exercices au nombre de trois, se tiendrons dans plusieurs villes du Cameroun parmi lesquelles Douala, et Bamenda.  Au cours de  ce stage de recyclage qui verra la participation des militaires issus des quatre continents à savoir l’Afrique, l’Europe, l’Amérique du Nord et du Sud ; les éléments des forces armées américaines serviront de formateurs et de facilitateurs.

Le premier exercice qui va se tenir à Bamenda, est un partenariat de formation destiné aux forces spéciales américaines et camerounaises. Le second, « Central Accord » qui se tiendra à Douala est un exercice médical et de logistique international. Les militaires de Sept pays africains y prendront part. L’exercice annuel « Obangame Express » quant à lui, portera sur la communication et les techniques de sécurité des forces navales dans le Golfe de Guinée. Pour permettre à tous les soldats africains de bénéficier de cette formation, plusieurs Etats ont été contactés. Et, dix-sept  au total prendront part à se à cette formation  qui se déroulera à Douala également.

 Ces recyclages  qui visent à renforcer les capacités  d’interventions des militaires en Afrique, permet de ressouder les relations de coopération militaire qu’il y a entre les Usa et le Cameroun  et surtout entre les Etats Unis et l’Afrique en général.  Elles représentent pareillement  pour les Etats-Unis, un moyen de contribuer au développement professionnel et à la formation des militaires camerounais.  Ce recyclage, la énième du genre qui se tient au Cameroun, permet au pays de Paul Biya de se positionner davantage comme leader sous régional pour  la sécurité et la formation militaire. Pour assurer le bon déroulement de se stage de renforcement de capacité d’une durée d’un mois, le Commandant du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique AFRICOM, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun Robert P. Jackson et les responsables du Ministère camerounais de la Défense prendront part aux cérémonies d’ouverture et de clôture de ces exercices. Précise le communiqué.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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